Article publié le 28 février 2007
La région de Provence Alpes Cote d’Azur, de Monsieur Vauzelle, est en contravention depuis des années sur le plan des rejets de ses eaux usées dans la Mer Méditérranée qui est pourtant son fond de commerce dans le tourisme.
L’Union Européenne, en effet, soucieuse de protéger la qualité des rivières, des fleuves et de la mer en enrayant les rejets d’eaux usées avait, par une directive qui date déjà de 1991, defini les obligations des Etats dans ce domaine.Trois échéances avaient été fixées pour respecter les normes rigoureuses qu’elle avait édictées, 1998, 2000, et 2005 en fonction de la taille des villes.
La France globalement a déjà été condamnée en septembre 2004 pour son non respect des normes pour les villes de plus de 10 000 habitants mais sans que des pénalités nous aient été imposées. Nous ne nous sommes pas montré néanmoins plus respectueux de nos obligations pour la dernière tranche, les rejets des villes de 2000 habitants et plus qui venaient à échéance au 31 decembre 2005. Pas moins de 60 villes de France de cette taille n’ont pas encore seulement commencée les travaux de mise en conformité de leurs installations de traitement d’eaux usées.
C’est le cas en Paca de la ville de Marseille tout d’abord qui rejette dans ses fameuses calanques les liquides de sa station de traitements "modèle 1987" mais devrait mettre en service très bientot sa nouvelle station biologique.Par contre toutes les grandes stations touristiques comme St Tropez, Sanary, Bandol ou St Raphaël ne sont toujours pas conforme aux normes, six ans après leur date d’imposition et une ville comme Villefranche déverse toujours ses eaux usées dans la mer.
Les municipalités, l’Agence de l’Eau et les préfets commencent à s’exciter car les pénalités risquent de pleuvoir à court terme. Et à 175 000 Euros par jour de retard et station de retard, la note risque de monter très vite. Sans compter que si ça se savait à l’étranger, les touristes risqueraient de déserter le littoral...
Un autre exemple qu’entre les beaux discours et les actions il peut y avoir des différences considérables.
NB:L’incinérateur de Fos qui doit bruler les ordures de l’agglomération de Marseille et avait suscité des actions en justice pour en empécher l’ouverture, va pouvoir finalement se construire. Le Cosneil d’Etat vient en effet de débouter les opposants à sa construction. En particulier, il a conforté le juge des référés du Tribunal Administratif de Marseille qui n’avait pas voulu suspendre ce permis de construire. La construction peut suivre son cours pour mise en route en 2008..












