Article publié le 16 octobre 2007
« Faut-il brûler les maisons individuelles », est le premier titre qui me soit venu à l’esprit avant d’écrire cet article. Quand il a fallu passer à la rédaction, je me suis rabattu sur un titre moins provocateur car tenir un discours politique qui propose de brûler quelque chose que tout le monde adore, n’est ni réaliste, ni juste. Un sondage datant de janvier 2007 estimait que près de 90 % de la population marque sa préférence pour cet habitat au détriment de l’habitat collectif. J’ai donc tenté de réfléchir dans cet article, à une position qui prenne en compte cette réalité mais ne soit pas (trop) en contradiction avec ce qu’il est convenu d’appeler le développement durable. Car, vous vous en doutez, les trois péchés de la maison individuelle sont des péchés contre la planète. Et donc un jour ou un autre, ce seront des péchés mortels.
1/ La maison individuelle : un péché contre l’économie durable
Quand
il s’agit de faire passer l’eau, le gaz ou l’électricité, pour évacuer
les eaux usées ou les déchets ménagers, il est plus économique de
traiter tout un immeuble qu’une maison isolée.
Concernant le
chauffage, chacun comprend que, indépendamment des mesures d’isolation
et de la qualité du bâti, le collectif coute moins cher car une bonne
partie des échanges thermiques se fait avec notre voisin et non avec
l’extérieur.
Si le fonctionnement coute plus cher, cela regarde les
occupants, me direz-vous ? Non, pas seulement. Pour la collectivité
(donc vous et moi), l’habitat individuel coute plus cher aussi. La
collectivité peut traduire ce surcout dans ses tarifs de raccordement
aux réseaux divers. La plupart du temps, elle ne le fait pas. D’autre
part, l’énergie dépensée étant en grande partie de l’énergie fossile et
non renouvelable, cela nous regarde tous, non pas nous, les
contribuables mais nous, les citoyens.
Des réponses existent
néanmoins. Les normes HQE, les maisons passives sont en passe de
devenir autre chose que des lubies de babas. Dorénavant, même un
constructeur comme Phenix s’adjoint Yann Arthus Bertrand pour proposer
un concept de maison écologique.
Le
coût énergétique supplémentaire est donc acceptable, à la condition que
s’imposent le plus tôt possible des normes rigoureuses de construction.
Cela
ne règlerait d’ailleurs pas le problème des habitations existantes dont
beaucoup, quels que soient les travaux entrepris, resteront énergivores.
Pour
les habitations impossibles à réformer, que faut-il prévoir ? Les
brûler suivant mon idée initiale ? Ou, plus sérieusement des
démolitions-reconstructions ciblées, à l’image de ce qui se fait pour
les grands ensembles des années 60, quand on désespère de les rendre à
nouveau attractifs ?
2/ La maison individuelle : un péché contre le paysage
Promenez-vous
dans le Beaujolais, promenez-vous dans la Drôme... Mais faites vite car
les paysages sont en passe d’être dénaturés. La pression est forte pour
la création de lotissements. Les vignerons sont d’accord pour réduire
leur production de vin (qu’ils n’arrivent d’ailleurs plus à vendre) si
les terres agricoles deviennent constructibles. Attendons-nous à voir
pousser toujours et partout, plus de nouvelles constructions :
fermettes provençales ré acclimatées à la Bourgogne ou à l’Auvergne,
agrémentées de piscines hors sols et de chaises longues en plastique.
La
population française, à qui l’on n’a jamais inculqué la moindre culture
architecturale à l’école, se précipite depuis trente ans sur les
produits sans goût ni grâce des promoteurs constructeurs. Certains,
croyant faire preuve d’imagination, ont personnalisé leur plan, lui
donnant une forme torturée, multipliant les décrochements, les
vérandas, les colonnades. D’autres,par souci d’être gais, ont tenté la
couleur avec des enduits de façade jaunes canari et des volets mauves.
Les points de vue les plus typiques sont ainsi durablement pollués,
avec l’assentiment des élus locaux et dans l’indifférence ou
l’aveuglement général. Si certains secteurs de notre pays sont en phase
terminale de ce processus (notamment une bonne partie de nos cotes),
d’autres régions, qui souhaitent s’ouvrir au tourisme ou qui voient
arriver des populations de « rurbains », peuvent encore être sauvées.
Il
y a un mystère que l’on n’expliquera pas : pourquoi pendant des
générations, les français ont construit de leurs mains de si jolies
fermes et pourquoi aujourd’hui aiment-ils de si laids pavillons ? Leur
goût se remettra-t-il d’aplomb ? à quelle condition et après quelles
mesures coercitives ?
Ne peux-t-on imaginer que toutes nouvelles
constructions soient tenues de respecter un cahier des charges
architectural qui garantisse un minimum d’insertion dans le paysage ?
Cela existe, me direz-vous, dans les secteurs classés. Mais nous ne
vivons pas tous dans des secteurs classés et ne méritons pas pour
autant les secteurs déclassés.
Quelques pistes pour un cahier des
charges d’insertion paysagère : Se tenir à un volume ou une forme
générale correspondant à l’architecture locale, garder la même pente de
toit, le même type de tuiles, se conformer à une palette de couleurs,
etc. A cette condition, on pourra concilier la construction de maisons
individuelles et la qualité paysagère.
Ce type de mesure est bien
sûr très conservateur (ou conservatoire) et susceptible de stériliser
la créativité architecturale. Les architectes seraient sans doute les
premiers à s’opposer à ce retour à une architecture « traditionnelle »
et locale. Le remède n’est pourtant pas pire que le mal et rien
n’empêche de prévoir des exceptions à ces règles contraignantes si
c’est au nom de la qualité de la construction et non du bon plaisir des
constructeurs.
3/ La maison individuelle : un péché contre la mobilité durable
Imaginons
maintenant des maisons répondant aux exigences d’insertion dans le
paysage et aux normes HQE. Doit-on encourager leur prolifération ?
Non,
bien sûr. Ces précautions sont sans effet sur une autre conséquence de
l’habitat en maison individuelle : le mode de vie. Ces maisons se
construisent là où le terrain est abordable, dans la lointaine
banlieue. Habiter dans ces zones « rurbaines » qui se développent en
3ème ou 4ème couronne des agglomérations implique pour une famille
l’usage de deux ou trois voitures. La densité est faible, ce qui veut
dire que les commerces, services et emplois sont rares, dispersés et
que la voiture est nécessaire pour chaque activité. L’usage des
transport en commun est inadapté. Pour justifier un tramway ou un
métro, il faut un centre ville dense et non une rase campagne. Même les
cars ne sont utilisés que par ceux qui ne peuvent pas conduire : les
scolaires. Reste le train. La redynamisation du réseau ferroviaire
local, la modernisation du matériel, le cadencement des horaires et la
création de parkings relais sont en marche sous l’impulsion des
régions. Il vaut sans doute mieux que de nouvelles populations
s’établissent autour des gares que le long des autoroutes.
On ne
devrait pourtant autoriser les implantations que là où il est possible
de se passer de sa voiture : marcher jusqu’à la gare, faire ses courses
ou aller à l’école en vélo... A cette condition, on pourra concilier
mobilité durable et habitation individuelle.
Gérer nos contradictions
Trois
conditions pour continuer à faire des maisons individuelles, trois
conditions pour préserver nos modes de vie tout en nous mettant un peu
au régime : un régime avec moins d’émission de CO2, moins de
déplacements et plus de respect des espaces naturels.
Est-ce que cela est suffisant et pour combien de temps ? La question reste ouverte.
L’autre solution consisterait à changer nos goûts,
redécouvrir l’agrément du collectif, de la ville, du vivre ensemble les
uns avec les autres, les uns au-dessus des autres et renoncer à cet
idéal petit bourgeois de la maisonnette et du bout de jardin. Pour
l’instant, personne ne semble prêt à cela. Ni vous, ni moi.
Je n’ai jamais aimé les maisons individuelles toutes neuves, à commencer par celle de mes parents. Pour moi, leurs inconvénients majeurs sont :
une occupation de terrain beaucoup trop forte, surtout dû au fait que les terrains à construire doivent avoir une surface minimale. Je suis tenté de dire qu’il faudrait faire le contraire : imposer une surface maximale pour construire. Surtout que bien souvent, ce terrain est bien mal utilisé...
une déperdition énergétique trop importante. Mieux vaut être serrés et se réchauffer ensemble que de se chauffer chacun séparément
c’est moins convivial avec les voisins
que de bois massacrés, de surfaces cultivables supprimées...
plus on occupe de terrain, plus la voiture individuelle est indispensable...
et je trouve qu’un habitat ancien rénové a plus de charme qu’un habitat neuf
Si bien que j’ai choisi d’habiter une maison de 1900 dans une rue de ville, sur quatre niveaux, juxtaposée à deux autres maisons, avec un tout petit jardin derrière où chaque place est mesurée et occupée au mieux.
Et je suis surpris de constater que nous sommes peu nombreux à nous rendre compte qu’un habitant de HLM est beaucoup plus écologique qu’un habitant d’une maison dans une grande propriété éloignée de la ville...
Apparemment, aujourd’hui, les esprits commencent à s’entrouvrir sur ce sujet. On recommence à prôner des rues de ville, avec des maisons à touche-touche. Mais il y aurait beaucoup mieux à faire ! Par exemple les communes pourraient interdire de construire, sauf sur les terrains construits. Au lieu d’une maison sur 1000 m2, en avoir deux, chacune sur 500 m2, voire davantage.
Am.
Vraiment, je reste sur mon idée : il faut faire une compil’ de ces articles. Autant je partage totalement l’idée générale (la réduction des gaz à effets de serre, et de notre empreinte écologique en général, je m’y suis intéressé avant que ça devienne à la mode), autant ces articles qui disent, grosso modo, "il faut brûler ceux qui vivent pas comme moi en centre-ville d’une grande agglomération" m’effraient au plus haut point.
Bon, mon passage préféré, c’est quand même "La maison individuelle : un péché contre le paysage". J’adore, parce que les immeubles de le cité à côté de laquelle je vis sont tellement esthétiques qu’ils sont en passe d’être détruits les uns après les autres. Non, c’est vrai, quand on pense aux constructions qui écorchent les paysages, on pense toujours aux maisons. Les supermarchés, les tours d’immeubles, ça, ça va. Mais les maisons...
Et j’adore aussi les "habiter dans ces zones « rurbaines » qui se développent en 3ème ou 4ème couronne des agglomérations". Cette idée que tout le monde vit à Paris ou à Lyon, et qu’une maison individuelle en ville, ça n’existe pas.
Sérieusement, votre article traite de choses intéressantes, mais vous le sabordez à force de caricature (vous devriez rencontrer le petit bourgeois qui habite la maisonette à côté de chez moi, il vous racontera ses fins de mois dans l’oppulence) et je pense que vous faîtes plus de mal que de bien à vos idées. Et je vous en veux d’autant plus qu’elles sont proches des miennes (le rêve totalitaire en plus, quoi).
"quand on pense aux constructions qui écorchent les paysages, on pense toujours aux maisons. Les supermarchés, les tours d’immeubles, ça, ça va. Mais les maisons..."
Tutut, on parle de gâcher le paysage des campagnes, pas des villes. C’est vrai qu’à la campagne ce ne sont pas les supermarchés et les tours d’immeubles qui gâchent le paysage, alors que les maisons...
Le pire, c’était dans les années 60/70, dans de nombreuses communes chacun pouvait construire sa maison où il voulait. Depuis les choses se sont tout de même mieux organisées... mais ça pourrait être mieux.
Am.
http://musique.ados.fr/Renaud/Dans-...
le hlm , c’est le top ! :-))
Encore un citaden qui se trompe de cible. Il y a encore du chemin ... Comme quasiment tout le monde (schéma bien implanté en occident, allez savoir pourquoi) on essaie de traiter les conséquences sans s’attaquer aux causes.
Oui, l’autonomie totale eau/energie/nourriture est possible. Non, ce n’est pas en entassant le gens dans les villes qu’on va y arriver, il y a besoin d’un minimum de terrain pour l’atteindre (et ça existe, c’est pas de la science fiction ...).
Oui, il y a pression sur l’environnement à cause du mythe "posséder bcp rend heureux et riche". Non, ce n’est pas en immeuble que les gens trouveront leur bonheur, tout comme les poulets ne seront jamais heureux en batterie d’élevage.
Oui, on est trop nombreux sur la planète. Non, ce n’est pas en éludant les sources du problème qu’on va résoudre la situation.
En se documentant bien il y a des solutions qui émmergent et sont viables. Mais elles ne sont jamais médiatisées car elles redonnent à l’individu sa liberté et par là même accroit énormément son pouvoir. Il suffit d’écouter sa conscience et non pas les médias.
"il y a besoin d’un minimum de terrain pour l’atteindre (et ça existe, c’est pas de la science fiction ...)"
Désolé, mais actuellement c’est de la Science Fiction. Le jour où les communes ne permettront d’utiliser des grands terrains que lorsque l’autonomie totale eau/energie/nourriture sera opérationnelle est à un horizon très lointain. De la SF.
Am.
Pourquoi les communes devraient faire une chose pareille ? On n’a pas besoin de ça pour connaître l’autonomie !
J’aime bien les gens qui nient d’entrée (le fait que l’autonomie soit possible sur un terrain pourtant pas si grand), sans même savoir. Sans même VOULOIR savoir d’ailleurs : ils demandent même pas des sources d’infos, ils rejetent en bloc.
La machine à nier risque pas de manquer de carburant, ça c’est sûr.
et pan pour la machine à nier.. L’article de Jeavons si dessous tend à démontrer que l’on peut faire vivre un être humain avec moins de 500m² de terre
http://www.kokopelli.asso.fr/actu/n...
manque plus que l’eau et la concervation de chaleur humaine en hivert !
500 m2 de terre, certes, mais pour un jardinier chevronné quand même, pour un végétalien convaincu aussi, et à multiplier par le nombre de personnes. Pour une famille de 4 personnes, ça fait déjà 2000m2, plus la maison et les dépendances... Je crois que, même là, on commence à rentrer dans la catégorie "grands terrains"...
Et encore, a condition d’avoir le temps et l’eau et le soleil necessaire pour cultiver ses 2000 m2. Et gare au troisieme enfant car il faudra chercher 500 m2 supplementaires.
Soyez realistes nom de dieu. Avez vous jamais fait un jardin ? Moi oui, et j’adore cela, et heureusement qu’il y a un supermarché a coté
Il n’est pas tant question de confort que d’un mode de vie durable. Le confort -à ce niveau là- c’est culturel. Et Une famille qui n’a besoin que de 2000 mètre carrés pour exister est une famille terriblement sobre : une famille française moyenne tourne davantage autour de dix fois plus lorsqu’elle va faire ses courses au supermarché.
"J’aime bien les gens qui nient d’entrée (le fait que l’autonomie soit possible sur un terrain pourtant pas si grand),"
Je n’ai pas nié ce fait. J’ai nié que ceux qui actuellement ont un grand terrain aient envie et soient capables de le faire.
Am.
Là vous avez sans doute raison. Mais avant la Grande famine, peu d’Irlandais avaient envie ni ne se sentaient capables d’émigrer aux Etats-Unis. Cela n’a pas empêché leur émigration massive.
La faim justifie les moyen. La peur de la faim, c’est moins sûr...
Effectivement des citadin partant d’une bonne intention , le développement durable, en arrivent rapidement a exprimer les idées les pires sans aller au bout de leur raisonnements comme par exemple :
« Es ce qu’a l’époque ou la crise énergétique sera telle qu’on ne pourra plus vivre que dans des collectifs pour mutualiser au maximum les ressources , ces collectifs, les villes auront encore leurs raison être en tant que lieu d’échange ou de création de valeur du secteur tertiaire ? «
Ne devrait on pas zapper l’étape développement durable et passer directement à la décroissance soutenable ? Cela pourrai nous éviter de raser les campagnes qui peuvent s’avérer utiles ;-)
D’accord avec Atlantis sur la cause majeure du problème : la trop grande densité démographique sur un territoire donné générant l’entassement dans les villes et la pressio démographique sur les campagnes environnantes. Attention,l’auteur est socialiste et va sûrement nous traiter de malthusien,j’en tremble à l’avance.
Nous sommes devant un énième avatar de la guerre de la ville contre la campagne (ou le pavillon).
Ni l’un ni l’autre modèle (ville ou campagne) ne tiennent vraiment debout, si les modes de vie et la répartition des fonctions ne changent pas.
L’article de Mr Jauffret me déçoit beaucoup dans le sens où l’hypothèse des modes de vie n’est abordée qu’en 3 lignes alors qu’elle aurait du être le sujet de l’article.
Nos villes, éloignées des sources de matière première, génèrent des flux de circulation très importants.
L’urbanisation est un phénomène non uniquement urbain mais territorial, où la mutation touche à la fois la ville et la campagne(répartition fonctionnelle à grande échelle et désertification rurale).
IL faut revoir cette répartition, et, sans doute, à partir de l’existant, réfléchir à des modèles de développement local.
"Nos villes, éloignées des sources de matière première, génèrent des flux de circulation très importants."
C’est le contraire, ce sont les campagnes qui génèrent des flux de circulation très importants. On peut vivre sans voiture à Paris, rarement en pleine campagne.
Am.
et il est certain que j’étais mieux nourri en cueillant ce qui poussait devant ma porte quant je vivais à Paris que maintenant que je vie à la campagne
"C’est le contraire, ce sont les campagnes qui génèrent des flux de circulation très importants. On peut vivre sans voiture à Paris, rarement en pleine campagne."
C’est que vous ne prenez pas en compte les flux que vous ne voyez pas : tous les matins, des tonnes de marchandises sont importées en villes, et des tonnes de déchets en sont exportées.
Il faut faire la distinction entre la distance entre l’habitat et la matière première, qui mène à des flux de circulation inévitables, et la distance entre l’habitat et le lieu d’activité, qui peut être améliorée par une restructuration économique et sociale.
"Il faut faire la distinction entre la distance entre l’habitat et la matière première, qui mène à des flux de circulation inévitables,"
Ca confirme ce que je dis : la plupart de ceux qui habitent à la campagne, surtout dans les jeunes générations) vont en ville faire leurs achats à l’hypermarché.
Am.
Je ne suis pas sûr de comprendre ce dernier commentaire : la matière première se trouve dans les champs, pas dans les hypermarchés. C’est à dire que ce sont ceux qui vivent à la campagne qui en sont le plus proches, pas les citadins...
oui,
fouiller les poubelles, ca c’est l’avenir...
"Je ne suis pas sûr de comprendre ce dernier commentaire : la matière première se trouve dans les champs, pas dans les hypermarchés. C’est à dire que ce sont ceux qui vivent à la campagne qui en sont le plus proches, pas les citadins..."
Décidément, vous ne comprenez pas : les marchandises vont de la campagne à l’hypermarché de la ville et la plupart des campagnards (et grandes banlieues) vont à l’hypermarché de la ville les acheter.
Am.
Moi suis d’accord avec cet article si ça pouvait laisser beaucoup d’urbain en urbanie on serait plus tranquille en ruralie !
Je suis a peu pres d’accord sur le constat au point de vue impact ecologique. Pour ma part si je quitte le logement collectif(copropriete) c’est vraiment à cause des Syndics qui abusent, des travaux surfactures, de toutes ces entreprises qui vampirisent les coproprietes avec des contrats qui augmentent chaque annee pour un service qui diminue. Des locataires qui s’en tapent de laisser la lumiere allumee dans les parties communes, qui balancent leurs ordures sans meme un sac, des AG qui durent 6 heures, non vraiment le logement collectif ne me manquera pas ! A+ autour d’un bon BBQ ou dans un hamac ! :-)) BZ.
Globalement d’accord avec vous sur les problèmes que pose l’attrait français vers la maison individuelle.
Mais en France, existe-t-il un seul exemple de zone d’habitation densifiée qui soit une réussite sociale et environnementale, à l’instar du quartier Vauban en Allemagne, qui pourrait inspirer un aspirant au pavillon béton ?
Que foutent les architectes, urbanistes, maires, aménageurs du territoire ?
Avec l’article "Il faut raser les villages", j’ai découvert cette idée absurde que la vie urbaine pourrait être plus propre que la vie rurale. J’ai eu depuis l’occasion d’en discuter et d’y réfléchir, et je dois avouer que l’idée n’est peut être pas aussi absurde que ça, ou, au moins, qu’elle mérite d’être contre-argumentée plus rigoureusement que ce qui a été fait jusqu’à présent sur NaturaVox.
Sans prétendre proposer une réponse exhaustive, voilà quelques éléments à prendre en compte.
Les détracteurs de la maison individuelle n’attaquent pas entièrement la maison individuelle, mais seulement une certaine vision de celle-ci. Plus précisément, il s’agit de la reproduction de l’habitat et du mode de vie urbain à la campagne. Cela inclut les construction en béton épais comme du papier à cigarette, un dispositif de distribution de l’eau et de l’énergie mutualisé, un système de ramassage des déchets, et des déplacements pour aller travailler au bureau ou à l’usine. Les toilettes sèches, la récupération de l’eau de pluie, le retraitement domestique des eaux, l’autoproduction, la vie simple, ... ne sont pas pris en considération et donc pas remis en question.
Ce sont également certaines valeurs qui sont attaquées : celles de l’american way of life, en quelques sortes, du quartier pavillonaire s’étendant sur des km carrés, couverts de bitume et de gazon fraichement tondus, où le magasin le plus proche se trouve à plusieurs km. Une maison individuelle qui n’est pas empreinte de ces valeurs n’est pas remise en question : en quoi un jardin sans pesticides, ni tondeuses, partiellement sauvage, partiellement en permaculture, aux haies bien organisées, est-il anti-écologique ?
Là où l’argumentaire pro-urbain touche de manière plus certaine sa cible, c’est concernant l’énergie dépensée pour le chauffage.
Je relève plusieurs faiblesses concernant l’idée d’une vie davantage urbaine. la première a déjà été évoquée, et concerne le déplacement des matières premières et des déchets. Là, le bilan est peut-être meilleur que celui d’un mode de vie urbain exporté à la campagne, mais indubitablement moins bon que celui d’un mode de vie où le lieu de production et de retraitement des déchets est très proche de celui du mode de vie. Les transports fluviaux peuvent répondre en partie à la question, mais il ne peuvent pas suffire à assumer la totalité du frêt.
Autre faiblesse : de fortes concentrations de population impliquent de fortes concentrations de production, et là, c’est la porte ouverte à l’agriculture intensive et à tous les défauts qu’on lui connaît. Je me demande même si l’agriculture intensive est envisageable dans un monde où il coûte cher à un tracteur de parcourir un champs. De manière plus regrettable, cela impose de transformer des espaces d’existence, pour les hommes et les animaux, en espaces réservés à la production.
Enfin, mais là c’est davantage du domaine de la croyance, je crois que l’homme n’est pas bien adapté à une vie urbaine de forte concentration ; si cela permettait à la nature d’être préservée, les sociétés humaines connaîtraient bien davantage de souffrances. C’est tout à fait discutable, j’en conviens. Je trouve également regrettable la dualisation homme/nature que cela implique ; je crois davantage à l’intégration de l’homme dans la nature (et non pas la colonisation, comme dans les cités pavillonnaires).
Je ne pensais pas écrire un commentaire aussi long... Ce ne sont là que des éléments de réponse, discutables, mais je suis curieux de connaître les avis des "pro-urbains" à ce sujet.
"Les détracteurs de la maison individuelle n’attaquent pas entièrement la maison individuelle, mais seulement une certaine vision de celle-ci. Plus précisément, il s’agit de la reproduction de l’habitat et du mode de vie urbain à la campagne."
Tout à fait, et vous avez raison de parler des cités pavillonaires. A entendre certaines interventions, les habitants de la campagne vivraient pratiquement en autarcie. Au contraire, la plupart d’entre eux occupe leur terrain par du gazon et vit sur un mode urbain en faisant beaucoup plus de kms que les citadins pour aller au travail, à l’hypermarché ou au cinéma. C’est ça la réalité du terrain aujourd’hui et pour longtemps encore.
Am.
En somme : le Génie des Carpates (Ceauscescu) avait raison : il faut raser les villages et mettre tout le monde en cage à lapins ou à poules. Ah qu’il sera beau notre pays !!! DOUCE FRANCE DE MON ENFANCE
"Même un constructeur comme Phenix s’adjoint Yann Arthus Bertrand pour proposer un concept de maison écologique."
Cette maison a été présentée ici-même sur Naturavox. je vous invite à lire les commentaires de l’article pour constater à quelle point cette construction est un coup marketing, mais surtout une arnaque écologique : http://www.naturavox.fr/article.php...
Vu l’urgence et l’enjeu écologique, est-ce trop demandé à nos politiques de prendre des mesures simples, fortes et efficace ? : Plus de construction sans autonomie énergétique. C’est possible. Alors pourquoi attendre ? Les restrictions du type ville/campagne, c’est de la démagogie pour dresser les gens les uns contre les autres. Coupez moi l’electricité et l’eau : je reste à la campagne. En revanche, il faut taxer l’énergie pour pousser les individus à être autonome et à investir dans ce sens. En plus, l’augmentation desoûts de transports (essence, électricité) re-créera des services de proximité.
"Plus de construction sans autonomie énergétique"
on y est pas encore, la France n’est même pas sur les rangs pour discuter de ce genre de solutions avec ses voisins.. Voir la ¨Pasivhaus Allemande ou la Minergie Suisse. Il n’y a pas grand nombre de professionnels en France qui peuvent parler en connaissance de cause de ces problématiques.
la première (très grande) étape est l’isolation qui est déja plus à notre portée que la maison passive ou positive !
Totor, vous avez sans doute raison. Mais politiquement, il faut voir loin et fixer des objectifs ambitieux. Pas des demi-mesures. Ne serait-ce que pour marquer l’opinion et faire évoluer les esprits vers une logique plus écologique. Bien sûr, l’isolation est un premier pas important. Mais c’est trop faible. Il faut aller droit vers l’autonomie.
vu l’ancienneté de d’habitat en place, le surcoût de ces habitats de qualité (j’ai douillé grave pour en avoir un aperçu) , le manque de logements décent pour plusieurs millions de personnes ce que vous proposez c’est une dictature ou quelques riches dans des gettos regarderaient nourrir une majorité
Ne vous faites pas berner par les commerciaux : les solutions les plus écologiques sont les moins couteuses : savez-vous que l’on peut isoler très eficacement une vieille maison avec de la paille ?
oui je sais mais en renovation les contraintes sont multiples et mon chers monsieur la paille, quant vous n’avez pas le temps de l’auto construction vous savez qui va vous la poser ? il y a toujours plein de gens qui donnent plein de bon conseils sans avoir la plus petite idée de comment les realiser. je ne me suis pas laisse berné par des comerciaux mais par exemple si on arrete de rigoler avec votre paille j’ai choisis une solution d’isolation externe a base de polystirene a 90€/m² avec le crépis car c’etais ca ou la fibre de bois a 150€/m² sans le crépis et c’etais les deux seules propositions serieuses dans une zone assez densémet peuplée.. alors ne me parlez pas avec condescendance de vos comerciaux...
Il existe des entreprises qui travaillent dans la paille. Je pense par exemple à Tierrhabitat. Vous dites manquer de temps, mais malgré cela, il vous faudra travailler une journée pleine pour acquérir chaque mètre carré de votre isolation à base de polystyrène. A coté de ça, il vous faudra dans le pire des cas trois jours pour ramasser la paille et -vraiment dans le pire des cas- deux semaines pour la poser.
Alors ne me parlez pas du temps si précieux que vous perdez.
A chacun ses compétences... je ne sais pas construire des murs isolant en paille et vu votre aisance rédactionnelle sur le sujet vous non plus d’ailleurs sans parler de l’enduit ou du bardage ! Quant à la perte de lumière du fait de rajouter 40cm a l’extérieur d’un mur existant. Je penses que vous desservez l’isolation à base de paille a vous obstiner à vouloir la placer sur un projet de rénovation alors que c’est une merveilleuse solution dans le neuf OSB !
Et en définitive comme je n’avais pas les capacités de faire plus que la déco intérieure de ma maison et que mon temps n’est pas si précieux mais me sert à travailler j’ai payé 55K€ de surcoût sur tout les truc dont j’avais envie mais pour lequel je ne m’estimais pas compétent malgré les hordes de bon conseilleurs sur le net pour qui tout est facile derrière un clavier :
Chauffage par foyer fermé, VMC double flux statique, fenêtres à faible emissivité 4/16/4 argon , isolation extérieure 10cm, isolation combles 20cm, eau chaude solaire thermique, récupérateur d’eau de pluie WC/jardin, , petite centrale photovoltaïque
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J’adore l’idée de vivre dans un immeuble collectif, avec les bruits et les odeurs des voisins (surtout celui du dessus), les aboiements des chiens, pouvoir taper le retraité du palier d’en face du sel et accessoirement quelques billets de 100 € quand ça vient à manquer... le rêve de tout collectiviste inavoué quoi !
Le seul truc qui me dérange, c’est d’avoir comme voisin un gars comme l’auteur de l’article. S’il faut se payer une maison secondaire à l’île de Ré pour pouvoir s’en échapper, ça devient très vite ruineux.
bonjour,
je souhaite reagir essentiellement sur la 2eme partie, je suis trimballé depuis 7 mois de la dde, aux demandes de recours, sous-préfecture et autres a cause d’une demande de permis de construire d’une maison bioclimatique ’moderne’.
a noter que j’habite actuellement dans un ancien relais de poste datant du debut du 18eme siecle. donc avec une forme qui semble vous plaire (ainsi qu’a la dde locale) en region centre (une baraque pourrie d’humidité et impossible a chauffer en passant). je ne suis pas en zone abf, le plus gros constructeur de la region est maison phenix et les colonnes greco-romaines sont monnaie courante ... ville de 7000 habitants pour une agglo de 60 000.
"Ne peux-t-on imaginer que toutes nouvelles constructions soient tenues de respecter un cahier des charges architectural qui garantisse un minimum d’insertion dans le paysage ? Cela existe, me direz-vous, dans les secteurs classés. Mais nous ne vivons pas tous dans des secteurs classés et ne méritons pas pour autant les secteurs déclassés. Quelques pistes pour un cahier des charges d’insertion paysagère : Se tenir à un volume ou une forme générale correspondant à l’architecture locale, garder la même pente de toit, le même type de tuiles, se conformer à une palette de couleurs, etc. A cette condition, on pourra concilier la construction de maisons individuelles et la qualité paysagère."
premier point, nos fermettes, ont été construites a une époque ou le grenier etait isolé l’hiver par le foin qu’on y entreposait et chauffé par l’étable qui était collée a la piece a vivre (y compris la chambre), tant pis pour les odeurs (le combustible n’etait pas loin non plus). ca remonte quand meme a pres de 300 ans, il serait certainement temps d’adapter nos logements a notre epoque et pas seulement en ville !
on ne peut pas parler de qualité paysagère dans la rue ou je souhaire faire construire, maisons phenix, meulieres delabrées, maison type normande, velux posés dans tous les sens, tuiles, plaques de ciment, 2 pentes, 4 pentes, ...tout et n’importe quoi.
mais le POS impose une pente de 35° mini et 55° maxi pour toutes les maisons neuves, rien sur les colonnes grecques ou le reste !
interdites les toitures vegetalisées, les formes bioclimatiques comme nous pouvons en voire en allemagne par exemple (http://www.weberhaus.fr/ ou http://www.cg-aube.com/medias/docum... page 3 de jean nouvel)
au cours de l’élaboration des plans, nous sommes allés presenter notre projet au maire, qui n’etait pas d’accord car nous avions nos baies vitrées coté jardin au sud, alors qu’il souhaitait qu’on les installe coté rue au nord, pour que les passants trouvent la maison ’jolie’.
notre projet est refusé et passe de main en main comme une patate chaude, enfin personne ne veut signer le permis, car nous avons choisi de faire (avec notre architecte) un toit arrondi, en nous inspirant des fermettes et avec une pente moyenne de 35°. (la dde a menacé le maire de faire detruire la maison aux frais de la mairie si il signait le permis de construire)
pourtant ce type de toit nous fait gagner 35% de surface au dessus de 1m80 dans les pieces qui sont avec des combles, la maison est meme moins haute que celle de nos voisins de plein pied.
au lieu de se borner a imposer comme vous le dites, des styles de tuiles et de pentes de toit d’un autre temps, la dde et les mairies feraient certainement mieux lors de l’instruction des demandes de permis de s’occuper de l’orientation des maisons sur les terrains, la proportion des fenetres orientées nord/sud/ouest/est (qui devrait etre 5-10%, 35/50%,15/25%, 10/20%) et l’orientation des pieces !
ca serait certainement tres genant pour maison phenix et les autres ’constructeurs’ avec maisons sur catalogue, disons que ca les obligerait a étendre leur catalogue en fonction des terrains ....
pendant que nous y sommes, pourquoi ne pas egalement interdire les chauffages grille-pain (rendement et stockage null), le pvc dans les tuyauteries (degagement de produits chlorés) et les huisseries/volets et la laine de verre ou de roche (qui seront interdites comme l’amiante d’ici 20 ans, quand saint-gobain aura fini d’en produire ...) et rendre obligatoire un systeme de recuperation d’eau de pluie comme en belgique (quand on aura vendu suez et la lyonnaise des eaux a un fond de pension américain...)
et pourquoi ne pas diminuer la tva a 5.5 pour les materiaux ’durables’ et sains lors de la construction d’une maison neuve : fenetres performantes, isolants naturels, poele a bois, volets isolés, enduits a base de chaux, robinets economiseurs d’eau, faciliter le traitement des eaux grises par les particuliers ... et obliger a planter certaines essences d’arbres. arreter de subventionner les distributeurs de panneaux solaires qui sont les veritables bénéficiaires des credits d’impots.
le grenelle de l’environnement doit trouver des solutions pour nos logements, autant tout remettre a plat, a commencer par la forme des maisons individuelles !
bien cordialement
Roger
ps : il y avait une maison de 320m² sur M6 dimanche soir (capital) dont le proprietaire avait diminué par 2 sa conso d’electricité par rapport a un appartement de 80m² (mais aucune info sur le tarif de l’abonnement).
pps : le fait d’etre à ’la campagne’ ne nous oblige pas a prendre notre voiture, nous pouvons aller travailler en velo (10min), nos enfants vont actuellement a l’ecole primaire a pied ou en velo (500m), il en sera egalement de meme pour aller au collège un peu plus tard.
Je compatis gravement à vos déboirs avec mairie et dde, nous sommes véritablement dans un pays sous-développé. En préhistoire sociale et environnementale.
Je suis sidéré que cet article, qui pose des problèmes fondamentaux, soit si mal apprécié (presque deux tiers d’opinions négatives, malgré mon vote positif bien esseulé) , de même que le premier commentaire de AM apprécié à –7 au moment ou j’écris.
Pourtant tout est vrai à mes yeux dans ces appréciations : la gaspillage du paysage, des réseaux existants, de l’isolation "naturelle" entre appartements contigus ... Est ce parceque le marché de la maison individuelle est tombé à plus de 90% entre les mains de "marchands" incompétents dont le seul but est de vendre leurs terrains, leurs maisons sur catalogue, leurs piscines, leurs portails hideux, et j’en passe. S’il y avait un peu plus de matière grise au moment de lka conception et un peu moins de recherche de profit dans la phase commercialisation, ca irait déjà moins mal.
Comment tout cela est-il possible ? D’abord et surtout par incompétence des maires si contents de voir leur population grossir qu’ils laissent faire des aberrations qu’un plan d’urbanisme bien étudié et bien compris pourrait et devrait empêcher. Mais les maires sont soumis à la pression directe de leurs administrés et on peut difficilement leur reprocher de vouloir "faire plaisir" à leurs agriculteurs en détresse prêts à vendre sans remords leur outil de production. Les règlements nationaux, le regard objectif d’un fonctionnaire de l’état qui n’est pas directement concerné pourraient déjà remettre un peu d’ordre, or c’est dans le sens contraire que l’on va. De plus en plus de pouvoir concentré dans les mains techniquement incompétentes d’élus locaux. Quelle joie dans les yeux de Monsieur le maire lorsqu’au terme de l’étude de son PLU il apprend qu’il n’est pas tenu par les conclusions de l’étude des urbanistes qu’il a pourtant payés et qu’il garde le pouvoir de disposer ici ou la le trait qui va délimiter les zones constructibles et dont le tracé à des raisons que la raison ignore mais pas toujours si on regarde bien la matrice cadastrale.
Faut-il pour autant brûler les maisons individuelles ? Non ! ce sont à ces implantations stupides qu’il faut s’opposer, à ces terrassements abusifs qui reconstituent des terrains plats sur des terrains en pente, etc.. Il est tout à fait possible de réaliser de beaux ensembles de maisons individuelles en créant un véritable urbanisme, des maisons mitoyennes avec des jardins la ou il les faut et non pas des bandes de terre inutilisables pour tourner autour d’une maison "4 faces" comme disent leurs vendeurs comme s’il s’agissait d’un critère de qualité. Il faut d’abord penser l’urbanisme et le traduire dans un règlement qui ne permette plus de couvrir les terres agricoles de petits morceaux de sucre plantés là n’importe comment.
Vous semblez oublier quelques réalités terrain :
Les propriétaires de terrains mettent une pression d’enfer sur les maires pour rendre constructif leurs terres car là c’est jackpot pour eux. Tant pis pour la communauté qui va devoir financer les réseaux, etc.
Les clients ne veulent pas de maisons mitoyennes, ces dernières subissent des décotes énormes => difficile de construire ce que très peu de gens sont prêts à acheter.
Conclusion : il faut faire payer le coût réel des choses. Par exemple, un vendeur de terrain à bâtir devrait payer tous les réseaux, trotoirs et éclairage public qu’impliquent le passage de terre agricole à terrains constructibles.
De même, il faut IMPOSER (et pas inciter) des maisons autonome en énergie. Et faire payer le prix complet, y compris le coût total écologique, aux consommateurs.
"De même, il faut IMPOSER (et pas inciter) des maisons autonome en énergie. Et faire payer le prix complet, y compris le coût total écologique, aux consommateurs."
comme quoi de vivre dans une tour ca rend un peu facho...voir plus haut mon commentaire sur le cout de ces foyers autonomes....
la campagne aux "tres" riches et les autres dans des barres ?
"Les clients ne veulent pas de maisons mitoyennes, ces dernières subissent des décotes énormes"
Ca, je ne pense pas que ce soit si grave. Au contraire, le fait que ce soit moins cher est plutôt positif ! Et ça évoluera...
Am.
Quelle article stupide-idiot ! Sur ta maison individuelle, tu mettras des panneaux solaires —> électricité —> hydrogène —> autonomie chauffage-voiture-éclairage etc, grand stupide imbécile idiot !
Le problème, c’est que pratiquement personne ne le fait !... C’est donc très censé.
Am.
..probléme de voirie..et c’est pas tant l’habitat qui "marque" un territoire et un paysage que la voirie, celle ci est définitif
nous avons encore une grande campagne française où nous pouvons installer des logements individuels.
des logements individuels nous permettraient de disséminer une population dont la tâche d’urgence devra être de nettoyer nos forêts avant qu’elles ne soient détruites par l’incendie, comme en Grèce, au Portugal ...
des logements écologiques, c’est à dire en fonction des lieux, des besoins, et non en fonction des normes. on peut imaginer une maison écologique sans eau de la ville, sans edf.
nous pourrions construire une maison écologique recyclable, un module de 30 m², avec des plans sur le net pour le réaliser à coût minimum. ou le fabriquer en série. à très bas prix.
beaucoup, beaucoup de jeunes, de moins jeunes, de sdf, de rmistes seraient prêts à tenter l’expérience.
des contrats avec l’état, des communes, des particuliers, pour pouvoir s’installer en des lieux d’où ils pourraient débroussailler, veiller aux feux, cultiver une parcelle.
Si vous avez des moyens pour forcer à agir ainsi, pourquoi pas. Mais sans obligation, ça continuera comme actuellement dans un sens complètement différent. Et vos souhaits ne resteront que ceux d’un doux rêveur.
Am.
@ Briff :
Les maires ne sont pas obligés de faire des cadeaux à leurs électeurs, voire copains, voire parents, en tracant le trait fatidique ici plutot que là.
Pour le reste, il est tout à fait possible de rédiger des règlements d’urbanisme qui définissent exactement quand, comment et sous quelles conditions un terrain agricole deviendra un terrain à bâtir.
Il y a même quelques rares maires courageux qui imposent d’utiliser totalement le bâti existant avant d’autoriser à sortir de l’agglomération pour bâtir des rues, des égouts, des canalisations d’eau, des lignes EDF et des maisons neuves.
Les pouvoirs des maires sont exhorbitants et ils cedent aux sirenes facilement, sans aucun souci du bien commun. Et comme vous le dites, il y a énormément d’argent en jeu, c’est la le fond du problème.
Mot de l’auteur(qui n’arrive pas à se logger)
Merci à tous de vos contributions que je trouve toujours éclairantes sur la perception diverse des problèmes (mention spéciale pour Oncle Archibald - merci de ce soutien). je regrette aussi toujours un peu l’agressivité et le manque d’attention dans la lecture de l’article. Ainsi certains ont réagi négativement à mon texte alors que pour ma part je souscrivais à leurs discours. Je n’ai jamais voulu opposer ville et campagne ni condamner les maisons individuelles mais justement trouver une façon d’en faire sans commettre une faute contre l’environnement. Comme cela a été dit, le mode de vie doit être observé pour en juger. Or aujourd’hui il y a peu d’endroits de France qui soient à plus d’un quart d’heure (en voiture) d’un supermarché. Nous avons tous le même mode d’approvisionnement, au potager près. Quant à dire que l’instinct propriétaire est une valeur de petit bourgeois, ce n’est peut être pas très plaisant à entendre mais ce n’est pas une insulte. Pour ma part, je partage cette mentalité, je suis propriétaire, ce qui me rend à l’aise pour ironiser sur un phénomène auquel je participe.
voir mon blog et la politique
J’ai apprécié l’article puis ai commencé à lire les commentaires...puis le dernier article.
Cet article nous pose la question de la lucidité et cohérence dans nos choix. et cette question de la maison individuelle, c’est une bonne question car peu souvent posée.
Je connais des personnes ayant refusé de devenir propriétaire par cohérence avec les valeurs.
"L’autre solution consisterait à changer nos goûts, redécouvrir l’agrément du collectif, de la ville, du vivre ensemble les uns avec les autres, les uns au-dessus des autres et renoncer à cet idéal petit bourgeois de la maisonnette et du bout de jardin. Pour l’instant, personne ne semble prêt à cela. Ni vous, ni moi."
=> c’est tellement vrai. si cela se trouve, dans quelques décennies, cela se posera en problème de société (comme le fait de laver sa voiture avec 50 litres d’eau...)
Ce fut une lecture agréable. Le reste (commentaire sur la soi-disant agressivité, etc.), je ne le partage pas du tout et la comprend en même temps (on est différent et c tant mieux comme ca..ce serait chi...sinon)
Et je ne l’ai pas pris pour argent comptant ou vérité absolue, ni insultant en qui
bonsoir,
3 photos, pour etayer mes propos sur les formes des maisons :
voici mes futurs voisins d’en face, comme vous pouvez le constater, il y règne une certaine "harmonie" architecturale que l’on se doit absolument de preserver !
Ensuite, le genre de maison qui fait des envieux ici, en construction dans mon secteur (celle la est quand meme une perle : pente de toit non conforme, zone innondable, la surface et la hauteur depassent ce qui est autorisé par le pos) :
(celle-ci terminera certainement sa carrière classée au patrimoine mondial de l’architecture mandoraise)
pour finir voici ce qu’on me refuse depuis 7 mois parce que je n’ai pas une pente de toit constante comprise entre 35 et 55°, il s’agit de la vue coté rue :
Maudit soit le POS et sa pente de 35° !
Roger
zut, les photos ne passent pas :
http://usmm.velo.free.fr/divers/vil...
Habiter en collectif, pourquoi pas ? Cependant, il manque toujours plusieurs choses tout à fait essentielles pour avoir envie d’y vivre. L’appartement en lui même : en général, très mal isolé phoniquement, on entend tout ce que le voisin dit lorsq’il est dans le couloir, et quand l’hiver et la bise venus, il éternue trop fort, on a envie de lui dire "à vos souhaits" !! Je n’aime pas être réveillée à 6h du mat quand je pourrais dormir 1h de plus par la chasse d’eau de ma voisine insomniaque, et je comprend fort bien qu’elle n’aime pas quand je fais mes gammes à la flute ! et pourtant, je n’ai pas l’intention d’arrêter la musique ! et mes fils viennent de s’y mettre ! Alors ???
Deuxième problème : en général, ni cave ni box fermé de façon vraiment hermétique. Alors, où mettre les vélos ? les pôussettes ? On les remonte dans la salle à manger, mais ce n’est franchement pas leur place !
Problème suivant : très rarement un espace vert au pied de l’immeuble, et quand il y en a un, il est si riquiqui que ça ne vaut pas la peine d’en parler, et il est squatté par les pigeons et les chiens du quartier ! On a vraiment rien de mieux à offrir à nos gamins ?
Et ensuite, les architectes qui conçoivent les appartements ne doivent pas à mon humble avis y habiter, sinon, ils arrêteraient de faire stupidité sur supidité dans la conception. Je m’explique : Comment justifier qu’au 9 ème étage, il faille se pencher jusqu’à mi-corps pour nettoyer tout l’extérieur des fenêtres des chambres ???? (dans une résidence tout à fait "correcte" par ailleurs !!) Comment expliquer que dans une résidence qui a moins de 15 ans, il y ait des pièces avec des murs aux angles rentrants ? (je ne vous raconte pas la galère pour meubler un endroit pareil et la place perdue !!) Comment expliquer que les cuisines fassent un minable 6 à 7 m² dans un appartement familial et que l’on soit donc obligés de choisir entre le lave-linge ou le lave-vaisselle ? Sachant que ce dernier est bien plus économe en eau que la vaisselle à la main ! Comment expliquer qu’il n’y ait jamais rien de prévu pour les hottes aspirantes ? Comment expliquer qu’il n’y ait pas de placard du tout dans l’entrée ? Ou alors un placard de taille et de conception si minable qu’il ne sert presqu’à rien ! Comment expliquer qu’il n’y ait pas systématiquement un grand placard (1m²) dans chaque chambre ? Comment expliquer que toutes les fenêtres ne soient pas pourvues de volets isolants ? Par radinerie, et économies de bouts de chandelles !! Comment expliquer que les apparts n’aient pas une grande terrasse sur laquelle on puisse manger, si on veut que les gens les trouvent plaisants ? Comment expliquer que les vitres ne soient pas en vitrage faible émissivité et protégées par un avant toit qui évite à la chaleur de rentrer massivement dans l’appart et qu’ensuite les gens posent une clim car, franchement, vous essayerez de dormir au dernier étage quand il fait 33° dans les chambres. !!!
Je peux continuer ainsi longtemps, et vous faire une liste de défauts longue comme un jour sans pain. J’ai vécu des dizaines d’années en appart, maintenant que je suis sur le point d’avoir ma maison individuelle bioclimatique, écologique, et surtout pensée intelligemment !! avec des tonnes d’espaces de rangement, aucune place perdue, une isolation acoustique et thermique d’enfer (comme ça mes fils pourront faire du rock en chemise en plein hiver sans que l’on ait besoin de chauffer et sans gêner personne) !!
Alors oui, si les apparts étaient bien conçus, vastes, on aurait peut-être envie d’y habiter. Pour l’instant ce ne sont que de vulgaires boites à chaussures pas isolées, moches à l’intérieur, mal pensés, désagréables à vivre pour la plupart, alors je préfère ma maison, dans laquelle je peux stocker mes différents vélos qui me servent à aller au travail tous les jours, même l’hiver !
Mais effectivement, il faudrait imposer à tous les élus, et les incompétents de la DDE une très solide formation en architecture, en écologie et bioclimatique, interdire dare dare le parpaing et le fibrociment (et la laine de verre), et au minimum (ça ne couterait vraiment pas cher) obliger tout le monde à construire bioclimatique. (Il faut juste se remuer un peu les méninges, mais chez les "constructeurs", c’est une denrée rare voire inconnue !!) Et leur apprendre que le contemporain peut être beau, tout comme la fermette du 18ème siècle. Car avec un raisonnement consistant à dire qu’il faut absolument harmoniser, finalement, on n’aurait jamais dû construire le Chateau de Versailles, parce qu’il était très novateur à son époque !! Et ça détonnait par rapport aux petits chateaux début renaissance qui avaient encore des tourelles !
Et obliger tous les employeurs à rembourser une révison de vélo et une paire de pneus et de plaquettes de freins de vélo par an à leurs employés (la carte orange du vélo !!) Il en reste des choses à faire, et on n’a plus beaucoup de temps !
Tout ceci est très intéressant, mais il ne faut pas oublier que nous habitons au plus près de notre lieu de travail, du moins nous le souhaitons. Malheureusement nous ne sommes pas maîtres de son entreprise. Un petit exemple, le groupe international pour lequel je travaillais a délocalisé son établissement de Fontenay-sous-bois à Rueil-malmaison, après 2 ans à Noisy le Grand pour enfin fermer l’établissement et rapatrier l’activité à Nantes. Tant que l’entreprise restait dans la région parisienne, les besoins de déplacement des employés ont été augmentés. Quand l’entreprise est arrivée à Nantes, les personnels qui ont suivis ont essayés pour la plupart de se loger au plus prêt du travail. Aujourd’hui une partie de l’activité va Massy. Dans cette situation, il est difficile à moins d’avoir les moyens de penser construction écologique qui demande quand même une perspective à long terme et de maitriser ses besoins de déplacements. Vivre ensemble dans des mégalopoles, est peut être une solution à condition d’une mixité sociale. Est-ce envisageable sans les risques que nous connaissons dans les banlieues. Lieux de vies qui ont été présentés comme idylliques pour répondre aux taudis dans les années 60. L’écologie va de paire avec l’économie. Pour maitriser l’un il faut aussi maîtriser l’autre.












