Article publié le 29 octobre 2007
En composant avec toutes les sensibilités médiatico-scientifico-partisanes du pays, dans son théâtral épilogue de campagne électorale, Nicolas Sarkozy se coulait définitivement dans son rôle de Président de la République. L’impression plus ou moins justifiée d’une reculade, sur quelques points de son programme, ne doit cependant pas masquer qu’il n’a pas sacrifié l’essentiel des intérêts énergétiques du pays : le nucléaire civil. Pour les partisans - structurés ou non - de ce dernier, les choses ont au moins le mérite d’être claires : la mission supérieure, dans laquelle, avec d’autres organisations, ils doivent désormais se mobiliser massivement résulte du palmarès sans équivoque de ce grotesque festival et a pour nom « Haro sur l’éolien et sur le photovoltaïque INDUSTRIELS ».
Bien entendu, ne s’agit-il là que de l’éolien et du photovoltaïque développés avec le fallacieux projet de remplacer les outils électro-thermiques du parc de production d’EDF. Les applications plus ou moins localisées de l’aérogénération et de l’héliogénération répondant à des besoins spécifiques ou à des initiatives d’autoconsommation doivent continuer d’être encouragées. Une résistance implacable contre l’imposture politico-industrielle en préparation doit donc s’organiser sans plus tarder. Plus que jamais, son efficacité commande aux organisations résolues à y participer qu’elle soit menée sur un terrain avant tout politique. Idéalement, ce souci d’efficacité devrait même conduire à la création d’une puissante fédération associative, le contrepoids de « Sortir Du Nucléaire » que nombre de nos compatriotes appellent de plus en plus distinctement de leurs vœux.
Plus personne n’ignore que le talon d’Achille de l’éolien et du photovoltaïque industriels est cette inique obligation légale d’achat, faite à EDF à hauteur de 8,3 centimes d’euro pour le KWh du premier, à hauteur de 55 centimes d’euro pour celui du second… quand le KWh nucléaire revient à moins de 3,5 centimes d’euro à l’opérateur historique, tous provisionnements compris ! Revendiquer l’abrogation de cette loi inepte semble d’autant plus recevable que la démonstration de l’absence totale de fondement à cette obligation d’achat apparaît comme un jeu d’enfant. Sa disparition serait, sans conteste, fatale au ruineux projet d’imiter des Allemands en plein doute.
À peine murmure-t-on que la matérialisation de tout ou partie des résolutions du « Grenelle de l’Environnement » reste, in fine, dans les mains exclusives du Parlement français. Il ne saurait pourtant échapper aux acteurs de la nouvelle contestation que leurs ultimes espoirs de voir triompher leurs recommandations réside dans la persuasion des élus de ce fondement de notre démocratie. Emporter la conviction du député ne peut donc qu’être la priorité des priorités du moment. Toutefois, continuer de croire qu’une austère pédagogie du nucléaire ou de la spécificité du patrimoine national peut, à elle seule, tenir lieu de plaidoirie serait persister dans l’erreur tactique ayant permis à Nicolas Hulot de se glisser dans le costume de l’homme du consensus.
À l’épreuve du vraisemblable et des réalités technico-économiques, que restait-il, deux ans après leur signature, des accords de Grenelle de 1968 ? Hormis une symbolique forte et la mutation durable des mentalités, très peu de choses en vérité : leur esprit n’avait pas réussi à survivre à l’irrésistible dilution provoquée par le couple inflation-croissance… Trente après cette pseudo-révolution ne subsistait d’ailleurs que le personnel politique auquel nous devons la calamiteuse situation du pays.
Aussi, ne voit-on pas, aujourd’hui, une seule raison pour que les dispositions les plus outrancières, sinon les plus extravagantes, de ce Grenelle - recelant, il faut le reconnaître, de très bonnes choses -, ne soient pas promises au même destin que celles du mythique modèle. Il ne dépend que des citoyens français qu’il en soit ainsi. C’est pourquoi j’exhorte tous ceux qui adhèrent à ce discours à faire le siège de la permanence de leurs députés, sans perdre une minute, à s’employer à les convaincre que certaines résolutions du « Grenelle de l’Environnement » relatives à l’éolien et au photovoltaïque font courir un grave danger économique, industriel et environnemental à notre pays. Pour ma part, je prévois de m’y employer très prochainement.
André PELLEN
EDF ne rachète pas l’électricité renouvelable au tarif que vous annoncez et vous le savez. C’est l’ADEME qui est derrière, avec un fond dédié. Merci du mensonge, ça permet de situer tout de suite la crédibilité de l’auteur.
L’obligation d’achat faite à EDF rentre dans le cadre du "Service public de l’électricité", qui est intégralement compensé. C’est en définitive le consommateur final auquel on impose de l’électricité plus chère que celle qu’il pourrait souhaiter. Référence : Loi du 10 février 2000 : "Les charges imputables aux missions de service public assignées aux producteurs d’électricité sont intégralement compensées etc..." ; et création du fond de péréquation géré par la Cour des Comptes). André PELLEN, l’auteur de l’article
Plus cher ? non : au juste prix, vu que cette fois ci on tient compte de l’impact environnemental.
Soit on continue à polluer la planète et laisser la facture s’allourdir pour nos enfants, soit on voit les choses en face : les systèmes pilleurs-pollueurs sont taxés OU les systèmes plus bénéfiques sont encouragés.
Question de responsabilité et de vision à long terme. Ca fera une belle jambe à vos descendants de savoir que vous avez économisé quelques euros (que dis-je : que cela vous a permis de gaspiller un peu plus pour le même prix), s’ils doivent passer à la caisse.
Il est stérile de nier les faits : Non seulement EdF rachète aux prix annoncés, mais le refacture aux usagers. Regardez vos dernières factures d’électricité. En ce faisant, EdF ne fait qu’appliquer la loi, et il serait temps que chacun se rende compte du coût des renouvelables pour la collectivité
Il faudrait publier, sur ce site, plusieurs exposés didactiques dument référencés pour espérer commencer rattraper les ravages d’une idéologie servie par la désinformation et la propagande - notamment télévisuelles - dont témoignent la plupart des réactions à cet article. La méconnaissance d’un sujet aussi vital, pour la communauté nationale, que celui des aptitudes énergétiques des différents outils de production et de leurs impacts sur l’environnement, est proprement consternante. Aussi, pour l’heure, me contenterai-je de servir à mes détracteurs la référence suivante, toute fraiche et émanant d’un PARLEMENT EUROPEEN que l’on ne peut pas taxer de complaisance, tant les pays saxons et scandinaves y font la loi... écologique : Energie nucléaire Le Parlement européen a reconnu formellement l’énergie nucléaire comme "indispensable pour couvrir les besoins énergétiques de base de l’Union européenne à moyen terme" dans un texte adopté, le 24 octobre, par 509 voix pour, 153 contre et 30 abstentions. Le rapport de Herbert Reul (PPE-DE, DE) souligne que l’Union, selon les tendances actuelles, sera dépendante à 65% vis-à-vis de ses importations d’énergie d’ici 2030. L’énergie nucléaire semble la solution la plus efficace à la fois sur le plan de la sécurité des approvisionnements, de la rentabilité économique et de la protection de l’environnement. Plus d’info à : http://www.europarl.europa.eu/news/...
À Atlantis, qui a écrit : « EDF ne rachète pas l’électricité renouvelable au tarif que vous annoncez et vous le savez. C’est l’ADEME qui est derrière, avec un fond dédié »
Non, c’est bien Edf qui est tenue, par décret, à acheter toute l’énergie dite « renouvelable » produite et à des tarifs fixés.
C’est d’ailleurs plus juste.
Si c’était l’Ademe, ou un autre organisme, qui prenait la différence entre le coût de l’électricité normal et celui, plus élevé de l’électricité provenant des énergies dites renouvelables, ce serait, au finale, l’ensemble des contribuables qui paierait.
Comme Edf est obligée de faire entrer les prix démesurément élevés de l’électricité provenant des énergies dites « renouvelables » dans ses coûts globaux, c’est le consommateur qui paie, au prorata de sa consommation d’électricité.
Ce qui serait vraiment juste et équitable, ce serait que seuls les consommateurs qui réclament de l’électricité dite « verte » en payent le surcoût.
Et puis, ne traitez pas de menteur toute personne qui propose des arguments différents des vôtres, ou prenez au moins la peine de vous renseigner.
Jean-Claude
@l’auteur presque à chaque fois que vous publiez un article cela ressemble à la nuit de la st barthélémy . noirs contre blanc .
cette fois çie vous assimilez le Grenelle de l’environnement à un nouveau mai 68 . vous n’avez pas tort ; vous avez vus quelque chose de fort , l’avez repéré.
Mais c’est un peu fort de café de balayer d’un revers de main , un grenelle ou il n’y a pas eu pugilat mais discussion , négociation .
Et votre stratégie c’est faire le gros dos , ou de changer de député !! Après vous en faites ce que vous voulez , c’est votre liberté .
Dans cet article qui semble avant tout plus idéologique qu’informatif , vous épinglez une génération de politiques ( 30 ans après dites vous ) , par contre vous oubliez les grands cadres de l’état qui vieillissent à la meme vitesse et dont les carrière sont bien plus protégées . ils participent autant sinon plus aux choix de filières énergétiques . .. Sauf qu’il y as eu ce fameux grenelle !
Sauf que maintenant le marché énergétique est ouvert et pas qu’à une filière , internet existe , tout un chacun compare avec ce que fait son voisin en EUROPE . par exemple comment ils font en Espagne pour leur énergie ? pourquoi sommes nous en retard sur les normes ohq batiment ? pourquoi TOTAL et SHELL rachètent des technos dans les énergies de la mer
Vous avez les plus belle chaudières élèctro-nucléaires, je n’en doute point , maintenant on vas voir si elles sont vendable ailleurs . principe de réalité .
à Seik qui a écrit : « Sauf que maintenant le marché énergétique est ouvert et pas qu’à une filière , internet existe , tout un chacun compare avec ce que fait son voisin en EUROPE . par exemple comment ils font en Espagne pour leur énergie ? »
L’Espagne utilise beaucoup plus de thermique à flamme que la France, et n’hésite pas à acheter son électricité nucléaire à la France. Cela lui permet de compenser les dépenses occasionnées par ses champs d’éoliennes.
D’autre part, n’oubliez pas que, d’après le sacro-saint Protocole de Kyoto, l’Espagne peut, en tout honneur et impunité se permettre d’être très sale.
Jean-Claude
a seik, qui a écrit « Et votre stratégie c’est faire le gros dos , ou de changer de député !! Après vous en faites ce que vous voulez , c’est votre liberté . »
Je crois pouvoir vous expliquer la position d’André Pellen, qui rectifiera si je me trompe :
a- André Pellen a conscience de vivre dans une démocratie dans laquelle la volonté du peuple s’exprime par la voix de ses députés(1),
b- jusque dans les années soixante, les politiciens laissaient les scientifiques (médecins, chimistes, physiciens, agronomes et autres) prendre les décisions qu’ils estimaient nécessaires dans les domaines qui concernaient leurs spécialités respectives, se réservant de trancher dans les domaines plus nobles tels que la guerre, la paix , le social, l’économie, etc.
c- actuellement, la mode est de mettre tout en débat public, même ce qui demande plusieurs d’années d’études universitaires spécialisées à des esprits supérieurement doués, pour donner au bon peuple l’illusion qu’il peut décider de tout en maître omnipotent et omniscient
d- André Pellen en conclut que, si l’on veut éviter que les députés, débordés par les effets fâcheux que les excès d’une propagande extrémiste produisent habituellement sur l’esprit des populations, prennent des décisions uniquement dictées par les réactions émotionnelles de leurs électeurs, il faut hardiment, mais sans fanfaronnade, leur montrer la voie de la raison et les réalités scientifiques.
Y a-t-il d’autres possibilités d’obtenir que le gouvernement prenne des décisions rationnelles ?
Jean-Claude
(1) le président Sarkosy a réitéré, la semaine dernière encore, la promesse qu’il avait faite, pendant sa campagne électorale, de ne pas laisser la rue gouverner le pays
La Belgique, pays dont 55% de l’électricité est d’origine nucléaire est un importateur net (différence entre exportation et importation) d’électricité, équivalent à plus de 12% de sa production interne. Ces chiffres sont de 38% nucléaire et 22% importation pour la Hongrie, autre pays très nucléarisé.
L’Espagne, l’Allemagne, le Danemark, pays qui font des efforts pour développer les énergies renouvelables (et n’ont pas les grandes ressources hydrauliques de la France) sont tous les trois exportateurs d’électricité (ils exportent plus qu’ils n’importent). Informations : Les échanges d’électricité et le nucléaire
En hiver, la France exporte très peu d’électricité et en importe beaucoup aux périodes de pointe, lorsqu’elle est le plus cher sur les marchés d’échange.
C’est en été qu’elle en exporte le plus, bradé à bas prix, pour éviter de devoir arrêter une partie de ses réacteurs. C’est sans doute la raison pour laquelle les autoroutes belges sont éclairées la nuit en rase campagne, pour faire tourner ses réacteurs quand la demande d’électricité est faible.
En février, en plein hiver, l’Allemagne exporte plus d’électricité vers la France que l’inverse, même si cela prend des chemins détournés par les Pays-Bas, le Luxembourg et la Belgique.
Vous me fournissez là une occasion exceptionnelle de démonter la manipulation propagandiste des faits, de laquelle la mouvance verdâtre et antinucléaire est coûtumière, dans ce pays, avec la complicité des principaux médias. La réalité énergétique européenne est à l’opposée de ce que vous décrivez. Je laisse nos lecteurs en méditer le contenu brut, accessible sur toutes les restitutions de l’UE des 25. Le Danemark produit chaque année une énergie primaire de 28,5 Mtep, exclusivement pétrole et gaz, alors qu’il n’en consomme que 16,9. Il est vrai, en effet, qu’il exporte le reste de Mtep HYDROCARBURES. Mais, c’est un pur mensonge de prétendre qu’il exporte son électricité. C’est exactement le contraire : sans la Suède nucléarisée toute proche, son système électrique production-consommation s’effondrerait régulièrement au cours de l’année. L’Allemagne, quant à elle, produit chaque année une énergie primaire de 115 Mtep (dont 39 nucléaires, 18 charbon et 14 gaz) alors qu’elle en consomme 324 et que son taux de dépendance atteint 65 %. Sans la France nucléarisée toute proche, le système électrique de ce pays s’effondrerai plus souvent qu’à son tour (Cf l’incident européen de novembre dernier qui a failli être catastrophique). Pour l’Espagne et la Belgique, les choses sont on ne peut plus simples. La première produit 4,9 Mtep de charbon, 14 nucléaires et, en consommant 140 Mtep, son taux de dépendance atteint les 85 % ! La seconde produit 12 Mtep nucléaires et consomme un total 52, correspondant à un taux de dépendance de 80 %. Oui mais voilà, pour que le tableau soit complet, il faut aussi afficher la production de CO2 de chacun de ces pays, en tonnes de CO2 émises par habitant. Et là le panorama s’assombrit singulièrement pour les pays prétendument exemplaire - pour vous et pour la plupart des médias - en matière climatique et environnementale ! Quand la production électrique française est responsable de l’émission de 0,6 tCo2/h, celle de l’Allemagne est responsable de 3,7 tCO2/h, celle du Danemark de 4,3 et celle du mouton noir de l’Europe, l’Espagne, dépasse les 5 ! Si nous considérons la production de CO2 toutes énergies confondues, les chiffres sont les suivants : France= 6,2, Allemagne= 10,2, Danemark= 9,5, Espagne plus de 11. J’ai la prétention d’être en mesure de démontrer que l’éolien inductriel est un piège idéologique funeste pour la santé économique, industrielle et environnementale des pays qui ont eu la faiblesse de se laisser circonvenir par les sectes environnementalistes.
Seik, c’est à force d’écrire le breton que vous faites autant de fautes ?
Une étude américaine montre qu’il est possible de réduire les émissions de CO2 en France et de supprimer le nucléaire dans le même temps.
Lire : Rapport sur l’énergie en France - présentation ( press release ) en français, résumé ( summary of the report ) en français, rapport complet ( Low-Carbon Diet without Nukes in France ) en anglais.
Le principal problème est celui des ressources disproportionnée attribuées à l’énergie nucléaire, au détriment des autres énergies. Des études officielles, sur l’utilisation du plutonium (MOX) comme combustible dans 20 réacteurs français, indiquent que ce secteur de l’énergie nucléaire est subventionné par environ un milliard d’euros chaque année.
Lire aussi Un courant alternatif pour le grand ouest Synthèse et Etude complète une étude qui montre que des alternatives au réacteur EPR sont possibles.
Un rapport récent du Energy Watch Group Uranium resources and nuclear energy qui explique bien la pénurie d’uranium vers 2015 et le déclin de la production d’uranium vers 2025.
Une étude qui montre que Le prix de l’électricité nucléaire devrait bientôt doubler puisqu’une fois utilisé dans les réacteurs, l’uranium à 100 dollars la livre (d’oxyde) représentera 34% du coût de production de l’électricité nucléaire et pas 5% comme à l’époque où l’uranium coûtait 10 dollars. Cela fera une première augmentation de 45% pour le coût du kWh nucléaire, avant de doubler avec l’uranium à 200 dollars vers 2010-2012.
Et d’autres études pour montrer que les énergies renouvelables peuvent très bien se substituer au nucléaire et au charbon :
Solar generation IV - 2007 L’électricité solaire pour plus d’un milliard de personnes et deux millions d’emplois en 2020 (en anglais)
Révolution énergétique : synthèse en français.
Le rapport complet, avec tableaux détaillés, en anglais, disponible sur deux sites :
Energy revolution : European Renewable Energy Council
Energy revolution : Greenpeace
Le nucléaire n’a pas d’avenir. Depuis 60 ans, il consomme des ressources humaines et financières énormes et dissimulées à travers de nombreux organismes et laboratoire. Des moyens qui manquent depuis longtemps pour développer les seules énergies d’avenir : celles qui sont renouvelables.
Commentaire précédent par U235.
Surgénération, usage du Plutonium et du Thorium... vous connaissez ? Si ça ne vous dit rien, je suis sûr que SuperPhénix et, surtout, Phénix - le plus vieux réacteur français encore en service ! - ne manqueront pas de réactiver votre mémoire. La France avait 30 ans d’avance sur ces technologies qui submergeront la planète au milieu du siècle. Mais, à cause de gens comme vous, elle risque bien d’être à la remorque d’USA, de Japon, de Russie et d’Inde sur le point de s’emparer du colossal gâteau industriel que ces technologies représentent : tout simplement les réacteurs de 4ème génération.
Si PELLEN n’a plus que Superphénix à proposer, c’est que le nucléaire est encore plus mal que nous le pensions. Tant mieux !
L’ennui pour "Antinuke" et ses pareils c’est que ce n’est pas PELLEN qui propose SUPERPHENIX, mais bel et bien la quasi-totalité des pays du G8 qui, à l’exception de l’Allemagne, en étudie une version pefectionnée. Et je suis prêt à prendre les paris que nos voisins d’outre-Rhin rejoindront le groupe GÉNÉRATION IV avant 10 ans. Je crains que, dès la fin de la prochaine décennie, l’époque ne devienne très dure pour "Antinuke" et les siens !
à l’anonyme qui, le 29 octobre 2007 23H51, a écrit : « Une étude américaine montre qu’il est possible de réduire les émissions de CO2 en France et de supprimer le nucléaire dans le même temps. »
Il est plaisant de voir citer comme référence des leçons que des associations américaines prétendent donner à la France ¡ ¡ ¡
Je ne prendrai le temps de lire leurs publications que lorsqu’elles auront réussi à démontrer leur efficacité dans leur propre pays, qui se trouve être actuellement le plus sale du monde et le plus critiqué sur ses problèmes environnementaux.
Cela ne veut pas dire qu’il faille refuser toute expérience venant des États-Unis, bien au contraire.
Quoique fort critiqués, les États-Unis sont en train de nous faire une magistrale démonstration en ce qui concerne, par exemple, les Ogm : depuis plus de vingt ans qu’ils les utilisent sur leur territoire, et sur des dizaines de millions d’hectares, les plus acharnées des associations anti-ogm n’ont pas réussi à mettre en évidence le moindre impact défavorable sur la santé humaine pas plus que sur l’environnement.
Mais il est, en revanche, prouvable que l’utilisation bien comprise des ogm leur permet de répandre énormément moins de pesticides qu’ils ne le faisaient. Et là, la nature est le premier grand bénéficiaire.
D’ici quelque temps, nous verrons les États-Unis tirer également de somptueux bénéfices de l’avance technologique que les anti-ogm saccageurs leur permettent de prendre sur nous.
Dans le domaine des énergies, les États-Unis ont également repris la voie de la raison scientifique en opérant un retour au nucléaire et espèrent, avec l’aide de techniciens français, rattraper le retard que leur ont imposé leurs puissants lobbies anti-nucléaires en empêchant la construction de nouvelles centrales depuis 1979.
Ce rattrapage leur sera grandement facilité par les freins que les anti-nucléaires mettent systématiquement à la progression du nucléaire en France – hier SuperPhénix, aujourd’hui l’Epr… tant pis pour nous, tant mieux pour eux.
Ce qu’il y a à retenir de l’expérience américaine, c’est qu’ils se sont rendu compte qu’ils avaient accordé beaucoup trop de crédit à ce qu’ils croyaient être des associations écologistes, alors qu’il ne s’agissait que de marchands de peur qui ont exploité sans vergogne l’accident – pourtant sans aucune victime humaine ni le moindre dégât à l’environnement – de Three Mile Island.
Retenons aussi le pragmatisme remarquable qui leur fait abandonner leurs vieux démons et ne pas hésiter à profiter des leçons qu’ils peuvent prendre auprès de l’industrie de l’énergie nucléaire française. Car ils tiennent à intégrer, le plus tôt possible, le cercle vertueux des pays propres.
Ce que seule l’énergie nucléaire peut permettre.
Jean-Claude
" Quand sur une personne on prétend se régler,
C’est par les beaux côtés qu’il lui faut ressembler"
Molière (1622-1673), « Les Femmes savantes », acte 1, scène 1 (1672)
Vous vous comportez de la maniere habituelle pour les antinucleaires : ou ils recitent un interminable cathechisme en copier-coller, ou ils enumerent les habituels sites avec les pauvres pseudo-etudes des "cabinets d’etude" habituellement payes par Greenpeace pour lui pondre de la copie et des arguments au kilometre. Ca me rappelle les ecrits de Malebranche, philosophe francais du Grand Siecle qui demontrait a longueur d’ouvrage l’existence de Dieu...Moi, j’ai trouve un autre site, qui vise aussi a fournir des arguments aux militants antinucleaires et je vous invite a l’ajouter a votre liste :
http://lesproduitsdujardin.free.fr/...
Ca s’intitule "nucleaire le debut de la fin", et je le trouve marrant..Il me semble que le nucleaire n’est pas mort, et je pense qu’il est un excellent moyen de combattre l’effet de serre.
Maintenant, j’aimerais bien qu’on avance : on a connu une "guerre des tranchees" a propos de l’EPR, mais il me semble qu’on devrait plutot unir nos efforts pour parer au danger que representent les tres nombreux projets de centrales au gaz (l’equivalent de 4 centrales) et au charbon (l’equivalent de deux centrales prevues au Havre). Il me semble que la est le probleme : nos besoins en electricite augmentent (lentement, il est vrai : de 1.2 a 1.8 % par an, mais ca fait 20-25% depuis qu’on a arrete de mettre des centrales en chantier).
Si on peut economiser sur le chauffage par isolation (je rappelle que ce sont les habitats chauffes a l’electricite qui sont deja les mieux isoles), on peut en plus developper les pompes a chaleur a la place des chaudieres a gaz ou au fuel. Celles-ci marchent a l’electricite, mais elles en font un bien meilleur usage que les resistances (de l’ordre de 3-4 fois mieux, mais au prix d’un investissement).
Si on veut combattre les emissions dans les transports, il faut developper les transports en commun, le ferroutage et les vehicules electriques.
Par ces methodes, on gagne en efficacite en energie, mais il faut de l’electricite. Or celle-ci ne peut etre produite en quantite significative et a prix raisonnable avec l’eolien et le photovoltaique. On ne dispose que de deux sources relativement abondantes et a prix raisonanbles : le charbon et le nucleaire. Si Mr Pellen choisit un peu par atavisme (c’etait son boulot), moi, je choisirais le nucleaire comme scientifique et comme citoyen. En ce moment, dans le monde, on emet 40% du CO2 pour produire de l’electricite, et 64% de l’electricite est produit avec du fossile (16% nucleaire). Si le nucleaire etait quintuple, ca ferait 40% de CO2 en moins ! Les Chinois extraient deux milliards de tonnes de charbon, dont une bonne moitie sert a faire de l’electricite ! La est le probleme.
Mais il nous faut mener combat commun : le danger, c’est le charbon, le petrole, car en en cherchant, on va en trouver-cher certes- ET LE GAZ, qui me semble surfer sur la haine des ecolos contre le nucleaire. Ce qui a fait stagner le nucleaire, c’est le bas prix des hydrocarbures dans le contre-choc petrolier, ce qui le fait rebondir, c’est probablement l’inversion de tendance : les gens comme moi suivent la montee des prix avec la meme attention que Cochet : mais je pense qu’elles sont cause du retour du nucleaire : le marche est plus important que l’ecologie ! Il y a donc un aspect cyclique (pas seulement ! on ne va pas revenir a 20$/bbl !).
Menons donc combat commun : le nucleaire sera une arme, peut-etre pas suffisante, mais indispensable, pour contenir ce probleme du rechauffement, tout en permettant un devloppement des peuples pauvres !
Karva
Au lieu de messages portant sur des idéologies....Vous, journalistes, devraient analyser les faits en s’appuyant sur des données concrètes....En voilà un chiffre, issu du rapport de bilan énergétique de la France en 2006 : "Le regain de hydraulique (+8%) grâce à une meilleure pluviosité qu’en 2005, allié avec un fort développement de l’éolien, permet une nette diminution de l’appel aux centrales thermiques classiques (-9,3%)." On sait également, sources EDF (qui au passage est le premier développeur d’éolien en France), que lorsque la France aura développé 10 000 MW Eolien, cela aura permis à EDF (ou à l’Etat, soit le consommateur) de ne pas construire 2500 MW de centrales Thermiques nécessaires dans les années à venir. J’attends les "anti-éolien ou PV" de pieds fermes....qu’ils préparent leurs chiffres sur le nucléaire...on va rire !!!! Car qui peut dire aujourd’hui que les Centrales Nucléaires n’ont pas été payées par le contribuable, au travers de nos impôts...et que le démantèlement de ces centrales est connu, chiffré et compris dans le prix actuel...alors que même le homologues à EDF dans les pays frontaliers ne sont pas capable de s’aligner et dénoncent cette imposture.... !
Solairement,
Du bla-bla-bla sans aucune consistance statistique, ni technique. Un seul chiffre me suffit pour démolir votre spécieuse logorrhée. Ces Allemands, tant adulés par les médias français pour leur politique énergétique d’avant-garde, ont, sur leur sol, une puissance éolienne installée équivalente à 20 de nos tranches nucléaires, soit 20 GW ou 20000 MW. Savez-vous quelle part de la consommation électrique nationale ces 20 tranches nucléaires potentielles ont produit en 2006 ?... 6 % !!!! Je laisse le soin à tous nos lecteurs de contrôler la réalité de ce chiffre qui se passe de commentaire.
à EKO qui a écrit : « Le regain de hydraulique (+8%) grâce à une meilleure pluviosité qu’en 2005, allié avec un fort développement de l’éolien, permet une nette diminution de l’appel aux centrales thermiques classiques (-9,3%)." On sait également, sources EDF (qui au passage est le premier développeur d’éolien en France)… »
L’énergie éolienne et l’énergie solaire centralisées ont ceci en commun qu’elles ont une production tout à fait aléatoire qui rend inévitable l’utilisation de centrales thermiques à flamme, ce que savent bien les Danois et les Allemands(1) qui, parce qu’ils sont champions du monde du nombre d’éoliennes par habitant de pays industrialisé, sont également les plus gros pollueurs d’Europe.
Les centrales nucléaires ont toutes entièrement été payées par Edf, c’est-à-dire par les consommateurs d’électricité, tout comme leur démantèlement est inclus dans nos factures d’électricité. L’Edf n’a jamais été subventionnée par l’État parce qu’il lui a toujours suffi de majorer le prix du kilowatt/heure lorsqu’elle avait besoin d’équilibrer son budget.
Depuis les nombreuses années que je m’intéresse aux problèmes des énergies, je ne connais personne qui soit systématiquement opposé aux énergies éolienne et photovoltaïque, même chez les plus enthousiastes partisans du nucléaire.
Comme tous ceux qui se sont penchés sur les problèmes d’énergie avec détermination, mais sans passion, André Pellen est conscient que les énergies éoliennes et photovoltaïques peuvent rendre des services, mais dans des cas bien précis et qu’elles n’ont pas vocation à remplacer les énergies fossiles et nucléaires.
Dès que l’on entreprend une démarche scientifique, au lieu de se laisser porter par une idéologie ou une autre, on se rend compte que les énergies dites « renouvelables » (à l’exception notable de l’hydraulique) ne peuvent pas satisfaire la demande d’une société telle que la nôtre(2). Pour éviter des coupures très préjudiciables à la santé des populations, il est impératif que les carences de productions des énergies dites « renouvelables » soient compensées par une autre source d’énergie, à flamme (grande dispensatrice de gaz à effet de serre ainsi que de particules et gaz pathogènes) ou nucléaire.
Il est étonnant, aussi, que des gens pouvant raisonner sans se laisser influencer par un idéologie, n’arrivent pas à se rendre compte que l’énergie éolienne(3) provoque des rejets de CO2 quatre fois plus importants que ceux de l’énergie nucléaire.
Je termine en signalant un point qui n’a pas l’air de vous procurer beaucoup de souci : le prix de l’énergie a un impact social très important à différents niveaux. Il est extrêmemment important que l’énergie électrique soit accessible au plus grand nombre possible. C’est pourquoi des pays qui ont un énorme besoin d’énergie (Chine, Inde, mais aussi l’Allemagne...) utilisent le charbon.
Le charbon restera la moins chère des énergies tant que son coût humain et environnemental ne sera pas comptabilisé.
La France, elle, s’en tient sagement à l’énergie nucléaire, un peu plus coûteuse que le charbon – mais propre et de qualité industrielle – et qui pourra nous satisfaire pendant des dizaines de milliers d’années(5).
Jean-Claude
(1) ces Allemands qui n’hésitent pas à mettre leurs si nombreuses et gigantesques éoliennes en avant pour mieux cacher leurs centrales au charbon et lignite !
(2) pour éviter de longs développements, qu’il suffise de vous souvenir (ou d’apprendre) que pendant la canicule de 2003 toutes les éoliennes se sont arrêtées pendant un mois et d’imaginer les conséquences pour notre pays, si son électricité en avait dépendu(4).
(3) au cours des différentes étapes de la construction des éoliennes, puis pour leur installation et leur entretien
(4) l’augmentation d’ensoleillement et de chaleur, loin de pouvoir être compensée par une plus grande production d’énergie solaire (quelques pouyems, sans plus) a provoqué une forte consommation d’électricité supplémentaire pour faire tourner d’innombrables ventilateurs et climatiseurs
(5) avec l’utilisation des surgénérateurs (Réacteurs à neutrons rapides du type SuperPhénix)
André Pellen informe ses lecteurs de la parution, le 28 mai 2009, de son dernier ouvrage, « La solidarité n’est qu’affaire de lucidité et de discipline sociales », aux Éditions Edilivre Aparis (1).
L’idée d’une civilisation planétaire cohérente – à défaut de fraternelle – demeure plus que jamais une vue de l’esprit. Même si d’aucuns veulent encore croire que les conséquences logiques de la crise actuelle sonnent le glas de l’ère prédatrice de l’économie mondiale, le caractère intrinsèque des conflits d’intérêts qui, depuis la nuit des temps, jalonnent l’histoire des sociétés animales de disettes et d’affrontements meurtriers n’est, une fois de plus, que trop souligné. Non seulement le vivant cognitif n’échappe pas à ce tropisme, mais rien n’indique qu’il soit un jour capable de juguler son puissant instinct d’appropriation au nom d’une idée supérieure de l’Humanité. N’en déplaise aux disciples de Vernadski, l’entendement humain s’accommode parfaitement d’une mentalité primaire de l’homo sapiens, immuable depuis l’origine de sa socialisation.
Les héros de cette fresque contemporaine en tirent la conclusion que la garantie d’un niveau de vie élémentaire ne peut désormais plus reposer que sur la capacité des ressortissants nationaux à veiller eux-mêmes sur leur intérêt collectif, quitte à composer avec les préceptes politiques et les règles du jeu économique en vigueur. Ainsi, du choix sélectif des comportements grégaires à celui des biens de consommation, une intelligence sociale inédite découvre-t-elle le vrai périmètre d’un humanisme débarrassé de l’hypocrisie et de la démagogie du discours théologique. Elle révèle que la solidarité universelle est un leurre idéologique auquel la conscience ordinaire du concept caritatif reste indifférente. Elle a surtout fini par décomplexer ceux qui qualifient de funeste irresponsabilité le fait d’en appeler à la conscience de citoyen du Monde pour structurer une vie nationale.
Plus que leurs enfants, les seniors d’aujourd’hui s’identifieront à ces deux existences emportées par la tourmente sociale, dont le caractère chaotique fut assez commun au siècle dernier. Les joies, chagrins et émotions intimes structurant leurs vies affectives n’en transcendent pas moins les générations, y compris cette exaltation toute historique, tirée de leur aventure, rapidement muée en une poignante désillusion. Fidèle à la vérité établie des faits, la relation d’un des évènements ayant inspiré cette fiction ne craint pas d’y décliner l’identité réelle des protagonistes ; celle des responsables du sabordage du surgénérateur Superphénix, victime sacrificielle de la conquête du pouvoir, en 1997. Témoin de son temps, parmi les moins austères, le roman reste le plus sûr moyen de faire mieux connaître cette trahison préméditée de l’intérêt national, au plan économique comme au plan écologique.
(1) Accessible dès maintenant sur le site des Éditions Edilivre, au lien http://www.edilivre.com/doc/12002 Disponible dans 45 jours auprès des partenaires traditionnels – Amazon, Alapage… – et sur le réseau DILICOM des libraires.












