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Le paquebot de l'avenir écologique ?

Article publié le 27 avril 2009

Le paquebot de l'avenir écologique ?

L’image de synthèse ci-contre est celle d’un paquebot de croisière de l’avenir tel que les bureaux d’études des chantiers de l’Atlantique l’envisagent. Il a été baptisé Eoseas et a donné lieu à deux ans de travail et développement dans le cadre d’un projet de recherche baptisé Ecorizon et financé partiellement par la région Pays de Loire.

Le travail pour améliorer l’impact de tels navires sur l’environnement a porté sur la gestion de l’énergie, celle des émissions,celle des déchets et celle de la gestion de l’eau à bord.La plus importante est bien sûr celle de la consommation énergétique et des émissions de CO2 qui en découlent, mais globalement c’est tout un catalogue de dispositifs innovants dont l’avenir dira lesquels seront utilisés dans l’avenir pour cette industrie.

Ce modèle est un bateau d’une longueur de 305 mètres, plus que le Queen Mary II, il a été conçu pour emporter 3300 passagers avec 1090 hommes d’équipage. Vous avez noté qu’il s’agit d’un bateau à voiles, une option incontournable pour qui souhaite diminuer considérablement les consommations et les émissions de CO2. Il s’agit aussi d’un Pentamaran, une autre disposition pour diminuer le frottement de la coque sur l’eau. De ce fait, le bateau est très large, 60 mêtres avec les flotteurs ce qui permet un aménagement du bateau différent de celui des paquebots de croisière classique avec une piscine plus large et un agora entre les deux rangées de cabines. Toujours pour diminuer les frottements, il est prévu un système d’injection d’air sous la coque. Au total, les frottements seraient réduits de 17pct.

Par vent soutenu, le bateau serait à même d’être autosuffisant en énergie sans carburant tandis que par brise légère, l’énergie propulsive serait seulement réduite de 10pct. Inconvénient néanmoins des très hauts mâts (100 m), à voiles semi-rigides, ils ne permettent pas d’entrer dans certains ports, dont celui de New York.

Côté carburant, ce n’est plus le fioul lourd qui sera utilisé, mais du gaz naturel liquéfié, GNL,qui permettra de réduire les émissions de CO2 de 50pct. Coté pollution ce sera la fin des émissions de SO2, gros défaut du fioul lourd qui contient de 3 à 5pct de Soufre sans que personne, eaux internationales obligent, ne puisse y trouver à redire.

Tout ça a un prix bien entendu. Environ 30pct de surcout sur le prix du bateau lui-même, mais qui est censé être amorti rapidement (trois à cinq ans) grâce aux économies sur le poste carburant

reste maintenant à trouver le client qui voudra bien se lancer dans l’aventure. En tout cas Bravo aux chantiers STX désormais norvégiens pour ce bel exercice de prospective.

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