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Le maire, en avant poste pour l'énergie solaire

Article publié le 19 mai 2009

Le maire, en avant poste pour l'énergie solaire

 Ce 14 mai, se tenait la Conférence des Maires et des Elus pour le Solaire à Paris, 150 personnes pour une première édition. Un plateau de collectivités engagées pour le développement de l’énergie solaire sur leur territoire, apportait un éclairage concret sur l’évolution énergétique à l’œuvre dans la France profonde. Chacun racontait son expérience, son engagement local et solaire dans la lutte collective contre l’effet de serre. Une œuvre faite de politiques locales qui tâtonnent, qui innovent, qui inventent, …, mêlant efficacité et valorisation des ressources renouvelables où l’énergie solaire est partout mobilisée.

Premier constat, l’énergie solaire fédère et rassemble, au-delà des partis, au-delà des familles politiques, il y a une dynamique de consensus sur son nécessaire développement. L’énergie solaire est transpartisane pour répondre à une aspiration sociale légitime. L’énergie solaire est transnationale, dans toute l’Europe, en méditerranée, dans le reste du monde, elle est une part de la solution à la demande énergétique de l’humanité.

Elle relie les échelles du territoire, du global au local, de l’Europe au quartier en passant par la ville, l’agglomération, la région, l’Etat. C’est du local dont dépend la réalisation de l’objectif global. Le développement de l’énergie solaire est une action structurante, un exercice de cohérence politique, par une synergie des volontés et des moyens. Elle relie les intérêts de la société, mêlant initiatives publiques et privées dans un intérêt partagé.

Démocratie, l’énergie solaire est aujourd’hui insérée dans notre logiciel démocratique (Directives EnR & Efficacité énergétique des Bâtiments, lois issues du Grenelle de l’environnement) et social (ONG, acteurs économiques, universités, centre de formation, …). Qui plus est, le solaire réintroduit de la démocratie dans notre politique énergétique, permettant indépendance et responsabilité climatique à l’échelle de la maison, de l’immeuble, du quartier, de la région. L’accélération de son développement relève de la démocratie locale.

Décentralisation, car le développement de l’énergie solaire ne se décrète pas à Bruxelles ou à Paris. Si un cadre communautaire et national est bien entendu nécessaire, cela est insuffisant sans l’implication locale. Ce sont les collectivités qui vont accélérer/faciliter/réaliser nos engagements collectifs. Ce sont elles qui vont concrétiser les Directives et les Lois, vaincre l’inertie administrative, libérer la force des acteurs locaux. Elles qui vont être les génératrices de la concertation quand cela est nécessaire (centrales solaires, zones patrimoniales, …).

Une culture solaire française, qui vient de la base, se redécouvre. Après la mobilisation des années 70/80, après une éclipse de presque 20 ans, notre pays se redécouvre une culture solaire faite d’implication locale. C’est un phénomène récent, au tournant des années 2000 pour le solaire thermique, depuis 2006 pour le photovoltaïque. A l’inverse d’une culture centralisatrice, entrepreneurs/associations/élus locaux « pro solaire », tous portent une dynamique féconde de développement local.

Développement économique & responsabilité climatique, préparer, réaliser l’évolution de notre système énergétique pour consommer moins et mieux, pour nourrir une croissance économique endogène & verte. Cela va entraîner un bouleversement dans l’acte de bâtir et de vivre la ville, où le solaire est appeler à se généraliser à moyen terme. Le secteur de l’énergie solaire s’impose comme un des acteurs majeurs du 21ème siècle. Les pionniers d’aujourd’hui ont la chance de pouvoir être les leaders de demain, pour le moins d’être à l’heure au rendez-vous des enjeux. Les collectivités locales impliquées sont des accélérateurs de la transition énergétique, génératrices d’une nouvelle économie sans carbone. Les nouveaux acteurs de l’énergie vont incuber dans les territoires exemplaires.

L’exemplarité est encore limitée, combien de collectivités locales françaises exemplaires sur 36000 communes ? Cette exemplarité, à Reims, Lille, Bordeaux, Lyon, Aubagne, La Rochelle, Chambéry, … est une base, le début d’un chemin qui nous mènera bien au-delà de 2020. Il faudra beaucoup partager ces expériences, pour aller plus vite dans une émulation apprenante. Une exemplarité qui doit se décliner sur 1 ou 2 mandats. Le temps passe vite, où en seront les maires en 2014, à l’heure des prochaines échéances électorales ? Combien avec des retours d’expérience et un bilan probant, ou au pied du mur d’une responsabilité qui aura tardé à se matérialiser ? Il reste moins de cinq ans pour mettre en œuvre une politique solaire locale.

Aux forces vives et locales de se mobiliser dans un agenda solaire, aux élus locaux d’être les générateurs du changement… 

Thèmes

Energies renouvelables Solaire

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par zygomar (IP:xxx.xx9.53.94) le 19 mai 2009 à 17H56

la Conférence des Maires et des Elus pour le Solaire à Paris, 150 personnes pour une première édition.

Il y a 38 000 maires en France + les élus et il y en a .......

Manifestement, çà n’attire pas beaucoup les foules..... Faut dire que business des éoliennes est beaucoup plus juteux pour les communes et leurs édiles....

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