Le baril de pétrole a atteint 86,13 dollars, lundi dernier à New York. Comme vous pouvez le voir sur le graphique ci-dessus, on était à 20 dollars en 2002, à 30 dollars en 2004, à 50 dollars en 2006, et maintenant on dépasse 80 dollars.
Il faut savoir que la production de pétrole mondiale plafonne à présent à 84 millions de barils par jour.
Voici les chiffres pour les dernières années (source : EIA) :
- 2003 : 79,62 millions de barils par jour.
- 2004 : 83,12 millions de barils par jour.
- 2005 : 84,63 millions de barils par jour.
- 2006 : 84,60 millions de barils par jour.
- 2007 : 84,31 millions de barils par jour. (premier semestre)
Comme je l’ai écrit le 16 mai 2005 : le pic de production de pétrole mondial, c’est pour cette année, et les chiffres ci-dessus le prouvent. Depuis 2005, les puits existants s’assèchent plus rapidement que la découverte de nouveaux gisements, et on n’arrive plus à dépasser 84,6 millions de barils par jour.
Il est en train de se produire au niveau mondiale ce qui s’est déjà passé pour le pétrole off-shore britannique : on a dépassé le pic de production, et on entame la lente baisse de production.
Comme, dans le même temps, la demande de la Chine est en croissance forte, le baril à 100 dollars ne devrait plus tarder à arriver.
Pour en savoir plus :
1. Le baril de pétrole atteint un nouveau sommet à plus de 86 dollars (Le Monde)
2. Light Crude Oil (CL, NYMEX) (TFC Commodity Charts)
3. Other International Petroleum (Oil) Data (Energy Information Administration)
4. La fin du pétrole (Gaïa)
Crédit graphique : TFC Commodity Charts
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Très heureux de constater que nous y sommes. Les compagnies pétrolières auraient pu le dire un peu plus clairement. nous devons attendre des tensions internationales du fait du manque ! Chacun doit prendre ses responsabilités en faveur de la paix. Al Gore arrive à temps !
"Si les compagnies pétrolières diffusaient les vrais chiffres, leur cours en bourse s’éfrondrerait et il y aurait panique"
je sais plus de qui sont les propos (cités approximativement), mais il noyautait bien le milieu donc ça semblait crédible.
Pour la société automobile (voitures, camions) c’est mal parti car il n’y a aucune autre solution que de s’en passer dans 95% des cas, c’est à dire n’en conserver qu’un petit nombre pour des usages prioritaires et bien répertoriés.
Pas d’illusion à avoir du côté des agrocarburants, qui sont à l’origine d’un désastre en cours écologique et alimentaire. Ni du côté de l’hydrogène, simple vecteur énergétique, qui demande d’énormes moyens pour sa production, moyens qui ne seront jamais disponibles.
La question de l’énergie dans son ensemble est la question essentielle, trop souvent mise de côté. Par exemple, cela gêne beaucoup de monde de savoir qu’il est possible à la fois de réduire nos émissions de gaz à effet de serre et de mettre fin au nucléaire comme l’on voit Energie (renouvelables et autres)
Un gros effort doit être fait du côté des bâtiments, résidentiels ou tertiaires, et il faut mettre en pratique l’architecture bioclimatique.
Une autre partie de la solution dans la démonstration faite ici Négawatt : nous pouvons réduire très fortement notre consommation d’énergie sans perdre notre confort.
Et le passage du peak oil semble bien se faire cette année ou la prochaine. Cela dépendra de l’hiver (froid ou doux) et de la situation économique (récession ou pas).











