Le G8 qui vient de se tenir dans le nord du Japon n’a pas beaucoup fait avancé le schmilblick et s’est borné à constater ce qu’il est inévitable de faire en terme de réduction d’émission de CO2 sur les quarante prochaines années. A condition bien sûr que le réchauffement climatique, qui est lui bien réel, soit bien lié à l’activité humaine et pas à celle du soleil. Au passage constatez que l’homme se compare désormais au soleil, Phoebus sur son char doit bien en rire là où il se trouve.
Il reste à convaincre les G5 c’est à dire les pays émergents : Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud et Mexique, désormais les gros pollueurs de la planète, de joindre leurs efforts à ceux des pays développés et là ce n’est pas gagné d’avance. Peut-être les Jeux Olympiques en permettant au monde de se rendre compte du niveau de pollution en Chine, permettra-il à ces derniers pays de ne plus se cacher derrière leur petit doigt dans ce domaine et d’accepter que des efforts sont aussi à faire dans leurs pays. Enfin, il reste aussi à inventer le modèle de développement à forte productivité énergétique qui permettra la satisfaction de ces objectifs, car sinon c’est le chômage qui submergera la planète plutôt que la mer.
En marge de ce G8, il n’est pas inintéressant de regarder ce qui se
fait dans le domaine de l’Energie dans ce pays si éloigné et discret dont nos médias parlent très peu.
Et là surprise, on s’aperçoit que le Japon est en fait le pays du monde qui investit le plus en recherche dans le domaine énergétique. Plus que les Etats-Unis eux mêmes et plus que l’Union Européenne qui elle parle beaucoup plus qu’elle ne fait.
Il est vrai que le Japon est totalement dépourvu d’hydrocarbures, comme nous, et qu’il est donc très attentif à réduire ses besoins dans ce domaine. Il a réussi à améliorer son taux de rendement énergétique de 37% en trente ans, chiffre à rapprocher des 50% que les pays du G8 se sont engagés à faire dans les quarante années à venir.
Dans les réalisation connues et concrètes, le développement de la première voiture hybride : la Toyota Prius, dont la seconde génération va sortir bientôt, là ou les autres constructeurs planchent toujours sur leur première. Des bâtiments à haute efficacité environnementale. Un gros effort dans le recyclage des matériaux avec une réduction des déchets de 100 000 à 40 000 tonnes ! Et une utilisation dans l’industrie d’énormément de matériau recyclés, aluminium en particulier.
Vous n’avez pas été non plus sans remarquer les pleines pages de publicité dans la presse de Sharp sur son énorme développement dans le photovoltaïque. Une preuve que les recherches chez eux se transforment bien, comme aux Etats-Unis, en production industrielle et donc en avance technologique concrète sur les autres pays du monde.
Au total les consommations d’électricité ont baissé de 1.5% entre 2002 et 2006 dans l’industrie, de 3.5% dans le secteur des transports mais monté de 6.5 dans la consommation domestique. Une indication, comme en France, que le point le plus critique à améliorer est bien celui des comportements individuels. J’oubliais. Le Japon est, après la France, celui qui utilise le plus l’énergie nucléaire pour produire son électricité.
Vous oubliez aussi d’ajouter à votre dernière phrase que la plus grande centrale nucléaire de l’île, la centrale de Kashiwazaki-Kariwa a subi un tremblement de terre d’intensité 6,8 en juillet 2007 qui a provoqué un incendie et des fuites d’eau contenant des éléments radioactifs.
Celle-ci est à l’arrêt depuis et ne redémarrera probablement jamais d’après plusieurs sources.
Qu’on vienne encore nous dire que le nucléaire est une énergie sûre...










