NaturaVox : partager pour préserver
ConsoSociétéAlimentationSantéBiodiversitéClimatÉnergies
L'embarrassante taxe carbone

Article publié le 12 juin 2009

L'embarrassante taxe carbone

Jean-Louis Borloo, ministre en charge de l’économie et du développement durable et Christine Lagarde l’ont annoncé hier, il n’y aura pas de taxe carbone prévue dans le budget de 2010. L’idée qui avait été longuement discutée au Grenelle de l’Environnement en 2007 sans être adoptée et portée en France par Nicolas Hulot notamment via son pacte écologique que l’animateur avait fait signer aux candidats de la présidentielle de 2007. Une taxe équivalente avait même été abordée au G20 de mars dernier. Le succès récent des verts aux élections européennes et du film Home de Yann Arthus-Bertrand en France, mais aussi en Europe rappelle que les questions environnementales sont de plus en plus profondément encrées dans les préoccupations des citoyens européens. Pourtant, cette taxe pose de nombreux problèmes qui expliquent probablement son report régulier depuis le Grenelle.

La taxe carbone une incitation à la rationalité énergétique ?

La taxe carbone ou contribution climat-énergie propose de taxer les entreprises ou produits proportionnellement à l’énergie nécessaire, calculée en équivalent carbone. Elle serait indexée sur les rejets d’émissions de gaz à effet de serre nécessaire à la production du produit, intégrant par ici le processus de production (plus ou moins énergivore), le choix énergétique entrepris (énergies renouvelables ou énergies fossiles), les transports de matières premières...
Le but de cette taxe est multiple :
- Diminuer la dépendance des entreprises aux énergies fossiles, se raréfiant, plus carbonées, malgré le choix important (et débattu) de l’énergie nucléaire en France, il y a encore bien des efforts dans ce domaine.
- Réduire les rejets de gaz à effets de serre, cette mesure serait un bon moyen d’engager des économies d’énergies.
- Inciter la modernisation des processus de fabrications industrielles, la rationalisation des transports et des dépenses énergétiques, la production d’énergies renouvelables : solaire et éolien en tête.

Cette taxe serait donc un moyen très incitatif d’améliorer les performances environnementales des entreprises et du territoire. À l’heure où l’Hexagone se met (trop ?) doucement aux énergies renouvelables, trop sûre de son réseau de centrales nucléaires, son adoption pourrait être un geste très fort. Mais, il pose justement énormément de problèmes aussi bien d’ordres techniques que politiques ?

Comment indexer la taxe carbone ?

Il s’agît d’un des principaux freins à l’adoption d’une telle taxe, car comme le rappelle la page wikipédia qui lui ai est consacrée, elle doit être neutre, acceptée, planifiée et pilotée par le prix global de l’énergie fossile. Caractères difficiles à réunir aujourd’hui sur la base des critères de mesure de la consommation carbone ? En effet, doit-on taxer la consommation en énergie nécessaire pour la fabrication du produit par l’entreprise ? Difficile, comment distinguer la part du renouvelable, du nucléaire, de fossile et le transport des matières premières ? À quel échelon territorial ? La production industrielle doit-elle la seule concernée ?
En France, il existe la méthode Bilan Carbone développée par Jean-Marc Jancovici. Mais, elle pose de nombreux problèmes, sachant qu’elle vise à être exhaustive, poussant jusqu’à intégrer le travail, les matériaux entrants ou le fret. La somme des multiples activités donne l’empreinte carbone théorique de l’entreprise. Mais, la marge d’erreur des calculs est problématique, assez aisément arrangeable, car elle suppose de faire estimation qualitative et quantitative avec des marges d’erreur atteignant 100 % pour certains postes. Même faite avec bonne volonté et honnêteté, cette méthode est peu réaliste (certes, ce n’était pas nécessairement son objectif) et donne des résultats en ordre de grandeur. Certes, on peut imaginer une application type impôt sur le revenu avec pallier, mais elle en perd sans doute une part de son attrait incitatif...

Une taxe contre-productive ?

Si cette mesure est mise en place au niveau français, ne risque-t-elle pas d’être contre-productive ? En taxant, la production industrielle, elle pourrait être un élément supplémentaire de la diminution de l’attrait du pays et être un prétexte pratique pour délocaliser les activités trop énergivores plutôt que d’en revoir les processus de production ? Avec un président élu sur le pouvoir d’achat, il serait naïf de supposer qu’une telle taxe ne s’en ressent pas sur le prix à la consommation, signe politique embarrassant et effet négligeable sur la lutte contre le réchauffement climatique. En taxant directement le produit ou la catégorie de produit, elle avantagerait les procédés les plus polluants et n’inciterait pas à l’investissement dans des systèmes plus rationnels énergétiquement.

La taxe carbone dont le concept est plutôt séduisant s’avère être un casse-tête embarrassant. Cette décision est pourtant très attendue par les milieux verts, mais il est nécessaire de poser et d’essayer de répondre à un enchevêtrement de questions difficiles, épineuses... D’autant que pour que la taxe soit bien acceptée, il faudrait qu’elle soit lisible et relativement facile à mettre en place, mais pourtant "révolutionnaire" d’après Michel Rocard. Il animera la "conférence de consensus" en juillet prochain, en espérant qu’entre-temps les bonnes questions aient été posées !

Thèmes

Energie Politique Taxe Carbone Bilan Carbone

Bookmark and Share
17 votes

commentaires
votez :
par Bobby (IP:xxx.xx0.42.54) le 12 juin 2009 à 10H31

Tout d’abord tu devrais relire tes articles, l’orthographe reste un peu à désirer. Que les lois soient encrées, c’est mieux, mais qu’elles soient ancrées, c’est intéressant.

Passons.

Tu poses un peu rapidement mais clairement la question de l’usage des résultats des Bilans Carbone ADEME de M. Jancovici. Je pense personnellement que cette méthode certes exhaustive présente un intérêt majeur qui est celui de faire prendre en compte aux différents acteurs l’ensemble de leurs émissions. De plus, cette méthode d’évaluation ne s’applique pas qu’aux industriels. La Ville de Paris a réalisé son bilan carbone et d’autres administrations et entités urbaines ont suivi.

En effet on obtient seulement des ordres de grandeur car les chiffres ne sont pas exacts. Cependant, est-ce que cela doit vouloir dire que rien ne doit être fait ?

Je te conseille de regarder ce que font nos voisins du Royaume-Uni, avec leur Carbon Reduction Commitment. Une belle preuve qu’il est possible d’agir sur les gros pollueurs. Regarde en détails leur méthode, et tu verras qu’il est en fait très difficile de cacher des émissions. L’idée est de regarder la consommation d’énergie au compteur, pas les pôles émetteurs.

Si tu veux en savoir plus sur les entreprises tu peux aussi lire la méthodologie d’évaluation de leurs émissions telle que définie par le GHG Protocole. Là encore il n’est pas facile de passer outre.

A lire le rapport de l’ADEME, ils admettent une marge d’erreur importante. Mais on doit y voir pas seulement un échec à quantifier précisément, mais un premier pas vers une prise de conscience des émissions. Tout dépend de la démarche.

Alors oui, ces taxes sont un poids économique supplémentaire. Il s’agit de savoir ce que l’on veut. N’oublions pas que c’est aussi une façon de forcer les entreprises à s’adapter à la baisse des ressources, à limiter le gaspillage, maximiser leur production, avant d’être au pied du mur. Madrid, dans son bilan carbone, stipule clairement qu’à l’horizon 2012, dans le contexte actuel de croissance et si rien n’est fait, la demande d’énergie des Madrilènes sera supérieure à l’offre proposée.

Taxe carbone ou pas, il doit y avoir adaptation des entreprises. Les problématiques que tu poses quant à la mise en place de cette taxe sont justes. Des solutions autres que Kyoto (mise en place du système de droits à polluer le 16/02/2005, marché noyé donc inutile) existent.

Je ne crois pas qu’environnemental et économique soient compatibles. Sans entrer dans un débat de valeurs ou philosophique, des choix doivent être faits, qui auront des conséquences sur le futur.

Quelques questions clés à se poser quand on parle de bilan carbone et de mise en place d’un processus durable : => Face aux changements du 21ème siècle deux options : la prévention et/ou la préparation à lutter. => Quel projet de société et quel développement économique, social et politique possible et voulu sous contrainte ? => Réalisation des projets : gouvernance, utilité publique, financiabilité, délai ?

Il reste toujours, bien sur, l’option de la décroissance durable...surement un peu d’utopisme de ma part, mais qu’importe.

On ne changera sûrement rien, les gens et les sociétés resteront ce qu’elles sont, et ce ne sont pas 10% de réduction à l’horizon 2050 qui changeront grand chose.

Mais comme dirait Camus, "Aujourd’hui encore, je ne vois pas ce que l’inutilité ôte à ma révolte, mais je vois bien ce qu’elle lui ajoute."

votez :
par EEEtienne (IP:xxx.xx2.231.208) le 12 juin 2009 à 14H46

Merci beaucoup pour ce commentaire, très intéressant !

En fait, je ne remets pas en cause le fond même du concept de Taxe Carbone et du Bilan Carbone que je trouve très utile mais plus à des fins "internes" c’est-à-dire de pointer effectivement où sont les dépenses énergétiques pour ensuite essayer de mettre en place des plans d’actions visant à les diminuer. Mais serait-ce un bon outil dans le cadre d’une taxe carbone ? j’émets des doutes.

J’essayais juste de formuler quelques interrogations sur la difficulté de mettre en place une taxe carbone efficace, car si elle est contournable par des cabrioles variés ou si elle est injuste son effet sera sans doute contraire à sa volonté première. La question de l’échelon géographique de son application est par exemple tout à fait primordiale...

Et je suppose que ce nombre important d’interrogations n’est pas étrangère au report régulier de la mise en place de cette mesure...

votez :
par zygomar (IP:xxx.xx0.243.67) le 12 juin 2009 à 12H18

"....que les questions environnementales sont de plus en plus profondément encrées dans les préoccupations des citoyens européens..."

Ce qui n’est que le résultat de lavages de cerveaux éhontés fondés sur des affirmations invérifiées, sur un dogme indiscutable, sur l’entretien d’une peur injustifiée, sur la répétition ad nauseam de litanies catastrophistes, sur une culpabilisation à outrance des pauvres gens.

votez :
par EEEtienne (IP:xxx.xx2.231.208) le 12 juin 2009 à 14H34

Disons que je ne suis pas tout à fait en désaccord avec toi... "l’écologisme" a une forte propension à une forme de moralisme qui me dérange assez. Toutefois, je crois que son principale apport est finalement la remise en question d’un certain forme de pensée, de culture de l’abondance qui est peu compatible avec la réalité physique de notre environnement. Sans nécessairement révolutionner notre mode de vie, elle a eu l’effet notable de remettre une forme de rationalisation, plus seulement économique, au centre des priorités... de mettre en lumière l’absurdité du gaspillage des ressources finies.

Personnellement, je ne suis pas spécialement sensible au message catastrophiste et sermonneur, je suis plus proche d’une logique de la simplicité (parfois la plus difficile à mettre en oeuvre).

votez :
(IP:xxx.xx0.240.78) le 13 juin 2009 à 12H14

bref, à entendre ce dégénéré, il faudrait donc continuer à polluer pour manger de plus en plus mal, être de plus en plus malade et détruir de plus en plus notre planète ! Vous en avez d’autres encore des propositions comme celle-ci Zygomar ? ?

Mais ma parole ou bien vous ne comprenez pas ce que vous lisez ou bien vous avez un esprit tordu (et encore peut être même n’avez vous pas d’esprit tout court). Ou avez-vous lu que zygomar a proposé de continuer à polluer ? Ou avez-vous lu qu’il avait fait des "propositions" dans ce sens ? Je me sens obligé d’intervenir, non pas que je défende particulièrement zygomar qui est assez grand pour le faire lui même et je pense qu’il le fait bien, mais pour rétablir la réalité de son propos. Je ne supporte pas que l’on déforme les propos des autres pour leur faire dire ce qu’ils n’ont pas dit, qui plus est en utilisant des insultes grossières.

votez :
par mr-bienetre (IP:xxx.xx5.191.200) le 14 juin 2009 à 12H09

"Mais ma parole ou bien vous ne comprenez pas ce que vous lisez ou bien vous avez un esprit tordu (et encore peut être même n’avez vous pas d’esprit tout court). Ou avez-vous lu que zygomar a proposé de continuer à polluer ? Ou avez-vous lu qu’il avait fait des "propositions" dans ce sens ? Je me sens obligé d’intervenir, non pas que je défende particulièrement zygomar qui est assez grand pour le faire lui même et je pense qu’il le fait bien, mais pour rétablir la réalité de son propos. Je ne supporte pas que l’on déforme les propos des autres pour leur faire dire ce qu’ils n’ont pas dit, qui plus est en utilisant des insultes grossières."

Tient ! Voilà que Zygomar se cache maintenant...remarquez, on peut aisément comprendre pourquoi :-)) Mais bon, on vous aura reconnu quand même Zygomar, avec ou sans votre pseudo ! Le seul à avoir l’esprit tordu ici c’est bien vous, monsieur le robin des bois défensseur des pollueurs ! Et si ce n’était point vous le Zygoto en question, je ne vois vraiment pas de quoi vous vous mêlez d’une part, et d’autre part, je dirais même qu’au contraire, personne ne devrait défendre un irréductible borné comme Zygomar ! Il n’en ai pas à sa première connerie et je conseille à tous ceux qui en douteraient, de relire ses commentaires...quand aux insultes grossières, ne surtout pas s’inquièter pour cela, j’ai suffisamment d’antécédants avec lui qui justifient largement toutes mes attaques personnelles envers cet espèce de parasite qui pollue le forum de sa présence !!!

votez :
(IP:xxx.xx4.140.216) le 14 juin 2009 à 16H51

Tient ! Voilà que Zygomar se cache maintenant...remarquez, on peut aisément comprendre pourquoi Mais bon, on vous aura reconnu quand même Zygomar, avec ou sans votre pseudo !

Non, monsieur !! Zygomar ne se cache pas pour la simple et bonne raison que je ne suis pas zygomar et que par conséquent vous ne m’avez pas reconnu et que votre hargne bornée à sans cesse l’attaquer pour des raisons idiotes vous fait dire des imbécilités ! Dites-vous donc bien une fois pour toutes que je n’ai rien à voir avec zygomar et que je défends qui bon me semble pour les raisons qui me regardent que celà vous plaise ou non.

votez :
par zygomar (IP:xxx.xx9.53.54) le 16 juin 2009 à 17H38

"Disons que je ne suis pas tout à fait en désaccord avec toi... "l’écologisme" a une forte propension à une forme de moralisme qui me dérange assez"

Merci de votre réponse "modérée" et claire.

Le but de ma remarque n’était pas d’entrer dans la contradiction frontale, mais simplement d’exprimer, de façon un peu "vigoureuse" ma position vis a vis de l’écologisme dogmatique,politique, autoritaire, univoque,irréaliste, culpabilisateur que certaines castes nous assènent en le camouflant sous des vocables souvent fallacieux. L’écologie, la vraie,pour être crédible et acceptable par la majorité des gens qui n’ont pas les moyens (intellectuels, éducation, intérêt personnel, formation, accès aux moyens d’information,etc...) de se renseigner directement eux mêmes, d’exercer leur esprit critique et de se faire leur propre opinion, cette écologie devrait être clairement "décortiquée", simplifiée, débarrasée de ses scories de pédantisme pseudo scientifique, telle que les médias dont les capacités intellectuelles sont souvent prises en défaut outre le manque systématique de la moindre déontologie pour ne pas dire tout simplement la moindre honnêteté (menant ainsi comme vous dites au "catastrophisme" bien plus vendeur). La véritable écologie devrait être d’abord pédagogique, et comme toute pédagogie bien faite devrait être apprise au public étapes par étapes, simplement, calmement, tranquillement, avec des mots simples facilement compréhensibles. Les solutions préconisées devraient être éxplicitées, justifiées et non pas imposées par en haut. Il faut faire en sorte que les gens deviennent progressivement, volontairement écologistes dans le bon sens du terme, il faut les amener à ce qu’ils développent eux-mêmes, spontanément des comportements écologiques, sans contraintes majeures qui ne leur soient pas clairement expliquées et justifiées. Il faut éviter une écologie utopiste, irréaliste dont les gens n’arrivent à comprendre l’utilité dans leur vie quotidienne. La véritable écologie devrait être débarrassée de ses marchands du temple, de ses charlatans, de ses truqueurs qui l’exploitent de façon éhontée. Je suis un écologiste mais comme vous je ne supporte pas l’écologisme béat, bobo, catastrophiste, truqueur avec des objectifs disparates plus ou avouables...

votez :
par tchoo (IP:xxx.xx0.0.65) le 16 juin 2009 à 09H31

Une taxe, encore une taxe. Devinez qui va la supportée. Et l’argent récolté où irat-il ? a compenser la disparition de la taxe professionnelle, promesse de NS aux entreprises ? Quel en sera alors le bénéfice ? Une augmentation des prix de ventes (même si les couts n’augmentent pas, et une justification supplémentaire pour les entreprises de délocaliser !

votez :
par UnMondeMeyeur (IP:xxx.xx7.60.48) le 3 juillet 2009 à 18H09

Je suis pour une taxe carbone, mais pour une taxe carbone équitable. Et non pas pour cette arnaque.

Imaginez un peu l’employé lambda avec un salaire médian, qui doit utilisé son véhicule qu’il a acheté peu gourmand dans le but de moins emettre de carbone, mais qui doit faire 150 Kms par jour. Cette taxe carbone va le pénaliser lourdement pour se rendre à son travail et il n’a pas d’autre choix, puisque la voiture zéro carbone n’existe pas ou quelques coute une fortune.

Par contre le bon plein de fric qui roule avec don gros 4X4 de luxe, lui ne va sentir aucune différence (même si ces gens sont les plus pingres...).

Ce qu’il faut instaurer c’est un fort malus sur les choses non utiles, comme un gros 4X4 polluant, une grosse GT etc... Ou un écran plasma géant (comme celui de notre président...).

Sinon c’est une belle révolution (pas seulement verte), qu’il faudra enfin mener.

Faisons payer les vrais pollueurs, faisons ramasser leur ordures à ceux qui les jettent n’importe ou etc...

Faisons des choses qui servent, ces taxes carbone ne serviront en aucune manière à avoir une planète plus saine.

Exemple en Suède ou la taxe carbone est instaurée, le nombre de tonnes co2/habitant est superieur à celui de la France.

Ces taxes seront utilisées par ceux qui nous gouvernent pour d’autres choses.

Ces gens la comme les riches (en général) se foutent pas malde votre environement.

Les Auteurs deÉnergies
Pierre Yves - 1 articles
J. Yster - 11 articles
Pierre FG - 1 articles
Dynamicsauto - 37 articles
rcoutouly - 65 articles
lucazal - 3 articles
çaDérange - 299 articles
Mobilité durable - 178 articles