Le dossier commence en France avec plusieurs reportages sur des initiatives privées pour rendre les produits agricoles bio accessibles à tous et pour construire des maisons à la fois économiques et écologiques. Des pionniers qui certes ont la fibre militante mais qui démontrent que c’est possible avec un peu de volonté.
Ensuite,
nous partons à l’étranger et plus particulièrement dans les pays les
plus pauvres. Et là on découvre que nous ne sommes pas les seuls à nous
préoccuper d’écologie et que ces enjeux sont encore plus cruciaux pour
ces pays que pour nous. L’agriculture bio, considéré comme du luxe chez
nous, est en expansion dans le monde. La FAO estime qu’elle pourrait
très bien nourrir la planète tout en ayant des avantages
socio-économiques. Sur le plan de l’énergie et de la préservation des
ressources, des idées simples mais efficaces naissent un peu partout
(four solaires, capteurs de rosée, recyclages…)
L’écologie a ses
figures, on trouve donc une interview de la secrétaire d’Etat à
l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, les petits conseils verts de
vingt personnalités et des portraits de militants du monde entier.
Enfin,
la rédaction de la Vie a bâti un indice de la volonté écologique à
partir de 7 grands critères (pollution aux nitrates, agriculture
biologique, valorisation des déchets, émissions de gaz à effet de serre
en tonnes annuelles d’équivalent CO2 par habitant, budget des communes
pour l’environnement, efforts financiers des communautés de communes
dans le même domaine, degré d’implication des citoyens) et a classé les
régions de France. Résultat : le Languedoc-Roussillon est en tête avec
Rhône-Alpes, PACA, Franche-Comté, Aquitaine, Corse.
Un résultat
étonnant mais qui s’explique lorsqu’on regarde le rang obtenu par notre
région dans chacun des domaines retenus. 6è pour les nitrates, 3è pour
l’agriculture biologique, 2è pour les émissions de gaz à effet de
serre, 4è pour le degré d’implication des citoyens, 4è pour les efforts
financiers des communautés de communes. Mauvais élève pour les déchets
12è (ça ne surprendra personne) et pour le soutien financier des
communes 20è. A l’approche des municipales, les citoyens qui se disent
préoccupés par les questions d’environnement feraient bien de scruter
attentivement les programmes des candidats qui eux le sont beaucoup
moins. Voilà un des enseignements que l’on peut tirer de ces cartes.
Notre bonne place ne doit surtout pas servir de prétexte pour ne rien
faire, au contraire. Etant donné que le classement est comparatif entre
les régions et que la France n’est pas un modèle d’excellence
environnementale, des progrès sont attendus et nécessaires. Une
suggestion : pourquoi ne pas comparer les régions françaises à d’autres
régions d’Europe ?
La Vie, dossier spécial daté du 18 octobre, en vente chez les marchands de journaux pendant deux semaines.
Site internet :www.lavie.presse.fr










