Article publié le 8 février 2008
Ou comment le design est une réponse aux problématiques de développement durable. Le consommateur vert représente entre 7 à 10% du marché (en France), l’essentiel du message marketing tourne autour du mythe vert alors que dans le même temps on élude un des leviers du développement : le design.
C’est lors de la phase de conception que l’on doit penser la vie du produit :
- sa naissance - construction, assemblage, fabrication
- sa vie - courte ou longue
- son recyclage - retour à la nature, réutilisation
Cette démarche est souvent appelée " eco-conception ". L’entreprise de textile PATAGONIA a adopté il y a deux décennies un modèle de développement durable illustré par ses contributions au fond " 1% pour la planète ". Tout repose sur la conception du produit et du soin attaché à considérer toutes les étapes de la conception en pensant aux ressources nécessaires à son élaboration et à la contribution du produit à son environnement en fin de vie. Le modèle économique de PATAGONIA, centré sur l’éco-conception, met aussi en évidence que le consommateur vert est un segment de niche. Le consommateur vert ne fera pas la révolution pour convertir l’industrie à l’écologie, parce que l’écologie et le respect de l’environnement ont un coût sur le pouvoir d’achat et que les changements culturels sont rarement le fruit d’une rupture.
Il existe dans le management d’une entreprise un métier qui pourrait être sollicité sur la consolidation des filières d’éco-conception, c’est celui de la " qualité ". Peu d’organigramme d’entreprise lie la " qualité " avec les phases itératives de l’éco-conception. En effet la " qualité " est souvent vu comme une fin en soi, un service au client pour garantir un niveau de prestation ou un respect des chartes d’hygiène, de sécurité et d’environnement issues de normes nationales ou internationales. La " qualité " a toute sa place dans l’éco-conception mais doit se projeter au delà du sanitaire et de la bien pensante norme ISO 14001 pour attaquer le terrain de l’éco-conception.
Coté Occident, on parle souvent d’une prise de conscience du consommateur de masse pour les problèmes d’environnements alors qu’en réalité le développement durable n’a qu’une faible portée sociale et planétaire. Le projet " Design for the other 90% " initié par Cooper-Hewitt Museum souligne intelligemment le rapport entre bien penser un design, son intégration au besoin et son coût.
Thèmes
Je rajouterais "son impact sur la santé" : la composition d’un éco-produit doit impacter positivement la santé de celui qui l’utilise ;-)
Patagonia, comme toutes les entreprises du "textile" vit des modes et de la mode.
En ce sens, elle ne peut pas défendre l’environnement.
Allez sur mon blog, si vous n’êtes pas convaincu
La mode PATAGONIA c’est plutôt la mode sac poubelle. Et il y a d’autre modèle de marque qui vont dans ce sens, mais dans des versions plus locales pour la distribution. Le système PATAGONIA est un chevalier blanc, bien entendu qu’ils ne protégeront pas à 100% l’environnement mais leur modèle est intéressant, après rien empêche de le faire évoluer. Mais j’ai bien peur que l’industrie du textile qui défende le mieux l’environnement soit celui des nudistes... ;-)












