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L'aquifère Guarani, l'avenir de l'eau en suspend

Article publié le 20 août 2008

La semaine mondiale de l’eau s’est ouverte le 17 août dernier en Suède à l’initiative du Stockholm International Water Institute pour faire le point sur le développement des processus et des programmes internationaux pour l’eau. L’occasion de revenir sur une des plus grandes découvertes naturelles de ce début de siècle, l’Aquifère Guarani.

L'aquifère Guarani, l'avenir de l'eau en suspend

Le prologue d’un conflit international plus vaste ? Un espoir d’indépendance pour l’Amérique latine ? L’aquifère Guarani pose bien des questions alors qu’il devrait apporter des réponses. Ce vaste réservoir (considéré par certains comme le plus important au monde), véritable éponge de pierre, regrouperait assez d’eau douce pour approvisionner 6 milliards d’hommes pendant deux siècles. Son nom de Guarani provient du groupe de population indigène vivant au Brésil et au Paraguay ; en effet les 1200000 km2 que représente l’aquifère s’étendent sur quatre pays d’Amérique Latine : le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay.

Pour ces quatre pays, cet immense potentiel pose des problèmes différents en fonction des situations politiques mais aussi sanitaires et financières. La surexploitation et la pollution guettent déjà la partie brésilienne de l’aquifère, alors que des multinationales américaines signent des titres d’exploitation dans plusieurs pays pour la production notamment de boissons gazeuses (à noter qu’il faut, d’après les estimations, 2 à 9 litres d’eau pour produire un litre de soda). La géopolitique s’invite même au débat au moment où les questions sur les motivations de la présence militaire américaine à la "Triple Frontière" se posent.

Des programme d’études ont été lancés notamment le "Projet de protection environnementale et de gestion soutenable de l’aquifère Guarani" initié par la Banque mondiale et l’Organisation des Etats Américains et doté d’un budget de 27 millions de dollars. Ce programme est d’ores et déjà critiqué par les universités locales qui en sont exclues et remplacées par des sociétés étrangères. La question de l’indépendance en terme d’eau douce de cette région du monde se pose donc réellement et les réponses des Etats concernés se font attendre. Les tentations d’ingérence auront-elles encore raison d’une Amérique Latine qui a l’occasion de s’affirmer sur un des sujets les épineux du siècle à venir ?

Thèmes

Eau

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commentaires
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(IP:xxx.xx4.152.190) le 21 août 2008 à 18H03

C’est vrai que l’eau est un des motifs futurs de conflits : l’Espagne voulait un aqueduc pour acheter en permanence de l’eau à la France, alors qu’on en manque dans beaucoup de régions, outre la pollution... Tout ça pour cultiver sous serre dans leurs immenses vallées selon des méthodes très consommatrices de pesticides.

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par aziz55 (IP:xxx.xx2.168.44) le 8 septembre 2008 à 17H25

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