La semaine mondiale de l’eau s’est ouverte le 17 août dernier en Suède à l’initiative du Stockholm International Water Institute pour faire le point sur le développement des processus et des programmes internationaux pour l’eau. L’occasion de revenir sur une des plus grandes découvertes naturelles de ce début de siècle, l’Aquifère Guarani.
Le prologue d’un conflit international plus
vaste ? Un espoir d’indépendance pour l’Amérique latine ? L’aquifère
Guarani pose bien des questions alors qu’il devrait apporter des
réponses. Ce vaste réservoir (considéré par certains comme le plus
important au monde), véritable éponge de pierre, regrouperait assez
d’eau douce pour approvisionner 6 milliards d’hommes pendant deux
siècles. Son nom de Guarani provient du groupe de population indigène
vivant au Brésil et au Paraguay ; en effet les 1200000 km2 que
représente l’aquifère s’étendent sur quatre pays d’Amérique Latine : le
Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay.
Pour ces quatre pays, cet immense potentiel pose des problèmes
différents en fonction des situations politiques mais aussi sanitaires
et financières. La surexploitation et la pollution guettent déjà la
partie brésilienne de l’aquifère, alors que des multinationales
américaines signent des titres d’exploitation dans plusieurs pays pour
la production notamment de boissons gazeuses (à noter qu’il faut,
d’après les estimations, 2 à 9 litres d’eau pour produire un litre de
soda). La géopolitique s’invite même au débat au moment où les
questions sur les motivations de la présence militaire américaine à la
"Triple Frontière" se posent.
Des programme d’études ont été lancés notamment le "Projet de
protection environnementale et de gestion soutenable de l’aquifère
Guarani" initié par la Banque mondiale et l’Organisation des Etats
Américains et doté d’un budget de 27 millions de dollars. Ce programme
est d’ores et déjà critiqué par les universités locales qui en sont
exclues et remplacées par des sociétés étrangères. La question de
l’indépendance en terme d’eau douce de cette région du monde se pose
donc réellement et les réponses des Etats concernés se font attendre.
Les tentations d’ingérence auront-elles encore raison d’une Amérique
Latine qui a l’occasion de s’affirmer sur un des sujets les épineux du
siècle à venir ?
Thèmes
C’est vrai que l’eau est un des motifs futurs de conflits : l’Espagne voulait un aqueduc pour acheter en permanence de l’eau à la France, alors qu’on en manque dans beaucoup de régions, outre la pollution... Tout ça pour cultiver sous serre dans leurs immenses vallées selon des méthodes très consommatrices de pesticides.
articles très interessant sur l’annuaire de tout http://www.jeseraimillionnaire.com voici le site auto http://www.twinibila.com









