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L'ampoule à incandescence est morte, vive l'ampoule basse consommation !

Comparatif des coûts, consommations et émissions des LED, fluocompactes et halogènes

Article publié le 2 février 2009

D’ici 3 ans les vieilles ampoules à incandescences auront disparu. Voici de quoi choisir leurs remplaçantes.

L'ampoule à incandescence est morte, vive l'ampoule basse consommation !

Vous pouvez dire adieu aux ampoules à incandescence, celles qui nous illuminent (et nous chauffent, c’est un des reproches qui lui est adressé) depuis plus d’un siècle. Les fameux « bulbes » à fil de tungstène ont jusqu’au 12 septembre 2012 pour disparaître, suite à la décision de l’Union Européenne du 8 décembre de les retirer de la circulation. Ce sont d’abord les ampoules de 100W qui seront interdites, dès le 1er septembre 2009, puis celles de 75W et enfin celles de 60W. Au total, ce seront 25 à 50 euros d’économie sur la facture annuelle d’EDF et 15 millions de tonnes de Co2 en moins. Et c’est une nette victoire de l’écologie face aux lobbies des fabricants d’ampoules, qui avaient soumis un scénario d’extinction des feux beaucoup plus lent, jusqu’à 2019 !


Quelles sont donc leurs remplaçantes, supposées consommer jusqu’à 80% d’électricité en moins ? En fait, il y a plusieurs types d’ampoules dites de basse consommation : 


• Lampes fluorescentes dite fluocompacte : ce sont les mini-tubes à néon repliés sur eux-mêmes que l’on voit de plus en plus. Leur rendement lumineux est plus important, donc une incandescence de 100W sera remplacée pour fluocompacte de 20W. Sur mon tableau 2, c’est la 4è colonne (intitulé « CFL »)
• Lampes halogènes : fonctionnent sur le même principe thermorayonnant que l’incandescence, avec un même fil de tungstène, mais avec un meilleur rendement, d’où une consommation moindre de 30 à 50% (n’apparaît pas sur le tableau 2)
• Diodes électroluminescentes (LED) à usage domestique, encore en développement, c’est un peu la lumière du futur, mais il en faudra plusieurs (ce sont de touts petits composants) pour égaler une lampe classique. On en trouve déjà pour illuminer les limites de certaines pistes cyclables au sol. La ville de Grenoble a également utilisé des LED dans ses feux tricolores (Zetalux LED, EarthLED, Evolux S et LED Accent, sur le tableau 2, sont toutes des diodes électroluminescentes).

Aujourd’hui en France, 152 millions d’ampoules à incandescence sont vendues chaque année contre seulement 23 millions de lampes à basses consommation, mais maintenant, vous savez quelles ampoules choisir ! L’avenir est clairement aux LED, et les halogènes risquent d’être les prochains sur la liste des ampoules à bannir.


• Tableau 1 : comparaison des classements énergétiques et consommation des ampoules incandescence, fluocompacte et halogène trouvé en Suisse.
• Tableau 2 : conversion maison du tableau des coûts et des émission Co2 des différents types d’ampoules (fluocompacte, incandescence et LED) trouvé chez ecogeek.

 

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CO2 Electricité Technologies

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20 votes

commentaires
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par Breizhim (IP:xxx.xx1.161.99) le 2 février 2009 à 14H54

Bonjour, J’ai ouïe dire qu’une ampoule dite à faible consommation ( par abus de langage je parle des fluocompactes ) produisait un pic de consommation à l’allumage, et que sur une ampoule amenée à être allumée et éteinte régulièrement (couloir) cela consommait la même énergie voire plus... Quelqu’un peut-il discuter ce point là ?

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par Nicolas C. (IP:xxx.xx1.243.192) le 2 février 2009 à 15H27

La consommation est effectivement un peu plus important à l’allumage. Mais au bout de 10 secondes, le bilan devient positif (c’est a dire qu’en incluant le pic de debut, les 10 premieres secondes de basse conso consomment moins que 10 secondes d’incandescance)

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par Eco Intelligence (IP:xxx.xx9.163.107) le 2 février 2009 à 16H13

Article très intéressant sur les consommations et les dégagements de CO²...

En substance : la fluocompacte est intéressante pour un allumage de longue durée, en effet la période de montée en tension (grâce à un transformateur dans chaque lampe) est plus consommatrice de courant.

Utiliser ce genre de produit pour conserver le réflexe d’allumer est d’éteindre est aberrant. Par ailleurs quelques grammes de mercure sont nécessaires et rendent le recyclage plus complexe et obligatoire (à ne surtout pas jeter dans la poubelle standard : c’est du mercure, du verre particulier et de l’électronique/électrique - DEEE)

Les Led : un peu surpris par le calcul CO² brut qui devient très intéressant en annualisé du fait de sa durée de vie. A ce jour les LED sont tout à fait stables avec des "chaleurs" plus limitées mais largement suffisantes.

Le défaut de la Led est qu’il faut repenser son éclairage.

En effet, pour une flucompacte on trouve très facilement une remplaçante à la mauvaise vieille incandescence en terme de puissance lumineuse.

Pour les LED, il faut "charger" un peu plus et comme les produits sont plus chers à l’achat on hésite. Et là c’est plus sur les supports d’ampoules (plafonniers, rails, glissières) que cela pêche. Les solutions sur fils sont en basse tension non compatible avec les LED et si l’on travaille en 220V direct, il est nécessaire de rajouter des douilles sur les appliques.

Mais là on peut allumer et éteindre à l’envi, c’est moins problématique pour la durée de vie de l’ampoule.

Pour ma part, tous les circuits d’éclairage sont passés sur le solaire (après transformation du 12V en 220V) et la solution LED était la plus économique en terme de batterie de stockage (puissance cumulée et crêtes d’allumage plus faibles).

De même la distribution des LED est assez disparate (mes premières LED ont claqué assez rapidement) et il ne faut pas hésiter à se fournir chez des gens sérieux.

Eco Intelligence

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par Ecoloteky (IP:xxx.xx1.4.34) le 3 février 2009 à 08H33

Merci a Eco Intelligence pour toutes ces précisions sur la fluocompacte.

Oui, en fait il faut repenser complètement la consommation de luminaires, ainsi que l’architecture lumière des habitats, entreprises, lieux publics. La durée de vie très allongée de ces produits font que les réflexes de consommation doivent changer : les prix chers ne doivent pas forcément effrayer quand on voit :
- la durée de vie
- la faible consommation

Enfin le marché est en train de se construire doucement mais sûrement, et en ce sens la décision de l’UE va à mon avis dans le bon sens

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par Breizhim (IP:xxx.xx8.7.151) le 5 février 2009 à 19H14

Merci pour ces précisions. Pour ma part, après réflexion, je pense que le premier enjeu est le remplacement de tous les éclairages publiques dans un premier temps. Ces éclairages sont, j’en suis persuadé et sans faire d’étude préalable, les plus gourmands ... de plus, ce sont des éclairages souvent permanent, allumés sur la durée, donc il y aurait tout à gagner à les remplacer. Il n’y a plus qu’à attendre que les personnes en haut de leur trône prennent un peu d’initiatives ... des vraies ... Mention pour les halogènes qui ont pas mal fleuris en lieu publique, mais je ne suis pas convaincu que ce soit là là meilleur technologie à exploiter.

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