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L'agriculture : entre production et pollution

Article publié le 5 août 2008

L'agriculture : entre production et pollution

L’agriculture fait partie intégrante de la vie de chaque français, et même de n’importe quel être humain sur cette terre, depuis que l’homme a commencé à vouloir exploiter pour mieux se développer les ressources de sa planète. Aujourd’hui, cette activité ne recense qu’à peine deux pour cent de la population, dans environ tous les pays dits « développés » tel que la France. Dans cette dernière, on se rend bien compte de son importance dans tout ce qui du domaine viticole par exemple (qui ne représente qu’à peine un pour cent de la production totale annuelle de toutes les matières dites « agricoles »). Mais au delà des apparences, nous pensons que ce n’est une nouvelle pour personne : l’agriculture pollue. C’est ce que nous allons tenter d’aborder de notre point de vu modeste.

Effectivement, comment croire que des étendues de végétaux, que ce soit du blé, du colza, de la vigne, tout ceci grouillant de petites bestioles et de verdure, soient des sources de pollutions. Et bien comme nous l’avons dit dans l’article « La campagne, pas épargnée par la pollution », tout ceci n’est pas la vrai Nature, ce n’est que de l’artifice certes végétal, mais de l’artifice tout de même. Toute la place que prend un champ, et non des moindres, est toujours un espace que perd notre planète. Pour « construire » un champ, on n’hésite pas (encore que maintenant ce soit moins le cas) à faire de la déforestation. Ceci est la première chose.

Deuxièmement, il nous paraît important de rappeler à quoi sert notre agriculture : à nourrir les animaux. En effet, seulement vingt pour cent de la production agricole va dans nos assiettes, le reste n’est que du foin ou autre à donner aux vaches ou autres bovins qui eux mêmes finiront dans nos petits plats. « Mais il faut bien les nourrir eux aussi ! » nous diriez-vous. Oui, c’est indéniable, mais pas de la façon dont nous le faisons. Ce qui se passe actuellement, et vous pouvez vous en rendre compte par vous-même en vous baladant dans n’importe quelle campagne de France, c’est que ces bêtes qui servent à notre alimentation sont dans des enclos. Et alors ? Et bien c’est exactement ça le problème. Quand vous laissez pendant plusieurs années, sur le même sol, en moyenne une bonne vingtaine de vaches ou autres moutons, vous pourrez toujours essayer de faire pousser quelque chose sur ces sols, mais vous n’y arriverez pas, à moins évidemment d’utiliser tout ce qui est engrais les plus puissants, qui sont, nous le rappelons, eux aussi d’énormes pollueurs pour notre planète (et même pour nous car ils polluent les nappes phréatiques qui sont l’eau que nous buvons ensuite). Donc, la concentration de dizaines de têtes de bétail, voir dans certains cas de centaines, n’est pas la solution (en ce qui concerne l’écologie nous entendons bien).

Que faut-il faire donc ? Une chose très simple : déplacer son bétail. Enfin, simple à dire, mais bon avec des 4x4 et quads, il ne faut pas dire que ce soit forcément très pénible pour le berger (ça l’est peut-être au niveau de la vie privée, mais par définition une vie privée d’agriculteur n’est pas une partie de plaisir). Déjà aux États-Unis, une petite expérience de ce type a été et est toujours tentée. A la manière des cow-boys, des agriculteurs des temps modernes (car ils innovent) partent avec leur troupeau franchir les plaines pour apporter à leurs bêtes une herbe toujours fraîche, sans avoir besoin d’acheter et de transporter (encore quelque chose qui pollue) des tonnes de foin là où est garé leur troupeau.

En faisant ça, ils permettent d’abord à leurs bêtes d’être toujours en mouvement ou presque, donc de développer une musculature (et donc une viande) saine et propre, à l’inverse de celle des bêtes entassées dans des field-locks qui sont bourrées aux hormones et autres produits dangereux pour notre santé. Ensuite, cette technique va permettre que les terres sur lesquelles passent ces troupeaux soient éclaircies et nourries (avec les défections des animaux… et des bergers…), ce qui permettra à une végétation plus variée et plus saine de se développer (il ne faut pas que ces troupeaux soient trop gros sinon ce sera le même impact que pour les enclos : stérilisation de la terre). De plus, en nourrissant ses bêtes de façon « naturelle », l’agriculteur n’aura plus besoin de tant de foin, de tant de nourriture produite elle-même par d’autres agriculteurs dans des champs. Ce qui veut dire moins de champs, donc moins de pollution car plus de place pour la vraie Nature. Ce qui peut vouloir dire également que les agriculteurs auront peut-être plus la possibilité de faire de la jachère, permettant ainsi d’avoir une terre de meilleure qualité. De plus, il faut le rappeler, quand vous voyez des champs de blé à perte de vue, dîtes vous qu’en plus de prendre de la place, ils détruisent la biodiversité, et c’est ça que peut permettent de réduire la jachère : la destruction de la biodiversité.

Enfin bon, toutes ces choses pour dire qu’au-delà de son aspect naturel, l’agriculture est en fait très pollueuse. Il ne faut pas séparer l’agriculture végétale et animale, car comme on l’a vu juste avant, on produit quatre-vingt pour cent d’agriculture végétale juste pour la nourriture des animaux. Des économies peuvent être faîtes, comme dit plus haut. D’autres choses doivent être changées, comme par exemple la culture de maïs qui a affreusement besoin d’eau, et qui en dépit du bon sens (ou peut-être du bon sens pour le profit), est cultivé parfois dans des régions où il manque de l’eau (rappelons que les plus gros consommateurs d’eau ne sont pas les ménages comme on s’amuse à nous le faire croire en nous disant de bien fermer le robinet, mais les industries et juste derrière l’agriculture). Mais encore faut-il, comme c’est le cas pour les groupes industriels, que les mentalités changent et qu’une prise de conscience se fasse, pour qu’enfin on se rende compte qu’il n’est plus temps de réfléchir, mais d’agir. Peut-être quelques problème surviendront en ce qui concerne tout ce qui est laitier avec l’obligation d’avoir à portée de main le matériel nécessaire pour la traite, mais bon, si déjà tant d’efforts sont faits, croyez-nous, ce sera de la viande de meilleure qualité, de la place pour la Nature avec moins de champs, ce qui permettra de réduire l’empreinte écologique de chaque habitant, et c’est déjà pas mal.

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