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L'Energie dans le monde : Soyons rassurés

Article publié le 17 janvier 2008

Les malheureux citoyens que nous sommes sont perpétuellement assaillis par le sentiment que, dès qu’il s’agit d’énergie, nous polluons la planète de manières diverses : trop de CO2 qui cause(rait) l’effet de serre, les déchets (surtout nucléaires), des rejets de chaleur inconsidérés, etc. etc. Les seuls moyens d’échapper à l’opprobre sont de faire des économies d’énergie et de se tourner vers les énergies renouvelables, dont l’éolien est le parangon incontesté. Certes, les économies d’énergie sont parfaitement recommandables, partout où c’est possible ; on commence à s’apercevoir que les énergies renouvelables, à cause de leur caractère aléatoire et diffus, ne peuvent être qu’un appoint à une source d’énergie massive et permanente. En particulier, on commence, à juste titre, à se poser des questions sur l’intérêt, dans nos pays, des fermes éoliennes dont tous les média se gargarisent : pas de CO2, mais pollution visuelle pour des résultats marginaux et coûteux.

On parle d’un doublement des besoins en énergie de la planète d’ici le milieu du siècle, causé principalement par la fringale de modernisation des pays « en développement » et même d’un triplement de la demande électrique, à cause des avantages incontestables de ce vecteur en termes de confort, d’usage pratique et de sécurité.

Nous nous plaçons en 2050 : il est admis que la demande électrique sera 300 % plus élevée qu’aujourd’hui (env. 20 000 Térawatt-heure actuellement) . A ce moment, les moyens d’économiser l’énergie seront sans doute assez bien intégrés et il n’y aura pas grand-chose à gagner dans ce secteur, disons tout de même un gain de 10 %. Mettons, pour être aimables mais sans trop y croire, un 25 % d’appoint d’énergie renouvelable, notamment solaire.

Reste à fournir : 300-100-(10+25)= 165 % en bonne énergie massive et constante, ce que l’on sait faire avec les combustibles fossiles et le nucléaire.

Mais l’objection des rejets de C02 si bien décrits par le nouveau Nobel Al Gore, plus le prix croissant des combustibles, sont de nature à condamner leur utilisation. Les barrages hydroélectriques apporteront un appoint naturellement (de l’ordre de 10 %).

Reste l’énergie nucléaire, si longtemps décriée, massive, propre, sûre quand elle est correctement mise en œuvre, comme nos installations en témoignent, et qui n’émet pas de gaz à effet de serre.

Combler cette demande avec des réacteurs nucléaires, ceci équivaut à installer 3-4000 nouveaux réacteurs du genre EPR de 1500 MW chacun dans le monde. Le nombre de ces réacteurs n’est pas le problème, mais leur gourmandise en Uranium risque d’en être un, dont on voit d’ores et déjà le prix s’envoler.

A raison de 150 tonnes d’uranium naturel par an et par réacteur, pour 4000 réacteurs cela fait une demande de 600 000 tonnes par an. Or si l’on estime à 15 millions de tonnes les réserves d’uranium normalement accessibles en 2050, on voit qu’en théorie en 25 ans les réserves seraient épuisées (ceci est en partie faux, car la prospection de l’uranium en est encore à ses débuts, et il suffit de voir ce qu’il en est des découvertes de gisements de pétrole).

Entre-temps, nos physiciens nucléaires ont de longue date observé que l’on peut singulièrement améliorer le rendement sur matières premières de nos réacteurs, par une approche scientifique, en utilisant des réacteurs moins gourmands mais tout aussi efficaces et en recyclant au maximum tout ce qu’ils produisent : bel exemple de développement durable.

Les réacteurs actuels sont dérivés d’un réacteur américain de sous-marin, robuste et fiable, mais l’économie en combustible n’était pas un souci majeur. Ce sont des réacteurs refroidis à l’eau , réacteurs dits « à eau légère » dans lesquels les neutrons sont ralentis, d’où la dénomination de « réacteurs à neutrons thermiques ». A ce titre, les réacteurs actuels ne « brûlent » au mieux que 1 % de l’uranium naturel qui a servi à fabriquer les éléments combustibles, et malgré tout on les trouve remarquables. En France et au Japon on « retraite » d’ailleurs ces combustibles irradiés pour en recycler les 99% restants qui pourront être réutilisés, aujourd’hui ou plus tard : l’uranium plus du plutonium qui se forme dans le réacteur. (Ce plutonium est un excellent combustible).

Les physiciens ont vite vu que si les neutrons n’étaient pas ralentis et restaient des « neutrons rapides », on pouvait obtenir des propriétés remarquables, notamment à partir de réacteurs pouvant être alimentés en uranium naturel ou même appauvri (venant des installations d’enrichissement), démarrant au départ sur plutonium et capables si nécessaire, de fabriquer plus de plutonium qu’ils n’en consomment, le combustible d’appoint étant de l’uranium ordinaire. On nomme ces réacteurs des « surgénérateurs ». Ce tour de force est obtenu en particulier, par des recyclages intelligents.

Il faut démarrer, en principe, avec une certaine quantité de plutonium qui est produit dans les réacteurs actuels, on voit donc la complémentarité des filières à eau légère et de celles à neutrons rapides.

On objectera que « le plutonium est le produit au monde le plus dangereux » Ceci n’est pas vrai, même si la manutention du plutonium mérite des égards particuliers, précautions qui sont déjà mises en œuvre dans des installations industrielles comme l’Atelier Melox à Marcoule qui recycle déjà le plutonium pour le brûler dans les réacteurs actuels.

Les réacteurs rapides seraient théoriquement capables d’utiliser tout l’uranium dont on les alimente, et non plus seulement 1%. Avec les pertes, on peut arriver à 50-70 % de rendement, ce qui fait une vaste différence. Ce type de réacteurs fait partie de ce que l’on a baptisé la Génération IV.

C’est comme si avec un plein d’essence qui permet de faire 500 km, on pouvait en faire 50 fois plus, soit la moitié du tour de la terre !

A supposer que TOUTE l’électricité dans le monde serait générée par le nucléaire (donc sans aucun rejet de CO2), nos 4000 réacteurs auraient besoin chaque année de : 4000x3t/an=12 000 tonnes d’uranium environ, au lieu de 600 000 tonnes.
(La consommation actuelle mondiale est de l’ordre de 60 000T/an pour 17 % d’électricité nucléaire).

On voit le spectre du manque d’uranium s’éloigner, 20 ans de réserves devenir 1000 ans....

Ces données ne sont pas des élucubrations mais ont été vérifiées avec les différents prototypes, notamment Superphénix (1300 MW) avant sa fermeture autoritaire et sa casse irréversible.

A noter en plus qu’un réacteur rapide produit encore moins de déchets qu’un réacteur à eau légère, et consomme sous forme d’énergie une partie de ses propres déchets.

Le mouvement perpétuel, en quelque sorte.... En tout cas, un nucléaire durable.

Pourquoi se priver de tels atouts  ? Les Indiens l’ont bien compris, avec leurs besoins énergétiques monumentaux, ils ont mis en chantier un surgénérateur PFBR de 500 MW.

La seconde partie du siècle verra de tels réacteurs. Le marché de l’uranium se stabilisera. On aura, si l’on en a la volonté, une énergie électrique abondante, bon marché, propre et sûre.

Donc nous pouvons nous réjouir de ce que la Providence et l’intelligence de l’homme nous permettent d’envisager des perspectives que nous qualifierons de « durables ».

Michel Lung

Des gens comme Michel devraient être immortels, mais
La mort est le seul évènement certain de la vie , la seule vérité, et quand elle arrive elle nous surprend toujours .
Quand on perd un ami on à l’impression qu’on avait encore tant de choses à lui dire.....
Adieu Michel


José Romelé
Président WONUC France

Thèmes

Energie CO2 Nucléaire Electricité Economie

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commentaires
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par Lisa (IP:xxx.xx7.114.40) le 17 janvier 2008 à 11H45

voici un article plus que partial, surtout venant de la part du président du World Council of Nuclear Workers. Non ?

Il faudrai pouvoir bannir de tels articles qui occultent la moitié de la vérité a savoir les dechets nucléaires et leur non traitement, le danger des rejets radioactifs notament dans les fleuves qui existent bel et bien (je me met a la recherche des sources que je reviendrai poster), et bien sur les risques enormes d’accidents, surtout quand on vend de telles technologies a des pays qui ont des regles de securité bien moins rigoureuses.

Enfin... on nous dira toujours que les nuages radioactifs s’arretent aux frontieres et il y aura toujours des gens pour le croire.

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par mjmb (IP:xxx.xx1.83.27) le 17 janvier 2008 à 13H02

Remarquons quand même quelques petits détails :

- En cas d’accident nucléaire, c’est WOHUC qui fournira les premiers morts,

- Ils sont certainement plus directement menacés que nous par les déchets nucléaires,

- Enfin, leur travail les rend certainement compétents, quand vous et moi ne pourrons jamais être que cultivés.

Cordialement.

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par mjmb (IP:xxx.xx1.83.27) le 17 janvier 2008 à 13H22

WONUC - pardon - l’âge apporte l’expérience - et la presbytie ...

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par Président WONUC France (IP:xxx.xx3.13.225) le 17 janvier 2008 à 13H50

LISA a une démarche assez intégriste. Les déchets nucléaires sont traités le réacteur Superphénix permettait de les incinérer. Les rejets radioactifs sont moins dangereux que les rejets du chauffage urbain au fuel ou aux rejets des véhicules équipés de moteurs à explosion.

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par l’écolo (IP:xxx.xx6.65.233) le 17 janvier 2008 à 15H53

à Lisa :

Vous commencez par accuser l’article de partialité sans démontrer en quoi consiste cette prétendue partialité, cela s’appelle du dénigrement.

Vous continuez en vous en prenant à la personnalité du président de Wonuc, cela s’appelle un argument ad hominem, donc sans aucune valeur.

Vous n’avez même pas pris la peine de lire attentivement l’article que vous dénigrez, sans quoi vous vous seriez rendu compte que l’auteur en est Michel Lung qui n’a jamais été président de Wonuc et ne pourra plus l’être puisqu’il est décédé un peu avant Noël dernier, cela s’appelle critiquer sans connaître.

Un tout petit peu d’attention vous aurait permis d’apprendre ce que disait Michel Lung à propos des déchets nucléaires, et notamment que les réacteurs à neutrons rapides en produisent très peu.

Et vous réclamez "le bannissement" de toute information qui ne coïncide pas parfaitement avec votre idéologie. C’est normal, l’exclusion est la seule arme vraiment efficace du lobby anti-nucléaire.

Je remercie le président de Wonuc France d’avoir publié cet exposé de Michel Lung, trés grand spécialiste du nucléaire qui savait s’exprimer simplement et avait l’intelligence et la courtoisie d’écouter tous ses interlocuteurs.

l’écolo

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par C.Laborde (IP:xxx.xx6.5.126) le 17 janvier 2008 à 23H07

Vous ignorez la dangerosité du Plutonium qui est un toxique chimique puissant mortel à partir du milligramme.

Par ailleurs, vu sa période de 100’000 ans, il faudrait 1’000’000 d’années en cas d’accident pour voir sa radioactivité divisée par 1000.

Peut-on prendre ce risque ? D’autant qu’avec autant de réacteurs en service, la probabilité d’accident augmenterait considérablement.

Mais bien sûr, les gens de WONUC s’intéressent plus à leurs intérêts qu’aux générations futures.

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par La Taverne des poètes (IP:xxx.xx4.117.178) le 17 janvier 2008 à 11H55

Corinne Lepage : « OGM, nucléaire, il y a encore trop de secrets »

Corinne Lepage a accordé une interview au journal Le Parisien/Aujourd’hui en France, le 7 janvier 2008, sur toutes les questions qui touchent aux problématiques environnementales.

http://www.mouvementdemocrate.fr/me...

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(IP:xxx.xx2.109.12) le 17 janvier 2008 à 13H22

Le contenu de cet article ne me pose aucun problème, à condition que son auteur reconnaisse qu’il s’agit d’une profession de Foi, en tout point semblable à celle que d’autres font pour leurs Dieux, sauf qu’il s’agit ici de Foi en le Génie de l’Homme.

Pour ma part, je suis agnostique...

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par tyler (IP:xxx.xx3.82.132) le 17 janvier 2008 à 13H50

aucun mot sur la proliferation nucleaire : en effet le plutonium est utilisable tel quel pour faire des bombes...

une solution qui ne dure que 1000 ans, n’est a mon sens pas une solution durable.

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par lisa SION (IP:xxx.xx1.145.165) le 22 janvier 2008 à 11H39

Rien n’est plus durable que les problèmes de radioactivité.

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par lisa SION (IP:xxx.xx1.7.47) le 17 janvier 2008 à 14H23

Votre article est presque émouvant. cette petite touche finale fait appel aux sentiments du lecteur, et l’appelle à la compassion.

...des fermes éoliennes aux résultats marginaux et coûteux...avez-vous écrit .

Si les aides et subventions destinées à la recherche nucléaire avaient servi à développer toutes les sources locales d’énergies, solaires, photovoltaïques et éoliennes, Alors le nucléaire pourrait enfin déclarer sa véritable nature : marginal et coûteux !

Mais il est impossible d’affirmer avec certitude comment se seraient développées les énergies alternatives et locales, tout comme il était impossible de croire, il y a quarente ans, de l’essor du diésel, réservé à l’industriel.

L’industrie nucléaire fonctionne, chez nous, de façon tout à fait satisfaisante, mais matgré le résultat, on peut encore nettement mettre en cause la méthode utilisée pour parvenir à ce si brillant résultat. Ce qui caractèrise l’essor de cette industrie est le manque de démocratie par lequel elle s’impose. Ce qui la caractèrise tristement, est l’impossibilité aux autres sources d’énergies de s’imposer face à ce puissant pot de fer, par manque de soutien public, et par la ravageuse image de marque.

Mais, au delà de nos frontières, dans des pays jugés en retard, on trouve des capteurs solaires sur les marchés de campagne...oui, monsieur, aux confins de la Mongolie...

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par l’écolo (IP:xxx.xx6.65.233) le 17 janvier 2008 à 16H31

à lisa SION qui a dit « Si les aides et subventions destinées à la recherche nucléaire avaient servi à développer toutes les sources locales d’énergies, solaires, photovoltaïques et éoliennes… » :

Edf a l’obligation d’acheter, à un prix démesurément élevé, l’électricité éolienne qu’elle en ait l’emploi ou qu’elle n’en ait aucun besoin, ce qui constitue une aide et une subvention appréciable sous la forme d’un privilège qui vient s’ajouter aux autres aides et subventions diverses.

De toute façon, aucune aide, aucune subvention, aucun privilège, et quelle qu’en soit l’importance, ne pourront permettre aux éoliennes de fonctionner quand il n’y a pas suffisamment de vent et quand la vitesse du vent dépasse 90 km/h.

De là vient que la production éolienne est insuffisante, très coûteuse et, surtout, aléatoire et d’un débit inconstant puisqu’elle dépend essentiellement des variations de la météorologie.

Mes amis africains la décrivent comme une fantaisie de luxe pour peuples très riches et snobs.

Enfin, il faut aussi considérer que les pays qui utilisent le plus l’énergie éolienne (Danemark, Allemagne, Espagne…) sont aussi les plus pollueurs. En effet, ils pourvoient aux insuffisances de l’énergie éolienne en brûlant des combustibles fossiles à bon marché comme le charbon et même le lignite (Allemagne).

l’écolo

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par l’écolo (IP:xxx.xx6.65.233) le 17 janvier 2008 à 16H43

à lisa SION qui a dit « il est impossible d’affirmer avec certitude comment se seraient développées les énergies alternatives et locales » :

C’est tout à fait possible : il suffit de regarder ce qui se passe dans le pays qui possède le plus d’éoliennes par habitant – qui sont aussi les meilleures du monde et qui font sa fierté –, le Danemark.

Le Danemark utilise, parallèlement à ses champs d’éoliennes, des centrales qui brûlent des combustibles fossiles – surtout du charbon parce que c’est moins cher, et tant pis si c’est ce qui pollue le plus en CO2 mais aussi en SOx, NOx et en particules pathogènes et cancérigènes.

Mais cela ne suffit pas, et le Danemark n’hésite pas à importer de l’électricité nucléaire à ses voisins.

Cela ne signifie pas qu’il faille proscrire l’énergie éolienne, cela veut seulement dire qu’il ne faut pas parer l’énergie éolienne de qualités qu’elle n’a pas.

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par lisa SION (IP:xxx.xx1.20.83) le 18 janvier 2008 à 14H21

A l’écolo. Je ne suis pas contre le nucléaire, mais je lui trouve plusieurs inconvénients. Dans trente ans, il faudra avoir renouvelé notre parc, Comment feront les pays qui désireront accèder légitimement à cette énergie, et pouvez vous imaginer la guerre qui nous attend. C’est pareil pour le pétrole, si nous savions le poids que nous pesons dans tous les pays en retard, que nous empèchons ainsi d’avancer...

Mais, je ne me contente pas de critiquer, j’apporte des solutions. Pour le prix qu’il en coûtera, on pourrait doubler chaque poteau électrique, ( Il y en a encore soixante cinq milles non enterrés dans le département de la Creuse, deux cent cinquante quatre milles haute et moyenne tension, et donc plus ou moins six millions dans le pays. ), d’un semblable, mais éolien. Une hélice en proportion, débrayable, transparante, un relais au réseau et un accumulateur pour ceux qui sont situés en bord de route, avec une place pour se garer. Le temps d’une ballade en campagne, on peut ainsi faire son plein en une demi-heure ( une minute pour la nouvelle pile Toshiba. ) , pour +ou—1 euro avec une simple carte bancaire...Une batterie vide montée dans une voiture qui tourne est pleine au bout de sept km.

En mettant bout à bout toutes les techniques parallèles, développées sans aucune aide, jugées encore « marginales et coûteuses », on arrive à des maisons positives avec une prise pour charger chez soi une petite voiture citadine électrique. Evidemment, l’Etat, qui se sucre sur les abonnements extensibles, préfère occulter ces alternatives plutôt que les soutenir. Et ces principes adoptés peuvent s’adopter dans le monde entier pour l’éternité. Pensons-y...

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(IP:xxx.xx7.219.191) le 17 janvier 2008 à 14H24

J’ai une autre solution à proposer :

- On mange essentiellement des produits végétaux et de saison, limitant ainsi fortement l’usage du frigo,

- On favorise la distribution locale, comme le fait déjà l’Italie, réduisant ainsi l’énergie dépensée au transport et à la conservation,

- On abandonne le climatiseur au profit de bâtiments mieux conçus et mieux isolés,

- On équipe tous les appareils électroménagers d’un bouton OFF en plus du bouton VEILLE, réduisant ainsi significativement leur consommation annuelle,

- On remplace l’agriculture intensive par une agriculture raisonnée plus sobre en énergie et en intrants (intrants qui demandent parfois beaucoup d’énergie à produire),

- On limite la vitesse sur les routes et autoroute et développe les transports en commun,

- On avantage fiscalement la production individuelle d’énergie, en évitant ainsi les déperditions sur le réseau et en rendant les consommateurs plus sensibles à leur consommation énergétique,

- On porte un pull chaud en hiver plutôt que de monter le chauffage,

- On se rend compte que tous ces néons aux vitrines, c’est moche,

- etc...

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par jeandb (IP:xxx.xx8.150.119) le 30 janvier 2008 à 01H04

Et on arrose la terre , çà fait pousser la verdure pour faire de l’oxygène et recycler le co2 et mes amis les bêtes et moi on a besoin de respirer.

http://perso.wanadoo.fr/biefs.dupilat/

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par xilix (IP:xxx.xx5.19.172) le 17 janvier 2008 à 14H44

Il ne reste que 50 ans d’uranium, mal répartit dans le monde d’ou risque de conflits ..et ca me lasse un peu ..on avait deja le pétrole pour ça. L’énergie grise nécéssaire pour l’extraction et le traitement de l’uranium est considérable ... Enfin, et pas la moindre des objections, AUCUNE société d’assurance dans le monde n’est prête a assurer une centrale nucléaire, le risque étant jugé inchiffrable. Le soleil fournit en UNE heure autant d’énergie que l’humanité consomme en une année. Si l’argent dépensé dans la recherche nucléaire était transféré aux énergies renouvelables, cette discussion n’existerait pas ...

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(IP:xxx.xx7.219.191) le 17 janvier 2008 à 14H51

Ne soyez pas si las : les technologies présentées par l’auteur nous permettront de passer de 50 à 1000 ans, et le néo-colonialisme qui a déjà fait ses preuves nous assurera des ressources abondantes et peu chères tant que nos Etats disposeront d’un pouvoir économique et militaire suffisant... :->

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par lisa SION (IP:xxx.xx1.145.165) le 22 janvier 2008 à 11H47

Certaines excellentes voitures, conçue pour parcourir un million de kilomètres dans les meilleures conditions, en font cinquante ou cent.

Qui peut vraiment programmer sur mille ans, une technologie ultra sophistiquée avec succès garanti ?

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par lisa SION (IP:xxx.xx1.145.165) le 22 janvier 2008 à 12H31

"Un champ éolien n’abime pas plus le paysage que des centaines de kilomètres de lignes Haute Tension voire Très Haute Tension". Avez vous écrit.

Un champ éolien n’abime pas plus le paysage, mais s’ajoute de façon traumatique à ce trouble dans ces paysages.

Il y a quelques années, alors que je traversais la Beauce, entre Etampes et Orléans, j’avais constaté à quel point, il y avait moins d’arbres que de poteaux électriques. Il m’était venu l’idée qu’en doublant chaque poteau d’un équivalent éolien, il devenait possible, sans rajouter aucune pollution visuelle, de produire, en plein vent, de l’électricité propre.

Depuis, une centaine d’éoliennes toutes groupées sont venues s’ajouter à ce paysage déjà triste.

" L’avantage d’un parc éolien est justement de pouvoir se placer au plus proche " avez vous écrit.

Ces éoliennes de soixante quinze mètres, ne sont proches de personne, et heureusement. J’ai couché trois nuits dans un gîte au pied des monts Tauch, à un kilomètre du sommet où sont situées sept éoliennes. De ma chambre, mon attention était attirée par un bruit d’avion permanent...

Je suis prêt à parier qu’en doublant chaque poteau électrique français, d’un semblable éolien en proportion, on peut reléguer le nucléaire à un rôle de substitution, de complémentarité.

Seulement, nous avons confié à nos Autorités le pouvoir de voir grand, voir trop grand pour nous. Résultat, nous sommes là en train de piétiner dans des débats assez vains et sans réel impact, pour comprendre les tenants et aboutissants dont sont l’objet, les informations apportées par l’auteur de cet article.

Celui-çi, d’ailleurs semble tellement convaincu, qu’il ne prend même pas la peine de participer.

Cordialement.

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par Atlantis (IP:xxx.xx4.175.14) le 17 janvier 2008 à 15H14

Et un NaturaTroll de plus, un ! Message du monsieur : surtout continuons comme ça, pas la peine d’essayer de comprendre et de remédier à nos erreurs, surtout ne faisons pas d’effort et fermons les yeux ! Et après nous, le déluge (radioactif) !

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par mathieu.hangue (IP:xxx.xx7.171.238) le 17 janvier 2008 à 16H12

Grâce à la sous-traitance, une bonne partie des travaux à risques sont faits par des travailleurs dont on se garde bien de faire un suivi épidémiologique... MH

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par Cassandre (IP:xxx.xx2.18.96) le 17 janvier 2008 à 16H20

En gravité, les déchets nucléaires, quand on s’y connaît un peu, sont à classer au fin fond de la liste des dangers qui nous menacent...

Les gaz à effet de serre qui bouzillent le climat, ce sont aussi des déchets, ne l’oublions pas !

1000 ans, ce n’est pas l’éternité, mais c’est un temps plus que suffisant, espérons-le, pour mettre au point une utilisation efficace des énergies solaire (sous toutes ses formes) et géothermique, qui sont les seules garanties pour des centaines de millions d’années.

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par Stephane Klein (IP:xxx.xx9.133.55) le 17 janvier 2008 à 16H28

"pollution visuelle pour des résultats marginaux et coûteux."

Marginal....marginale la puissance eolienne en Allemagne (22 000 MW, bientot plus en puissance que le nuke), marginale la part de plus en plus grande des EnR dans ce meme pays (13%, +1% depuis 2006), marginale la puissance PV mondiale installee (3800 MW en 2007, 2400 MW en 2006)

Couteux... 8,2cE le kWh issu de l’eolien, 6 celui de issu de l’hydro, 4,6 celui issu de l’EPR, sans tenir compte du cout de demantellement, de stockage des dechets sur 100 000 ans et encore moins de la dette morale que nous contractons pour seulement notre confort. Bref, sachant que les tarifs d’achat eoliens sont degressifs, que les couts de revient nucleaire n’integrent pas de nombreux couts (R&D, demantellement, stockage), je veux bien payer un peu plus on electricite, surtout si c’est pour avoir un avenir et pouvoir me regarder dans la glace.

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par judel.66 (IP:xxx.xx7.158.249) le 17 janvier 2008 à 17H37

merci l’Ecolo merci cassandre....je place une fois de plus mon refrain "" nos centrales nucleaires sont les plus propres et les plus sures du monde""

cela dit c’est bien voynet arriviste , nulle et irresponsable qui a reussi a obtenir de mittran et jospin la fermeture de creys malville au moment où , apres de difficiles et tres chers travaux, tres chers c’est vrai ,nous avions fini par mettre la surgénération au point et avions 20 ans d’avance sur le monde entier pour le nucléaire civil....compte tenu du prix actuel de l’uranium superphenix serait maintenant amorti et rentable....

taverne des poétes...laissez donc c.lepage aux oubliettes elle vaut a peine un peu plus que voynet et est tout autant irresponsable...nous avons travaillé trois ans avec les Espagnols sur le projet de THT entre golfech et saragosse et notre tracé tenait compte de l’intéret de tous y compris de ses chers ours ...lepage a convaincu Sa Suffisance Monseigneur juppé d’arreter ce projet...les espagnols qui avaient commencé a tirer la ligne nous ont pris pour des fumistes , pardon , pour des Français...et nous perdons l’exportation de trois mille MgWatts....

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(IP:xxx.xx0.253.28) le 17 janvier 2008 à 19H15

Nos centrales peuvent être vachement propre, qu’en est-il du reste ? Les mines d’uranium, elles sont propres ? Comme le disait un diplomate nigérien, "ce sont des cailloux que nous vendons ; c’est quand ils entrent dans les mains des Européens qu’ils deviennent dangereux".

Et les contrats de commerce de l’uranium sont propres, eux ? La France a longtemps profité de sa situation d’ancienne puissance coloniale pour obtenir des contrats exclusifs, et c’est le cas de toutes les puissances nucléaires. Les pots de vins sont probablement nombreux eux aussi, et je me souviendrais toujours des 4x4 flambants neufs et de l’argent liquide qu’Areva s’est "malencontreusement" fait voler à Arlit par des rebelles qui arrangent bien ses affaires par ailleurs !

Bah, de toutes manières, il ne faut pas se poser de question sur ce qui fait tenir les dirigeants des pays producteurs d’uranium en place : leur capacité à coopérer et à fermer les yeux sur les malversations des industries nucléaires...

Pour finir sur la propreté, parlons du transport de l’uranium ! Eh non, on n’a pas d’oléoduc pour les faire venir jusqu’aux usines ! L’uranium est transporté par voie maritime et par train pour l’essentiel, au moins en Europe. Les énergies grises qui accompagnent ces transports sont considérables et inévitables, en plus d’être coûteuses.

Niveau sûreté je dois reconnaître que la chaîne de production de l’uranium est sans doute aussi sûre que nos centrales. Non par en ce qui concerne les accidents, puisque la gestion est totalement opaque lorsque le minerai n’est pas entre les mains des Occidentaux, mais en ce qui concerne la sûreté militaire : les Etats et industries ne lésinent pas en moyen pour armer leurs milices et rebelles alliés, soutenir les pouvoirs et en déstabiliser d’autres, etc... C’est un fait, la manipulation de l’uranium s’accompagne d’une militarisation outrancière et peu respectueuse des Droits de l’Homme.

Nos centrales nucléaires sont peut-être (?) les plus sûres et les plus propres du monde, mais vous gagneriez à ne pas réduire la problématique de nucléaire à celles-ci.

Pour ceux qui veulent en savoir un peu plus : http://www.contreinfo.info/article....

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par Dominique Kuster (IP:xxx.xx3.137.247) le 17 janvier 2008 à 17H42

Je ne sais pas pourquoi, mais je ne me sens pas du tout rassuré :-p

Je comprends bien que l’auteur veuille défendre son beefsteak et je ne vais pas contester ses calculs d’électricien.

Je constate aussi une foi manifeste dans l’infinité des réserves disponibles d’uranium et aussi la certitude que les technosciences vont résoudre tous nos problèmes.

Ce qui ne me rassure pas, c’est ce FANTASME de "l’énergie propre et illimitée", ce "mouvement perpétuel énergétique". L’énergie ne sert pas qu’à se chauffer ou avoir de la lumière, elle sert principalement à produire et à transformer des choses, donc indirectement, presque toute énergie produite fini en POLLUTION, et ça il faut l’arrêter.

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par mjmb (IP:xxx.xx4.65.41) le 17 janvier 2008 à 19H18

Je vais être cru, Dominique, mais quand nous mangeons, ça finit aussi en pollution. Que faire ? arrêter, ou assumer ?

Nous sommes sur le dos du tigre, que nous l’ayons accepté ou non.

Amicalement,

mjmb

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par Dominique Kuster (IP:xxx.xx3.137.247) le 17 janvier 2008 à 20H40

Mes matières fécales de la pollution :-O

Que nenni ! Elles servent de nourriture à des milliards d’organismes qui vont de la bactérie aux insectes scatophiles.

J’en fait même un compost d’excellente qualité.

"Tout ce qui brille n’est pas or et tout ce qui est sale n’est pas pollution" (ancien proverbe elfique)

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par mjmb (IP:xxx.xx4.77.8) le 17 janvier 2008 à 22H19

- just for fun -

"J’en fait même un compost d’excellente qualité."

- Je demande une dispense : ma jardinière de 2 mètres carrés serait vite plus nitrifiée que le sous-sol breton..

.

"Que nenni ! Elles servent de nourriture à des milliards d’organismes qui vont de la bactérie aux insectes scatophiles."

- Voui . Comment nous, amis des oiseaux en général et des mouettes en particulier pouvons nous être hostile à ces merveilleux espaces de provende, de jeu et d’aventure scientifique que sont les décharges ouvertes ?

.

"Tout ce qui brille n’est pas or et tout ce qui est sale n’est pas pollution" (ancien proverbe elfique)

- Ou encore (mauvaise traduction des Actes des Apôtres 10/15) "Ce que j’ai créé, ne l’appelle pas impur."

- end of fun mode -

Nous sommes sur le dos du tigre : Même si nous arrêtons de polluer, il nous faut assumer les pollutions anciennes. Et si nous arrêtons de polluer en arrêtant de travailler, nous n’aurons tout simplement plus les moyens de le faire, ce qui peut être très grave en matière d’urbanisme, d’agriculture, etc.. sans même parler du nucléaire.

Ceci étant, je ne suis pas rassuré non plus, mais j’assume. Courage ou connerie ? "Les deux, Mon Général"

Amicalement, mjmb.

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par david16 (IP:xxx.xx6.164.153) le 17 janvier 2008 à 23H45

Vivre c’est polluer, respirer c’est polluer. Que proposez-vous ?

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(IP:xxx.xx0.253.28) le 18 janvier 2008 à 00H48

@david16

Il ne faut pas sombrer dans la caricature : on parle de pollution lorsqu’une substance ou une activité développe des impacts négatifs sur tout ou partie d’un écosystème. L’émission de CO2 liée à la respiration, par exemple, ne doit pas être considérée comme polluante puisque qu’il ne s’agit que de quantités modestes qui s’intègrent pleinement à d’autres processus de l’écosystème, comme la respiration végétale.

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par coluche (IP:xxx.xx3.119.108) le 17 janvier 2008 à 18H01

bande d’enfoirés,il n’y a aucun avenir avec le nucléaire et le pétrole,ce n’est qu’un avenir de guerres,comme au Darfour pour le pillage de l’uranium,le nucléaire est un lobby pour les débiles et les collabos comme l’auteur de ce torchon,réflechissez-donc un peu bande de pingoins écervelés,vous n’êtes que des moutons lobotémisés !

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par coluche (IP:xxx.xx3.119.108) le 17 janvier 2008 à 18H03

quand les centrales vous péteront à la gueule vous changerez d’avis..

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par coluche (IP:xxx.xx3.119.108) le 17 janvier 2008 à 18H05

wonuc ...trou du’c, GROS NAZE

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par c.d.g. (IP:xxx.xx6.250.184) le 17 janvier 2008 à 21H53

Super phenix n a jamais marche correctement. Il etait arrete la plupart du temps. D ailleurs aucun pays n a fait de surgenerateurs, meme les russes (et c est pas a cause des ecolos de l URSS)

Autre probleme completement occulte, il faut de l energie mais sous une forme utilisable. L essence a un fort coefficient poids/puissance developpee. C est pas le cas de l electricite. On arrivera peut etre un jour a faire des voitures electriques mais des avions ca m etonnerait !

Pour le pb des dechets, d autres lecteurs l ont deja fait remarque....

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par ernst (IP:xxx.xx7.177.224) le 18 janvier 2008 à 02H45

Chez nous, en suisse, notre problème de pollution, c’est surtout les pets de nos vaches. 17% de la pollution mondiale, principale source aux USA. On perd nos glaciers vitesseV. On se dirige surtout vers la géothermie dont on parle très peu ici. Sans doute parce qu’on est suisses..

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par r1 (IP:xxx.xx6.42.69) le 18 janvier 2008 à 09H55

la tomme , c’est l’avenir :-)

Pardon... je voulais juste dire comme ca..je veux pas embeter... hein...mais la j’habite en Australie (une ile envahie par des colons il y a 2-300 ans qui y ont bute presque toute la population indigene (qui avait pourtant un bon 10000 ans de civilisation derriere elle) pour ensuite mettre ceux qui restaient dans des reserves (je ne juge pas l’histoire, je rafraichis la memoire))

Et bin l’Australie, elle a 24% des reserves mondiales d’Uranium .En ce moment elle possede 3 mines active et plus d’une vingtaine en prospection.L’une de ces mines, la mine Ranger se situe tres proche d’un parc national , utilise jusqu’a 35 millions de litres d’eau (par jour, s’il vous plait) dans un pays qui est en etat de secheresse quasi permanent (vivant a Melbourne, les reserves d’eau de la ville sont aujourd’hui a 39% ).

Sans oublier les communautes aborigenes (qui sont sensees avoir un pourcentage des revenus en tant que proprietaire theoriques du terrain ) qui sont toujours en situation de precarite (sociale , economique ...)

Bon, alors sachant cela , vous allez me dire :"oui, mais ce sont des preoccupation politiques, cela n’a rien a voir avec l’efficacite de l’energie nucleaire en elle meme "

Non, certes , il n’y a theoriquement aucun lien . Mais entre la theorie et la pratique il y a un gouffre au milieu duquel l’etre humain sert de pont .

Des politiques aux compagnies minieres en passant par le marche mondial et donc les banques . On a tout un tas de joli monde qui balance du pot de vin en veux tu en voila ( laisse nous prospecter sur ton territoire mon pauvre ami et t’aura un susucre) et qui se contrebalancent des consequences humaines ( combien coute le dedomagement d’un mineur irradie ou atteint d’un cancer des poumons a cause des poussieres ?et apres combien d’annees de procedures judiciaires ? )

Ignorer les consequence ecologiques et sociales (qui ne font qu’un finalement) en se concentrant sur des chiffres c’est se voiler la face sur le monde dans lequel nous vivons tous, d’autant que des alternatives sont possibles (je n’epiloguerai pas)

Pour conclure , cher monsieur qui avez transmis cet article, je vous demanderai de prendre du recul sur la situation mondiale et d’etre ouvert a toute possibilite fussent-elles en dehors de votre domaine de predilection.

Je vous presente egalement mes sinceres condoleances pour la perte de votre ami . Meme si nos opinions different , il avait visiblement le merite de se concacrer a la recherche de solutions pour la communaute, ce que je ne peux que respecter.

Cordialement

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par coluche (IP:xxx.xx3.124.244) le 18 janvier 2008 à 10H33

on sait qui te paye pour faire du "lobbysme",mais ça ne marche pas pauvre type ! ton article put la merde, 5000 centrales nucléaire seraient du délire total pour les imbéciles !! il existe d’autres technologies,mais vous les passez sous silence ’com’d’hab....le lobby nucléaire ne remplacera pas le lobby pétrolier,ce sont des voies sans issues au bout desquels se trouve l’abîme"il n’y a pas de crise énergétique ! seulement de l’ignorance sur laquelle vous jouez médiocrement.

http://quanthomme.free.fr/

http://www.utopiatech.fr/

http://www.mdi.lu/fra/affiche_fra.p...

l’énergie libre(beaucoup de nouveaux brevets déposés) !,éternelle,propre,sans risque et gratuite pour l’humanité entière,la vraie à 99 %,le 1% restant étant les gros intéréts des gens malfaisants et cupides comme ce collabo rédacteur grassement payé , de cette serviette hygiénique usagée ! c’est de la propagande pure et simple,je m’étonne de la parution dans AV d’un tel article non seulement partisan mais mensonger à outrance,combien a reçu AV pour passer une telle merde ? :-((

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par Bob (IP:xxx.xx0.22.197) le 18 janvier 2008 à 12H05

Bonjour,

Il est dommage que les gens repondent de maniere excessive a ce genre d’article. Toute reflexion relatives au probleme que nous partageons tous est bonne a prendre. Plutot que d’insulter les auteurs d’articles, et se ridiculiser ainsi que la cause defendue, ce serait mieux de reflechir aux arguments avances par l’auteur.

Le premier point deja avance dans les commentaires est que l’auteur ignore toute les problematiques "annexes" au nucleaire a savoir la gestion des dechets et des risques.

En outre les calculs de l’auteurs de l’article sont trop grossier. Pour passer au tout nucleaire il faudrait transformer du nucleaire en une energie transportable au moins pour le transport. Et donc du fait des pertes de conversion et des differences de rendement cela augmentera notre consommation de resource primaire (uranium/plutonium) sans qu’il y aie une augmentation de la consomation par les usagers. En 2007 nous avons consomme 275Mtep. Du fait des pertes de conversion ce nombre augmente mecaniquement (qui fait le calcul ?), disons 300Mtep.

Avec nos 59 reacteurs sur 21 sites nous produisons 117Mtep d’energie. Il faudrait donc tripler le nombre de reacteur en france. Question : le nombre de site peut il rester constant ? Ou alors faut il trouver des nouveaux emplacement pour les futures reacteurs ? Car Nous avons actuellement un site pour une zone de 161Kmx161Km de territoire cela deviendrait il un site tout les 91Kmx91Km ? Hors il est considere comme tres dangereux d’etre dans les 500Km de rayon autour d’une centrale nucleaire en cas de probleme majeur sur celle-ci. http://fr.wikipedia.org/wiki/Catast...

Maintenant quel est le risque qu’il y aie un probleme ? C’est ce qu’on pourrais appeller l’evaluation objective du risque (pour info c’est une erreur humaine qui est la cause de la atastrophe Tchernobyle. http://fr.wikipedia.org/wiki/Image :... )

Pour l’instant il me semble que pour evaluer le ratio gain/risque nucleaire les promoteurs font un peut trop souvent un calcul du style : (proba accident mecanique+proba humain) = proba total (je ne sais plus si on peut sommer ainsi des proba ...a verifier)

Hors pour calculer la probabilite d’avoir un probleme mecanique on fait l’hypothese "forte" que la central est entretenue correctement (ca veut dire qu’on a assez d’argent pour le faire). De meme la "probabilite d’avoir un probleme humain" suppose que les hommes se comportent de maniere stable (pas de crise politique, pas de crise economique, on les paye suffisement, il ne sont pas corruptible, ils sont bien formees par les ecoles, etc... etc...)

Bref ca fait l’hypothese que le niveau qualitatif francais (la formation des employes de la central, les sommes disponibles pour l’entretient, la securite militaire et policiere offerte par l’etat) reste au pire constant. Cela s’appelle faire une hypothese de stabilite... qui pour l’instant est totalement non objectif (voir PS2 a la fin).

En pratique cela reviens a considerer une certaine stabilite politique/economique sur des longues periodes (> 100 ans). Hors si on veut objectiviser un peu cette notion de stabilite politique on doit se fonder sur ce qu’on connais...par examples en utilisant les experiences anterieures (dont l’histoire nous offre un compte rendu). Et si on regarde ce qu’il s’est passe en France sur les 100 dernieres annees... on a eut deux guerres sur notre propre territoire ainsi que quelques crises politiques majeurs et quelques attentats. Si on integre ce risque on arrive a la conclusion que les centrales nuclaires sont tres tres risquees.

C’est amusant de voir qu’en utilisant les meme outils mathematiques, les fabricant de centrales peuvent, en toute objectivite, dire qu’une central nucleaire est TRES TRES TRES sur (et c’est vrai). Et en meme temps la societe (ou l’etat) peut dire tout aussi objectivement que l’USAGE (en l’etat actuel des connaissance) du nucleaire est TRES TRES TRES dangereux.

Certains diront : "oui mais la societe progresse, plus jamais de guerre", c’est l’hypothese que le nucleaire stabilise. Et que le risque nucleraire rendrait les gens plus raisonnable. Cela me semble plus ou moins equivalent se demander si il y aurais un jour quelqu’un "d’assez fou pour faire peter une centrale nucleaire"... Encore une fois, concernant la folie des hommes, il me semble que nous avons depuis l’apparition de l’humanite suffisament d’ELEMENT OBJECTIFS pour dire qu’il y a eut, et qu’il y a encore des gens assez fou pour ca (11-septembre en 2001). Et comme je ne suis pas sur que le nombre de fous diminue j’aurais tendance a penser qu’il y en aura donc aussi demain.

Enfin je me permet d’en remettre une couche sur un autre sujet que je trouve passionnant en rapport avec l’article et qui touche directement un aspect essentiel des thematiques environmentales globales. Je qualifierait cet aspect de "respect du droit de chacun de choisir sont niveau d’exposition au risque en fonction de sa propre evaluation du "gain". Cela reviens a laisser aux gens le choix de dire :
- je prefere reduire ma consommation et habiter pres d’un ’hideuse’ eolienne et ne pas risquer grand chose,
- ou je prefere ne pas reduire ma consommation et avoir plus de centrales nuclaires dans mon paysage et accepter le risque d’etre irradie (ou mes enfants et mes petits enfants).

Personnellement je trouve insuportable, que quelqu’un d’autre que moi decide de m’imposer le niveau de risque qu’il juste "acceptable" en fonction de SON evaluation du gain/risque (je ne l’empeche pas d’essayer de me convaincre). Comme je ne tuerai pas mon voisin pour imposer mon idee et que j’espere qu’il n’en fasse pas de meme, comment pouvons nous mettre d’accord ? Mon voisin devrais il me proposer un dedommagement pour le risque qu’il me fait prendre contre mon gres ? Et si il se trouve, apres coup, que j’avais raison et lui tord (ie la central voisine a explosee), comment puis-je obtenir des dommages et interet ? Comment les calculer ? Comment celui qui fait prendre un risque a autrui peu il inclure dans son propre bilan economique le risque monetaire (pour lui) de devoir a terme me payer des dommages et interet si il s’est plante dans son evaluation du risque ? (Il me semble que le meme type de calcul qui est fait dans les salles de marche).

Voila voila, j’ai bien conscience que j’ai une approche tres "mathematisation economique" de l’homme. Mais en meme temps les pro-nucleaire/ogm/nouvelles techno utilisent des calculs de ce type pour justifier la pertinance scientifique de leur choix. Il me semble tres important de montrer pourquoi les equations "objectives" utilisees sont "biaisees" au sens ou naturellement, en fonction de sa vision du monde (ou de l’objectif a atteindre) on ne pense pas a modeliser certains aspects. Ainsi dans les calculs economique on ne monetise que tres rarement le risque que l’on fait porter a autruis. Mais l’etat garant du respect des libertes individuel devrais lui se charger de garantir cela afin que personne ne se retrouve "trop" lesee au final.

Cordialement : PS : Quelqu’un a-t-il des liens sur des relfexion a propos de la modelisation de la stabilite a long terme d’un pays ?

PS 2, aux gens qui matrisent la physique : est ce que c’est faux si je dis : Il existe des systemes dynamiques non-lineaire modelisent assez bien certains aspect de l’evolution d’une societe humaine. Pourtant ces systemes dynamiques ultra simple ont deja un comportement chaotique. Prendre pour acquis qu’une societe humaine puisse etre stable est deja un choix non objectif ?

PS 3 : Je sais que j’ai une ecriture francais deplorable (et un clavier sans accent). Je m’en excuse je fais des efforts.

Sources : http://www.industrie.gouv.fr/energi... http://www.insee.fr/fr/ffc/chifcle_...

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par lisa SION (IP:xxx.xx1.164.32) le 19 janvier 2008 à 13H30

Bonjour, vous avez écrit :

"je prefere reduire ma consommation et habiter pres d’un ’hideuse’ eolienne et ne pas risquer grand chose "

Evidemment, vu sous cet angle, ces énormes éoliennes, ne sont pas à taille humaines. Il faut se dépècher de faire de belles photos de votre jolie vallée, car bientôt...

seulement, à l’échelle humaine, et sans rajouter aucune pollution visuelle, notre territoire compte six millions de poteaux électriques dont deux cent cinquante quatre milles moyenne et haute tension.

En doublant chacun d’entre eux d’un équivalent éolien en proportion, on relègue le nucléaire à un rôle complémentaire, les jours sans vent. en soutenant le voltaïque à domicile, on responsabilise le consommateur, et quand il n’y a pas de vent...c’est qu’il y a du soleil

L’image des énergies alternatives souffrent de la même discrimination que le parler français avec accent ! cela fait rire la communauté des soumis au progrès.

P.S. A propos de la durée de vie des radiations, vous me semblez peut-être apte à éclairer ma lanterne : Comment les japonais d’Hiroshima peuvent-ils vivre aujourd’hui sur le site même de l’explosion de la bombe atomique d’il y a soixante ans ?????

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par Bob (IP:xxx.xx5.114.248) le 19 janvier 2008 à 19H58

Bonjour,

Je dis ’hideuse’ c’est pour me mettre dans la peau de celui qui n’aime pas ca. A titre personnel j’aime assez bien les eoliennes (des moulins modernes).

Concernant l’irradiation suite au bombardement d’Hiroshima, je n’ai aucune connaissance sur le sujet. Donc apres un coup d’oeil a :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bombar...’Hiroshima_et_Nagasaki http://fr.wikipedia.org/wiki/Cons%C...

Il semble que l’explosion d’une bombe atomique tue beaucoup par l’explosion elle meme. A Hirosima la bombe a explosee a 600m du sol et la force de l’explosion a disperse les particules radioactives loin dans la haute atmosphere. Donc quasiment seuls les gens exposes au moment de l’explosion ont ete irradie. Ce n’est bien sur pas du tout le meme scenario qui se passa a Tchernobyle.

Cordialement.

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par patrick (IP:xxx.xx3.205.59) le 29 janvier 2008 à 17H25

je trouve le commentaire de l’article bien équilibré : le risque humain est le risque le plus important et les paragraphes sur les probabilités sont pertinents ;

ce que l’auteur de l’article a voulu indiquer est que l’approvisionnement en uranium n’est pas un problème technique (les insuffisances marginales de Superphénix tenaient plus à son coût (de prototype) par rapport à celui (de série) des PWR. Le maître d’ouvrage a voulu aller trop vite pendant un choc pétrolier !! L’absence d’énergie (et d’eau) sera la cause des prochaines guerres ; le nucléaire est le seul (après les économies d’énergie) à résoudre le problème (avec production d’hydrogène pour les transports ou réduire le saccharose du sucre en dodécane parfait pour les diesels propres) à l’horizon 2050 (voire 2075 avec les retards prévisibles sur la suite de ITER). Appliquons dans la vie de tous les jours les règles de sûreté du nucléaire, et notre pollution s’effondrera, utilisons des centrales nucléaires pour produire la vapeur nécessaire au traitement des schistes bitumineux (et à l’obtention d’eau douce à partir d’eau de mer...) et la vie sera plus humaine sur terre.

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par mjmb (IP:xxx.xx1.81.169) le 19 janvier 2008 à 18H52

@Bob : Merci pour ce post excellentissime, qui aborde des points rarement considérés - je pense à la répartition des sites des centrales, et à votre très bonne étude de l’évaluation "psychologique" des risques.

Pour ce qui est de votre PS 2 je me permets de donner une réponse de culture, et non d’expert. Un systême peut être chaotique sans que son comportement soit extrême pour autant. Tout le systême solaire est chaotique, mais en dépit de l’impossibilité de calculer avec précision la position de la Lune dans cent ans, personne n’envisage qu’elle s’échappera ...

En histoire, il semblerait que les sociétés soient chaotiques "à petit bruit", et qe ce soit des éléments extérieurs qui les déstabilisent le plus : accidents naturels ou climatiques, invasion d’un autre groupe humain (Par exemple, explosion du Santorìn, innondations en Chine, colonisations).

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par Bob (IP:xxx.xx0.22.197) le 23 janvier 2008 à 11H52

Bonjour,

Vous dites "excellentissime", j’en rougierai presque.

Sinon merci pour le recadrage des elucibratons du PS2. Juste pour reformuler ce que vous dite (pour etre bien sur que j’ai pige) : ce n’est pas parcequ’un systeme est chaotique (ie. avec deux points de depart tres proches on trouve des evoluations tres differentes) que les deux trajectoires suivient seront forcement "agitee" (d’ailleur ca veut dire quoi "agitee" ?).

Cordialement,

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par judel.66 (IP:xxx.xx7.158.249) le 20 janvier 2008 à 10H25

CDG...désolé, contrairement a ce que vous croyez les russes ont mis au point un sugénérateur avec les procédés que nous avions fini par utiliser a creys malville ...ils ne sont pas les seuls , les japonais vont y arriver...et nous essayons de ratrapper le temps perdu a cause de l’irresponsable voynet par des expérimentations a cadarache et marcoule....je le confirme , sans l’arriviste et nulle voynet nous brulerions des dechets a superphenix et régénérerions du combustible.....

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par Fridorik (IP:xxx.xx1.64.176) le 20 janvier 2008 à 17H34

Bonjour à tous

Pour ma part, je préfère me méfier des articles ou trop optimistes comme celui de l’auteur ou trop sombre comme d’autres. J’aime beaucoup l’idée de "décentraliser" l’énergie et bien sur de combiner les moyens de production. Le tout nucléaire ou le tout éolien ou "tout" quoi que ce soit me semble d’un aveuglement consternant.L’adage qui préconise de ne pas mettre tout les œufs dans le même panier n’a jamais été aussi vrai. Quant aux Danois, ils ont le beau rôle, mais un tantinet hypocrite car leurs besoins sont complétés par des méthodes en net décalage avec leur discours d’écolos militant et marketing. Concernant les déchets nucléaires, ces produits hautement toxiques qui effraient tout le monde, il est quand même raisonnable de préciser les volumes en jeu. Si l’on considère la production de la France de déchets nucléaire (100m3/an) et qu’on la compare à l’utilisation du charbon, cette quantité de déchets est infime. Je rappelle que le nucléaire produit, environ 12%-15% de l’énergie mondiale (60% pour le charbon), que les déchets nucléaires sont localisés, connus et contrôlés, alors que les déchets issus du charbon sont tout aussi toxiques (agent pathogènes, cancérigènes, dioxines etc.), en plus grande quantité et disséminés dans l’atmosphère sans aucun contrôle. J’ai bien peur que les idéologies écologistes se trompent un peu de combat.

Je serais curieux de comparer le nombre de décès engendrés par le nucléaire et par la combustion du charbon et de ces dérivés au cours des 50 dernières années.

La centralisation de la production électrique à laquelle EDF tiens comme à la prunelle de ces yeux, sera certainement un frein à la réduction de la consommation électrique.

Avant de combattre les technologies, commençons par combattre les lobbies (quels qu’ils soient) qui déservent les citoyens et l’intérêt commun et ouvre la porte à des intégrismes débiles et aveugles. Personnellement, je suis partisan de la diversification, le tout nucléaire n’est pas une bonne chose, mais ne crachons pas dans la soupe, car nous en profitons tous et je ne suis pas sur que les citoyens Français accepteraient de doubler leur facture d’électricité pour une idéologie.

Cordialement.

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par Elfada (IP:xxx.xx9.9.41) le 21 janvier 2008 à 16H25

Je commence à être exaspéré par les revendications esthétiques des anti-éoliens.

Un champ éolien n’abime pas plus le paysage que des centaines de kilomètres de lignes Haute Tension voire Très Haute Tension qui défigure des paysages, montagneux ou de plaines.

L’avantage d’un parc éolien est justement de pouvoir se placer au plus proche des besoins énergétiques des "consommateurs", là où une centrale nucléaire doit acheminer son énergie sur des centaines de kilomètres.

L’inesthétisme des éoliennes est un argument des plus fallacieux. L’éolien n’est pas la panacée, mais il n’y a pas de solution miracle en matière énergétique. Le nucléaire est intéressant dans certaines situations, l’éolien est plus avantageux dans d’autres, et ne produit pas de déchets à enfouir... ;-)

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par lisa SION (IP:xxx.xx1.37.251) le 22 janvier 2008 à 17H42

"Un champ éolien n’abime pas plus le paysage que des centaines de kilomètres de lignes Haute Tension voire Très Haute Tension". Avez vous écrit.

Un champ éolien n’abime pas beaucoup plus le paysage, mais s’ajoute de façon traumatique à ce trouble dans ces paysages.

Il y a quelques années, alors que je traversais la Beauce, entre Etampes et Orléans, j’avais constaté à quel point, il y avait moins d’arbres que de poteaux électriques. Il m’était venu l’idée qu’en doublant chaque poteau d’un équivalent éolien, il devenait possible, sans rajouter aucune pollution visuelle, de produire, en plein vent, de l’électricité propre.

Depuis, une centaine d’éoliennes toutes groupées sont venues s’ajouter à ce paysage déjà triste.

" L’avantage d’un parc éolien est justement de pouvoir se placer au plus proche " avez vous écrit.

Ces éoliennes de soixante quinze mètres, ne sont proches de personne, et heureusement. J’ai couché trois nuits dans un gîte au pied des monts Tauch, à un kilomètre du sommet où sont situées sept éoliennes. De ma chambre, mon attention était attirée par un bruit d’avion permanent...

Je suis prêt à parier qu’en doublant chaque poteau électrique français, d’un semblable éolien en proportion, on peut reléguer le nucléaire à un rôle de substitution, de complémentarité.

Seulement, nous avons confié à nos Autorités le pouvoir de voir grand, voir trop grand pour nous. Résultat, nous sommes là en train de piétiner dans des débats assez vains et sans réel impact, pour comprendre les tenants et aboutissants dont sont l’objet, les informations apportées par l’auteur de cet article.

Celui-çi, d’ailleurs semble tellement convaincu, qu’il ne prend même pas la peine de participer.

Cordialement.

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par Skapad (IP:xxx.xx8.220.132) le 22 janvier 2008 à 20H11

Couacs à répétition dans l’industrie nucléaire.

- Intention :

- Pour rebondir sur la communication présidentielle nucléaire, synthèse et commentaires de cette Agitation et celle surtout qui n’est jamais mise en évidence au grand public.... merci de me lire.

- Un directeur commercial d’AREVA qui était soupçonné de corruption ou d’autres chinoiseries de dessous de table, a été quasiment libéré le jour même des négociations d’exploitation des mines d’uranium au Niger [A] .

- Des facturations exorbitantes estimées par la BERD à près 4.4 milliards d’euros pour le démantèlement de 3 centrales nucléaires de l’Europe de l’Est considérées dangereuses par l’AIEA ainsi que le sarcophage de Tchernobyl qui ce chiffre à lui seul à près de 1.4 milliards d’euros. [B]

Les 2.5 milliards d’euros recueillis jusqu’à présent n’y suffiront pas ! La banque Européenne BERD qui s’inquiète de ces inflations, précise qu’elle ne financera pas la totalité de ces chantiers et qu’il est de la responsabilité des pays concernés de chiffrer (Et pour payer ?) les couts réels de ces travaux. Nous voilà rassuré !

En quelque sorte c’est un appel à l’Europe et aux donateurs internationaux ? Ces bonnes âmes qui il y a une vingtaine d’années suite à l’accident nucléaire Ukrainien, s’étaient tous engagés à prendre partie dans cet organisme financier, pour aider les peuples libérés de l’influence des anciens atomiques soviétiques. Bref, encore et encore beaucoup d’approximations et d’estimations car ce n’est pas faute de l’avoir dit, faut malheureusement le rappeler : le nucléaire a ses mystères qu’aucun débat public n’aura pu éclairer.

Une seule chose est sur, pour le contribuable européen et en tous les cas, cet argent qui leur fait défaut actuellement et que nos décideurs ne manqueront pas de nous ponctionner pour ces chantiers ; ces sommes seront toujours ça de moins pour les budgets nécessaires à rectifier les bâtiments mal isolés. Des budgets qui à ce jour ne sont toujours pas programmés ! Comprennent qui pourra ! Voir même pas envisagés ! Pour ces bombes irradiées en attente de démantèlement de l’ex-empire soviétique, faudra bien de toute façon les corriger ces aberrations à ions ! Avant ou après l’isolation thermique des bâtiments. [voir B]

- AREVA qui devra désormais débourser 50 % de plus sur les prix de ces extractions d’uranium au Niger, un pays ou la stabilité politique est encore aujourd’hui une utopie, un pays ou les journalistes sont utilisés en fond de négociation d’extraction d’uranium, un pays ou les journalistes n’ont pas accès à ces contrées du nord du Niger, là ou justement AREVA opère à extraire ce minerai atomique.

A propos de ce minerai, son extraction ne servirait elle pas les Chinois ? C’est on jamais ! A fournir l’électronucléaire Chinois ? Des ressources d’uranium issues de ces zones géostratégiques mirifiques ou sévissent les rebelles Touaregs qui revendiquent légitimement leur part de ces 1.5 milliards d’euros d’investissement du fabricant de chaudières nucléaires (voir manipulés par ces anciens maoïstes ?) . [C]

- Pendant que l’Europe compte son argent pour les démantèlements nucléaire d’urgence, pendant que le fabricant AREVA négocie maladroitement avec ses clients, lui, l’autre, notre VRP « Agité » tel un Zébul-Ions brade à tours d’avions de ces centrales atomiques de 3.éme 3/4 de génération option : « télécommandées » à tous ces pays qui sans structures de sureté nucléaires, qui sans réseaux de lignes électriques adéquats ! Ce « Omni-pro-nucléaire » en oubli lui ce « majestueux tortueux » de consulter et de faire contribuer l’organisme habilité justement à veiller à ces sécurités ! C’est dire s’il connait ces affaires nucléaires…extrait … :

« …/…M. Lacoste (le président de l’ASN) a précisé que l’ASN n’y a pas été associée. Mais elle n’exclut pas, comme cela a été le cas en Chine, d’exporter ses compétences…/… » Disait-il lors de ses vœux à la presse le 15/01 en évoquant les derniers trocs Nucléo-Arabiques Sarkoziens.[D]

A propos du téléguidage de ces centrales nucléaires, M. Lacoste précise que :

« …/… le pilotage à distance des centrales, sur lequel travaille le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et qu’avait évoqué M. Sarkozy en Libye, assurant que l’on pouvait "désactiver depuis l’extérieur" un réacteur en cas de crise, ne lui semble pas la meilleure option, à supposer que les pays clients acceptent une telle …/… ». [D]

Pour un communicant de ce rang, oublier de consulter les spécialistes en télégestion de communication et de sécurisation !

- Pour le nucléaire, décidément tout y est à l’avenant. La crise financière internationale qui ce profile aidant, et à peine le premier coup de pioche donné à Cadarache sur le site ITER, une dépêche de l’AFP nous apprend :

« …/… Les Etats-Unis vont suspendre cette année leur participation financière au projet international Iter, le futur réacteur de fusion thermonucléaire-…/… ». [E]

Aie ! aie aie ! Déjà un partenaire en manque de financement, et quel partenaire ! Ce projet de soleil éternel risque d’être sous peu lui aussi peut être enterré, et qui sait pour l’éternité. Car actuellement les États-uniens Américains ont certainement d’autre préoccupations, elles aussi et encore une fois mal chiffrées et probablement un peu trop vite hypothéquées. Les 160 millions de dollars de contribution des EU pour l’année 2008 au projet ITER [E] iront eux combler ces parts incongrues de ces trous financiers de ces pavillons sans fond !

- Et ce n’est pas fini, car si les syndicalistes CGT énergie commencent eux aussi à ce poser les bonnes questions de sécurité ce que nous révèle une autre information, et sans la défigurer par mesure de probité :

« …/…La CGT mines-énergie a dénoncé jeudi la situation "précaire" des salariés prestataires d’EDF dans les centrales nucléaires, accusant l’électricien public d’ "organiser" le "roulement" des employeurs sous-traitants pour leur permettre "de ne pas reprendre tous les salariés"…/… »…………………………………………………

Ou encore :

« …/…EDF organise ce "roulement pour permettre à leurs employeurs de ne pas reprendre tous les salariés (dont souvent les représentants du personnel) et de ne pas maintenir leurs acquis sociaux (ancienneté, niveau de rémunération, convention collective moins favorable)", affirme la CGT. 20.000 salariés prestataires interviennent sur les 58 tranches nucléaires françaises au côté de 20.000 agents EDF../... ». [F]

Avec 50 % de sous traitants et/ou intérimaires, dans cette industrie nucléaire, comment réaliser des opérations de maintenances, de surveillances, de contrôles, de déconstructions et de démantèlements reposer sur des effectifs d’ouvriers et techniciens subordonnés à ces vendeurs de peurs ! Sans salaires de la peur !

- Petite anecdote : [G]

Même les kangourous n’en reviennent pas, car les Australiens qui viennent dernièrement de changer de direction, ont eux annuler les contrats de livraisons d’uranium aux Indes.

Washington qui espérait de ces livraisons ainsi aider à contre carrer la puissance émergeante régionale que représente désormais l’Hyper Géant Chinois. Le Soleil Levant est en avant.

- Conclusion :

- En résumé, toutes les séquences médiatisées de ces dernières semaines sur ce sujet sensible qu’est le nucléaire, n’auront pas servies à grand-chose sauf à réjouir les quelques dangereux rêveurs et promoteurs Nucléocrates de Cadarache.

- Car les réalités politiques stratégiques énergétiques supposent de la part des tenants du pouvoir d’autres artifices que ces mirages aux alouettes d’un « Pipol-maniaque » dont ses compétences dans ce domaine énergétique, et j’oserais le dire : sont largement dépassées !

Skapad

[A] 16 & 17/01/2008 : AFP Un directeur d’Areva a quitté la Chine où il était retenu

[B] 17/01/2008 : Les Echos La facture post-Tchernobyl ne cesse d’augmenter (extrait)

…/…Ces fonds totalisent 2,5 milliards d’euros. A la BERD, on estime à la louche que le démantèlement des trois centrales Bohunice, Kozloduy et Ignalina se chiffrera entre 2 et 3 milliards d’euros, tandis que les sommes recueillies pour le sarcophage de Tchernobyl s’élèvent à 800 millions d’euros, le coût du projet complet étant évalué à 1,4 milliard d’euros…/…

[C] 17/01/2008 : AFP Niger La rébellion touareg dénonce l’accord entre Niamey et Areva

[D] 17/01/2008 : Le Monde Les pays émergents devront se former à la sûreté nucléaire

[E] 17/01/2008 : AFP Etats-Unis suspendent leur participation financière au projet Iter pour 2008

[F] 17/01/2008 : AFP Centrales nucléaires : la CGT dénonce la précarité des agents prestataires d’EDF

[G] 17/01/2008 : Indeinfos.com Nucléaire - L’Australie annule un contrat de livraison d’uranium à l’Inde

Bricolage & tripatouillage diplomatique atomique !

votez :
par Schpock (IP:xxx.xx7.198.12) le 23 janvier 2008 à 21H08

"Il prix l’uranium et le rompit." 20 ans de réserves qui devient 1000 ans.

L’espoir fait vivre certes, mais ne produira pas les GWh décarbonés et sûrs dont nous avons besoin pour endiguer au plus vite le réchauffement climatique.

Des solutions fiables, éprouvées et pérennes existent (économies d’énergie, efficacité énergétique, EnR).

Mieux vaut agir maintenant avec ces solutions que se reposer sur d’hypothétiques solutions futures.

Merci pour cet article (en uranium) très enrichissant :-|

votez :
par anti-écolo (IP:xxx.xx1.253.150) le 24 janvier 2008 à 09H44

Allez les pro nucléaire vous allez gagner, ces écolos n’ont pas la tête sur les épaules, ce sont des intégristes qui refusent le progrès. L’important c’est de gagner des marchés car les concurrents vous attendent au tournants..continuons le lobbying il faut plus encore, soyez présent dans les écoles, au supermarché, à la télévision, dans la cuisine, la salle de bain, les crèches à la maternité... :-o :-o

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