Grenelle de l’environnement
Article publié le 22 octobre 2007
Les plus grands maux qui menacent notre planète sont l’ignorance et l’oppression et non pas la science, la technologie, l’agriculture ou l’industrie.
Le processus intitulé « Grenelle de l’environnement » touche à sa fin. Sur un certain nombre de sujets, et notamment les questions énergétiques (dont la production d’électricité d’origine nucléaire) et les plantes génétiquement modifiées, les échanges dans les groupes de travail comme dans les débats publics ont présenté une forte charge émotionnelle.
L’Association Française pour l’Information Scientifique n’a pas pris part à ce processus.
Nous n’étions pas invités : n’étant pas engagés sur le plan idéologique dans l’activisme environnementaliste, et n’ayant non plus aucun intérêt économique ou partisan à défendre, nous n’avions tout simplement pas à être invités.
D’ici quelques jours la démocratie représentative reprendra donc ses droits. C’est en effet la Représentation nationale, s’appuyant à juste titre sur la légitimité que lui confèrent les élections, qui s’emparera des conclusions et des recommandations, consensuelles ou divergentes, de ces États généraux de l’environnement pour élaborer ce qui deviendra la loi de la République.
Notre association, « organisation non gouvernementale de la société civile », avec ni plus ni moins de légitimité que la noria d’associations éventuellement fédérées qui ont directement ou indirectement fait entendre leur voix dans le « Grenelle », consciente de la responsabilité et des devoirs de la science envers la société dans son ensemble, n’a eu de cesse de mettre en garde les autorités contre toute décision qui s’appuierait sur des arguments pseudoscientifiques ou des données fausses ou inappropriées.
Face à certains discours s’opposant au progrès scientifique, technique et industriel, et donc au développement économique et social, nous n’avons eu de cesse également de rappeler que « les plus grands maux qui menacent notre planète sont l’ignorance et l’oppression et non pas la science, la technologie et l’industrie dont les instruments, dans la mesure où ils sont gérés de façon adéquate, sont des outils indispensables qui permettront à l’humanité de venir à bout, par elle-même et pour elle-même, de fléaux tels que la faim et les surpopulations ». (1)
- Énergies et effet de serre
L’Association Française pour l’Information Scientifique (AFIS) se félicite du succès du colloque réuni le 10 octobre 2007 au Sénat sur le thème « Énergies et effet de serre ». Cette manifestation, tenue à l’initiative de l’association Sauvons le Climat et que nous sommes heureux d’avoir contribué à organiser, avec le parrainage de l’Académie des Sciences et de l’Académie des Technologies, entendait attirer l’attention sur la nécessité d’une approche rigoureuse et rationnelle des politiques envisagées de lutte contre les émissions de gaz à effets de serre, en pointant au passage quelques erreurs et insuffisances de solutions parfois considérées un peu rapidement comme « écologiquement correctes », tout comme les mirages des thèses « décroissancistes », qui ont trop souvent la faveur de quelques médias dits de « référence ».
- Organismes génétiquement modifiés (OGM)
Bien que cela fasse désormais plus de trente ans que les biotechnologies ont fait leur apparition et sont soumises à la vigilance des commissions et agences de biosécurité, près de vingt-cinq ans que des végétaux transgéniques sont en culture, et plus de dix ans que des organismes génétiquement modifiés sont commercialisés sans encombre pour l’alimentation animale et humaine, il est indéniable que la question des organismes génétiquement modifiés cristallise beaucoup de fantasmes et de craintes infondées, alimentés par des rumeurs abondamment colportées. Qui plus est, les organismes génétiquement modifiés sont devenus les otages d’enjeux politiques qui ont bien peu à voir avec les questions scientifiques, sanitaires ou environnementales en général et les biotechnologies en particulier.
L’Association Française pour l’Information Scientifique (AFIS) se félicite du succès des diverses initiatives qu’elle a prises à Nantes le 9 octobre 2007 sur le thème « OGM, le vrai et le faux ». Elle entend poursuivre inlassablement sa mission d’information scientifique de façon que le débat politique, légitime et nécessaire, trouve à s’appuyer sur une mesure adéquate de la réalité : comme le disait le journaliste scientifique Michel Rouzé (1910-2003), fondateur de l’AFIS en novembre 1968, une action politique qui ignorerait, voire nierait, la science et la rationalité est « une action qui s’égare et qui, finalement, risque de servir ce qu’elle prétend attaquer ». (3)
Afin de permettre à chaque citoyen de se faire sa propre idée, sans être manipulé ni par les groupes d’intérêts – qui existent bien évidemment de part et d’autre – ni par les marchands d’idéologie ou les prophètes de l’apocalypse, et ce en un langage accessible à tous, l’Association Française pour l’Information Scientifique a pris l’initiative de publier un numéro hors série de sa revue Science et pseudo-sciences consacré intégralement aux organismes génétiquement modifiés. Intitulé « OGM : menace, fléau ou source de progrès ? » et sous-titré « Les OGM, on peut aussi en parler calmement », ce numéro spécial (72 pages, 5 euros) sera disponible chez les marchands de journaux à compter du 20 octobre 2007 ou sur commande par correspondance au siège de l’association. (4)
Que nous nous penchions sur les impacts de l’avancement des sciences et des techniques pour notre vie collective ou sur les dommages encore bien actuels de quelques obscurantismes anciens ou modernes, l’ambition de l’Association Française pour l’Information Scientifique reste la même : donner par l’information scientifique les moyens du libre examen, sans arrogance, sans se laisser aller à l’énervement, mais sans non plus céder à la complaisance.
(1) Extrait de l’« Appel d’Heidelberg » (1992)
(2) Les organisateurs du colloque du 10 octobre 2007 : http://www.dixoctobre2007.net/
(3) In Raison présente n° 23
(4) On se reportera aussi au dossier « OGM » du site internet de l’association : http://www.pseudo-sciences.org
Association Française pour l’Information Scientifique (AFIS)
"les plus grands maux qui menacent notre planète sont l’ignorance et l’oppression et non pas la science, la technologie et l’industrie"
Oui, certainement, mais en général, on ne s’en prend pas vraiment à la science, mais plutôt aux institutions scientifiques, qui deviennent les jouets des grandes puissances financières et politiques et qui perdent leur indépendance. C’est davantage cette corruption des organisations existantes qui amène les gens à ne plus faire confiance au discours scientifique, que la démarche scientifique elle-même. A ce sujet, l’histoire de Claude Bourguignon est exemplaire.
La défiance envers la technologie et l’industrie est similaire. Si l’un et l’autre permettent des prodiges, de plus en plus, accepter d’en bénéficier passe par la nécessité d’accepter de dépendre de grandes organisations sur lesquelles on n’a aucun pouvoir ni moyen de contrôle, ce qui n’est pas anodin. Autrement dit, ce n’est pas tant de la technologie et de l’industrie que l’on se méfie, mais de l’organisation économique et sociale par laquelle elles s’expriment.
Et ainsi, de plus en plus, des gens refusent d’accepter cette servitude pour pouvoir bénéficier des bienfaits de la science, des technologies et de l’industrie. Il ne s’agit donc pas tant d’obscurantisme que d’un manque de confiance. Et la vulgarisation scientifique ne permet pas vraiment de lutter contre cette attitude.
Bonjour,
Deux types majeurs d’arguments en réponse dans les messages constatés ce matin.
Le premier serait que la question n’est pas tellement sanitaire ou environnementale (les OGM passés à travers les mailles du filet des commissions de biosécutité ne sont néfastes ni pour la santé de ceux qui les consomment ni pour l’environnement) mais idéologique et économique ; pour reprendre le discours de l’ancien directeur de Greenpeace France, à travers le refus des biotechnologies ce serait un type de société qui serait refusé. A celà je répondrai d’abord que je comprends parfaitement (même si je ne partage pas cette orientation) que l’on puisse refuser ces développements pour des raisons idéologiques, mais je ne peux accepter que pour les besoins d’une propagande efficace il soit utilisé des arguments simplistes et même mensongers. Pour la perspective "anticapitalisme ou technophobie ?" je vous renvoie à cet article de Yann Kindo http://www.pseudo-sciences.org/spip...
Le second est une défiance envers la science en général et la technique en particulier qui auraient quasiment « détruit » le monde. Par un glissement sémantique, la posture « progressiste », que je revendique, consistant à mettre l’avancement des sciences et des techniques au service de l’amélioration des conditions d’existence de l’humanité, est qualifiée désormais par une fraction de l’intelligentsia de posture « scientiste ». La posture « scientiste » nierait la légitimité du discours politique (ou éthique trouve-t-on dans d’autres papiers mais je ne veux pas mélanger tous les sujets ; la focalisation sur l’éthique s’accompagne en effet souvent de passagers clandestins de nature quasiment voire explicitement religieuse). La dimension politique est évidemment légitime et nécessaire. La compréhension de l’atome et la maîtrise croissante des technologies qui mobilisent ces connaissances ont permis à la fois le développement d’applications bénéfiques (à usage médical ou de production d’énergie) et d’applications malfaisantes (à usage militaire) ; certains font mine de croire que cela est nouveau mais ceci accompagne toute l’histoire de l’humanité aussi loin que l’on peut en trouver des traces ; la maîtrise de la taille de la pierre a conduit dans le même temps, comme nous le révèlent les fouilles archéologiques, à produire des outils et à produire des armes, ces armes étant utilisées aussi bien pour la chasse que pour la guerre ; la maîtrise du fer a permis là aussi (relisez « civilisation matérielle, économie et capitalisme » de Fernand Braudel), et jusqu’à aujourd’hui, le développement d’une multitude d’artefacts permettant de satisfaire nos besoins et désirs de la vie quotidienne, en même temps, que dans le même mouvement, à permettre des détournements pour des usages malfaisants. La biologie répond à la même logique, et ce aussi bien pour ce qui touche le végétal, l’animal ou l’humain. Donc, non, la science en général et la technique en particulier, non pas « détruit » le monde ; l’amélioration objective des conditions d’existence dans nos contrées (l’actualité nous ramène par exemple sur la question du financement des retraites en raison de l’allongement de la durée de vie, et des conditions de santé améliorées de cette vie allongée) en apporte la preuve journalière ; la science et la technique ont tout simplement été mobilisés, toujours et en tout lieu, pour le meilleur comme pour le pire, pour le progrès économique et social comme pour conduire les projets les plus barbares. Il ne faut pas se tromper de cible. Et oui, la politique est légitime et nécessaire.
A LIRE CETTE TRIBUNE DANS LE MONDE D’AUJOURD’HUI :
Les principes de l’activité scientifique sont universels.
La science n’accepte pas les convictions qui ne reposent pas sur des démonstrations.
Elle refuse les préférences personnelles ou les révélations.
Elle soumet toutes les propositions au critère impitoyable de l’expérimentation, de la concordance avec les connaissances déjà acquises et de la logique.
La science n’accepte pas l’idée que des OGM sont dangereux parce qu’ils pourraient transgresser des limites inviolables de la nature.
La science reconnaît comme une réalité vérifiée que des gènes peuvent être transférés entre des espèces distinctes dans la nature.
Elle a clairement établi que les organismes complexes peuvent intégrer et utiliser une information génétique nouvelle.
Il est hors de question que la science, confrontée aux objections métaphysiques d’un mouvement politique bien organisé dans les pays prospères, puisse renoncer à une méthodologie riche en potentiels pour augmenter à la fois les rendements et la qualité de la nourriture, dans un monde qui va manquer de plus en plus de ressources.
Fotis Kafatos, LE MONDE | 23.10.07 | 14h52
Président du Conseil scientifique du Conseil Européen de la Recherche Directeur général du laboratoire européen de biologie moléculaire à Heidelberg en Allemagne Membre associé étranger de l’Académie des sciences (France) Membre de la National Academy of sciences (États-Unis)
portrait de Fotis Katafos http://ec.europa.eu/research/rtdinf...
J’ai été professeur dans l’enseignement supérieur et directeur d’un grand laboratoire de biotechnologie. J’ai eu de nombreux contrats avec de grands groupes industriels et pharmaceutiques. J’ai connu de nombreux collègues en France et à l’étranger dans la même situation. C’est proprement insultant d’insinuer que nos positions scientifiques auraient pu être influencées par ces relations.
Vous écrivez : "plus de dix ans que des organismes génétiquement modifiés sont commercialisés sans encombre pour l’alimentation animale et humaine".
Permettez-moi de vous rappeler que, lorsqu’est née l’agriculture biologique en France dans les années 1960 (création de "Nature et Progrès" en 1964), les opposants aux produits chimiques étaient, à l’époque, vertement décriés au motif que ces produits sont utilisés depuis plus de 20 ans sans encombre. Qui, aujourd’hui, 40 ans plus tard, oserai prétendre que l’usage de ces produits est effectivement "sans encombre" ?
Il y a de bonnes raisons d’être circonspet à l’égard de la science et de la technologie.
Vous avez sans doute raison en disant que l’ignorance et l’oppression sont les maux qui menace notre planète. Mais ce n’est pas l’ignorance des choses de la science qu’il faut craindre mais celle des vraies jouissances de la vie, et ce n’est pas l’oppression des dictateurs, mais celle des idéologues du progrès.
Dans une société comme la notre, les obscurantistes du progrès sont beaucoup plus nombreux, influents, dangereux, irresponsables et oppresseurs que les quelques écolos virulents qui arracheurs de plantes OGM. A la décharge de ces scientistes, ils sont obcurantistes et oppresseurs sans s’en rendre compte. Ils sont comme ces fumeurs qui ne se rendent pas compte de la gêne qu’ils occasionnent. Ils invoquent les grands principes, la sacro-sainte liberté pour revendiquer leur droit de faire ce qu’il veulent de la nature.
Pitié, réveillez-vous, sortez de vos certitudes, regardez autour de vous, sortez de vos labos. La vie ne se résume pas à la science. Le progrès n’est pas une fin en soi. La raison économique n’est pas le but de la vie.
Nous sommes faits pour jouir, pas pour travailler.
Je partage cette opinion qui consiste à mettre en garde des décisions sur des bases subjectives, sur la base de "l’ignorance". Mais de quelles ignorances, de quelles "vérités" les scientifiques vont il encore vouloir nous faire avaler comme telle ? Eux qui ont "quasiment détruit" le monde avec leur science pourtant extraordinaire ? Ce qui est en soi une oppression phénoménale !
Comme je suis l’auteur de l’article "Grenaille Antipersonnel de l’environnement conta-miné ?" qui a été publié ici et qui soulève ce genre de question du manque d’éthique rigoureuse, alors que j’ai appuyé ma démonstration sur une vision apocalyptique de ce que pourrait devenir un monde dominé par le scientisme, je me sens "un peu visé". Voila qui me permet de mieux m’expliquer.
Cette "vision" est une allégorie, je ne l’ai écrite que parce que je veux aussi être entendu dans mon besoin de l’être aussi, qui est celle de bien du monde et pour créer du dialogue autour de ce qui me préoccupe.
Je tiens d’emblée à préciser que je souhaite ardemment que les scientifiques soient écoutés et entendus, mais aussi que j’en suis pour ma part au stade ou la méfiance et la défiance à l’égard des scientifiques est d’autant plus grande, que nous voyons bien aujourd’hui dans quelles problématiques la science à conduit le monde, alors que se sont bien les travaux scientifiques qui créent des armes de destruction massive, les polluants qui ont le même effet, produisent de la "malbouffe", rendent malade les êtres vivants à très grande échelle et dépendant des mêmes scientifiques du monde de la médecine qui cherchent à "réparer les dégâts" dans cette fuite en avant perpétuelle, en nous faisant avaler la pilule de toujours plus de chimie moléculaires qui rapporte tellement d’argent à ceux qui en vivent dans un confort indécent, alors que la pauvreté galope et que la science voudrait encore nous faire croire qu’elle va "sauver le monde de la famine" avec ses OGM...
Vous me voyez donc très très sceptique quand à votre "sagesse", votre "discernement" et votre "éthique" qui m’ont en effet suggéré cette vision apocalyptique d’une causalité de plus en plus destructrice, générée par les effets destructeurs monstrueux que l’on connait trop bien pour vous laisser nous endormir avec encore plus de sciences, sans aucun filet.
Je voudrais donc que les scientifiques ne soit pas trop méprisants de la valeur de la communication des autres, parce qu’être scientifique ne veux certainement pas dire être au fait de la "vérité", et encore moins des moyens de communications et des moyens de sensibiliser l’opinion à leur juste cause, si tel est le cas, mais pas toujours, bien loin de là !
Sans éthique rigoureuse, nous en sommes encore très loin, nous ne devons surtout pas faire aveuglément confiance aux scientifiques, sous prétexte qu’ils sont "rationnel", si l’on a un tant soi peu de sagesse et de discernement de cœur et de bienveillance pour la vie et sa dignité. C’est mon point de vue.
Comme tout "bons scientifiques" qui se respectent, vous faites des démonstration scientifiques pour communiquer, en étant convaincu que votre "rationalisme" vous met à l’abri de toute "erreur", sans parler de la difficulté à vous lire, pour qu’ensuite, des années plus tard, on constate les horribles dégâts du "rationalisme" qui a tant servis à nous faire avaler la science de destruction massive très mal employée qui menace très gravement la planète et toute la vie,actuellement.
Ceux qui ont les moyens d’une vulgarisation scientifique accessible à tous,(et garantissant de ne pas endormir les gens avec des discours obscurantistes) ne sont pas forcément les plus rigoureux dans l’éthique. Mosanto(entre autres) fait très, très peur ! En France la majorité veut désormais une véritable écologie, elle ne veut pas des OGM, ce n’est pas un hasard. Les scientifiques on bien trop contribué à détruire le monde et à le rendre malade pour que leur discours puisse être avalé comme des "lumières"...
Alors le "vrai ou le faux" produit par les scientifiques, excusez moi de vous dire messieurs que nous pouvons avoir légitiment du soucis à nous faire et très peur de nous faire endormir par vos propre discours qui ont fabriqué tout ce qui pollue et peut détruire la planète en quelques seconde, rend le monde malade d’angoisse et de peurs somatisées dans toutes les maladies que l’industrie chimique à provoquée, relayé par l’agriculture intensive qui à très gravement endommagé nos sols, que les radiations et les ondes en tout genres véhiculent sans garanti d’effets néfastes sur les êtres et la vie, grâce à vos travaux scientifiques.
Plus vous voulez prouver que vous avez "raison", plus on s’aperçoit que sur bien des plans votre science peut nous donner tort de vous écouter en tant que personne ordinaire. IL faut donc que vous puissiez donner le sentiment que vous écoutez aussi les autres et prenez en compte des besoin qui vous semble "subjectifs, irrationels", alors qu’ils reposent sur une perception intuitive que les OGM doivent être très, fermement et très sévèrement encadrés, pour ma part, en l’état de la passion du débat, de la pression affolante des lobbys et du manque de crédibilité dramatique du monde politique qui gouverne pourtant.
Lorsque vous accepterez de parler d’éthique d’abord, donnerez des garanties très solides que vos travaux ne serviront pas à détruire encore plus la planète et la vie des gens, ne mettrez pas votre science entre les mains des politiques irresponsables manipulées par le monde des finances, des magouilleurs, des lobbys pour l’argent et la spéculation bien avant le bien être du peuple et des gens ordinaires, que vous garantirez de ne pas vous laisser manipuler par le monde des finances qui spécule sur votre dos, on pourra vous écouter et vous faire confiance, vous soutenir et demander aux décisionnaires politique de vous écouter en faisant pression pour que ce soit le cas.
la science est merveilleuse, mais entre les mains des ignorants et des fous elle est la pire des choses. Le résultat est l’état du monde actuel... Ne vous méprenez donc pas sur votre propre ignorance, nous sommes tous ignorants de bien des choses, l’ignorance est une composante naturelle de la vie m’enseigne ma propre philosophie de vie, elle a sa fonction à jouer pour nous permettre de nous éveiller au respect et à la dignité de la vie.
Pour ma part mon rejet des OGM est actuellement viscéral. Je fais confiance à mon ressenti et mon intuition avant de faire confiance à la science, et encore pire aux politiciens. Tant que l’on ne tiendra pas un discours de développement intensif d’une agriculture biologique saine et respecté, tant que l’on ne garantira pas que l’on va faire tout pour éviter toute dissémination dans la nature, dans que l’on ne vas pas se déterminer pour mettre toute les énergie au service du bien être réel de toute l’humanité, je serais contre une politique de dissémination des OGM dans la nature. Après tout on à les moyens de les faire pousser sous des serres étanches. Chacun doit pouvoir poser ses propres conditions.
Ensuite on pourra prendre le temps de vous écouter sur la validité de votre discours, le pour ou le contre, sans avoir une épée de Damoclès au dessus de la tête qui brouille la réflexion sereine, parce que l’on aura le sentiment que l’on nous respecte dans notre besoin d’un cadre de réflexion posé et dédramatisé, et savoir si, en tant que citoyen, ce que vous dites méritent que l’on soutienne votre combat.
Ainsi les scientifiques ont très largement contribué à créer et continuent de générer une oppression terrible, en maintenant les peuples dans l’ignorance des effets négatifs de leur science. Cette oppression sert à entretenir l’ignorance. Elle ne pourra être vaincue que parce que nous pourrons mieux nous écouter mutuellement et nous respecter dans nos besoin mutuel. Dans l’urgence pas de précipitation...
Cela dit, je n’ai pas la science infuse, non plus :-) Bien cordialement Yann Ar Barzh
je vous proposerais volontier de mettre votre publication en licence " creative commons " pour que "tout un chacun" puisse accéder à votre savoir !!! ne soyez pas élitiste !
en attendant cette parution je vais consulter vos liens .
merci pour ce "publireportage" un peu en porte a faux avec le titre de naturavox " partager pour préserver " ?
Partager, pour un scientifique, ca me semble surtout essayer de partager le peu qu’il a : une connaissance, certes imparfaite, des forces a l’oeuvre dans la nature. Pour les richesses, desole, ca n’est pas a nous qu’il faut s’adresser, mais lutter contre l’ignorance, ca on peut !
Pour l’oppression, nous pouvons apporter une contribution modeste. Je pense que c’est principalement dans la lutte contre l’obscurantisme et les manipulations des sectes antiscientifiques, obscurantistes et religieuses fanatiques qui favorisent l’oppression.
Je voudrais saluer le travail de l’AFIS : il faudra bien un jour qu’au moins j’y adhere ! Excellent votre site, aussi !
amicalement
C’est marrant de parler d’ignorance. Justement l’associant avec les "non scientifiques". Parce que j’ai pratiqué (et je continue) la sience à bon niveau (doctorat quand même ...) et ce que j’y appris justement, c’est que même sur des phénomènes aussi vieux que l’humanité (le feu en l’occurence), on ne sait finallement que peu de choses, les zones d’ombres sont IMMENSES.
Alors merci de vouloir recadrer l’ignorance également dans le cadre scientifique ET technique. Prétendre que les scientifiques savent (et donc que les autres sont dans l’ignorance) c’est justement pratiquer l’oppression.
@l’auteur
je n’ai toujours pas compris ou vous vouliez en venir ? finalement atlantis résume bien mon sentiment premier .
avez vous lu cela ;http://www.senat.fr/rap/r02-301/r02...
pour mon scepticisme du jour cela seras suffisant .
en remontant dans ce dossier du SENAT sur les OGM et les interrogations qu’il suscite , vous avez un long chemin a parcourir pour convaincre .
En résumé, quoi de pire qu’un type ayant accumulé des données et des informations durant ses études et qui veut étaler sa science ! OED
Qui sont les ignorants dont nous parle Michel Naud ? Qui sont ceux qui ont un comportement peu digne de scientifiques ?
Petit rappel : En 2001, des scientifiques belges ont mis au point une nouvelle méthode d’analyse du matériel génétique. Ils décidèrent de l’appliquer à un soja modifié génétiquement de la firme Monsanto. A leur grande surprise, il découvrirent une séquence génétique inconnue. Elle n’appartenait ni au matériel génétique introduit, ni au génome de la plante. En effet, lorsqu’on introduit du matériel génétique, on provoque une instabilité du génome et des séquences génétiques disparaissent, d’autres apparaissent, certaines se déplacent ou sont multipliées. C’est un phénomène connu mais inexpliqué, incontrôlé et imprévisible dans l’état de nos connaissances scientifiques.
Des journalistes belges demandèrent alors à Monsanto comment il était possible que la firme ait pu commercialiser depuis 5 ans, aux quatre coins de la planète, une plante avec une séquence génétique inconnue. Voici la réponse du directeur scientifique de Monsanto France, telle qu’elle fut publiée dans le Libre Belgique du 17/08/01 : « Les méthodes et les techniques changent. A l’époque, il n’était pas possible d’isoler ce fragment. »
Monsanto nous dit que des OGM ont été commercialisés alors qu’on n’avait pas les moyens de savoir exactement ce qu’il y avait dans les plantes. Mais si Monsanto ne savait pas, Novartis ne savait pas non plus et les autres non plus. Et si Monsanto ne savait pas en 2001, la Commission du Génie Biomoléculaire qui a autorisé en France en 1998, le maïs MON810 - celui qui est cultivé actuellement - elle ne savait pas non plus. Et les politiques qui nous assuraient que toutes les précautions étaient prises, soit ils croyaient les histoires qu’on leur avait racontées et nous mentaient de bonne fois, soit ils nous mentaient consciemment.
Quand j’ai lu cette ffaire en 2000, j’ai compris qu’on avait à faire à des apprentis sorciers.
A part Séralini, Testard et une poignée d’autres où étaient les scientifiques à l’époque et pourquoi ont-ils laissé faire ?
Oui on se sent vraiment merdeux face au grand savant que vous êtes monsieur Naud ; surtout si comme moi on n’a pas la connaissance scientifique suffisante, ni le temps pour l’acquérir. Ce que je ne parviens pas à comprendre et que sans nul doute vous allez m’expliquer c’est , si les choses étaient si simples , pourquoi ne serions nous pas dirigés par des scientifiques ,qui étant comme vous l’êtes vous même dans le savoir pourraient nous guider vers notre bonheur ? La science pour être efficace doit spécialiser l’objet de son étude ; et là sur ce point je pense pouvoir vous accorder ma confiance ; du moins je n’ai a priori aucune raison de ne pas le faire. Cette limite de la science est de taille, puisque plus elle connaît plus elle spécialise plus elle laisse s’agrandir le champs de l’inconnu, la réalité étant elle-même globale et ne pouvant être appréhendée par le regard scientifique.. C’est la raison pour laquelle le scientifique intelligent reconnaît sa grande ignorance et fait preuve de la plus grande humilité. C’est la raison pour laquelle, le savant n’est pas forcément le guide, et qu’existe la religion, la philosophie et la politique. Et il est très important de ne pas mélanger ces plans les uns avec les autres, ce serait une grande ignorance qui nous conduirait sans nul doute à une grande oppression.
La problématique des OGM est un millefeuille qui en cette période difficile de l’histoire de l’humanité mérite c’est certain d’être étudiée avec la plus grande rigueur ….Politique. Je ne dis pas scientifique parce que la science par essence est rigoureuse ; je dis bien politique ... Parce que c’est bien sur ce plan là qu’il faut situer l’expertise et le débat public sur les OGM.
Et vos apports seront sans doute très utiles si un véritable et sérieux débat politique est organisé. Parce qu’à ce niveau là, sur ce plan politique, un débat rigoureux et sérieux doit être GLOBAL et mobiliser autour de la table TOUS les acteurs concernés. Ici, dans ce cas, ça fait du monde ! Je vous l’accorde ; c’est donc un travail difficile à bien organiser, d’autant que culturellement nous sommes peu habitués et peu rompu à ce type d’exercice.
Et c’est là sans doute que vous faites erreur ou que vous êtes de mauvaise foi ; ne vous connaissant pas, je décide de penser qu’il s’agit donc d’une erreur.
Vous dites avec justesse que l’ignorance est la pire des choses , qu’il faut débattre sereinement et avec rigueur sans faire appel à des idéologies ou intérêts divers , vous prenez vous-même des initiatives , comme ces articles sur NaturaVox , débat au sénat etc Mais ne voyez vous pas la limite de vos initiatives et de votre posture ?
Si vous souhaitez vraiment « permettre à chaque citoyen de se faire sa propre idée » alors faites comme moi et réclamez à Nicolas Sarkosy d’organiser sur ce sujet et d’autres un espace public de débat accessible à tous et donc médiatisé et l’organisation soigné de débats et d’expertises contradictoires.












