Article publié le 11 juin 2009
Un peu partout sur la planète, des citoyens au pouce vert prennent d’assaut des espaces urbains abandonnés pour en faire des îlots de verdure. Ces guérilleros de l’horticulture embellissent nos paysages, armés de truelles et de bonnes intentions. Incursion dans le monde du jardinage interlope.
Il suffit de rencontrer Johanne Dion, une habituée de la guérilla jardinière, pour s’en convaincre. Cette gentille retraitée à la voix de soie estime avoir planté pas moins de 600 arbres sur le terrain de son voisin, devant sa maison à Richelieu, de 2000 à 2002.
« Je partais très tôt le matin avec des pousses de tilleul ou d’érable récoltées dans mes plates-bandes pour les planter au bord de la rivière », raconte-t-elle. Un moyen de reboiser cette parcelle de terre malmenée par les propriétaires successifs… et de faire un pied de nez au plus récent et sa mauvaise habitude de couper les arbres.
Une action tout à fait dans l’esprit de la guérilla jardinière, concept souvent désigné par son appellation anglophone guerrilla gardening, et définie simplement comme « l’action de jardiner sur un terrain public, avec ou sans permission », par David Tracey, un journaliste et architecte paysagiste de Vancouver, auteur de Guerrilla Gardening : a Manualfesto.
Les guérilleros du jardinage se donnent donc pour mission de s’approprier des terrains vagues, abandonnés ou négligés en y plantant des végétaux, histoire de donner aux villes le coup de pouce… vert dont elles ont besoin.

Les racines du phénomène
Le jardinage clandestin est une pratique centenaire dont les origines sont difficiles à établir. Selon David Tracey, elle a fait sa première apparition dans les livres d’histoire il y a plus de 300 ans, alors que le Britannique Gerrard Winstanley, à la tête des Diggers (les « Bêcheurs »), défendait le droit de travailler la terre sans le consentement des propriétaires terriens et sans leur payer de redevances. Le groupe cultivait les terres inutilisées des nobles autour de Londres pour nourrir les démunis.
Le manifeste laissé par les Diggers a semé le germe de la résistance chez certains environnementalistes américains qui s’en sont inspirés, dans les années 1960, pour revendiquer un terrain vague près de l’Université de Berkeley, en Californie. Ce n’est qu’en 1973 que le mot « guérilla » s’est greffé aux préceptes d’une rébellion horticole. L’artiste new-yorkaise Liz Christy a alors fondé le groupe Green Guerillas et converti un lot abandonné de Manhattan en un jardin communautaire, dont la vocation demeure inchangée à ce jour.
La guérilla jardinière s’est propagée aux quatre coins du monde, mais sa trajectoire anarchique et underground la rend difficile à cerner. Certaines factions, craignant les arrestations, agissent dans l’anonymat. Le mouvement n’a ni leader ni marche à suivre et ses objectifs varient selon les interventions. Pour ceux qui ne mangent pas à leur faim, la revendication du droit à la terre prend une signification politique. Dans les pays plus riches, elle relève plutôt d’un souci environnementaliste.
On peut déjà rejoindre l’embryon de groupe qui existe déjà à Paris et à Toulouse.
A voir également :
jardins.wordpress.com/2006/09/25/guerrilla-gardening
jardinpotagerurbain.wordpress.com/author/jardinpotagerurbain
Le premier "rebelle" que je vois venir piétiner mes plate-bandes, je lui fous mon pied dans le cul pour commencer....Et puis quoi encore ? De quoi je me mêle ? Ils n’ont qu’à cultiver leurs jardins et foutre la paix à ceux qui ne leur demandent rien.
Notons que 80% des français disent manquer d’espace vert. Notons qu’en ville les citadins n’ont pas tous le luxe d’avoir un jardin. Notons que c’est également un acte citoyen...
Celà me paraît être une bonne réaction !!!!
Bonjour !
La guerilla gardening à Paris est en marche ! Guerilleros autonome j’ai décidé de créer un blog et un forum pour fédérer les actions !
Venez nous rejoindre sur : http://guerilla-gardening-paris.blo...
Gabeu
Pour répondre à Zygomar :-/ :
Notons que 80% des français disent manquer d’espace vert. Notons qu’en ville les citadins n’ont pas tous le luxe d’avoir un jardin. Notons que c’est également un acte citoyen...
Zygomar tu porte bien ton pseudo, notre but n’est pas de saccager ton jardin. Notre but est de végétaliser des endroits délaissés et de faire plaisir à des personnes. Au fait un groupe a été créé à Nantes alors si vous voulez nous rejoindre voici notre forum http://guerrilla-gardening.allgoo.u...



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