Article publié le 28 septembre 2007
Aujourd’hui s’ouvre la consultation du public, seconde étape d’un processus de concertation sans précédent dans le domaine, le "Grenelle de l’environnement". Au final, une quinzaine de plan-programmes seront retenus pour "inscrire le développement de la société française dans une perspective durable". Et si la Taxe Carbone était la solution aux problèmes de demain ?
"Il n’y a aucune autre perspective que de changer radicalement la donne et faire la révolution écologique", a lancé le ministre de l’Ecologie et du développement durable Jean-Louis Borloo lors de la conférence du « Grenelle de l’environnement » de ce jeudi 27 septembre [*1].
Cet état d’esprit est le bienvenu car le changement climatique et la fin des énergies fossiles représentent le défi majeur auquel l’Humanité doit faire face en ce XXIème siècle. Considéré à tord comme un problème environnemental parmi d’autres, le réchauffement climatique ne va pas créer une catastrophe soudaine et spécifique, mais il va progressivement exacerber tous les problèmes existants de l’Humanité : pauvreté, accès à l’eau potable, famines, pandémies, et tensions de plus en plus fortes entre les peuples... cela de manière globale, irréversible et différée [*2]. Nous devons donc éviter le non-maîtrisable et maîtriser l’inévitable. A ce titre, l’Union Européenne réaffirme qu’il faut intervenir d’urgence pour tenter de limiter le réchauffement climatique en deçà du seuil d’irréversibilité et de dangerosité pour éviter de graves dommages physiques et socio-économiques. Et d’ajouter qu’il est indispensable de parvenir, au plus tard d’ici 2050, à une division par 4 de nos émissions de gaz à effet de serre [*3].
Des solutions alternatives existent, notamment dans le domaine des transports, de l’habitat et de l’alimentation, mais elles peinent encore à convaincre des acquéreurs. Et pendant ce temps-là, le carbone s’accumule dans notre atmosphère. Cela s’explique par les exceptionnelles qualités des combustibles fossiles, sur lesquels 80% de notre consommation d’énergie reposent : abondants et bon marché, ils contiennent une énorme énergie qui peut en outre être facilement stockée et transportée. Des qualités auxquelles aucune autre énergie ne fait pour l’instant le poids au plan économique. Du coup, pour faire reculer les émissions sans renoncer à l‘économie de marché, une solution semble évidente : « il faut donner un prix au carbone » résume le rapport Stern. Ce n’est qu’en faisant payer le fait d’émettre du CO2 que les sources d’énergie et les technologies moins émettrices pourront surmonter leur handicap économique et s’imposer. Et que les comportements vertueux seront récompensés [*4].
La Taxe Carbone présente ainsi le triple avantage de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre, d’anticiper la fin des énergies fossiles, et de remplir les caisses de l’état (à l’opposé de la mise en place de normes ou de subventions incitatives qui les vident). En effet, « Bien qu’impopulaire, une taxe carbone correctement appliquée pourrait aider à réduire les émissions de gaz à effet de serre, tout en contribuant au financement de notre système social, sans brider l’économie » [*5].
Quoiqu’il en soit, dans un monde fini, la question n’est pas de savoir si la consommation de ressources non renouvelables a une fin, mais elle est de savoir quand et comment. Le meilleur moyen d’anticiper cette décroissance inéluctable de la consommation d’énergies fossiles est l’instauration d’une Taxe Carbone en croissance régulière [*6]. Or, cette proposition principale du pacte écologique de Nicolas Hulot n’avait déjà été reprise en l’état par aucun des candidats à l’élection présidentielle qui avaient par ailleurs signé ce pacte. Les deux candidats du second tour se rejoignaient même sur le fait qu’ « il ne faut pas porter atteinte au pouvoir d’achat » [*7]. A côté de cela, les parties politiques extrêmes avaient ouvertement déclaré ne pas accepter de signer ce pacte précisément à cause de cette mesure qui « pénaliserait les plus pauvres ».
Or, qu’en est-il de cette Taxe Carbone dans les faits ? Notons d’emblée que si les prix du carbone à la consommation résulte d’une Taxe, l’Etat peut choisir de compenser sa création par l’allègement d’autres impôts (TVA, impôt sur le revenu, charges sociales...), le but de la Taxe Carbone n’étant pas nécessairement d’accroître la pression fiscale , mais de réorienter la consommation.
Au-delà de l’augmentation du prix de l’essence à la pompe qui n’est qu’un aspect de cette Taxe, l’augmentation progressive du prix des énergies fossiles permettrait d’éliminer les aberrations énergétiques de notre quotidien (lignes de chemins de fer fermées car non rentables, trajets en avion parfois moins chers qu’en train, remplacer l’électroménager, son ordinateur, son appareil photo ou sa chaîne hi-fi plutôt que de les faire réparer, racheter un nouveau téléphone portable ou lecteur mp3 plutôt que de remplacer sa batterie, les composants du panier de la ménagère venant des 4 coins du globe de part les délocalisations, aller-retours incessants en poids lourds à travers l’Europe pour le traitement / conditionnement des produits, acheter des fraises et des tomates en hiver, avoir sur les étals de nos marchés des fruits locaux et de Nouvelle-Zélande au même prix alors qu’il y a une différence de facteur 1000 au niveau des émissions de GES, urbanisme, architecture, etc...) qui sont précisément le résultat de plusieurs décennies d’énergie abondante et très peu chère. En lieu et place de ces gaspillages, toutes les autres solutions auxquelles on pense habituellement suivront car elles seront de plus en plus rentables : transport en commun, ferroutage, re-localisation, isolation des bâtiments, et autres développements des énergies renouvelables.
Cette taxe ne paraît inégalitaire qu’à ceux qui croient que nous pourrons continuer de vivre demain sans rien changer à nos modes de vies. Quoiqu’il en soit, dans un proche avenir, le prix du marché mondial de l’énergie va être de plus en plus élevé. Plutôt que cela se fasse de manière imposée et chaotique, l’idée est de le faire de manière volontaire et contrôlée en partant à un niveau très bas pour permettre à chacun d’anticiper et de s’adapter, et en augmentant progressivement jusqu’à parvenir à l’objectif de réduire par 4 nos émissions de gaz à effet de serre. Cette taxe permet à l’argent de rester à l’intérieur de nos frontières plutôt que d’être directement donner aux pays producteurs de pétrole (la France importe 97% de sa consommation de pétrole). Elle est plus équitable que le chaos économique et social qu’elle évite (le taux de chômage est très lié avec le prix du baril de pétrole, avec 2 ou 3 ans de décalage). Au contraire, à y réfléchir de plus près, c’est un taxe sociale, car elle s’applique aussi bien aux particuliers qu’aux industriels, donc l’argent récoltée des plus gros pollueurs (les riches et les industries) pourra être utilisée pour baisser d’autres charges par ailleurs pour pallier aux besoins des plus modestes (les pauvres) et financer des investissements pour permettre la transition nécessaire
Lutter contre le défi énergético-climatique sans cette solution efficace, réaliste et simple à mettre en œuvre, est voué à l’échec. Clairement, la révolution des mentalités nécessaire pour contenir le problème a besoin d’un petit coup de pouce. On parle alors de quelque chose qui touche de près tout le monde, c’est l’argent. Un parallèle avec le tabagisme en est d’ailleurs une preuve flagrante [*8], et il vaut aussi pour la solution : la dissuasion par le prix. La différence est que l’augmentation annuelle du prix du tabac est acceptée par la population, alors que celle de l’énergie ne l’est pas encore. Pourtant ceux qui approuvent les hausses du tabac pour empêcher les adolescents de fumer devraient aussi approuver une hausse progressive et continuelle du prix de l’énergie fossile pour éviter une trop grande perturbation du climat futur pour ces mêmes adolescents.
Pour toutes ces raisons, il est crucial d’avoir une vision à long terme. Dans la synthèse remise ce jeudi 27 septembre par le Groupe de travail numéro I du « Grenelle de l’environnement » (Lutter contre les changements climatiques et maîtriser l’énergie), une mesure de fiscalité énergétique apparaît sous l’appellation « contribution climat énergie », mais son application semble encore faire débat au sein du groupe [*9]. Il est pourtant impératif qu’une Taxe Carbone figure en bonne forme et soit retenue parmi les propositions finales du « Grenelle de l’environnement »... et gardons à l’esprit que l’alternative à cette mesure est périlleuse pour la paix. Vous l’aurez compris, cette Taxe n’est pas populaire. Et le populisme fera son oeuvre. Il n’est pas évident que la démocratie soit capable de régler ce problème. En démocratie, les politiques ne peuvent pas nous imposer une sobriété dont nous ne voulons pas. La démocratie n’est pas la voix de la sagesse , c’est celle de la majorité. On peut par conséquent se demander, si aucun pépin majeur ne nous tombe sur la tête, si la première conséquence du réchauffement climatique ne serait pas la mise en place de la dictature. C’est d’ailleurs ‘la prophétie de Marcel Boiteux, l’ancien patron d’EDF, aujourd’hui encore considéré comme la statue du commandeur dans le secteur : ’Si on n’augmente pas le prix de l’énergie, on se dirige droit vers une dictature.’ [*10]
[*1] http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-32603193@7-37,0.html
[*2] ‘Lettre ouverte aux journalistes sur le réchauffement climatique’, article publié l’année dernière sur AgoraVox : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=16756
[*3]http://europa.eu/rapid/...
[*4] Numéro hors-Série 240 de Science&Vie, septembre 2007 : « Climat, le dossier vérité »
[*5] « La taxe carbone : une bonne idée à ne pas gâcher » Jean-Charles Hourcade, Centre International de Recherche sur l’Environnement et le Développement, Frédéric Ghersi, Laboratoire d’Econométrie de l’Ecole polytechnique, ‘Pour La Science’, Janvier/Mars 2007, Dossier ‘CLIMAT : Comment éviter la surchauffe ?’
[*6]« Le plein s’il vous plaît » Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean, Editions du Seuil, février 2006.
[*7]http://www.pacte-ecologique-2007.org/nicolas-hulot/pages/02_candidats/02_00_candidats.php
[*8] De la même manière que le fumeur est fortement dépendant du tabac, nous sommes fortement dépendants du pétrole, du charbon et du gaz. L’effet de la fumée du tabac s’additionne année après année sur les poumons du fumeur, il est plus facile de ne pas commencer à fumer plutôt que de s’arrêter, l’arrêt du tabac ne remet pas immédiatement le risque d’avoir un cancer ou un accident cardiaque à zéro, mais conduira toujours à une situation moins risquée pour l’avenir, et plus la diminution intervient tôt, mieux c’est. De même, l’effet de nos émissions de gaz à effet de serre s’additionne année après année, la baisse des émissions ne permet pas de remettre les risques à zéro, loin de là, mais elle sera toujours une bonne chose pour le climat futur, et plus les émissions baisserons tôt, plus les risques futurs seront faibles. Dans les deux cas, il faut un gros effort à court terme pour un bénéfice à long terme. Pour le tabac comme pour le climat, quand les ennuis sont là il est trop tard pour faire machine arrière, et il est impossible de dire à quel moment le seuil qui mène à un gros ennui est franchi.
[*9]http://www.legrenelle-environnement.gouv.fr/...
[*10] Le Nouvel Observateur - numéro 2197 du 14 au 20 Décembre 2006 : Economie ‘Ces coûteux désirs d’avenir’ par Natacha Tatu’
Thèmes
Tous ca, ce ne sont que pretexte popur augmenter les impots. Je n’y crois pas du tout à cette histoire de catastrophe climatique. Il a déja fait plus chaud dans le passé : nous n’en sommes pas mort. Par ailleur, on a assez de charbon pour 250 ans, donc aucun probléme d’énergie. Désinformation des écolo, souvent juste des communistes planqué, comme Mémére et les verts...
Personne n’a dit qu’il n’avait pas fait plus chaud par le passé. Si tu étais plus à l’écoute, tu saurais que c’est la rapidité du réchauffement qui pose problème, pas l’augmentation en elle-même.
Et puis par rapport au charbon, tes chiffres ne valent rien. 250 ans par rapport à quelle consommation ? Et pour faire quoi ? Sache également que le charbon est une énergie fossile énormément émetteur de Co2, c’est une solution qu’il faut à tout prix éviter en remplacement d’autre chose.
Ahhh, je vous conseille de vous intéresser au sujet le plus rapidement possible, documentez vous, et une fois sorti de votre ignorance, revenez ici et dîtes nous si vous persistez dans votre opinion !!
Les vautours de l’écoologie bizness se sont donc mis d’accord pour créér des taxes ,des commissions subventionnées avec l’argent du contribuables pour se remplir les poches.
Il est dans l’interet du gouvernement de faire un référendum pour valider ce type de réforme,sinon,il risque d’avoir des problèmes.
bonjour,
Le dernier référundum que l’état a organisé était sur l’Europe...déception ! Mais l’Europe se fait malgré tout, qu’on le veuille ou non !
Aucun référundum ne sera jamais organisé à propos de la mondialisation, savez vous pourquoi...La Mondialisation est un énorme Bulldozer qui nous écrase sans notre accord.
’Si on n’augmente pas le prix de l’énergie, on se dirige droit vers une dictature.’
Bah voyons, on vous culpabilise un max pour après vous pontifier : "la taxe, c’est pour votre bien".
les écolos du dimanche nous promettent l’avenir radieux avec l’économie planifiée maintenant. Du communisme, mais l’électricité en moins. Super !
Comme il est dit dans l’article, c’est une mesure impopulaire. Les réactions le prouvent. Seulement les lois de la physique ne font ni de politique ni de sentiments. Les ressources sont finies et la planète reglèrera le problème en autorégulation. Maintenant, on laisse faire et on verra où on devient adulte en prenant ses responsabilités ?
Seulement les lois de la physique ne font ni de politique ni de sentiments. Les ressources sont finies et la planète reglèrera le problème en autorégulation. Maintenant, on laisse faire et on verra où on devient adulte en prenant ses responsabilités ?
Vos oubliez de dire que les fondements de l’économie actuellement appliqués ne tiennent absolument pas compte des lois de la physiques ; de fait ne tiennent pas compte du fait que les ressources soient finies et que la capacité d’assimilation des déchet est limitée. Vive la taxe en conservant les principes actuels de l’économie est une vaste fumisterie !
Par ailleurs, le développement soutenable a été levé dans des rapports de l’ONU datant de 1987. 20 ans sans avoir bougé d’un pouce. Comme d’habitude de beaux discours mais aucune action concrète ; sauf bien entendu celles consistant à faire comprendre que ce sont exclusivement nos modes de consommation qui sont responsables des problèmes écologiques.
Or vous devriez savoir que nos modes de consommation sont associés aux modes de production et que c’est justement l’économie qui s’occupe de ces domaines. Mais surtout, ne touchons rien aux fondements de l’économie néoclassique mais taxons les consommateurs, il y a du beurre à se faire ! :-))
Je crois que vous n’avez pas compris le but de cette taxe. Elle est de dissuader de consommer tous ce qui peut émettre du carbone directement ou indirectement. C’est à dire que ça touche tout le monde à tous les niveaux. Et donc, elle a pour but d’influencer notre consommation vers moins de consommation justement. La taxe n’est pas un beau discours, c’est proposition concrète. Quelle est la vôtre, pauvre victime ?
@Rodney,
Je ne dis pas que la taxe n’est pas une bonne mesure ; elle peut être nécessaire.
Cependant, elle n’est pas suffisante seule.
Si je devais proposer quelque chose, je dirais que l’économie doit se réformer ; la théorie économique ne doit plus rester déconnectée des autres théories (principalement écologiques). Au lieu de rester dans une sphère étanche qui tend à modéliser les cycles de production et de consommation (le marché si vous préférez), elle devrait en mesurer les conséquences en utilisant une unité de mesure compatible avec l’ensemble des modèles physiques et évolutionnistes. Ainsi, l’activité économique humaine s’insérerait dans notre environnement global de vie incluant la biosphère.
Des théories à portée écologique existe (voir l’économie thermodynamique, la bioéconomie) mais elles tendent à restreindre la portée du sacro-saint marché défendu par les néoclassiques. Les études de ce fameux marché, bizarrement, engloblent à la fois la production (ressources limitées) et la consommation (capacité d’absorption des déchets limitée).
Si vous préférez une approche explicative, les néoclassiques utilisent des théories qui, si nous faisions un parallèle avec la combustion d’un moteur à explosion, expliqueraient comment fonctionne le moteur mais sans mesurer ni la consommation d’énergie nécessaire, ni les rejets générés ; ce qui permet d’éviter de mesurer le rendement. Donc, dans un tel contexte, nous pourrions dire que le moteur à explosion ne consomme pas d’énergie via les produits dérivés du pétrole et ne pollue pas.
J’ai écrit un article sur ces approches économiques ( http://www.agoravox.fr/article.php3... ) méconnues.
La taxe carbonne est surtout un moyen actuellement présenté pour tempérer la grogne de la populace sur ce point tout en préservant l’approche économique dominante qui domine autant la science économique, la politique et donc le monde. Ainsi, nous pourrons continuer à prôner la croissance perpétuelle sans laquelle l’économie néoclassique deviendrait inapplicable.
@Rodney,
Je crois que vous n’avez pas compris le but de cette taxe. Elle est de dissuader de consommer tous ce qui peut émettre du carbone directement ou indirectement. C’est à dire que ça touche tout le monde à tous les niveaux.
Vous croyez vraiment ce que vous écrivez ?
Tout d’abord nous ne pouvons pas consommer ce qui n’est pas ; donc nous ne pouvons consommer que ce qui est produit. Je pense que vous serez assez d’accord avec cela, non ?
Si en terme de production les choses ne changent pas, devons-nous cesser toute consommation et nous laisser mourir ? (désolé, raisonnement par l’absurde).
Dans notre activité économique, la plus grosse part de la pollution est à mettre à l’actif de la production ; elle transforme en détruisant de façon irréversible une part de la matière première (le rendement n’étant jamais à 100%) et elle est la plus grosse consommatrice d’énergie. Donc, d’après votre logique, les producteurs seront soumis à grosses taxes. Cependant, ce que vous semblez occulter est que les producteurs ont pour objectif de faire des bénéfices (loi du marché) ; donc les taxes seront systématiquement répercutés sur les produits finis mis sur le marché, ce sera donc le consommateur qui prendra à sa charge le coût de la pollution des producteurs ; si cela permet au producteur de conserver ses parts de marché, je ne vois pas l’intérêt, pour lui, de changer ses habitudes de production (sauf bien sûr pour des questions marketing mais nullement écologiques). De fait, peu de choses changeront dans le domaine de la production donc, l’offre restera quasiment la même. Ce qui ne laissera que bien peu d’alternative au consommateur si il veut continuer à vivre. En tout état de cause, si cela peut vous permettre d’avoir bonne conscience, je ne vous en félicite, mais j’ai depuis longtemps passé ce stade de l’action symbolique pour rechercher l’efficacité.
@"Je ne dis pas que la taxe n’est pas une bonne mesure ; elle peut être nécessaire."
Je crois que nous sommes d’accord finalement. Oui, cette taxe est nécessaire mais pas suffisante, tout dépend aussi de ce qu’on fera du profit de cette taxe. Mais la taxe qui est envisagé ici n’est pas une éco-taxe genre 0.25 € pour un portable qui coûte 1000 €, ce serait une vraie taxe qui augmenterait indéfiniment jusqu’à que nous soyons indépendant des énergies fossiles ou que les réserves soient épuisées. Sans entrer dans les chiffres, le prix du litre de l’essence ou un PC pourrait avoir un prix progressivement multiplié par 4. Ce qui compte, c’est que cette taxe augmente plus vite que le pouvoir d’achat. Ne rien faire parce que ce n’est pas assez n’est pas un argument suffisant...pour ne rien faire.
@Christophe
Oui, le coût de la taxe sera inclus in fine dans le prix final. La taxe doit augmenter plus vite que le pouvoir d’achat, et ceci indéfiniment jusqu’à que nous soyons désintoxiqués des énergies fossiles. Un prix réaliste d’un aller-retour Paris-New York coûterait 1100 €, ferait qu’il y aurait moins de voyages vendus. Les compagnies serait obligées pour compenser,(car elles gardent les mêmes marges comme vous avez dit) de changer de service ou sa façon de produire si on parle de produits manufacturés. La production devra changer. Nous n’avons pas le temps de parler politique, philosophie sur un monde idéal, responsable. Il faut le prendre tel qu’il est et utiliser au plus vite les moyens que nous avons. Ici, la fiscalité.
___ La taxe n’est pas un beau discours, c’est proposition concrète. Quelle est la vôtre, pauvre victime ___
Si chacun produisait sur son toit, trente mètres carrés de voltaïque, dans une maison parfaitement isolée...
Un ptit pour cent pour toi...c’est un ptit milliard pour moi...un ptit pour cent pour lui...c’est un milliard par-là...un ptit pour cent par-çi...un ptit milliard pour moi...et pis tout ça pour ça...et je sors pas d’ENA...
@ Jérôme,
Merci pour ce rappel bienvenu. J’ai lu NH et JMJancovici sur ce point. La taxe carbone, l’outil à la fois dissuasif et incitatif, seul efficace car se portant sur l’intérêt de tous : l’argent. Mais, à mon avis, son application pose problème...
1/ Plus on envoie de CO2, plus on paie. Très bien. Les industries "carbogènes" vont tout faire pour tabouïser l’idée. Quitte à agiter l’argument populiste "encore une taxe" "vous serez encore les cons qui paient" exploitant ainsi l’exécration facile (et idiote) de l’impôt.
2/ L’obsession du pouvoir d’achat -qui est un problème cependant pour beaucoup- rend toute taxe rejetable d’avance. Un truc à perdre les élections...
Cette mauvaise démagogie est le résultat du refus de la classe dominante financière et intellectuelle (souvent liée) de voir remettre en cause ses nombreux privilèges. La seule réduction du rythme d’accroissement de leur fortune les indispose. Difficile de trouver plus rétif au changement.
Se sont eux qui, ayant accès au porte-voix médiatique, ne manqueront pas de souligner -et amplifier par la même occasion- le refus populaire de toute taxation du CO2 émis.
Ils ont plus à perdre (payer) que le citoyen de base, sa Clio et sa petite poubelle.
Logique : les plus gros consommateurs sont ceux qui par leur style de vie, consomment le plus d’énergie, dont 80% vient du pétrole. Ce sont les plus gros pollueurs. Le raccourci est vite fait : les (très) riches sont (très) pollueurs et seraient donc (très) taxés ! Une révolution, pas vrai ?
Finalement, la question est de savoir si cette taxe carbone ne deviendra pas (si elle n’est pas simplement "shuntée") une "usine à gaz dérogative" (!) destinée à épargner les dominants-pollueurs, et ne frappant largement que les masses modestes devenant du coup un impôt indirect de plus, "indolore", bien sûr comme tout bon impôt indirect qui se respecte.
Par ailleurs quelle affectation prioritaire pour ces éventuels fonds "écologiques" ?
L’autre question -de société celle-là- est bien de savoir s’il faut continuer d’admirer l’argent et les riches (vedettes sportives et autres people sans grand intérêt) comme le fait si béatement l’actuel locataire de l’Elysée...
On en revient à la question morale/éthique des valeurs prioritaires qui font l’économie et la politique, et non l’inverse comme tentent de l’imposer les divers pouvoirs amoraux...
Bon courage à vous. Cordialement,
Thierry LEITZ
Je suis a priori pour la mise en place de cette taxe, mais je reste dubitatif quand aux conditions de son éventuelle mise en place dans le contexte populiste actuel. Les industries se verront accorder des dérogations "pour ne pas être pénalisées" (sur le plan international), et au final, l’augmentation des prix, si il a un effet sur le choix de consommation, se fera sur le quotidien, donc sur les plus faibles revenus. Encore. Une sorte de TVA sociale ? De plus, comment gérer la mise en place d’une taxe qui pénalise lourdement les pays lointains (Nouvelle Zelande, Chilli, etc.) ?
Jide
Tout est là, c’est malheureusement les bas salaires et les moyens qui posent problèmes, car ils sont les plus nombreux. Un SMICard vit largement au dessus des moyens de la planète. Les riches aussi évidemment, mais c’est bien le nombre qui fait le problème. Quelle est la définition d’être riche en tenant compte de toute la population mondiale ? Ce n’est pas tellement les pays pauvres qui sont pauvres, c’est nous qui sommes très, très, très riches. Mais oui, il faut veiller au comment de l’application de la taxe. Mais contrairement aux apparences, cette taxe serait la plus juste et ne pénalisera pas plus les pauvres. Les riches consommeront toujours plus que les pauvres. Un chaos social/environnemental/politique ou autre ferait bien plus de dégat qu’une taxe soit disant injuste pour les faibles. C’est tout le contraire, elle vise à préserver les plus démunis.
"Les riches consommeront toujours plus que les pauvres", ce sont ces phrases qui justifie une TVA "sociale". Encore une fois, je suis pour sur le principe, mais je crains que les nombreuses derogations ne se fasse au bénéfice des plus riches.
Jide
ce grenelle a mon avis va se terminer par des propositions de taxes tout azimut.
Vous préférez taxer les gens que d’obliger les entreprises à créer des voitures peu consommatrices d’energie. Les voitures ne devraient pas consommer plus de 2 l aux cent/km, ne devraient pas pouvoir dépasser les 130 Km/h.
Il faut une véritable critique des besoins. Qu’a t’on besoin d’une climatisation, de tous ces gadgets électroniques. Que l’effort porte sur la simplicité mécanique et la réducion de la consommation.
Tant que les pouvoirs publics n’auront pas acceptés de dse diriger dans cette direction, une taxe non proportionnelle à la puissance, la vitesse, est une mauvaise solution.
Les seuls secteurs du tertiaire et du transport représentent 70% des émissions de Co2. Vous n’habitez pas dans une maison chauffée, votre lieu de travail n’est pas chauffé, vous n’avez pas d’ordinateur sur lequel vous écrivez ces lignes ? "Ils" n’ont qu’à nous faire des voitures non pollantes. Je vous réponds que vous n’avez qu’à pas l’utiliser. Rejeter la faute aux industriels est trop facile, la plus grande partie a un travail et nous faisons tous partie de la société. Vous partez du principe que la technologie nous sauvera, vous partez sur une mauvaise piste.
La catastrophe est hélas la meilleure école où les hommes recoivent l’enseignement que leur sottise et que leur folie méritent.
encore une merveilleuse idée pour nous ponctionner encore plus ....la nouvelle lubie l’environnement et la sauvegarde de la planète ....en ce moment même en Chine et aux Indes on va construire des centrales thermiques au charbon ,et pas qu’une,des usines ,des millions de bagnoles vont circuler,et pas toutes récentes et catalysées .... mais pour les bons moutons Européens que l’on aime bien tondre ,tout est bon pour ramasser du fric ,encore et toujours ,l’automobiliste devra payer tout en ne pouvant plus se servir de sa voiture et j’en suis un et je n’ai que ça pour me déplacer ....et voilà comment on se fait pigeonner ,au fait nos dirigeants ,ils se déplacent comment ????vous les voyez en vélo à cette saison aller à leurs occupations ???non ils ont une bagnole que l’on paie ,une garde rapprochée en bagnole également,des ministères bien chauffés,de vieux bâtiments pas très bien isolés ,bref,c’est faites ce qu’on vous dit ,circulez y’a rien à voir ..... marre d’être pris pour des pigeons !!!!!
Maxim, tu nous fais une sale descente là. File dans ton supermarché favori et consomme, du hihg-tech de préférence ! Ca ira mieux ensuite ...
" marre d’être pris pour des pigeons !!!!! "
C’est que tu sous estime la capacité d’un pigeon à retenir l’emplacement des pièges dans lequel il est déjà tombé une fois. A part quelques naifs, fraichement convertis à la religion du tout économique, plus personne ne croit encore à la rationalité du consommateur et à la responsabilisation individuelle comme modèle infaillible tu sais ...
Je vais dire un gros mot ... attention ....
J’AIME LA NATURE !
Enfin, c’est pas encore un gros mot, mais ça va pas tarder à le devenir, croyez moi.
Et oui, l’heure de la facture est arrivée. Pendant que les chinois et les indiens n’étaient pas sur la voie du développement, que faisions-nous ? Vouloir leur interdire de ce que nous avons bénéficié jusque là, pourquoi ? Seuls les européens et américains ont le droit de polluer ? La voiture s’est démocratisée vers 1950, nous avons tous vécu sans pendant des centaines d’années et maintenant, nous avons déjà du mal à revenir en arrière...Ne serions-nous pas des pigeons mais plutôt des ânes ?
Quelle prétention, quelle vanité de la part de nos pseudo-experts et la clique de talibans-ecolos-coco rouge-verdâtres qui trustent nos médias que de vouloir changer le cycle de la Terre à coup de taxes et de nouvelles privations de liberté ! oui, il a déjà fait beaucoup plus chaud sur terre à une époque où les hommes n’avaient aucune activité industrielle sinon le Groenland ne s’appellerait pas ainsi. Tout comme il a déjà fait beaucoup plus froid. Les vrais experts qui sont interdits de séjour auprès des médias gauchistes savent très bien qu’un changement climatique s’analyse sur plusieurs milliers d’années. Et surtout pas à l’échelle d’une petite vie d’un pseudo-écolo kmer-vert obsédé par les taxes et qui trouve là sujet à exprimer son anti-américanisme, son anti-capitalisme, son anti-consumérisme primaire. A quand une loi et une taxe contre la neige pas assez blanche, le vent trop fort, la pluie trop humide ! Au Moyen Age, le clergé arrivait à faire gober n’importe quoi aux manants ignares. On a juste troqué la croix pour la faucille anti-OGM.
Sauf que les religieux étaient aussi emmerdés quand on leur demandait de prouver l’existence de leur paradis que vous ne semblez l’être aujourd’hui quand on vous demande des preuves que la planète ne serra pas un enfer d’ici 100 ans. Votre arrogance, votre mépris et la façon que vous avez de disqualifier sytématiquement les échanges au nom de la liberté - point commun que vous partagez avec tous les extrémistes - , ne viens pas d’ailleurs. Car qu’est ce que la liberté au fond ; sinon la volonté de répondre de soi et de maintenir les distances qui nous séparent des autres. D’être indifférent aux chagrins, aux duretés, aux privations, à la vie même. D’être prêt à sacrifier les hommes à sa cause, sans faire exception de soi-même ? Les barbares sont des hommes libres, et vous êtes un barbare !
Pour le reste, lisez plutot ceci :
http://spoirier.lautre.net/alternat...
Heureusement que les libéraux ne sont pas tous aussi bornés !
par patric0s (IP:xxx.x8.178.138) le 28 septembre 2007 �� 15H48
à une époque où les hommes n’avaient aucune activité industrielle sinon le Groenland ne s’appellerait pas ainsi.
— >
Inculte, renseigne toi ; l’optimum médiéval correspondait à une élévation de la température de seulement 0.6°C. Et si la glace avait totalement foudue, comment se fait il qu’on y prélève aujourd’hui des carottes de glace de quelques milliers d’années ? Comment se fait il que les ours blancs y aient survécus ?
cher auteur,
soit vous etres très naïf,
soit vous etes cynique, ou manipulateur.
en tout cas, il faut quand meme bien comprendre une chose :
une taxe est payée par le plus grand nombre, et pénalise le consommateur.
mais elle ne l’empechera pas de continuer à polluer.
l’essence pourra augmenter (et c’est ce qu’elle fait depuis des années) et le nombre de voitures continuera aussi a augmenter.
c’est d’une telle évidence.
c’est la méthode Hulot.
culpabiliser le citoyen lambda, lui dire "c’est pas bien de laisser couler l’eau quand vous vous lavez les dents".
mais cette eau gaspillée, est une goutte d’eau dans l’océan du gaspillage, et le gros pollueur c’est d’abord l’industriel, et non pas le pauvre pékin qui a déja de la peine a boucler son mois.
alors , bien sur, c’est tellement facile de mettre des taxes.
rappelez vous, la vignette "des vieux", a quoi a-t-elle servie d’apres vous ?
on parle aussi de mettre en place une éco-taxe pour les camions qui ne paye pas le vrai prix au péage.
dit comme çà, çà parait bien, qui pourrait s’en offusquer.
seulement, ce que nous n’avez pas bien compris, c’est que les lois du marché sont toujours les memes.
le transporteur devra fatalement répercuter cette augmentation du prix du transport, et c’est vous , petit français, qui allait en fin de compte payer l’addition.
alors s’il vous plait, laissez tomber ces mesurettes démagogiques, et allons a l’essentiel.
arretons le nucléaire. arretons les OGM arretons les incinérateurs. punissons les pollueurs. le rhone est mort de par leur faute.
et mettons nous aux energies propres : en allemagne l’éolien est pratiqué dix fois plus que chez nous.
ici, le méthane est le parent pauvre, la géothermie aussi, etc... etc..
et ne venez pas jouer au boy scoot de l’écologie avec des taxes et des taxes pour se donner bonne conscience.
C’est vous le naif ; en ce sens que ce ne sont bien les consommateurs qui réclament des produits toujours moins chers plutôt que durables et de bonne qualité.
Y’a quand même un truc que je pige pas. Les libéraux refusent toutes taxes suplémentaires sur l’énergie. Par contre ils souhaitent plus que tout la libéralisation de ce marché, dont ont sait qu’il aboutit presque toujours à une forte augmentation des prix. Je veut dire ; ils nous prendraient pas un peu pour des jambons ?
La France est-elle en mesure de régler un problème qui est planétaire ? Non !Ce ne sont pas les manifestations ni les réactions de nos écolos qui feront changer les mentalités, étant eux-mêmes concernés par leurs déplacements, tant par mer,voies terrestres, ou aériennes. Si cette taxe est appliquée,seul le peuple français sera encore une fois de plus lésé. En effet les vrais pollueurs que sont les états d’Amérique ,l’Inde, la Chine etc... ne seront pas concernés pas cette mesure et qui ne touchera qu’un petit noyau notre planète terrestre. Je pense que dans le cas présent après avoir donné d’une main, c’est une façon de pouvoir en retirer de l’autre. Ce n’est d’ailleurs pas en diminuant la vitesse de 10km/heure que l’on diminuera l’effet de serre.Cette mesure est destinée à pénaliser une fois de + l’automobiliste, car les infractions à la vitesse seront encore plus nombreuses entraînant de facto une rentrée d’argent supplémentaire, ce qui ne déplairait pas à nos gouvernants. Avant de s’attaquer à l’automobile, toutes ces têtes penseuses n’auraient pas du négliger volontairement l’aviation ,moyen de transport les plus polluants.
@bebert Vous avez raison, cette taxe a pour ambition d’être internationale. Les vraies pollueurs ne sont pas les chinois ou les indiens, mais bien vous et moi. Ils émettent entre 5 et 10 fois moins de Co2 qu’un Européen. Pauvres automobilistes...Toujours en train de se plaindre. Personne ne se plaint que les bananes venues en avion augmenteront aussi avec une taxe Co2. Autrement dit, personne ne se plaint que l’alimentation pourrait augmenter, ce qui compte, c’est la voiture. C’est bien, ça prouve que vous êtes bien nourri. Le jour où vous serez obligé de manger votre voiture car les champs ne produiront plus que du bio-carburant (ou plus rien du tout), vous penserez à moi.
d’abord, bonjour..(eh oui cela se perd) Ce qui m’agace dans votre article c’est la décision des médias et d’une poignée de politiques et d’écologistes de décider pour nous....avec le gouvernement actuel (ump depuis 6 ans je le rappelle) le moindre problème se transforme systématiquement en taxe à croire que seul l’argent resoud les problèmes et apporte des solutions.....des solutions intelligentes ..non...une taxe....une obligation ou une interdiction...quelle démocratie pour vous les médias et les politiques français qui n’avez que ce mot à la bouche...un matin un de nos grands décideur à une idée et le lendemain tout le petit monde des médias applaudit....donc si l’on suit les idées des plus radicaux....marche à pied forcée..plus de chauffage....etc..etc....mais pas de commentaire par contre sur la pollution énorme des transports de marchandises qui tournent autour de la terre de plus en plus vite de plus en plus nombreux pour la sacro-sainte mondialisation pronée par ce meme gouvernement....il y auras bien donc 2 poids 2 mesures les restrictives pour nous......et rien pour tout ces ’’pollueurs grossistent’’ qui engrangent des bénéfices collossaux. un peu comme le déficit de la france cadeaux aux plus riches et restrictions pour le bas peuple...quelle belle démocratie...mbvb
@Olivier C
Faux. Le prix de l’essence n’a cessé de baisser depuis 30 ans. Il faut le comparer avec le pouvoir d’achat. Il y a 30 ans, un litre d’essence representait 3 fois plus de temps de travail que pour en obtenir un litre maintenant. Une mesurette ? La taxe doit augmenter plus vite que le pouvoir d’achat de façon indéfinie. Pour arriver par exemple à 500 € de plus pour un PC, 20 000 € de plus pour une maison neuve, 3000 € de plus pour une voiture moyenne...(bien sûr, l’augmentation serait progressive). Allez donc annoncer cette mesurette à la population...
"l’impot tue l’impot "...si j’ai bien compris ce que martelle rodney sur ce site c’est qu’il faut taxer,taxer encore et surtaxer......un salarié moyen français paye environ 60 a 70 pour cent de taxes et cotisations diverses ce qui fait à l’arrivée entre 30 et 40 pour cent au mieux de ses revenus...si la dessus on enlève les frais fixes incompressibles (edf,telephone,loyer ou credit immo....) il ne reste plus grand chose...travailler pour vivre oui.. et non vivre pour travailler la société que tu nous propose rodney n’est pas un paradis mais plutot son contraire.......mbvb
@Olivier Je ne propose en aucun cas le paradis, mais je veux éviter l’enfer, celui du chaos d’un dérèglement climtatique ajouté à une raréfaction de l’energie peu chère et abondante. Puisqu’on sait que la fin de l’ernergie est proche, si on attend tranquillement, le prix augmentera de toute façon et sera accompagné d’un chaos (le prix du baril de pétrole est corrélé au taux de chômage). Alors je préfère prendre les devants au lieu d’enrichir les rois du pétrole, je préfère l’utiliser pour prérarer l’avenir qui de toute façon sera différent. Sommes-plus heureux avec nos ordinateurs, nos lecteurs mp3, notre écran plat géant, de passer des vacances à l’autre bout du monde ? Non, nos grands s’en sont passé. Par contre, nous avons fait des progès dans la santé par exemple qui rendent la vie différente. Ignorer un problème ne le supprime pas, nous consommons beaucoup trop d’énergie qu’il en existe. C’est quoi le paradis ? Restons les pieds sur terre, enfin de ce qu’il en reste.
Une Taxe au niveau national n’empêche pas l’utilisation de permis d’émissions au niveau international, voire même de la mise en place d’une fiscalité au niveau des frontières : c’est d’ailleurs recommandé afin de ne pas pénaliser les activités d’un pays par rapport à d’autres.
Les méchants industriels ne font que produire ce que nous leur achetons. Rappelons que le protocole de Kyoto ne concerne que les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre, c’est-à-dire les gros industriels et les producteurs d’électricité (le tout ne représentant qu’un tiers des émissions). Autrement dit, cela fait plus de 10 ans que les seuls à faire des efforts pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre sont précisément ces acteurs. Pendant ce temps-là, les émissions dues à la consommation des ménages s’envolent, et représentent désormais plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre. Quant aux méchants politiques, ils sont à poil devant l’opinion public. Cela fait des années que le projet de limitation de vitesse à 120 km/h traîne sur le bureau de nos dirigeants sans que ceux-ci ne franchissent le pas car cette mesure est impopulaire…
L’énergie bon marché permet aux entreprises de développer des circuits longs afin de tirer au maximum sur les prix de la main d’œuvre… multipliant ainsi les délocalisations de nos activités. Aujourd’hui, le transport n’est pas pris en compte dans la mise en place de processus industriels, car son coût reste négligeable. Des crevettes pêchées en Hollande, décortiquées en Espagne, puis conditionnées en Pologne, où est l’intérêt ? L’intérêt est financier pour les poches des actionnaires de l’entreprise mère, mais sûrement pas pour le consommateur et encore moins pour l’environnement. Faire payer l’énergie à son vrai prix, celui d’une ressource de stock qui s’épuise et dont la consommation engendre une perturbation irréversible des écosystèmes, permettra progressivement d’inverser la tendance.
A noter au passage qu’il y a 50 ans, 40% du budget des ménages était consacré à l’alimentation, contre 16% aujourd’hui. Et oui, les priorités ont changé. Ce qui m’amène tout droit à parler de ce qui passionnent encore le plus grand nombre : la voiture et le prix de l’essence à la pompe ! En contre-exemple de la Taxe carbone, j’aurais pensé que les mécontents qui s’expriment sur cet espace de discussion me parlent de la TIPP (vu le niveau de l’argumentation de ces derniers, je pense qu’un coup de main ne leur serait pas superflu… d’ailleurs, à celui qui parle de « punir les pollueurs », d’« arrêter le nucléaire », d’OGM, d’« énergie propre », et qui érige en modèle nos voisins allemands, je lui propose de se documenter sur le sujet avant de s’exprimer d’un ton déplacé et accusateur sur ce présent forum). La TIPP est précisément l’exemple de mesure fiscale énergétique à ne pas reproduire. J’en veux pour preuve que nous sommes dans la situation paradoxale où le gouvernement n’a aucun intérêt à diminuer la consommation de carburant en France, tant cette manne financière constitue un atout majeur dans le budget de notre pays. Le pire dans l’histoire est que la proportion des recettes dues à la TIPP utilisée à vocation environnementale est infime. La Taxe Carbone n’a aucune vocation à constituer un revenu pérennisé supplémentaire au budget de fonctionnement de la France, mais elle doit servir à réorienter notre consommation pour anticiper la fin des énergies fossiles. Autre différence d’importance, la Taxe Carbone s’applique à tous les niveaux : entreprises, industriels, particuliers… et son principe est de commencer à un bas taux pour progressivement augmenter d’année en année de manière indéfinie. Cela à l’avantage de donner un signal fort à chacun pour anticiper les adaptations nécessaires jusqu’à parvenir à une société sobre en carbone.
Que choisir entre :
garder l’argent des contribuables à l’intérieur de nos frontières en le redistribuant selon les besoins et les adaptations à entreprendre maintenant
remplir, en pure perte pour notre budget national, les poches des Poutine, Chavez et autre Ahmadinejad de demain
?
J’aimerais effectivement rappeler à certains que la consommation galopante d’une énergie non renouvelable conduit inévitablement à en épuiser le stock. Si la Taxe carbone vous déplait, alors imaginez ce qu’il se passera lorsque l’offre d’hydrocarbures sera définitivement et irréversiblement inférieur à la demande (sous-entendu pour des raisons géologiques, et non pas pour des raisons géopolitiques comme cela s’est produit par le passé). Le cours du baril de pétrole s’envolera…. Quelles conséquences pour un pays qui importe la quasi-totalité de sa consommation d’hydrocarbures ? A votre avis, qui s’en sortira le mieux entre les ‘riches’ et les ‘pauvres’ que nous sommes ? Oui, à ceux qui ont systématiquement le réflexe de vouloir dégommer les riches au passage, j’ai le regret d’annoncer que la Taxe Carbone ne peut pas tout, et en particulier ne peut rien au fait que les riches s’en sortiront toujours probablement mieux que les pauvres : son unique but est de diminuer notre dépendance aux énergies fossiles afin de diminuer les émissions de CO2 correspondantes… ce qui est déjà pas mal ! Par contre, en anticipant les changements indispensables à une société plus sobre en carbone, la Taxe Carbone, en plus de nous donner une longueur d’avance sur les pays qui n’auront pas su s’adapter à la déplétion des hydrocarbures, permettra par exemple d’atténuer les conséquences des envolées des cours du pétrole brut auprès des plus démunis. Plus l’énergie sera taxée lorsque la crise internationale interviendra, plus nous aurons la capacité d’atténuer les variations du brut en jouant précisément sur l’allègement de la fiscalité déjà mise en place.
Les méchants industriels ne font que produire ce que nous leur achetons. Rappelons que le protocole de Kyoto ne concerne que les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre, c’est-à-dire les gros industriels et les producteurs d’électricité (le tout ne représentant qu’un tiers des émissions). Autrement dit, cela fait plus de 10 ans que les seuls à faire des efforts pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre sont précisément ces acteurs. Pendant ce temps-là, les émissions dues à la consommation des ménages s’envolent, et représentent désormais plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre. Quant aux méchants politiques, ils sont à poil devant l’opinion public. Cela fait des années que le projet de limitation de vitesse à 120 km/h traîne sur le bureau de nos dirigeants sans que ceux-ci ne franchissent le pas car cette mesure est impopulaire…
Voilà donc les arguments de bon sens qui, dans le fond, sont totalement faux.
Pour la production, je vous recommande la lecture de cet article : http://www.naturavox.fr/article.php...
En effet, l’économie ne mesure absolument pas le rendement de la production car elle utilise la dillution de la production par une quantité d’acteurs difficile à identifier tant ils sont nombreux.
Une autre ineptie concerne la vitesse pour des raisons écologiques. Le taux de consommation de carburant, comme la quantité de gaz rejetée dépend ... du régime moteur qui est en relation direct avec la combustion. Le régime moteur ne donne absolument pas la même vitesse pour deux véhicules de puissance différente. D’autre part, émettre une vitesse limite poussera certains véhicules à fonctionner à un rapport de vitesse le plus élevé possible en étant en sous-régime moteur (rendement fortement dégradé de la combustion -> plus de rejets dans la biosphère) ou d’un rapport moindre en étant en sur-régime (rendement à peu près optimum mais consommation accentuée).
Vous avez des arguments de bon sens qui sont faux lorsque nous les confrontons à la réalité technique. Mais continuons à nous voiler la face, à nous attaquer aux problèmes qui ne sont pas les sources du problème ; cela permet au moins de cacher les vrais sources des problèmes pour lesquels nous ne faisons rien.
Ah ! Autre chose ... pour l’instant, nous polluons moins chez nous, mais vous devriez savoir que nos activités polluantes ont été externalisées dans d’autres pays.
"noter au passage qu’il y a 50 ans, 40% du budget des ménages était consacré à l’alimentation, contre 16% aujourd’hui. Et oui, les priorités ont changé."
ce qui serait interessant de mettre en evidence : les charges autour de ce budget, comme les factures(impots, assurances obligatoires,charges menagères....) c’est cette part qui a le plus flambé. à quand une etude réelle de la globalité du budget quand on compare.
les transports alternatif ne sont absoluement pas developpé, des lignes non rentables, poutant utiles fermés. mais la necessité de la voitures individuelles est developpé à outrances. les transporte transversaux dans les agglomeration sont inexistantes ! vive la voiture, sinion bonjour la perte de temps !
payer des taxes est de la dernière mode ! mais à quoi servent ces taxes ? en tous les cas pas dans le developpement d’energies alternatives ou de reconstruction des impacts de la pollution dans la nature (replantation de forets...)
dans les coffres fort des etats industriels, il existe des energies disponibles et renouvelables à volonté,non polluantes mais que l’on preserve du grand public . les portefeuilles des actionnaires risquent d’en souffrir. helas, c’est cette angoisse qui defini notre economie et non la prevention de la pollution ! ces etudes datent de la seconde guerre mondiale, probantes et utiles ! les tests sont très avancés.... sur naturavox il existe des articles et intervention s’y referant : http://www.naturavox.fr/article.php...
pour developper des alternatives de carburant, il faut des produits interessants.il y des alternatives comme les biocarburants qui m’inquiètent personnellement.
http://www.naturavox.fr/article.php...
payons des taxes ! c’est de toutes façon en cours ! moi, mon budget fond tous les ans avec toutes les augmentations, ; alors demain je serais pauvre et ne pourrais plus payer... meme plus ni le chauffage, ni ma voiture....
alors, je ne pollurais plus ....
amitiés, Nicolette
@Nicolette
Le monde est plein de contradictions. Ce sont souvent les mêmes personnes qui accusent les industriels d’être dans la situation dans laquelle on se trouve, et qui dans le même temps attendent d’elles qu’elles nous en extirpent grâce à un miracle technologie qui va sauver la planète. Alors doit-on se fier à eux ou pas ? Et paradoxallement, ce sont souvent des personnes qui ont des idées anti-libéralistes qui pensent que c’est ce système qui va tout résoudre. Si il y a de l’argent à se faire, alors les industriels vont nous sortir des placards, ah non coffre fort, des inventions miracles. En admettant que des solutions existent, c’est déjà trop tard. Le temps de changer tous nos moyens de transport, de chauffage, de production, etc, le climat aura irréversiblement changé. Le développement et la production de nouvelles technologies prend du temps. Changer le parc automobile ou nucléaire ne se fait en un claquement de doigts. Il faut une volonté politique, l’acceptation des citoyens, de l’argent et quelques décennies. Il faut agir maintenant, pas demain.
Les taxes ciblés sont une bonne façon de parvenir à des résultat ! Comme la taxe qui augmente avec le poids des poubelles que vous déposez chaque soir dans le container adéquat.
Mais à l’échelle de la planète ce qu’il faut taxer c’est la procréation ! 7 milliards c’est beaucoup trop ! Imaginez un monde avec seulement 1 milliard de bipèdes qui avec une politique de procréation juste pour assurer le renouvellement des générations ! A quand la fin de la bébé-attitude qui a commencé à la fin des années 80 ?
"il faut taxer c’est la procréation !"
Oui et non. Si vous laissez 1 milliard de Sénégalais ou de Cubains, c’est durable mais si vous laissez 1 milliards d’américains, la planète agonise. C’est de toute façon une question délicate (sauf chez les chinois qui utilise la didacture pour freiner la reproduction), mais surtout ce n’est pas aussi simple que ça...
des voitures moins polluantes, l’énergie plus chère...tous ces schémas sont cloisonnées par l’idée qu’on doive conserver ce mode de vie.
pourquoi faire 60 km par jour pour aller travailler ? pourquoi les grandes surfaces sont en périphérie et qu’il faille nécessairement une voiture pour y acceder.
rapprochons le travail du domicile, on y gagnera en qualité de vie, en pouvoir d’achat, et en plus sans polluer.
mais non ce qu’ils veulent, c’est qu’on continue de payer, et réduire les émissions polluantes, c’est pas par philanthropie mais pour quon paye le plus longtemps possible avant de bousiller totalement et irréversiblement la planete.
le jour ou tout le monde ira bosser à 10 mn a pied de chez soi, je me dirais, effectivement ils font quelque chose. mais me dire que la solution est de payer davantage, comme on dit chez nous "ya pas ecrit pigeon".
@boddhisatva
Vous prenez le raisonnement à l’inverse. Effectivement, les supermarchés sont loin, nous travaillons loin et la mobilité est d’ailleurs souligné comme compétence, passons des vacances loin, etc... Mais pourquoi, je vais vous le dire comme dirait l’autre : notre société a été construite sur des bases d’énergie pas chère et abondante. Les derniers pays construit sur ce mode que sont l’Australie et les USA montrent bien le problème de distance et de transport. Mais si ne nous faisons rien, pourquoi, par quelle magie feraient-on que tout le monde travaille près de chez soi ? Sans contrainte, la vie continuera ainsi jusqu’à ce que le pétrole monte brutalement. Pourquoi attendre ? En rendant les déplacements plus chers, il sera donné un élan pour justement réduire ce genre d’aberration. Si on compte sur la bonne volonté des personnes et des entreprises, ce n’est même pas la peine d’y penser. Si vous faites une loi qui oblige une entreprise à prendre des salariés locaux, ils vont vous rire aux nez. En revanche, avec l’énergie chère, on va réfléchir à deux fois pour délocaliser en Chine ou faire faire 8000 km à des tomates ou bananes...












