Article publié le 22 novembre 2007
Contre le réchauffement climatique, une réflexion sur la forme urbaine est indispensable, car elle conditionne largement la vie sociale, culturelle et économique, ainsi que les déplacements quotidiens.
Au récent Grenelle de l’environnement, il a été question du "batiment" économe en énergie, mais pas de la forme urbaine.
Pourtant, peut-on raisonablement évaluer la qualité environementale d’un batiment sans le placer dans un contexte urbain précis, puisque de ce contexte urbain vont dépendre les déplacements quotidiens générateurs de pollution atmosphérique et d’imperméabilisation des sols (goudronage des routes..) ?
La "maison à 100 000 euros" promue par Jean-Louis Borloo n’a pas vu le jour (voir le Monde du 16 novembre 2007, page 15). Le Ministre avait sous-estimé le problème du terrain.
Christine Boutin, la Ministre du logement, (même article du Monde) voit dans la production de pavillons à ossature bois "à 120 000 euros" une solution pour produire 500 000 logements par an !
On nous propose donc de pérenniser, de généraliser l’étalement urbain à la totalité du territoire, ce qui rendra la population entièrement dépendante de la voiture particulière, avec des conséquences catastrophiques en matière de pollution, mais aussi d’acculturation et de rupture du lien social (des habitants isolés dans leur pavillon "à plusieurs couches d’isolant", rivés à leur poste de télévision aprés des heures d’embouteillage sur les bretelles d’autoroutes !)
L’alternative à cette situation catastrophique se situe dans une forme urbaine dense et mixte (socialement et fonctionnellement mixte) dans laquelle la nature aura sa place (jardins urbains, arbres d’alignement, terrasses et toitures végétalisées...) mais aussi la convivialité, la Ville étant lieu de culture, de rencontre et d’échange.
Au lieu de disséminer des pavillons sur tout le territoire, créons de nouveaux quartiers de Ville dense, ou la qualité de vie soit comparable à celle dont jouissent les habitants de l’Ile Saint Louis à Paris ou du West-Village à New-York.
Il est possible de concevoir des logements bioclimatiques en milieu urbain dense. C’est le sujet d’une communication par Msika aux Rencontres et Journées Techniques de l’Ademe, en 1993, recherche ayant conduit depuis à l’établissement de projets urbains pour différents sites en France et à l’étranger.
La voiture électrique, à faible autonomie, c’est l’accumulation des déchets nucléaires ingérables et donc une mauvaise solution pour lutter contre le réchauffement climatique.
Seule la Ville dense, mixte, verte, attrayante, lieu de culture et d’échange pourra faire reculer le tout- automobile dévastateur pour l’environnement.
Les Eco-quartiers
Les politiques européennes deviennent de plus en plus prégnantes au niveau local, surtout dans les territoires en difficulté.
Les Eco quartiers répondent au souhait des collectivités locales d’apporter une réponse globale à l’enjeu du développement durable et d’atteindre un effet démonstratif.
Elles cherchent à les implanter, soit dans des friches urbaines de ZFU (ex : quartier de l’Union à Roubaix pour LMCU), soit dans des zones d’urbanisation nouvelle pour éviter le mitage (ex : quartier du Raquet dans le Douaisis).
Ces politiques supposent un investissement public pour supporter le coût de l’expérimentation et de la transposition d’expériences étrangères.
De plus, les nouveaux habitants, accédants ou locataires, n’ont pas encore intégré les économies de charges potentielles et ne sont pas prêts à supporter tout le surcoût.
D’une manière plus globale, c’est toute une démarche d’évolution vers un profil d’éco-quartier qu’il importe d’enclencher avec la participation des habitants, à travers la gestion urbaine de proximité, l’amélioration des fonctions résidentielles ( stationnement, chaîne de propreté) et du cadre de vie (espaces verts, …).
Je partage totalement votre vision des choses : il est grand temps de changer de modèle(s) de développement urbain.
A ce sujet, voir mes articles sur le logement et l’urbanisme.
Même avis.
Vous écrivez : "On nous propose donc de pérenniser, de généraliser l’étalement urbain à la totalité du territoire, ce qui rendra la population entièrement dépendante de la voiture particulière...".
Et je tiens à vous rassurer sur cette vision des choses : nous pourrions en revenir petit à petit à une traction à cheval de plus en plus généralisée !
un retour généralisé à la traction animale poserait le même problème que les agro-carburants.On imagine pas la surface agricole qui était utilisé jusqu’au xxe siecle pour l’alimentation des animaux de traits.Et puis on ne reglera pas les problèmes en revenant en arriere,toutes les tentatives de retour en arrière ont toujours tournées à la catastrophe.En matière envirronementale il n’y a pas de solution miracle,il faut éviter aussi dans ce domaine de croire au père-noêl,surtout quand il est régrésif
Désolé, j’aurais dû utiliser un smiley, il y avait une dose d’humour dans mon message précédent.
Cela dit vaut-il mieux faire circuler un cheval ou 30 autos ?
A débattre mais un prix très élevé des énergies verra probablement fleurir des initiatives de toutes sortes...
Bonjour, jusque dans les années 50 il fallait environ 30% des surfaces agricoles pour la production de la force motrice des exploitations fermières, c’est à dire des pâtures pour les chevaux, boeufs. Il serait pertinent qu’aujourd’hui les agriculteurs (et pas agro-pesticulteurs responsables de la disparition de prêt de 35 000 emplois par an) pour la production de Bio-carburant (et pas les agro-carburants actuels). Qu’est-ce que ça vient faire dans le sujet de la ville ou quartier durable ? :-/ La relation ville-campagne est tout aussi important que la conception des seuls quartiers. Les services offerts par la campagne proche des villes sont multiples. Une solidarité des villes par rapport aux producteurs locaux permet de signer des cahiers des charges de production non toxique pour les nappes phréatiques et donc d’un impact économique moindre pour le retraitements des eaux. De plus, laisser de la place pour que la campagne demeure en ville, permet aux citadins de conserver des relations avec les cycles plus naturels et surtout améliorent leurs protections immunitaires tout en participant à la qualité de l’air et des paysages intramuros. Se confronter au quotidien au plus de biodiversité possible fortifie nos protections corporelles. Donc, laisser le plus possible de place à de la production photosynthétique y participe aussi. Les techniques utilisées de redynamisation des sols, détruit par l’artificialisation des sols : un parc publique riche de mille fleurs peut paraître bien riche aux yeux d’un citadin, mais en réalité lorsqu’on l’analyse il est remarquablement pauvre :/-) et avec une capacité d’absorption d’eau ridicule :-(( qui contribue aux ruissèlements et inondation. Des techniques comme celle qui recourt à du Bois Raméale Fragmenté sans retourner les sols, déjà utilisés dans plusieurs grandes villes en France permet cela. De plus,le recours à des techniques comme déjà expérimentées par Claude Bourguignon permettraient aux agriculteurs d’apprendre enfin :-)) à produire sans détruire les sols comme nous le faisons depuis la naissance de l’agriculture qui retourne les sols :->. Et permettraient entre autre parmi les trois productions annuelles possibles de faire une rotation d’oléagineux pour des Huiles Végétales Pures utilisables pour nos transports en communs. :-) ! C’est-ty pas durable tout ça :-)) !!!
"C’est-y pas durable tout ça"
Réponse : non
@ l’auteur,
Vous dites "Au lieu de disséminer des pavillons sur tout le territoire, créons de nouveaux quartiers de Ville dense, ou la qualité de vie soit comparable à celle dont jouissent les habitants de l’Ile Saint Louis à Paris ou du West-Village à New-York."
Avez-vous quelques liens à nous proposer de réalisations plus récentes que ces 2 exemples ?
L’apparition de la voiture a coincidé avec une perte du "savoir faire" la ville. La production urbaine du xxème siècle est en général dédensifiée, avec ségrégation fonctionnelle et sociale radicale. Il nous faut maintenant réapprendre à faire de la ville dense, ou il fasse bon se promener à pied ou en vélo, en prenant le bus à l’occasion, et dont la diversité et l’intensité permette de faire beaucoup de choses dans un rayon limité (cf. justement Paris intra muros ou Manhattan qui peuvent servir de modèles en ce qui concerne densité et diversité, étant entendu que la Ville durable du xxIème siècle devra en plus intégrer les énergies renouvelables et le solaire passif de manière puissante). J.L.Msika
Faire reculer le tout-automobile, ce n’est pas revenir vers le passé, à la traction animale, mais, par un travail sur la forme urbaine, dense, mixte, polyfonctionnelle, encourager à la marche en Ville, au vélo, aux transports en commun. Ce n’est pas une punition, une privation, mais plutot une libération de la couteuse et polluante sempiternelle voiture pour accéder à la qualité de vie qu’autorise la ville intense, berceau de culture et d’opportunités économiques, avec ses jardins urbains (cf. Central Park à NY, et ses nombreux parcs habités par les écureuils, à deux pas des affaires, des bureaux, de la culture, etc...). Tant pis pour ceux qui préfèrent s’isoler dans un pavillon, à l’écart, et faire des heures d’embouteillage tous les jours, en polluant allègrement.
Les études d’architecture sont déjà le plus souvent réduites au strict minimum, lorsqu’elles sont faites (90% des maisons individuelles sont construites sans architecte), ne parlons pas des études d’urbanisme qui sont manipulées par ceux qui ont des terrains à vendre et ceux qui se proposent de les lotir et dont le seul souci est de faire passer le trait qui va dire qu’on peut construire ici et pas la au bon endroit. Pendant le même temps il y a souvent de vieux immeubles à l’abandon, vides ou squattés, des friches industrielles ou commerciales en pleine ville, dans un contexte où il n’y a aucun équipement coûteux pour la collectivité à ajouter, où existent déjà des transports en commun, etc... On pourra toujours réfléchir à la façon d’améliorer l’isolation d’un pavillon, lorsqu’un appartement est situé entre des appartements chauffés à droite, à gauche, au dessus et au dessous, il est difficile de trouver de meilleurs isolants. Je pense souvent aux "voisins du dessus" du logement de ma mère qui était très frileuse et se chauffait beaucoup... Cette famille disposait d’un excellent chauffage par le sol !
Il y a une réflexion globale énorme à faire sur l’urbanisme et l’architecture, avec des sociologues et des politiques sans idéologie bornée de préférence, pour retrouver dans un tissus urbain dense des logements agréables et des locaux d’activités diversifiés (bureaux, commerces, petit artisanat) de façon à réinventer ce qu’étaient il y a quelques décennies pas plus les centre ville des communes de moyenne importance, disons de l’ordre de 20 à 80 milliers d’habitants.
Je partage entièrement l’avis de l’auteur et je salue ce Confrère en espérant que les décideurs et maîtres d’ouvrage cessent de croire pas qu’un investissement en matière grise est un surcoût. Sur le long terme il ne fait aucun doute que c’est au contraire la clef d’économies considérables, pour les individus directement concernés et pour la collectivité toute entière.
La "maison à 100 000 euros" promue par Jean-Louis Borloo et le pavillon à ossature bois "à 120 000 euros" de Madame Boutin me font beaucoup penser aux "Chalandonnettes" qui avaient le même objectif il y a quelques 35 ans.
Difficile d’imaginer un tel désastre ! Ce sont les assureurs qui ont payé la remise en état de ces maisons construites en toute hâte et à vil prix. L’assurance décennale maintenant doublée par la Dommage Ouvrages, espèce d’assurance tous risques du bâtiment, ont permis et permettent encore de construire n’importe quoi aux frais de la collectivité.
Je suis consterné par le fait que les accédants à la propriété regardent uniquement le prix de ce qu’on leur propose. Ils sont plus attentifs à leur achat lorsqu’il s’agit d’une voiture. Il n’existe aucune initiation à l’architecture et à l’urbanisme et sur ce point les départements sont largement coupables en ne donnant pas une priorité pour cette mission à leurs CAUE. Il faudrait que les citoyens sachent que le pavillon type "Sam’suffit" à 15 ou 20 km de l’agglomération dans laquelle ils travaillent est financièrement et écologiquement une très mauvaise affaire.
je suis d’accord qu’il faut raire reculer le tout bagnole,mais aussi passer à autre chose que le quartier pavillonaire,qui peuvent être trés éloignés des centre-villes et trés isoléss.Je pense qu’il faudra commencer avant tout, par une politque de transport en commun,ne plus se contenter d’un bus le matin ,d’un bus à midi et d’un bus le soir comme c’est trés souvent le cas dans des communes de zones péri-urbaines
Reste à déterminer le seuil au-delà duquel on s’approche de la surpopulation. En sachant que j’ignore totalement si cette surpopulation est réellement un problème.
Mais non, ce n’est pas du tout un problème de surpopulation, simplement comment mieux utiliser le tissus urbain existant ou à créer pour éviter des gaspillages et une ségrégation des fonctions et des classes sociales. Le pire est à peu près ce que nous avons actuellement : toi tu dors la, toi ici, et tous les deux vous partirez le matin travailler la bas...
Et le pire aussi en quantitatif de déperditions reste bien le fameux pavillon "4 faces", comme s’il était stupide de construire en mitoyenneté, comme si son voisin avait la gale, comme si on ne pouvait pas avoir des espaces verts privatifs en ville ... Mettons nous d’accord au moins pour habiter tous ensemble, comme c’était le cas il n’y a guère, nous nous connaîtrons mieux. Bien des problèmes de ségrégation sociale pourraient être limités par un urbanisme plus intelligent.
Mais si la surpopulation peut être un problème. C’est peut être même le problème. Dans un labo, quand on augmente la densité de rats dans une cage on constate qu’ils se bouffent plus facilement le nez. Il en va malheureusement de même pour les humains. Et d’ailleurs qui a dit que la population humaine devait croître indéfiniment ? Et qui l’empêcherait de se réguler en douceur plutôt que par des tragédies que l’on à trop connues dans l’histoire. C’est peut être ça aussi le développement durable, terme bien trop galvaudé et bien trop utilisé par les industriels, les publicitaires et les supermarchés pour qu’il soit vraiment crédible…
Mon dieu que le monde est rempli d’integriste !
Si vous considerez que ce n’est ni economique, ni agréable de vivre dans un pavillon en dehors de la ville, libre a vous d’aller vous enfermer dans un immeuble ou l’ascenseur fonctionne a plein, ou vous savez lorsque votre voisin mange du choux et que, malgré les tarifs economiques de l’électricité il n’est pas question de faire les machines la nuit !
Le "mitage" pavillonaire, discours connu des lotisseurs n’est pas du tout ce que vous racontez., Les maisons ne sont pas sur-isolées, les habitants mettent le pull over a l’interieur et un "urbain" y crèverait de froid. Souvent le lieu de travail est au village, tres proche et le transport entre amis est trés utilisé.
Mais j’oubliais que votre discours de parisien s’applique aux banlieusards qui ont construit des hlm horizontaux. Vous allez imposer a toute la France votre modèle centripète... il serait temps que vous appreniez que Paris n’est pas la France, et qu’avant que vous decouvriez le mot écologie l’ensemble des régions s’en sortait bien, sans pollution en harmonie avec la nature.
Aujourd’hui avec les moyens modernes, nous pouvons organiser localement un developpement harmonieux et HUMAIN. Evidement, ce n’est pas en supprimant les bureaux de poste, les écoles et tous les services publics que nous developperons cette harmonie... quand vous, les gens de la ville, aurez tout sucé et qu’il ne restera que vos residences secondaires, vous serez heureux, ces cons de bouseux ne seront plus là pour vous empecher d’acheter cette petite ferme si sympa.
Messieurs et mesdames les lecteurs, vous avez là le texte d’une de ces personnes qui recupèrent le discours ecologiste sans y avoir rien compris, le transforme en dogme et va pourrir le virage du vrai developpement durable que nous appelons tous de nos voeux.
Vous avez la chance d’habiter une "petite ferme sympa" dans un village et d’y avoir aussi votre travail, bravo ! Votre problème n’est pas celui du plus grand nombre, et vous paraissez ignorer que l’on peut, avec un peu de jus de cervelle, créer des habitations groupées dans un même immeuble sans pour autant habiter dans une boite à sardines en entendant péter son voisin à travers le séparatif .
Le "mitage" pavillonaire est une calamité économique et esthetique, il n’est qu’un pis aller à un habitat collectif de mauvaise qualité. L’auteur n’a fait que rappeler qu’il était possible de crée en ville un habitat de qualité, bien plus économe en argent public et privé que la solution que vous paraissez encenser !
Quant au temps ou "les régions s’en sortait bien, sans pollution en harmonie avec la nature" c’était sans doute lorsque la France comptait 40% de paysans et qu’on labourait avec des chevaux !
Bravo ! Marre de cette pensée unique francilienne.
@ Helios
Difficile de dire mieux.
Ce fil est en effet une caricature du fossé qui sépare les écolos à la papa (ben oui, à force, ils finissent par prendre un coup de vieux eux aussi) des authentiques chercheurs de solutions pour un développement durable.
Il faut vraiment être un bobo bien lofté pour croire que le rapprochement des gens, la densification des villes, favorise la communication.
De même pour la qualité de vie : il faut être sourd pour faire fi du bruit permanenent des villes.
Quant à l’argument sur les économies de transport, c’est aussi un leure magistral. Le problème du transport ne se compte plus en km depuis belle lurette mais en temps. Or il faut autant de temps pour faire 5 ou 10 km dans une grande ville que 50 à la campagne.
Les défenseurs des théories opposées à la vôtre Hélios, ou à la mienne, sont des indécrotables passéistes qui ne voient l’avenir que par un retroviseur.
Il existe un fabuleux potentiel de progrès technique qui leur fait sans doute peur. Mais la peur n’évite pas le danger. La recherche sur les énergies renouvelables, le perfectionnement du nucléaire, les maisons passives, le travail à distance, le developpement de la conception des automobiles, le developpement du transport en commun rural, l’amélioration diététique de notre consommation, sont pourtant des voies sérieuses de développement durable qui ne sont pas incompatibles avec l’habitat rural.
C’est bien simple, la première fois que j’ai lu un article défendant cette thèse du tout urbain, j’ai cru que c’était une plaisanterie, tant la ficelle était grosse, je m’aperçois que non.
Mais bon je ne m’étonne plus de rien, quand on voit que les opposants à des intallations éoliennes le sont au nom de l’écologie...
Et pourquoi ne pas se passer des villes ? Un certain nombre d’activités humaines ne peuvent-elles pas se faire à la campagne sans même mettre les pieds en ville ?ET qui ira vivre dans les campagnes avec ce que vous préconisez ? Devront-elles se transformer en immenses déserts ? C’est tout l’ensemble du système qu’il faut repenser. On peut écrire des livres, des programmes informatiques, donner des cours ou cultiver des patates à la campagne...
Attention, je ne fais pas l’apologie de ces maisons bon marché et moches qui ont surtout rempli les poches de ceux qui les ont bâties en lésinant sur tout mais il est encore plus facile de faire une maison écologique et autonome avec du terrain autour que sans terrain du tout.
L’humanité a vécu des millénaires dans des petites communautés et des villages. La ville pour certains, dont je suis, c’est une immense ruche où les individus ne sont pas forcément maîtres de leur destin et peuvent parfois payer cher leur dépendance au système. C’est d’ailleurs dans les villes que l’on a le plus souffert, lors de graves crises. Alors si la surpopulation humaine doit obliger mes mômes à aller vivre en ville, je préfère ne pas en faire !
Mais ce n’est pas ce que dit Jean Loup MSIKA, et que j’abonde. Le problème du mitage est encore plus crucial dans les villages que dans les villes. Il y a dans ma région des villages et des petites villes qui offrent encore beaucoup de possibilités de réhabilitations ou d’opérations neuves en tissus dense, qui ne se font pas ou alors uniquement dans de l’habitat cossu, alors que on pourrit tous le paysage alentour avec des pavillons minables, coûteux pour leurs propriétaires (entretien, chauffage, deux voitures obligatoires, etc..) coûteux à la collectivité (extension des réseaux de voirie, d’égouts, ramassages scolaires, etc..) alors que l’on devrait en toute logique d’abord utiliser intelligemment les possibilités offertes intra-muros.
Il me semble que , dans cet article, pas une seule fois le mot village n’est employé, ci ce n’est pour faire référence à New-York. A ce propos, il va tout même en falloir de l’argent, de l’énergie et des architectes créatifs pour que le new-yorkais cesse de consommer x fois ce qu’un petit provincial français consomme dans sa campagne...
très bonne idée, parkons les citadins dans leur cages à poules. ça sera plus partique pour purger (par la faim) dans quelques années qd on sera vraiment dans la mouise (enfin, eux bien plus que les campagnards lol).
(les archi devraient redescendre sur terre parfois, ça leur ferait un bien fou)
Je veux bien croire que ce commentaire est au deuxième degré. Mais cela signifie tout de même, au mieux, qu’il est plus bête que méchant.
Je suis d’accord avec cet article, avec tous les commentaires d’oncle Archibald et je me dois me prendre pour sa nièce. :-))
Première chose à souligner, l’urbanisme réunit les deux clés majeures du problème climatique et il a aussi un impact essentiel sur quelques autres nuisances importantes.
Contrairement à ce que certains ont l’air de penser la question de la densité a autant d’importance à la campagne qu’en milieu urbain. Dans ma commune de 5000 habitants qui comptent 50 villages, l’un des enjeux importants est de protéger l’urbanisme ancien serré des villages contre l’appropriation d’espace des véhicules et contre la banalisation des pavillons neufs qui en détruisent le caractère. Les architectes urbanistes (je n’en suis pas !) qui puent le jus de cerveau appellent cela le caractère vernaculaire.
L’un des graves problèmes de notre pays c’est que la population ne comprend que les principes du droit de propriété et n’a à peu près aucune culture du droit des sols. Cette semaine, j’ai encore vu un géomètre débarquer dans ma commune avec un projet de 8 maisons sur des lots de 1200 m² pour une parcelle d’environ un hectare au centre d’un gros village de 350 habitants. La commune a mis quelques contraintes dans son plan local d’urbanisme, en vue notamment de re-densifier le centre de ce beau petit village qui commençait en partir en quenouilles linéaires : cela veut dire qu’on construisait le long de la voie publique sans aménagement d’ensemble. Donc, quand on a dit cette semaine à notre visiteur géomètre accompagné du propriétaire foncier qu’il était souhaitable qu’il revoit sa copie et étudie les orientations d’aménagement imposé par le Plan Local d’Urbanisme, il nous a pris pour des commissaires politiques soviétiques. Le seul problème, c’est que plus aucune construction n’est une affaire uniquement privée avec un toit et des murs parce que c’est toujours en même temps une affaire publique avec une voirie publique, un réseau public d’électricité, un réseau public d’eau potable, d’assainissement, d’éclairage public, de télécommunications... et après la construction, tout habitant comptera encore sur l’entretien des trottoirs et sur le service public de ramassage des ordures ménagères.
Quoi que l’on pense des anglo-saxons, que l’on accuse souvent sans discernement bien approfondi à la fois d’ultra-libéralisme et de communautarisme, ils ont une perception beaucoup plus directe et beaucoup plus claire de l’intérêt collectif local et des services publics locaux.
L’un de nos plus graves problèmes nationaux est l’illisibilité entretenue des coûts publics. Cela commence par l’impôt local, sans cesse bidouillé faute de séparation cohérente des finances publiques par rapport aux niveaux de décision politique, cela continue avec l’absence de pouvoir des collectivités sur le mille feuilles des règlements des grands concessionnaires de réseaux publics (EdF, France Télécom, Agence de bassin, etc...), et va jusqu’à la protection de la spéculation par les juges de l’expropriation. Ce dernier point pourrait faire réagir violemment : c’est pourtant une évidence peu discutable qui nourrit la complexité, le risque économique et la corruption. Quel ajout de valeur pourrait avoir un terrain par rapport à une valeur privée agricole si ce n’est la valeur des réseaux publics financés par le contribuable ?
Article pertinent. Aujourd’hui, nous sommes bel et bien confrontés aux limites du modèle d’urbanisation développé à partir des années 50 en France mais aussi aux USA.
Aujourd’hui, la ville a perdu sa fonction résidentielle et devient plus un pôle multifonctions (commerciale, industrielle et surtout tertiaire, bref, un foyer d’emplois). Les populations se sont "éparpillées" dans les pavillons résidentiels individuels via la péri-urbanisation. On les appelle péri urbains, rurbains, ect...et font la navette entre le centre urbain et leur lieu de résidence, les fameux flux pendulaires. Ces zones "dortoirs" s’étendent à 10,15 voir plus de 20km des centres urbains. Inconvénients : coûts élevés en infrastructures, en temps de déplacement, réseaux saturés aux heures de pointes, pollution et impact environnemental elevés et enfin favorisent une forte ségrégation sociale. Les motivations de ces populations sont le pluys la recherche d’un cadre de vie dit plus agréable, plus proche de la nature. Dans la réalité, pouvoir posséder un petit carré de pelouse. Je prend l’exemple de ma région l’Alsace où l’urbanisation a un très fort impact sur une si petite région où un cordon urbain quasi continu s’étend sur 100km du Nord au Sud, l’aire urbaine de Strasbourg par exemple s’étendant déjà presque sur 20km autour du centre. A cela s’ajoute également les zones commerciales de grande distribution également implantées en périphéries, qui occasionnent également de très importants flux routiers.
Changer ce modèle ne veut pas dire concentrer les populations en ville. Le milieu rural doit se redynamiser (car le dépeuplement des zones rurales occasionne également des problèmes). Or, les lotissements individuels ne dynamisent rien du tout, les vieux bourgs autour desquels ils s’agglutinent souvent restent en déperdition.D’autant qu’il faut bien différencier le rural du semi-rural. Or ces frontières deviennent de plus en plus floues, mais il ne faut pas tout confondre. Helios a mélangé un peu de tout dans sa réponse, il ne semble pas faire partie de cette catégorie de semi urbains dont nous parlons mais d’un véritable rural puisqu’il ne semble pas avoir de contacts réguliers avec un centre urbain. Aujourd’hui, la France c’est 65 millions de personnes, utopique celui qui pense que l’on peut encore vivre en villages dispersés sans grand impact environnemental.
L’avenir passe par une redensification, une recentralisation sur les centres urbains et sur les bourgs, par une refonte des systèmes de transport, par l’abandon de la grande distribution etc...
bonjour, Votre article tombe à point et les commentaires expriment l’intérêt des internautes pour l’avenir urbain.
Justement, figurez vous que la décision du gouvernement pour la fermeture des 262 triages français « libère » ( façon de parler ), en une signature, près de QUINZE MILLE HECTARES, ( UN KILOMETRE SUR CENT CINQUANTE KILOMETRES !), à quelques centaines de mètres du centre de toutes les principales villes françaises.
Seulement, bien avant cette décision, le triage de Vaires sur Marne ( est parisien ) a cédé un dixième de sa surface qui a vu éclore, je vous le donne en mille...des géants du commercial, des ronds points effarants, des quatre voies inutiles et du batiment de masse.
Nul doute qu’aucun effort pour l’environnement n’a été respecté dans cette réabilitation de surfaces disponibles, il est probable que le programme de bétonnage actif soit déjà programmé et que peut-être aujourd’hui sont déjà dressés les plans de consommation massive qu’on nous impose. Vous avez tous, vous, lecteurs de ce site, un lieu tel près de chez vous.
Un seul homme, à lui seul, a poussé devant la justice le géant d’Epamarne ( Organisme de bétonnage infernal de Marne la Vall ée ) et pu faire reculer des projets gigantesque de destruction de champs, bois et préserver ainsi un poumon de verdure entre Torcy et Lagny sur Marne.
Alors, si l’on ne peut pas faire grand chose de chez nous contre la désertification du Brésil, si nous ne sommes pas directement responsable de la prédation sur ce pays, il en est tout autrement sous nos fenêtres... amitiés à tous.
Avez vous déjà vécu en immeuble (en location ou en accession, peu importe). Si oui vous n’ignorez pas la série des em..erdements auxquels vous et votre famille doit faire face et autres problèmes avec les syndics etc. La maison individuelle est plus reposante dans ces aspects "sociaux" et relationnels. Et c’est le seul lieu où l’on pourra élever un cheval pour peu qu’il y a un brin de terrain. Et au lieu d’entasser les Français en région Ile-de-france faites en sorte, MM les architectes-urbanistes (les enfants de ceux qui, il y a 40 ans, prétendaient faire le bonheur des Français en construisant des tours et des barres en banlieue) d’obliger les Français à vivre et travailler en Province dans des villes de 10 à 20.000 habitants, sans métro ni RER (donc pas de problèmes en cas de grève de transport). Mais arrêtez, oh vous qui habitez dans des grands appartements du marais, de proner des logements pour riches, svp. D’avance, merci.
Beau témoignage d’incompréhension du sujet. Personnellement, j’habite un immeuble (R+5) d’un chef-lieu départemental. Et je ne vous conseille pas d’élever un cheval sur le terrain d’un pavillon (généralement inférieur à 1000 m² - j’habite un immeuble, mais je suis née dans une ferme...). Vous dites n’importe quoi sans savoir. Mais vous avez raison à propos de la reglémentation des copropriétés. Sujet important et méconnu qui favorise à la fois le conservatisme, l’absence de gestion et une profession de syndics dont le professionnalisme est... disons aléatoire.
En effet, il est plus facile d habiter dans une maison que d avoir des voisins qui vous em... (soit parce qu ils font du bruit, soit parce ce qu ils vous empechent d en faire (ex vous voulez bricoler le dimanche matin mais impossible de vous servir de la perceuse). En plus les grand immeubles en france ont une reputation terrible car ils sont associes a la "racaille". Donc proposez a un francais maison individuelle ou immeuble, il choisira maison
Le seul probleme, c est que ce n est pas possible. Pas tellement a cause du prix (meme ci c est le cas aujourd hui ou on construit des merdes de qualite merdique car les gens n ont pas l argent pour faire mieux).
Normalement, l explosion de la bulle immobiliere (maintenant US et GB demain aussi chez nous) devrait regler le probleme.
Mais le modele d utiliser sa voiture pour faire 30-40 km pour aller travailler puis pour amener ses enfants a l ecole etc ... ne sera plus possible pour cause :
saturation des routes (l ex parfait est Paris, mais aussi Marseille a ce probleme de bouchon)
cout du carburant (les chinois eux vont commencer a rouler et comme leur economie monte alors que la notre descend, pas difficile de dire qui devra se serrer la ceinture)
effet du rechauffement climatique : autre les inondations, la montee du noveau des oceans va mettre les pieds dans l eau a un certain nombre de proprietaires
Conclusion : Il est urgent de promouvoir un habitat collectif ou les gens puissent y vivre sans se bouffer le nez. Ca passe par une meilleur isolation phonique, mais aussi par des choses toute simples. Par exemple comme le faisait remarquer un des commentateurs, impossible de faire une machine de linge la nuit. Eh ben si, il suffit de faire comme en Suede ou en allemagne. Toutes les machines a laver sont dans une piece dans les caves. Et la ca ne derange plus personne !!
Pour finir, les grand immeubles sont la ou vivent les pauvres en france (autrement dit l endroit ou vont que ceux qui n ont pas le choix). A New York, c est l inverse (ex Madonna habite dans une tour). Pourquoi, parce que pour la securite c est quand meme bien mieux. Essayer de cambrioler le 40eme etage, difficile d epasser par une fenetre ;-)
Les architectes urbanistes d’il y a 40 ans ont fait ce que leurs clients leurs demandaient, et ceux d’aujourd’hui font de même et il en sera toujours ainsi. Les gens qui les premiers ont habité dans ces grands immeubles sautaient de joie parce qu’ils avaient une vraie cuisine, une vraie salle d’eau et des WC à l’intérieur de leur logement, alors qu’ils habitaient dans des taudis, on a trop tendance à l’oublier.
Et je pose la question à ce jour : croyez vous qu’il n’existe plus de taudis ? ceux qui sont dans la rue au froid sur des cartons on sous des tentes au canal St Martin, auxquels on propose au mieux des nuitées d’hôtel, ne préfèreraient-ils pas disposer d’un de ces appartements qui se dynamitent sous les applaudissements d’une foule de bétas.
La solution aux grands problèmes de logement et d’urbanisme ne peut pas avoir de réponse simplette, ca se saurait, et chaque époque a ses problèmes.
Désolé, si j’ai été brutal dans mon commentaire, plus haut, c’est de l’epidermite... car vous voyez, je suis trés attaché a ma région et j’ai toujours eu "la haine" comme on dit maintenant, quand j’entends parler de "mitage", ça me rapelle le discours des promoteurs qui faisaient un lobbying pas possible aupres des mairies pour qu’on leur accorde des permis de lotir. Ils disaient que ce sont les maisons individuelles "libres" qui mitent le paysage alors que leurs lotissements, du genre une douzaine de maisons sur un petit hectare dans le meilleurs des cas, étaient économiquement et écologiquement mieux ! L’ennui, c’est que les maisons vendues, ils recommençaient leur opération juste a coté etc... remplissant le paysage.
Alors, je comprends bien les préoccupations exprimées par l’auteur, toutefois j’ai beaucoup d’arguments a lui opposer, tant sur le plan général, que sur le plan de chaque habitation. J’insiste pour dire que cela n’exclue pas la ville dure, style grande ville, la ville provinciale ou le village. au mions il faut laisser l’harmonie de l’occupation de l’espace par tous les acteurs de la... "vie" ! Raconter tout ça peut être long, trop pour une réponse, mais il faut simplement mettre en evidence que dans de tres nombreux cas on peut decentraliser l’activité de tout un pan de l’economie, sans la cantoner a un espace de zone industrielle ou commerciale. Les administrations aussi ont un rôle à jouer comme la poste, mais c’est là démarche inverse qui est choisie aujourd’hui.
Pour l’individuel, je m’oppose en faux sur ce qu’on raconte. Les réseaux dont on parle ci dessus ne sont pas obligatoires comme vous avez l’air de le dire. Evidement les rendre obligatoires dans un premier temps, conditionner les permis de construire a leur presence ensuite et se plaindre apres que la maison individuelle eparse est chère est une connerie manifeste. La plupart du temps, ils existent par le simple fait de relier deux poles entre eux. Que ce soit l’electricité, le téléphone ou l’eau c’est juste une question de "repiquage" que la privatisation de ces services rejette en bloc, on les comprend, ils n’agissent pas en services publics.
Quand a la qualité, les couts d’usages, là également j’insiste pour vous dire par exemple que ma maison a été contruite en 1978, que les murs font 20 de parpaings plus 15cm de laine de roche et des briquettes (crottes de 4, eh oui, c’est leurs noms) donc en tout 40cm trés bien isolés. la preuve, je consomme 8000 Kw l’an pour 120m2 habités, 4 personnes et la piscine. TOUT est electrique, je ne veux ni petrole ni gaz. la pompe a chaleur a un reseau exterieur a 2m sous terre de 250 m2. En 2005 j’ai renové pour mettre aux nouvelles normes ma fosse sceptique et j’envisage d’adjoindre des panneaux solaires pour l’eau chaude si je trouve un installateur "raisonnable". Je vous garanti qu’au prix du contrat Tempo edf, je m’en sors pour moins de 1000€ d’energie abo compris(90€ sur 10 mois plus le reliquat, je suis mensualisé). Allez demander combien ça coute a certains apparts, s’ils passaient au tout electrique ! ... en clair, la maison individuelle, quelquefois les maisons jumelées sont loin d’être les gouffre que vous pretendez. Et même si elles arrivaient a être légèrement moins efficace, il faudrait compter avec la qualité de vie qui diminue stress etc.
Désolé, pour être si long, il y aurait tant de choses a dire. La voiture n’est pas une nécessité quotidienne, c’est vrai, mais comme dans tout il y a un marché pour chasque besoin. si vous êtes un actif de moins de 30 ans, speedé il vaut mieux choisir un appart a 3 mn de votre boite. Si vous faites partie des populations dont la sedentarité est suffisante, ou si votre activité s’est calmée vous pouvez alors profiter de la nature, et en plus, en l’entretenant. Il n’y a que rarement des feux de forêt, là ou les maisons sont occupées à l’année
ETC, ETC, ETC.... merci de m’avoir lu jusque là.
Encore un petit mot directement pour l’auteur... Je rends visite assez régulièrement a des amis proches (!) qui habitent Nyack, pas loin de chez vous, si j’ai bien compris. 3/4 d’heure de la 5eme avenue par pallisade parkway et le pont GW. Ils habitent une maison qui n’a rien a envier aux notres question economie et agrément.
Vous le savez il n’y a pas de loi qui limite l’implantation des supermarchés et on trouve de tout, partout. Le travail est également tres décentralisé, a l’inverse de ce qui se passe chez nous. De plus, horreur liberale, les services publics sont quasi inexistant et pourtant on peut tout faire sans se rendre a NY ! un comble non ?
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Laissons la ville "durable" aux bobos et leur transport en commun géré par des grévistes professionnels. Qu’ils aillent à Singapour ou à Shangai habiter des tours de 40 étages s’ils veulent de la ville "durable", au moins là bas, le métro fonctionne. Et au moins, ils n’y interdisent pas la construction de hautes tours (contrairement à Paris "grâce" à des lois stupides pondues par d’autres bobos).
Vive la maison de banlieue, le barbecue entre voisins, le grand air, la voiture et la liberté individuelle, choses que de plus en plus de français adoptent et qui enragent les étatistes de tout poils. Quand les gens cesseront de vouloir dicter LEURS solutions aux autres, le monde vivra enfin heureux.
Et vive le Far West d’antan ou chacun faisait la loi avec ses colts !
Pour moi la liberté des uns s’arrête ou commence celle des autres, et couvrir la France de petites maisons pour aller faire dodo loin de son boulot a des conséquences sur toute la vie en Société.
Ce qui est dramatique c’est que faute d’une initiation suffisante un très grand nombre d’entre nous est tellement ignorant en matière d’architecture et d’urbanisme qu’il croit que le fait d’habiter une maison individuelle soit un gage de bonheur ! ca fait le bonheur des "marchands de maisons", de quelques paysans qui ont vendu leur terres agricoles en terrain à bâtir, de quelques maires qui ont pu se fidéliser une clientèle en aidant à tout cela, pas nécessairement à celui qui fait cuire des sardines au barbecue en empestant tout un quartier pour oublier combien sont lourdes ses mensualités !
Avec l’auteur je dis qu’il ya des alternatives à cela avec un habitat urbain bien pensé qui ménage et la liberté individuelle et le confort et l’intérêt collectif. Il m’est arrivé chaque fois que je l’ai pu de proposer un habitat en "grosses maisons" de quatre à six logements par cage d’escalier avec une étude poussée des vis à vis et un espace extérieur privatif important pour chacun, que ce soit en jardins au rez de chaussé ou en terrasses aux étages. Sur ces programmes commandés par une Société de HLM les locataires font la queue en liste d’attente et essayent d’acheter leur logement quand ils sont la depuis assez longtemps pour y prétendre.
Ces réalisations ne sont qu’un minimum par rapport à ce qui pourrait s’envisager avec des budgets autres que du financement PLA. Dans le domaine du bâtiment "tout est possible, tout est réalisable". Il faut d’abord savoir que ca existe pour le souhaiter, et puis le vouloir vraiment pour le réaliser.
Encore le discours fumeux de collectiviste qui s’y connaît autant en barbecue à la campagne que ma grande-mère à l’internet.
Bah oui, c’est bien connu, quand on habite à la campagne, c’est pour faire le bonheur des marchands et affairistes, surtout pas pour sa famille ! Et il suffit "d’initier les gens" (on dit "éduquer" sous l’ère du socialisme triomphant) pour qu’ils apprennent ce qu’est le vrai bonheur, tous ces mécréants qui fuient la ville comme la peste, marre qu’ils ont d’idées géniales l’une après l’autre selon l’air du temps des urbanistes.
Au fait un article "Cités fournaises" de Lomborg où l’on apprend que la température moyenne des villes est 10°C plus chaude que celle de la campagne environnante.
Mourir de chaud dans son appart sans que le voisin de palier lève le petit doigt, comme ce qu’on a vu lors de la canicule de 2003. Géniale la Ville !
Desole de ne pas vouloir de votre habitat urbain, mais je prefere encore ma maison de "banlieue".
Si votre principal souci et le transport vers le lieu de travail, ce probleme pourait etre facilement regle par un changement des mentalites.
Il semble qu’en France, la majorité des personnes travaille dans le secteur tertiaire, le "cul collé sur une chaise devant un ordinateur en réseau".
Dites moi, quel est l’intéret de "se taper 30 a 40 bornes par jour" alors que le haut debit permet de travailler de chez soi.
Pour travailler dans un grand groupe de defense francais, je peux vous affirmer qu’il y a encore du chemin a faire avant que les "élites" ne fassent la promotion effective du télétravail et que la mentalité de l’encadrement change.
Dans mon groupe, la direction ne veut pas en entendre parler, alors qu’elle nous fournit des portables configurés pour ce connecter sur le reseau central de facon sécurisée de n’importe quel point de la planete. Un comble !!!
Désolé, mais on faira des progrés en matière de transport et de qualité de vie quand on aura plus a se déplacer pour aller travailler.
Quant a habiter en ville, ce que j’ai du subir au début, je ne me réjouis pas a l’idee de prendre ma voiture pour m’évader et respirer tous les week end, alors que je peux tranquillement prendre mon vélo et faire une ballade en famille en foret toute proche.
je remercie vivememt tous les participants a ce debat.
il est important que la forme de la ville soit librememt debattue au lieu d etre abandonee a la routine ou aux interets particuliers.
a propos d interets particulier il me semble important que les participants a ce debat depassent leurs perspectives purememt personnelles -je prefere personnellement vivre en ville ou a la campagne, pour telle ou telle raison personnelle- et integrent certaines realites incontournables comme l explosion demographique et urbaine dans le monde, et le developpement inexorable des villes. a ce moment il devient important de reflechir a la forme la moins domageable possible, pour l environememt, la culture, la societe, etc... pour ces villes qui arrivent
il ne s agit en rien de remplacer la campagne par la ville mais biem au contraire de faire en sorte que le developpement urbain soit respectueux des campagnes et de la nature au lieu de les envahir par d interminables banlieues qui impermeabilisent les sols, isolent les couches sociales et entrainent une invasion massive,polluante et couteuse pour les menages, par la voiture paticuliere.
je signale aux participants a ce debat qui sont anglophones, mon article publie aujourd hui sur Agoravox en anglais, article illustre et plus complet sur le sujet de la SUSTAINABLE CITY ou Ville Durable.
Une ville durable, un pôle multifonction, donc, devrait passer par la proximité entre les lieux de production et les lieux d’habitation. Donc la proximité entre l’habitat et les exploitations agricoles. Donc une dilution de la ville dans la campagne vu la surface nécessaire pour la survie d’un habitant. Donc une ville durable, c’est la campagne. CQFD. :-)
En contexte d’activite agricole, ce sont les gros bourgs plutot denses, et d’ailleurs tres traditionnels, qui paraissent les formes les plus favorables, car ils permettent d’avoir a disposition, sur place, un maximum de services, equipements, commerces, etablissements scolaires, activites connexes, etc...tout en assurant une meilleure securite et une certaine convivialite et solidarite, avec les bistros de village, points de rencontre, etc... La encore, la densite a de nombreux avantages : les exemples abondent de ces gros bourgs de qualite, forme urbaine dense et structuree, avec leurs belles places ombragees, ou les gens se deplacent a pied pour beaucoup de choses quotidiennes et evitent ainsi de trop gaspiller l’energie et de trop polluer l’atmosphere. De plus, dans ces bourgs traditionnels, les habitations sont en general orientees vers le soleil : c’est une forme traditionnelle d’architecture vernaculaire solaire passive :
Pourriez-vous citer quelques-uns uns des "gros" bourgs auxquels vous faites allusion.
Je vous invite à consulter le site de Jean-Marc Jancovici http://www.manicore.com/
Energie, transport et divers : calculs… Urbanisation
Villes durables ,quartiers durables , éco villages ...On est à un tournant de société . Je pense qu’il faut pas s’affoler et élargir le plus possible le débat parce que nos villes et nos campagnes devront correspondrent à la nouvelle société que nous devrons bâtir. Une ville , un village ,un quartier ça ne se dessinne pas seulement avec le crayon d’un archi ; Il faut d’abord penser (débat politique) à la société qu’on veut et les archis nous aideront à faire les dessins.












