Article publié le 20 mars 2008
NIMBY est un acronyme anglo-saxon qui veut dire Not in My Back Yard, en français "Pas dans mon jardin" ou encore Pas dans mon arrière cour. Il traduit la réticence par les citoyens, anglo-saxons en l’occurrence, à accepter tout ce qui perturbe leur environnement immédiat, leur manière de vivre, leur confort établi et plus généralement l’ordre établi. Vous pouvez faire ce que vous voulez mais pas chez moi, en quelque sorte.
En France,où nous sommes réputés être des rouspéteurs, toujours réticent à la nouveauté, nous ne sommes finalement pas très différents des citoyens d’autres pays.
Je vous en parle à l’occasion de l’annulation du permis de construire d’une ferme éolienne implantée en Bretagne à la suite d’une plainte de ses riverains immédiats pour cause de bruit excessif. Une bataille judiciaire longue et difficile qui vient d’arriver à son terme. Je ne sais pas si c’est la dernière étape du marathon judiciaire habituel. Si ça l’est, la question qui se pose est de savoir si le pouvoir exécutif fera détruire les éoliennes. Nous verrons...
Il est vraisemblable que les riverains se feront attaquer, sans doute par des écologistes citadins, pour cause du fameux syndrome NIMBY, alors que peut être faudrait il admettre que les éoliennes, quoique on en dise, font quand même un minimum de bruit qui puisse devenir une réelle nuisance à la longue. C’est en tous cas l’impression que j’ai eu en écoutant les plaintes des riverains de cette installation.
Ce jugement fera certainement évoluer les conditions, pourtant très sévère dans la législation française, des conditions d’implantation de ces parcs d’éoliennes ainsi que les spécifications des matériels pour en minimiser le bruit émis. En dehors de ce bruit, il y a également un préjudice dont on parle peu, qui est celui, financier, que subissent ceux dans le dos desquels se produisent les implantations de tels parcs et qui, du jour au lendemain, voient la valeur de leur bien s’écrouler brutalement.. Car qui voudrait racheter une maison située à quelques centaines de mètres d’un parc d’éoliennes ?
Il y a pourtant, dans les conditions de reprise de l’électricité produite par l’EDF,de quoi permettre de minimiser les bruits en même temps que d’indemniser suffisamment les riverains. Alors,si on veut poursuivre l’implantation en grande quantité de parcs d’éoliennes comme le réchauffement climatique et surtout la disparition à terme du pétrole nous y oblige, il faudra bien en améliorer la technique et en accepter les nuisances réelles.
Photo : http://www.mirebalais.net/archive-1... ;
ce qui m’a toujours fait marrer sont les gens qui se pament devant le viaduc de millau et qui trouve les eoliennes tres moches et qui gachent la vue... et ils sont nombreux !...
Consternant...
Enfin un article équilibré sur la question.
Il ne s’agit pas de "se marrer", mais de comprendre la détresse - et le stress - des riverains victimes de véritables nuisances et de propriétaires dont le bien est dévalorisé.
Trouvons des solutions : on a le droit d’aimer ou non le viaduc, on a aussi le droit de trouver que les éoliennes sont aussi incongrues dans le paysage (et infiniment plus grandes) que les pylones électriques ou les châteaux d’eau typiquement français.
Le fait d’avoir les uns ne nous oblige pas à accepter les autres.
Avec ces raisonnements on devrait, ayant déjà la rougeole, mieux accepter d’avoir en même temps la grippe.
Nous sommes tous d’accord pour ne pas construire d’usines (et il y en a de très belles) ailleurs que dans des zones très strictement définies.
Pourquoi soudain pourrait-on créer des ZDE n’importe ou dans le paysage dès lors qu’il n’y aurait pas de monument historique à proximité ?
Le fond de l’affaire éolienne est purement financier.
L’argent emporte tout sous sa puissance, même les paysages, maintenant.
Il y a une hypocrisie incroyable en Bretagne concernant la production d’énergie. Les bretons ne veulent pas de centrales mais continuent de payer le KW/h, même prix que les autres régions, sans parler des pertes en ligne.
Du gaspillage.
renversons l’argument Manusan , ne serions pas nous plutôt à la pointe du progrès !!! paris impose, décide ; nous jugeons de ce qui est bon . mais quand est ce que la recherche et le développement sur les hydroliennes seras encouragée et financée . Paris doit certainement décider aussi ! faisons leur confiance
il y as qq bonnes histoire bien glauques sur Brennilis et son exploitation , qui est aussi un laboratoire du démantèlement !!!
mais ce n’est pas le sujet . ton commentaire est provocateur tout autant que le vote sur ton commentaire est inversé (avis ! ).
à Dirinon il y as une centrale thermique et deux éoliennes sur le même site qui ne sembles pas poser de problème ; le propriétaire EDF .
ce qui m’étonne le plus , c’est la couleur de ces engins BLANC pourquoi ? on sait très bien évaluer l’effet d’un pylone edf dans le paysage , pourquoi pas la couleur d’une éolienne et de son impact .
quand on regarde la carte de CASSINI dix neuvièmme siecle , on s’aperçoit que la France étais couverte de moulins à vents et ce jusqu’à l’invention du moteur électrique industriel 1920 , en 1928 sont répertoriés les dernières améliorations sur les moulins à vent . ils devaient encore y croire certainement !!!
relativisons cette histoire de paysage , relisons l’histoire du paysage .
Oui, marrant quand c’est la mauvaise foi qui s’exprime, non quand on met des éoliennes n’importe où.
Comme souvent en matière d’écologie le débat est souvent biaisé. Entre les anti-écologistes qui sont prêts à vous démontrer que le savon de Marseille est dangereux, les "investisseurs éoliens" qui n’ont rien à faire des riverains, les technocrates mous qui ne maîtrisent pas grand chose, les conservateurs obtus qui sont "contre tout" , il est bien difficile de s’y retrouver pour les personnes sincères désireuses de trouver des solutions…
Personnellement, je préfère les éoliennes aux lignes haute-tension (y a pas photo !), mais il faut respecter scrupuleusement les habitants et les paysages de valeur (je pense à ce projet fou d"éoliennes sur les coteaux du vignoble sancerrois, un des plus beau paysage de France, projet annulé à la suite du combat d’associations locales).
Il me semble que le France a une superficie suffisante pour installer beaucoup d’éoliennes "en dehors de mon jardin". Comme dans la Beauce, le long de la voie du TGV, une belle installation qui ne dérange absolument personne.
Les éoliennes c’est super mais avec un axe vertical c’est mieux ! ( meilleur rendement, encombrement moindre, moins de bruit, préserve les oiseaux migrateurs) Seulement voilà pour l’instant les modèles pour cracher 1 Mgw ou 2 Mgw n’existent pas ! Seul les grands moulins Danois ( précurseurs du type) comme sur la photo d’illustration existent avec leur encombrement et leurs défauts qui sont quand même mineurs par rapport à une centrale nucléaire.
L’idéal étant l’indépendance énergétique individuelle avec des Sterling, le photovoltaïque ou des petites unités éoliennes à axe VERTICAL !
Il ne reste plus au joyeux bricoleurs et petits entrepreneurs hexagonaux à se lancer ( bien qu’il existent déjà à l’ étranger des modèle commercialisés, ou ici avec des super associations qui bricolent avec talent )
Cordialement .
On annule les éoliennes, mais le futur aéroport inutile de Nantes lui verra le jour malgré les promesses du "Grenelle". Ils ont certainement perdu la clef USB.... :-/
C’est bel et bien de NIMBY qu’il s’agit au fond. Le NIMBY a pour principale caractéristique qu’il n’est jamais avoué.
Un constat : il faut nous autonomiser en ressource énergétique. C’est ce que l’on appelle "objectif sur les ENR".
Deuxième constat : les anti-éolien ne font d’autre que critiquer cette ressource.
Qu’ils commencent donc pas couvrir leurs toits de panneaux PV (ou micro hydraulique etc...) pour atteindre le quota et alors seulement je respecterai leur avis "anti-éolien". Mais dans l’état ils n’agissent pas dans le bon sens et n’ont donc aucun crédit !
Je ne comprendrai jamais cette histoire de bruit généré par les éoliennes.
Pour m’être déjà rendu plusieurs fois à une centaine de mètres d’un parc éolien dans l’Aude où ces machines sont nombreuses (près de Fitou par exemple), en tout objectivité, je n’ai jamais entendu de bruit capable de déranger un habitant situé non loin de là , même pas quelque chose qui s’apparente à un chuchotement. En plus, je ne trouve pas cela inesthétique mais ça c’est purement personnel.
Une simple rue avec un passage normal dans un village fait un bruit qui lui peut être gênant. Je vis non loin de fermes qui font par exemple bien plus de bruit avec leurs tracteurs. Est-ce que les riverains doivent demander l’interdiction d’utilisation de ces engins pour cause de nuisances sonores ?
Je trouve que cet article n’apporte rien de nouveau, on a eu les articles du Monde, du Figaro et il y a un peu plus longtemps du Point. Tous ces articles étaient des procès à charge contre l’éolien sans aucune volonté de faire la part des choses et de donner la parole aux deux partis : les riverains et les développeurs et exploitants de parcs éoliens. Donc un article inutile.
Morceaux choisis :
[…quoique on en dise, font quand même un minimum de bruit qui puisse devenir une réelle nuisance à la longue. C’est en tous cas l’impression que j’ai eu en écoutant les plaintes des riverains de cette installation.]
Pourquoi ne pas vérifier cette impression en écoutant réellement les éoliennes plutôt que les plaintes de certains riverains ? La législation sur le bruit est très sévère et tolère des niveaux d’émergence très faible, 5 décibels le jour et 3 décibels la nuit. Si cette législation était appliquée à toutes les activités humaines, il n’y aurait plus de circulation automobile, plus de train et certainement pas d’aéroport. Je rappelle que 3 décibels c’est pratiquement le minimum pour que l’oreille humaine discerne un bruit particulier par rapport au bruit ambiant.
Une autre citation :
[En dehors de ce bruit, il y a également un préjudice dont on parle peu, qui est celui, financier, que subissent ceux dans le dos desquels se produisent les implantations de tels parcs et qui, du jour au lendemain, voient la valeur de leur bien s’écrouler brutalement. Car qui voudrait racheter une maison située à quelques centaines de mètres d’un parc d’éoliennes ?]
Cette déclaration ne s’appuie sur rien de concret, aucune enquête comparative auprès des agences immobilières, pas le moindre exemple réel. Il y a par contre un fait qu’on peut vérifier tous les jours et particulièrement dans ma région, c’est qu’il existe une forte demande immobilière dans certaines zones rurales, générée par la demande provenant de citadins désireux de vivre des vacances ou une retraite champêtre. Cette demande, génératrice de flambée des prix, provoque un réel problème pour les ruraux cherchant simplement un toit. Le problème pour la très grande majorité de la population c’est la flambée des prix, et non une hypothétique dépréciation due à l’éolien.
Le dernier paragraphe laisse supposer que les résultats financiers générés par l’exploitation des éoliennes sont très élevés et que peu de recherches sont faites pour minimiser les nuisances sonores. Ces deux affirmations ne sont étayées par rien, aucune étude de bilan financier, rien sur le tarif d’achat, rien sur le mécanisme de transfert des surcoûts par la CSPE (Contribution au Service Public de l’ Electricité) sur la facture de l’usager. La CRE, Commission de Régulation de ’Electricité, indique un surcoût de 0.13 ct€/kWh pour l’éolien par rapport au prix du marché de l’électricité, le 2500 MW d’éolien français ont coutés environ 0.6 € par ménage pour l’année 2007, source :
http://www.enerzine.com/3/4144+Deve...
Si les développeurs font des bénéfices faramineux avec un prix aussi bas, comparé aux autres énergies renouvelables en tous cas, c’est que l’éolien est vraiment une source d’énergie prometteuse. Rappelons que l’industrie de l’éolien autofinance une croissance annuelle de l’ordre de 30 %/an et cela depuis une quinzaine d’année.
Pour les recherches sur la réduction des nuisances sonores, j’invite l’auteur à au moins consulter les publications disponibles sur internet sur ce sujet, je peux même proposer des mots clés comme : noise disturbance, wind turbine. J’arrête là , je ne vais quand même pas faire tout le boulot.
Erreur de ma part le surcoût est de 13€/MWh ou encore 1.3 centime d’€ par kWh.
Monsieur, à défaut de trouver de meilleurs endroits pour les placer, on ne peut pas faire de miracles, et nous serons d’accord de dire je pense qu’il est réellement temps de développer les énergies alternatives.
Les époques changent mais les peurs restent toujours les mêmes. J’ai lu il y a quelque temps un feuillet d’un historien qui relatait l’histoire de ma commune dans le Manche, la construction de la première ligne de chemin de fer entre Perrier et Coutances. Pour les uns le train serait une nuisance car il allait raccourcir les distances de certains pour vendre du beurre frais à la grande ville et pour les autres il s’agissait d’un véritable progrès car il allait permettre d’augmenter les échanges économiques et humains...
Bonjour Seik,
L’explication du blanc (navrant car visible à des dizaines de kilomètres) est le fait que les éoliennes (150 m de haut actuellement, beaucoup plus dans l’avenir) sont dangereuses pour les aéronefs. Il faudrait exiger qu’au moins le bas de la tour soit d’une couleur sombre et mate.
Bonjour Atlantis,
Je demande, comme tous nos concitoyens et vous-même probablement, à bénéficier d’une présomption d’honnêteté : on peut souhaiter préserver les paysages même si on n’habite pas dedans. On peut donc demander de la prudence dans les installations sans être taxé de mauvaise foi NIMBY inavouée. Je n’habite pas dans le Cantal, mais je suis horrifié de voir que certains élus locaux sont prêts à installer des éoliennes dans l’un des plus impressionnants paysages d’Europe. Et rien ne permet à personne d’affirmer que je ne fais rien en faveur des énergies renouvelables. Je fais beaucoup dans ce domaine, je suis donc certain que maintenant vous m’accorderez du crédit.
Bonjour Stéphane et Bertrand,
A propos du bruit, méfions-nous des théories développées par les industriels eux-même et de nos expériences personnelles trop brèves au pied d’une éolienne (j’en ai fréquenté des centaines..). Entre le pied de la machine et votre lit, la nuit, à 500 m, il y a un univers constitué du relief, du vent, de la végétation etc… L’émergence de quelques décibels est le bruit accepté en plus du bruit ambiant habituel constaté lors des études préalables. J’ai connaissance d’un cas précis ou la société chargée de cette mesure préalable (payée par l’industriel, c’est dire son indépendance) l’a réalisée le long de l’autoroute voisine au mois d’août ! Alors les 5 décibels de plus, c’est vraiment beaucoup…
ah. et ben désolé mais je ne crois pas sur paroles donc non, pas de crédit pour l’isntant. Rien sur naturavox, rien sur agoravox, rien sur la première page de google ...
Pendant ce temps je construis moi même ma maison certifiée passive (+récup eau de pluie +inertie par puits canadien) qui évoluera à terme en maison à énergie positive. (En plus d’avoir évoqué dans certains articles naturavox des choses qui manquent vraiment à la lutte anti gaspillage énergétique, ne couteraient pas si cher que ça et donneraient même de l’activité à des gens)
Il y a ceux qui parlent, et ceux qui agissent.
L’impact des éoliennes sur l’environnement est quand même limité, ce n’est pas comme une centrale nucléaire qui demande des années et des millions d’euros pour etre démantelée. Une ferme d’éolienne peut être démantelée beaucoup plus rapidement sans laisser de traces durables sur l’environnement.
Cela permet aussi de les remplacer par des modèles plus performants au fil des améliorations.
Pour voir un avis sur le bruit il faudrait des chiffres et pouvoir comparer avec d’autres bruits connus. L’article est un peu inconsistant de ce coté.
Ni nimby, ni nuisance. Simplement un lobby qui doit terrasser les éoliennes pour imposer ses propres intérêts. Il y a bien quelques idiots apeurés, mais ils sont minoritaires. C’est la mauvaise foi, l’acteur le plus important de ce débat.












