Comment consommer une électricité renouvelable ?
Dès le 1er Juillet 2007, vous pourrez choisir votre fournisseur d’électricité, et quitter le fournisseur historique. Et ses concurrents sont nombreux à s’être déjà positionnés.
Une opportunité en or pour agir activement pour l’environnement, et s’engager en choisissant un fournisseur plus respectueux de notre planète, qui propose une part plus importante d’énergie renouvelable.
Mais voilà, les offres se bousculent, et les adjectifs pour qualifier l’ électricité se multiplient. “Verte”, “Positive”, “nouvelle” ou “durable”... Comment s’assurer de consommer une électricité vraiment écologique ?
L’ expression vraiment approprié est : “électricité renouvelable”. Elle correspond aux labels “certificat vert ”, attesté par OBSERV’ER, représentant français de l’organisme de certification européen des énergies renouvelables RECS (Renewable Energy Certificate System).
Sur le réseau électrique, il est impossible de distinguer l’électricité issue des centrales nucléaires de l’électricité verte, issue des centrales utilisant les sources d’énergie renouvelable. Le certificat vert, délivré au producteurs d’électricité, permet de s’assurer que certaines quantités d’électricité verte ont bien été injectées sur le réseau puis consommées.
L’électricité renouvelable, c’est quoi exactement ?
Selon la définition de l’ADEME, les énergies renouvelables sont des “énergies de flux, produites par différents processus naturels (rayonnement solaire, vent, végétaux, chutes d’eau). Contrairement aux énergies fossiles, ces énergies sont inépuisables et n’émettent pas de gaz à effet de serre”.
L’électricité vraiment renouvelable est produite pour l’essentiel à partir d’installations photovoltaïques (panneaux solaires), d’ éoliennes, et de petite hydrauliques (petits barrages, ayant un faible impact sur le milieu naturel).
Toutes
les autres sources d’électricité ne sont donc pas
considérées comme renouvelables : l’énergie
nucléaire et thermique (charbon, pétrole, uranium),
ainsi que les barrages hydrauliques (ils ne produisent pas de CO2,
mais déséquilibrent l’écosystème).
Selon cette définition, aujourd’hui en France, l’électricité que nous consommons provient à 80% d’énergie nucléaire, 10 % d’installations hydraulique, 4% de thermique et seulement 1 % d’énergie renouvelable !
Pour l’instant, 2 acteurs sortent du lot dans la fourniture d’électricité renouvelable et surtout dans l’engagement pour consommer mieux et moins : Enercoop, qui propose une électricité 100% renouvelable, et Planète UI, qui propose 5% d’électricité renouvelable, et qui souhaite proposer une “ électricité verte accessible au plus grand nombre”, tout en restant compétitive.
Ce qui est sûr, c’est que cet évènement sera l’ouverture à la possibilité de mieux consommer.
La bataille des prix est ouverte, mais celle de l’énergie renouvelable aussi !
Que Choisir présente des informations générales et pratiques à propos de l’ouverture du marché aux particuliers. Jetez-y un oeil si vous craignez les coups bas :
Je paye déja tous les producteurs d’électricité verte de France grace à ........EDF. En effet EDF rachète déja l’électricité renouvelable au prix fort. Si vous souhaitéz vraiment faire quelque chose réduisez plutot votre consommation, l’électricité la plus verte est celle qu’on ne consomme pas Ah Ah Ah encore un piège utilisant l’argument vert. C’est ça le développement durable, le capitalisme communicant en habit écolo
C’est pas EDF qui trinque, c’est l’ADEME et le fond gouvernemental associé. EDF ne faisait que compter les billes. Mais avec la possibilité qu’offre ENERCOOP de les rejoindre (à un prix certainement moins compétitif, mais pas les limitations du contrat étatique) la donne va p-e changer.
@l’auteur
Vous écrivez :
1) « Une opportunité en or pour agir activement pour l’environnement, et s’engager en choisissant un fournisseur plus respectueux de notre planète »
Etre respectueux de l’environnement, c’est ne pas polluer l’environnement par des milliers d’éoliennes.
2) « L’ expression vraiment approprié est : “électricité renouvelable”. Elle correspond aux labels “certificat vert ”, attesté par OBSERV’ER, représentant français de l’organisme de certification européen des énergies renouvelables RECS (Renewable Energy Certificate System). »
Qui sont les membres de cette association sinon des constructeurs et installateurs d’éoliennes…
3) « Toutes les autres sources d’électricité ne sont donc pas considérées comme renouvelables : l’énergie nucléaire et thermique (charbon, pétrole, uranium), ainsi que les barrages hydrauliques (ils ne produisent pas de CO2, mais déséquilibrent l’écosystème). »
Il faut nuancer le discourt !! Le nucléaire de génération IV peut fonctionner des centaines d’années sans générer de CO2 à des coûts moindre que l’éolien. (On ne lui demande pas de fonctionner si longtemps, juste le temps de mettre au point la fusion…)
4) « Pour l’instant, 2 acteurs sortent du lot dans la fourniture d’électricité renouvelable et surtout dans l’engagement pour consommer mieux et moins : Enercoop, qui propose une électricité 100% renouvelable, et Planète UI, qui propose 5% d’électricité renouvelable, et qui souhaite proposer une “ électricité verte accessible au plus grand nombre”, tout en restant compétitive »
Si cette énergie est compétitive pour l’instant (combien de mois ?) il ne faut pas oublier qu’elle est subventionnée très fortement, que ces subventions sont totalement injustifiées. Comme toutes subventions, c’est l’ensemble des Français qui, par ses impôts, les financent…
Est-ce juste ? Non, évidement et que va t’il se passer lorsque EDF va perdre des parts de marché à cause de cette concurrence déloyale, elle va simplement arrêter d’acheter l’énergie éolienne à 2 fois sont prix…
De nombreuses sociétés éoliennes opportunistes vont se retrouver dans de grandes difficultés financières ce qui se traduira par des dépôts de bilans d’une part et d’autre part par des éoliennes non démontées qui vont rouiller sur place.
Il ne faut pas oublier l’essentiel : La France contrairement à l’Allemagne, utilise une énergie bon marché qu’est le nucléaire. L’Allemagne (l’Espagne, l’Italie…) utilise le thermique qui pollue et qui est plus cher que le nucléaire. Pourquoi se plier à un effet de mode qui ne nous concerne pas. Que les autres pays Européens et même tous les autres pays du monde se mettent à notre niveau de rejet de CO2 pour leurs productions électriques et on aura fait un très grand pas dans la lutte contre la pollution.
5) « Ce qui est sûr, c’est que cet évènement sera l’ouverture à la possibilité de mieux consommer. »
Non ! C’est faux. Tant que le prix de l’éolien restera supérieur à celui des autres énergies. Et ce n’est pas demain la veille que 1000 alternateurs de 1 MW, couteront moins cher que 1 alternateur de 1000MW ! Hors mieux consommer, c’est déjà, d’avoir les moyens de consommer !
6) « La bataille des prix est ouverte, mais celle de l’énergie renouvelable aussi ! »
Non ! La bataille des prix n’aura pas lieu !!! Il s’agit avant tout de décision politique ! Les français qui sont les moins pollueurs du monde pour leur production électrique, doivent ils financer des projets non rentables sous prétextes qu’il s’agit d’énergie renouvelable ?
7) Marie D., dépêche-toi c’est vert !
Cela pourrait passer rouge dans peu de temps !
Mon commentaire
Doit-on autoriser la publicité déguisée sur NaturaVox ?
G.JACQUIN
1) Dire "les éoliennes polluent le paysage est un peu dépassé...." Je viens de lire la même phrase dans un rapport d’EDF datant ….des années 80 et EDF a bien changé de point de vue depuis que les parcs éoliens sont rentables. Pourquoi ne pas dire « les éoliennes sont des marqueurs de paysage » ? 2) La définition de l’ADEME est plutôt bonne. Les certificats verts sont des documents attestant de la "vertitude" de l’électricité (électricité bien plus difficile à tracer que de la viande) et il est possible que les entreprises de production d’ENR soit intéressées. 3) Je ne suis spécialiste du nucléaire mais affirmer qu’on « attend » la fission suppose, au moins qu’on sache « combien de temps ! ». Et, de l’avis des promoteurs d’ITER, il n’est pas envisagé de terminer l’expérience ITER avant 2050 (ITER est un réacteur expérimental). Ce qui implique qu’on ne ferait pas d’élec avec la tecno d’ITER avant 2070. Je crois qu’il y a une urgence au niveau du climat qui mérite qu’on laisse le joujou ITER aux chercheurs … 4) Oui, les ENR sont subventionnées. Et alors ? On a assez subventionné le nucléaire ! Je crois que c’est Joliot Curie disait en 1956 (temps où on faisait de l’élec avec l’eau et les fossiles) "ce n’est pas parce que le nucléaire coûte cher qu’il ne faut pas en faire ...." A méditer. Il ne faut pas oublier que dans "marché de l’élec verte" il y a "marché". Les boites qui achètent de l’élec verte - disons - hydraulique, la paient dans le cadre d’un marché avec une durée de fourniture définie et un prix défini ; c’et le marché ! Par contre, les subventions à l’achat de l’élec verte – sous forme d’un achat garanti de la production sur 20 ans à un tarif fixé par décret doivent permettre de soutenir la filière française. Donc je ne suis pas sûr que la remarque sur « Planète UI » soit opportune. Pas contre, ce qui semble se dessiner, c’est une « bulle d’électricité domestique » ; ce genre de boite va probablement prendre des clients et perdre de l’argent pendant un ou deux puisque qu’ils vendent de l’élec moins chère que celle du tarif réglementé d’EDF. Les experts annoncent par ailleurs que cette élec d’EDF – qui est 30 % moins chère aujourd’hui que celle du marché européen – va voir son prix rejoindre celle du marché d’ici deux ou quatre ans. EDF n’arrêtera pas d’acheter de l’élec 2, 3, 4 ou 5 fois le prix parce qu’elle n’en veux plus (je rappelle que tout distributeur d’élec en France – EDF souvent mais aussi les quelques régies - a l’obligation depuis 1956 d’acheter l’élec hydro et depuis 2000 toute l’élec par ENR) mais parce que la loi a changé ou parce les objectif de puissance ENR installée sont atteint (voir le plan de programmation des investissement en élec ENR). Oui, les sociétés d’installation d’éoliennes – les développeurs éoliens – sont opportunistes et alors ? Je rappelle que, de l’avis même d’EDF, EDF a pour ambition de devenir le premier producteur d’éolien en Europe. Oui, EDF est opportuniste ? Et alors ? Je rappelle que les développeurs doivent provisionner le « démantèlement » en fin de vie des centrales éoliennes lorsqu’ils déposent un PC. Comme je le dit plus haut EDF qui achète (au passage, on ne dit pas Rachéte pour un bien qu’on a produit – cf un dictionnaire) donc qui achète de l’élec ENR l’achète pour 15 ans dans l’éolien (20 en hydro, 20 en PV) et le fait que le marché de la consommation s’ouvre en juillet 07 ne change rien à ces contrat d’achat. Au bout de ces 15 ou 20 ans, il y a longtemps que l’investissement est rentabilisé puisque le temps de retour doit être entre 6 et 10 ans. Le débat sur les émissions de CO2 faible pour le nucléaire est possible, de la part d’expert indépendant. Au de votre faible niveau en élec et du mien, je ne sais pas si c’est un exercice dans lequel vous devriez vous risquer …. Toutefois, je ne connais d’éoliennes qui ont explosé (elles ont bien été brûlées par des illuminées)…. comme Tchernobyl, il n’est pas interdit de survoler des éoliennes, et le retraitement des déchet de métal des éoliennes ne nécessite qu’un trou ou une recyclage : le nucléaire demande plus qu’un trou. Le coût de production de l’éolien trop cher ??? Je ne suis pas sûr …D’ailleurs, je vous invite à donner une étude sérieuse est indépendante sur ce coût. Toujours, est il que seule deux énergies voient leur prix diminuer ; l’éolien et le PV. Toutes les autres dépendent de combustible et/ou de technologie évoluées donc coûteuses. Et tant que j’y pense. Rappelons le principe du tarif garanti à des tarifs fixes de l’élec ENR. EDF (ou une régie) achète de l’élec ENR à un prix supérieur au prix du marché (disons 5 à 10 c€/kW pour de l’hydrau). Si le prix de production moyen par EDF est de 3 c€, EDF se fait rembourser la différence par le fond de compensation des charge de service public de l’électricité. Ce fond est géré par la caisse des dépôts. Notons que ce fond pait 20 à 30 % d’élec ENR mais aussi la cogénération, le surcoût de production d’élec dans les îles et ….les impayé des factures d’élec des plus démunis (qui habitent en HLM). Ce fond est financé par 0.45 c€/kWh pas les consommateurs. 6) Cf Joliot Curie.
Réponse à la conclusion : si on donne une liste exhaustive de structures, je ne voit pas où est le problème de la publicité ! Toutefois, je crois qu’il manque la société GEG (Gaz et Electricité de Strasbourg). De toute façon, le site de la CRE (www.cre.fr) donne la liste des entreprises autorisées à vendre de l’électricité.









