Article publié le 21 août 2008

Gaïa et Ouranos, Terre et Ciel, ont engendré Chronos… c’est cette
portée mythique et planétaire que peut prétendre atteindre l’insoluble
question du nucléaire et elle concerne les trois dieux primordiaux :
Gaïa avec l’enfouissement géologique, Ouranos avec les vapeurs d’eau
dont on ne parle jamais et surtout Chronos en raison de la durée de vie
des déchets nucléaires…
La notion de temps est toute relative… relative à la matière comme
l’explique la théorie de la relativité bien sûr, ou à la perception et
à la discontinuité comme la montre la physique quantique, mais surtout
relative à l’homme !
Nous pouvons difficilement appréhender de longues périodes, comme les
temps géologiques qui demeurent des notions abstraites pour notre
entendement.
Lorsque nous nous projetons dans le futur, c’est toujours à court, voire très court terme, une centaine d’années au maximum…
Pourtant les conséquences de certaines de nos activités engagent bien
plus loin dans le temps, et même aussi loin que le ciel au-dessus de la
tête puisque la durée de vie de l’uranium nous engagent jusqu’à ce que
la Terre soit engouffrée par le Soleil devenu une géante rouge… si la
collision entre la voie lactée et la galaxie d’Andromède n’a pas réglé
le problème un milliard et demi d’années plus tôt…

Source : Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche
Le stockage en couche géologique profonde des déchets "haute activité
vie longue", aujourd’hui entreposés en surface, pourrait débuter d’ici
une vingtaine d’années (Etats-Unis, Japon, France, Finlande).
Une signalétique spécifique est à imaginer pour ces sites dont le
contenu nous survivra de loin ! Il s’agit d’abord de prévenir les
risques d’intrusion humaine potentiellement dangereuse, mais aussi de
permettre de retrouver et d’exhumer ces déchets si les progrès
scientifiques permettent un jour de les traiter.
Toute la difficulté est de s’assurer que cette signalétique sera
correctement interprétée par des générations pour qui nos institutions,
nos langues, nos symboles même, n’auront peut-être plus aucun sens.
Pour comprendre les ressorts de la mémoire, les ingénieurs se sont
tournés vers d’autres spécialistes : archéologues, anthropologues,
historiens, sémiologues, linguistes.
Les pistes principales sont au nombre de deux : oeuvres architecturales
monumentales (Mégalithes, pyramides), et bouche à oreille (légende).
En France, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs
(Andra) a travaillé en particulier sur un support papier permanent
illustré, dont la durée de vie pourrait aller jusqu’à 1.000 ans, en
s’inspirant des enluminures médiévales.
Aux Etats-Unis, sur le site de WIPP (Waste Isolation Pilot Plant), dans
l’Etat du Nouveau Mexique, réservé aux déchets d’origine militaire, les
chercheurs qui travaillent sur plusieurs milliers d’années envisagent
de graver des messages - écrits, symboles et dessins - sur de
gigantesques blocs de pierre.
L’Andra a récemment fait appel à une chercheuse du CNRS pour comprendre
l’origine et le mode de transmission des légendes, avec une
interrogation : peut-on imaginer qu’une légende puisse naître autour
d’un stockage géologique ?
Pour quiconque a étudié l’histoire, les sciences humaines ou a une
bonne culture religieuse il lui sera évident qu’une seule chose est
capable d’assurer une mémoire précise plurimillénaire : le mythe. Même
les œuvres mégalithiques risquent la disparition (sur les sept
merveilles du monde une seule est encore debout) et même si on se
souvient de celles-ci, on découvre encore régulièrement des mégalithes
oubliés. Combien de Ziggourats dorment encore sous les dunes en Iran ou
en Irak ? Combien de sites archéologiques majeurs à venir pour le plus
grand bonheur des scientifiques ?
Tandis que les mythes eux, ne disparaissent pas et assurent une
précision de mémoire inouïe. Quel autre récit de type mythologique
permet une mémoire aussi longue que la Bible dont les faits historiques
(Abraham quittant Ur) remontent à plus de 3 800 ans ? Que dire encore
de la précision de la fondation de Rome (21 avril 753 avant JC), date
de fête dans l’antiquité que viennent confirmer les recherches
archéologiques avec des installations correspondants au début du mythe
et datées du 8ème siècle avant JC ?
Hélas, en dépit de cette évidence je ne vois pas très bien dans quelle
mesure les lieux de stockage de déchets radioactifs peuvent prétendre
accéder au myhte ?
photo : Olivier Martin Delange
avec les animaux fluorescents qu’il aura à coté il y aura pas de pb pour le mythe lol :-))
« la durée de vie de l’uranium nous engagent jusqu’à ce que la Terre soit engouffrée par le Soleil » Quelle perle ! l’uranium ne nous engage à rien, c’est un produit naturel présent en grande quantité dans la croute terrestre (et donc déjà enfoui...) Faut pas tout mélanger. l’uranuim 238 que vous citez dans votre tableau , c’est de l’uranium naturel.Il n’est d’ailleurs pas considéré comme étant radioactif . l’uranium radioactif, c’est le 235. Sa demi-vie est de quelques millions d’années, mais peu importe, c’est le combustible utilisé dans les centrales, il n’y a pas lieu de l’enfouir non plus !
c’est exact, merci de cette correction, je me suis emporté, la durée de vie la plus longue pour les déchets est de l’ordre de 2.5 Ma a priori.Je pensais a priori à tort que l’efficacité d’un réacteur n’était pas optimal au point d’usée tout le combustible présent (l’uranium)et que donc ils pouvaient générer des déchets non valorisés, ce qui aurait été dommage...
Elément radioactif / Période cobalt 60 /5,2 ans tritium /12,2 ans strontium /90 28,1 ans césium 137 /30 ans américium 241 /432 ans radium 226 /1600 ans carbone 14 /5730 ans neptunium 237 /2,14 millions d’années
C’est vrai ça ! Le produit naturel...je peux aller le mettre sous votre lit ? Tout ce qui est naturel n’est pas toxique ! Dans le même genre...les explosions anciennes "des essais" nous ont bien fourni sur notre sol un dépôt tout ce qu’il y a de plus...non naturel ...là où c’est tombé ! et qui a été prévenu ? Pourquoi mettre ceci dans les produits naturels ? De toute façon...je n’en veux pas sous les routes que je fréquente.












