Article publié le 5 juillet 2007
Contrairement à ce que pourrait laisser croire le titre de ce billet, il ne s’agit pas de vanter le mérite de cette mesure. D’une manière générale, elle n’a pas contribué dans les pays où elle a été mise en œuvre à une baisse des prix ou à une amélioration de la qualité de service et encore moins au développement des sources d’énergies renouvelables. Ce billet ne traite que de la problématique « Grand public » du sujet.
Le choix cornélien devant lequel nous sommes placés est le suivant : quitter ou ne pas quitter ?
A mon sens deux alternatives s’offrent à nous :
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vous voulez absolument réduire votre facture : rester chez EDF et changer vos habitudes de consommation.
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vous ne pouvez plus rester au tarif réglementé, opter alors pour un vrai producteur d’électricité à base d’énergie renouvelable et changer vos habitudes de consommation.
Point commun, il faut changer nos comportements. Voici comment nous sommes passés de 8 à 6 MWh par an pour une famille de 4 personnes en maison individuelle. Le chauffage et la production d’eau chaude est assurée par une chaudière au bois. Nous avons remplacé systématiquement les ampoules des pièces principales (salon, cuisine, chambre) par des ampoules « à économie d’énergie », intercalé des rallonges avec interrupteur pour les appareils Hi-Fi ou informatique. Ensuite, nous avons changé le vieux réfrigérateur par un neuf de catégorie A.
Mais surtout, nous faisons la chasse aux lumières allumées. Au début, cela parait fastidieux et pénible. Maintenant, c’est devenu un réflexe. Nous ne nous privons pas pour autant et nous n’avons pas limité nos usages. Nous avons simplement supprimé le surplus dû à notre manque d’attention ou à l’utilisation d’appareils anciens. Je vous l’accorde il y a un coût initial, mais 25% de réduction de votre facture, aucun fournisseur alternatif ne vous le proposera.
Le bilan global est de toute façon bien meilleur que le simple calcul "dépense moins économie" qui peut paraître mitigé. Il est vrai que nous avons été habitués à mesurer les performances sur des critères intégrant rarement la notion d’impact environnemental.
Passer d’EDF à un autre fournisseur ne peut pas être un simple raisonnement économique. Choisir le changement de fournisseur pour espérer réduire sa facture d’électricité est une utopie. La plupart des fournisseurs alternatifs se contentent de revendre de l’électricité « Nucléaire » achetée à EDF. Ce type d’offre n’a à mon avis aucun intérêt.
Certaines des offres alternatives proposent des formules avec option « Bio ». Vous paierez probablement plus cher votre électricité Nucléaire, mais rien ne vous garantira une vraie production à base d’énergies renouvelables. Au mieux il y aura un effort dans ce sens.
D’autres comme Enercoop offre une approche plus originale. Leur argumentation de réduction de la facture d’électricité n’est uniquement basée sur un tarif avantageux, mais sur un mieux et un moins consommer. La réduction de consommation doit servir à compenser le surcoût actuel de ces formes de production d’énergie. Ces technologies progressent rapidement et leur coût va baisser surtout si on leur donne un coup de main au démarrage. Citons également Solaire Directe avec une offre originale dans le domaine du photovoltaïque.
Cela démontre à mon sens que la résolution de l’équation énergétique passe avant tout par un changement de comportement associé à des choix plus judicieux et respectueux de l’environnement. Nous sommes ici de plein pied dans la démarche Négawatt prônées par l’association du même nom.
La « libéralisation » du marché est une fausse bonne solution qui ne fait que rejeter sur le marché la responsabilité de régler le problème. Nous sommes individuellement responsables et nous devons donc chacun agir.
Gageons cependant que cette libéralisation sera l’occasion pour nous de faire le tri dans les modes de production et de montrer le chemin que nous souhaitons prendre.
La « libéralisation » du marché est n’est PAS une solution, c’est un MOYEN. Un moyen donné au citoyen lambda de s’affranchir de la politique de l’état qui nous impose son nucléaire. Et ce citoyen là est déjà fortement sensibilisé aux aspects environnementaux.
ça fait une telle mise en lumière de convictions que ne peuvent se prétendre concernés par la planète que ceux qui ont accepté la démarche enercoop.
Je pense comme Atlantis que la libé de l’electricité est un moyen plus qu’une solution. Mais il ne s’agit pas à mon avis d’une diminution de l’étatisme.
C’est plutôt (à première vue et avant analyse profonde) une perversion comptable, une excroissance de la mentalité financière qui crée un marché parasite qui n’a ni offre ni demande.
Quelle richesse vont créer les nouvelles sociétés vendeuses d’électricité ? Nada. Quel besoin a-t-on de ces nouvelles sociétés ? Nada.
C’est étonnant n’est-ce pas ?











