Dans le cadre de la promotion des transports en commun, lorsque des
lignes sont disponibles pour nos trajets, on évoque régulièrement leurs
avantages écologiques et citoyens. Les bus, trams et plus encore train,
RER et métro sont moins émetteurs en gaz à effet de serre que les
voitures… encore que ces résultats sont un peu différents selon les
taux d’occupation des véhicules et les trajets effectués. Mais
globalement, il est indéniable que l’avantage est aux transports en
commun.
Ce qu’on dit moins, et je me demande pourquoi, c’est que les transports
en commun sont aussi un choix économiquement rationnel. En effet, on
les paie déjà !
Le financement des transports en commun en IDF par exemple, n’est
concerné qu’à hauteur de 39 % par les achats de titres de transport.
Cela signifie simplement que les 61% restant sont payés par nos impôts
ou nos activités aux seins des entreprises qui nous emploient.
On paie déjà 61% du prix de son ticket avant de l’acheter… ça veut dire
que le coût total d’un billet n’est pas le coût facial de 1,60 € pour
les zones1-2 mais de 4,10 € environs !
En appliquant ainsi l’analyse systémique, comme en écologie, on change
de point de vue. Il paraît totalement stupide de ne pas profiter de cet
argent déjà versé en négligeant les transports en commun au bénéfice de
la voiture !
Et même en termes de budget global, si on appliquait un simple
raisonnement un peu cavalier, en comparant ce chiffre au coût global
d’un déplacement en voiture comprenant l’achat du véhicules,
l’entretien et l’assurance ainsi que l’essence (je vous invite à le
faire, manque de temps pour ma part) il revient très certainement bien
moins cher de prendre les transports en commun à tout point de vu…
Bien sûr, selon nos localisations et la nature de nos déplacements, il
n’est pas possible à tout un chacun d’opter systématiquement pour les
transports en communs et les recommandations d’usage sur les véhicules
restent de rigueur (véhicules performant, moins émetteurs, bien
entretenu, avec une conduite mesure, des trajets optimisés).
image : Répartition du financement du fonctionnement des transports collectifs (7,01 milliards d’euros en 2006) –
Source : STIF
Thèmes
"...les 61% restant sont payés par nos impôts..."
Y compris les impôts des provinciaux qui ne foutent jamais les pieds à Paris.........
Si vous allez sur le site du STIF, voir lien dans l’article, vous constaterez que l’état ne finance que 9% :-) ....Et avec votre raisonnement, les vieux ne devraient pas payer d’impôt pour financer les écoles et les célibataires la part servant aux allocations familiales, etc... Les voyageurs finançant moins d 1/3 du budget des transports, je propose la gratuité complète..Plus de frais de marketing, de gestion des titres de transports, des contrôleurs recyclés, tous les usagers sur un pied d’égalité entre payeurs et fraudeurs. Les automobilistes paieraient pour les transports en commun via l’augmentation des taxe régionales et employeurs... :-))
"....Et avec votre raisonnement, les vieux ne devraient pas payer d’impôt pour financer les écoles et les célibataires la part servant aux allocations familiales, etc..."
Cà n’ a strictement rien à voir. Bien entendu, bien sûr que si, une partie des impôts des retraités etc... doivent servir à financer les alloc etc...Cà fait partie de la politique sociale NATIONALE. Mais je ne vois pas pourquoi les impôts des travailleurs de Béziers ou de l’agriculteur de Trifouillis-sous-Barriques devraient également payer le ticket de métro des parisiens (et pourquoi pas des lyonnais ou des marseillais ?).
"Les voyageurs finançant moins d 1/3 du budget des transports, je propose la gratuité complète.."
NON !! Les voyageurs doivent payer leur transport au prix coutant ; En France personne ne paie le prix réel de quoi que ce soit. On n’achète pas une bagnole si on n’a pas une remise, on n’embauche pas un employé si on n’a pas un dégrèvement de quelque chose, on n’achète pas un paquet de nouilles si on n’a pas une promo, etc...
9% de financement par l’état des transports d’Ile de France, cela vous parait vraiment scandaleux ? Je ne connais pas la part de l’état dans le financement des transports des autres régions, mais j’ose imaginer que c’est du même ordre. Donc, je trouve dangereux d’opposer un bitterois à un francilien. Si vous prenez un habitant du plateau du Larzac, il ne souhaite pas spécialement financer des métros ou des trams qu’il n’utilisera quasiment jamais, mais par contre en contrepartie un citadin contribuera au financement des routes de campagne ou des lignes électriques pour alimenter les hameaux, ou les salaires de profs d’écoles de campagne avec peu d’élèves, etc... Sinon il faut transformer la France en état fédéral (régional), comme l’Allemagne ou les USA.
"Je ne connais pas la part de l’état dans le financement des transports des autres régions, mais j’ose imaginer que c’est du même ordre..... Si vous prenez un habitant du plateau du Larzac, il ne souhaite pas spécialement financer des métros ou des trams qu’il n’utilisera quasiment jamais, mais par contre en contrepartie un citadin contribuera au financement des routes de campagne ou des lignes électriques pour alimenter les hameaux, ou les salaires de profs d’écoles de campagne avec peu d’élèves, etc...
Exact uniquement en ce qui concerne l’instituteur (ooops !! professeur(e) des écoles..). Faux en ce qui concerne les transports qui sont maintenant financés par les collectivités locales (région, conseil général, communauté de communes) : TER, routes nationales qui ont été en grande partie déclassées en routes départementales justement pour être financées par les conseils généraux. Une petite partie est effectivement financée par la dotation de l’Etat mais le montant en est dérisoire comparé aux coûts réels supportés localement. De même en ce qui concerne les collèges et les lycées (conseil général et région respectivement). Donc conclusion, je ne vois pas en vertu de quel principe ("centralisme démocratique", parisianisme historique) çà ne serait pas la même chose pour le transport des franciliens.
Il me semblait que mes impôts de Jurassien vivant désormais à Paris servaient aussi à payer les routes des provinciaux aigris. Enfin, moi je dis ça...
"Il me semblait que mes impôts de Jurassien vivant désormais à Paris servaient aussi à payer les routes des provinciaux aigris."
Eh ! Bien, non ! Il vous semblait mal... Les routes "provinciales" sont désormais entretenues par les deniers locaux.....
Raisonnement intéressant... Mais qui peut être retourné.
En effet, au travers de nos impôts, nous payons également pour les infrastructures routières. Donc une partie du coût d’usage de l’automobile est déjà payé même si on n’utilise pas ou ne possède pas de voiture.
J’ai même la vague intuition que le coût des infrastructures routières financé par l’Etat et les collectivités locales est bien supérieur au coût des transports en commun financés par ces mêmes institutions...
Et pour ne pallier à la fraude, depuis quelques années, ils ont intégré le prix du ticket de métro dans le prix d’un parcours transilien, même si vous n’emprunterez pas le métro. J’ai même vu des personnes non informés reprendre un ticket de métro alors qu’elle l’avait déjà payé dans leur billet de banlieue.










