Le 30 novembre 2007, à Brest, Christian Bucher, Porte-parole des Verts Michel Marzin, ancien travailleur de la centrale, militant Vert, Gérard Guen, membre de l’observatoire du démantèlement de la centrale nucléaire de Brennilis, militant écologiste, et Roger Abiven, membre de l’observatoire du démantèlement de la centrale nucléaire de Brennilis, militant écologiste, ont publié un communiqué sur Brest-ouVert.
Les auteurs se félicitent que soit enfin reconnue la réalité des pollutions.
Tritium en grande quantité (au moins 100 fois supérieures aux rejets cumulés des 4 réacteurs 900 MWe de la central du Blayais soit, par unité de puissance, une pollution plus de 7 000 fois supérieure).), mais aussi césium 13 et cobalt 60 en quantité très supérieurs aux résultats officiels, de l’argent 108m non détectée . Et puis surtout il y a le plutonium détecté dans le chenal de rejet des eaux du site de Brennilis.
Le plutonium n’est pas n’importe quel radio élément. C’est une matière fissible, un métal argenté très radioactif ( un milligramme de plutonium peut suffire à induire un cancer) utilisée dans la fabrication d’armes nucléaires. Sa période de demi-vie est de 24 000 ans pour l’isotope 239. La gestion des déchets radioactifs présente de graves anomalies.
EDF se révèle incapable d’évaluer correctement l’activité des matériaux présents sur son site. Les contrôles effectués ont montré que la sous-évaluation atteint des facteurs 30 à 200….
La gestion des déchets s’avère chaotique (futs toxiques mal répertoriés, stockés sur le site pendant des années..). Alors que la fin du démantèlement de la centrale de Brennilis est programmée en 2020, on s’aperçoit que le site d’enfouissement profond pour recueillir les déchets les plus polluants ne sera réalisé qu’en 2025 !
En dépit des centaines de millions engloutis dans cette aventure, l’opération exemplaire tourne au fiasco, la vitrine du savoir-faire français se fissure…
Opacité, ratés , inconséquences….
Le démantèlement du bloc réacteur entraînera des rejets à des niveaux comparables à ceux d’une centrale nucléaire en fonctionnement, vu le déroulement des deux premières phases il y a de quoi s’inquiéter !
Le risque permanent pour les travailleurs, la population et l’environnement, lié à la complexité et la difficulté des opérations de démantèlement de la centrale de Brennilis nous livre un terrible pronostic. A partir de 2010-2015, lorsque la cinquantaine de réacteurs français construits dans les années 70-80 (autrement plus puissants que celui de Brennilis) vont, eux aussi, entrer dans leur phase d’agonie, tout nous laisse penser qu’en matière de démantèlement le pire est à venir.
Très bien, votre article, Philippe, mais qui a réalisé les expertises dont sont tirées ces conclusions .
Bien à vous.
Quelles que soient les difficultés du démantèlement de Brennilis (je n’ai pas vérifié), il est totalement malhonnête de supposer a priori qu’elles se retrouveront lors du démantèlement des PWR : réacteurs différents, construits plus récemment, en grand nombre (d’où effet de série, retour d’expérience.)
Il y a bien d’autres chantiers de mise à l’arrêt et/ou démantèlement en cours, en France (réacteurs graphite-gaz, UP1 à Marcoule...) et à l’étranger. Il faut tout passer en revue avant de tirer des conclusions définitives !
Les analyses qui ont permis de révéler les contaminations autour de Brennilis ont été réalisées par la CRRIRAD suite à une souscription lancée par l’association Sortir du nucléaire Cornouaille en mars 2007. Près de 200 personnes, associations ont répondu à l’appel ce qui nous a permis de financer ces annalyses. Pour suivre l’évolution de ce dossier, de cette vitrine de la "déconstruction" dixit EDF, vous pouvez consultez le site de Sortir du nucléaire Cornouaille http://sortirdunucleaire29.free.fr
nos centrales modernes n’ont presque plus rien de commun avec brennilis qui était en quelque sorte une petite centrale expérimentale...










