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Biocarburants : la fausse bonne idée

Article publié le 20 juillet 2007


 

 

Cet article du Figaro m’en donne le prétexte ; j’y ai retrouvé les éléments dont je voulais parler. Pour être parfaitement honnête, mon journal favori n’a pas été le seul à avertir les responsables politiques
- au sens large- de l’illusion que représentent les bio-carburants, souvent présentés comme une solution miracle. Je me souviens notamment d’un grand dossier de Libération en septembre 2006 consacré à ce sujet.

Pour les profanes, cette alternative, déjà mise en oeuvre dans certains pays émergents comme le Brésil ou dans un pays développé comme les Etats-Unis, constituerait une solution à l’épuisement des gisements de pétrole qui est à craindre au cours du XXIe siècle, notamment du fait du développement rapide de pays très peuplés comme la Chine ou l’Inde. Elle est également censée permettre aux principales régions du monde d’accéder à l’indépendance énergétique, alors que, pour l’heure, l’essentiel du pétrole mondial provient du Moyen-Orient, ce qui occasionne à la fois la survivance de régimes politiques corrompus assis sur leur rente pétrolière, la multiplication des tensions et la crainte que des régimes potentiellement agressifs s’emparent des principaux gisements. Cette peur, qui caractérise surtout les pays industrialisés, est à la base de l’interventionnisme américain dans la région, qui a trouvé son impasse avec l’invasion de l’Irak en 2003.

En écologie comme dans tout autre domaine, la bonne volonté n’a jamais valeur d’excuse. S’il est vrai qu’un pays à vocation agricole comme la France, où de nombreuses terres fertiles sont aujourd’hui laissées en jachère, pourrait produire des quantités considérables de biocarburant, celles-ci ne seraient pas suffisantes pour satisfaire la demande de l’industrie et des particuliers. Plus grave, la nécessité d’une production intensive pour que les biocarburants soient rentables aurait incontestablement un impact écologique non négligeable : nappes phréatiques polluées par les engrais utilisés, rejets de CO2 liés à la culture des sols -en plus de ceux liés à la combustion du carburant-, privilège donné à ces champs de céréales au détriment de la reforestation, qui permet pourtant de capter efficacement les gaz à effet de serre... Sans compter qu’une politique de développement des biocarburants nécessiterait des investissements qui ne seraient pas réalisés dans le nucléaire.

Il est vrai que ceux-là mêmes qui promeuvent les biocarburants sont aussi ceux qui veulent "sortir du nucléaire", sans considération du fait que cette dernière source d’énergie, que la France a su exploiter, ne rejette pas de gaz à effet de serre.

Les motivations de cette promotion des biocarburants sont aussi d’ordre politique : la classe politique française, attachée à la Politique agricole commune (PAC) qui prendra fin en 2012, espère ainsi pouvoir sauver la paysannerie française en l’orientant, croit-elle, dans une voie écologique. Ce faisant, elle lui épargne l’effort de se moderniser alors que c’est justement là que réside son problème.

Il est temps de voir que les biocarburants ne représentent en rien une solution. L’adjonction de quelques pour cent d’éthanol ou de biodiésel dans l’essence à la pompe ne répond pas au problème de l’usage inconsidéré que nous faisons de la voiture. Elle donne aussi l’illusion qu’un carburant "propre" serait amené à remplacer le pétrole alors que les biocarburants rejettent presque autant de C02 pour des performances moindres.

L’imprécision qui a accompagné les débats politiques autour des biocarburants est néfaste à l’élaboration d’une réelle politique écologique pour la France et pour l’Europe. Cette imprécision est d’autant plus grave qu’elle est souvent le fait de responsables politiques écologistes, qui prétendent pourtant à une expertise en la matière. L’écologie politique ne sera une réalité que lorsqu’elle ne sera plus l’otage des Verts, dont les erreurs répétées -en matière climatique notamment- démontrent l’inutilité politique. La bipolarisation devrait résoudre ce problème.


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commentaires
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(IP:xxx.xx1.9.238) le 20 juillet 2007 à 12H27

Bonjour,

L’imprécision nuit aussi à cet article qui ne dit rien de la différence entre la production de betteraves et de tournesol, par exemple. La vindicte du dernier paragraphe est en parfaite contradiction avec la clarification et l’approfondissement citoyen dont cet article se réclame. Dommage. :-(

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(IP:xxx.xx1.194.144) le 20 juillet 2007 à 14H53

Question :

Peut-on faire fonctionner un moteur avec du vin ou un dérivé du vin ???

Cela pourrait permettre d’éponger l’exédent français en la matière plutôt que d’arracher des vignes...

 ;-)

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par Moise (IP:xxx.xx3.69.220) le 21 juillet 2007 à 13H26

Parfaitement, il est vrai que nous avons des millions d’hectolitres de vin en trop.

Or ce vin contient de l’alcool ! il pourrait être distillé dans les mêmes distilleries que celle qu’on utilise pour l’alcool de betterave ! Certains répondront que cela consomment de l’énergie, mais en fait si on arrive a en produire plus qu’on en dépense pour distiller le bilan énergétique est gagnant... la question reste posée.

Il me semble qu’en 2005 ou lors de la dernière magistrature, un ordre de distiller l’excédent de vin stocké en france avait été donné

De toute façon, la solution est de consommer moins et surtout mieux !

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par Moise (IP:xxx.xx3.69.220) le 21 juillet 2007 à 14H03

Moi c’est sur le fait que le nucléaire ne produit pas de GES que je ne suis pas d’accord !

D’une part, les ressources d’uranium ne sont pas infinie sur la planète ; de plus elles sont située dans des pays ou la main d’oeuvre a bien du mal a défendre ses droits.

D’autre part, il faut transporter cette matière, ce qui nécessite du pétrole, et les super tanker minéraliers en consomment des millions de litres...Alors êtes vous toujours aussi sur que le nucléaire ne produit pas de GES ???

De toute façon, le meilleur moyen de rejeter moins de GES est , je le réécrit, de consommer moins et MIEUX.

Il y a peu de temps je suis tombé sur un article sur le site de futura sciences, qui racontait que des américains de je ne sais plus quelle université, avait réussi a fabriquer un matériau qui pouvait transformer jusqu’à plus de 80 % de l’énergie solaire !!! Hélas, la encore il faut quand même produire ce matériau, et cela nécessite beaucoup d’énergie, tout comme les cristaux de silicium qu’on obtient après un chauffage de plus de 1700°C, pour que les réactions chimiques amènent a une puretés convenable.

Article futura sciences : Bientôt des panneaux solaires moins chers avec des boîtes quantiques ? http://www.futura-sciences.com/fr/s...

En résumé , il faudra encore énormément de temps pour que les grandes sociétés humaines (surtout occidentales) arrivent a vivre en harmonie avec leur environnement.

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par Moise (IP:xxx.xx3.69.220) le 21 juillet 2007 à 14H05

Moi c’est sur le fait que le nucléaire ne produit pas de GES que je ne suis pas d’accord !

D’une part, les ressources d’uranium ne sont pas infinie sur la planète ; de plus elles sont située dans des pays ou la main d’oeuvre a bien du mal a défendre ses droits.

D’autre part, il faut transporter cette matière, ce qui nécessite du pétrole, et les super tanker minéraliers en consomment des millions de litres...Alors êtes vous toujours aussi sur que le nucléaire ne produit pas de GES ???

De toute façon, le meilleur moyen de rejeter moins de GES est , je le réécrit, de consommer moins et MIEUX.

Il y a peu de temps je suis tombé sur un article sur le site de futura sciences, qui racontait que des américains de je ne sais plus quelle université, avait réussi a fabriquer un matériau qui pouvait transformer jusqu’à plus de 80 % de l’énergie solaire !!! Hélas, la encore il faut quand même produire ce matériau, et cela nécessite beaucoup d’énergie, tout comme les cristaux de silicium qu’on obtient après un chauffage de plus de 1700°C, pour que les réactions chimiques amènent a une puretés convenable.

Article futura sciences : Bientôt des panneaux solaires moins chers avec des boîtes quantiques ? http://www.futura-sciences.com/fr/s...

En résumé , il faudra encore énormément de temps pour que les grandes sociétés humaines (surtout occidentales) arrivent a vivre en harmonie avec leur environnement.

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par Moise (IP:xxx.xx3.69.220) le 21 juillet 2007 à 14H06

Moi c’est sur le fait que le nucléaire ne produit pas de GES que je ne suis pas d’accord !

D’une part, les ressources d’uranium ne sont pas infinie sur la planète ; de plus elles sont située dans des pays ou la main d’oeuvre a bien du mal a défendre ses droits.

D’autre part, il faut transporter cette matière, ce qui nécessite du pétrole, et les super tanker minéraliers en consomment des millions de litres...Alors êtes vous toujours aussi sur que le nucléaire ne produit pas de GES ???

De toute façon, le meilleur moyen de rejeter moins de GES est , je le réécrit, de consommer moins et MIEUX.

Il y a peu de temps je suis tombé sur un article sur le site de futura sciences, qui racontait que des américains de je ne sais plus quelle université, avait réussi a fabriquer un matériau qui pouvait transformer jusqu’à plus de 80 % de l’énergie solaire !!! Hélas, la encore il faut quand même produire ce matériau, et cela nécessite beaucoup d’énergie, tout comme les cristaux de silicium qu’on obtient après un chauffage de plus de 1700°C, pour que les réactions chimiques amènent a une puretés convenable.

Article futura sciences : Bientôt des panneaux solaires moins chers avec des boîtes quantiques ? http://www.futura-sciences.com/fr/s...

En résumé , il faudra encore énormément de temps pour que les grandes sociétés humaines (surtout occidentales) arrivent a vivre en harmonie avec leur environnement.

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par vertderage (IP:xxx.xx1.97.95) le 21 juillet 2007 à 16H22

Moïse,exploitation minière,transport,construction de bâtiments, de navires etc... émettent du gaz carbonique parce qu’il faut pour cela une certaine quantité d’énergie qui provient actuellement à 83% des combustibles fossiles.La filière nucléaire n’échappe évidemment pas à cette règle.Mais il faut rapporter cette quantité de CO2 à la quantité d’énergie produite, et dans ce cas la filière nucléaire est avec la filière hydraulique la plus économe de toutes les filières de production d’électricité, environ 20 g de CO2 par kWh produit. Tandis qu’avec la filière charbon il s’agit de 1000.La filière bois est encore plus émettrice 1200, mais si l’on replante autant de bois que l’on en a coupé, encore faut-il le faire( ce qui n’est actuellement pas le cas à l’échelle mondiale), le CO2 utilisé par la croissance de la plante vient en déduction et il ne reste que les émissions correspondant à la culture, l’entretien ,l’abattage, le transport et le conditionnement du bois, qui sont d’ailleurs loin d’être négligeables.La filière solaire est aux alentours de 120, à cause essentiellement de la fabrication du silicium qui utilise du coke métallurgique en grande quantité. Le cas de l’éolien est plus complexe : il est courant de dire que la production de CO2 de la filière est du même ordre que celle du nucléaire, mais on oublie de dire que l’éolien nécessite l’assistance d’autres sources d’électricité, en l’occurence en Europe essentiellement des centrales à charbon. C’est donc le couple éolien/ charbon qu’il faut prendre en considération et non l’éolien seul,et les émissions de ce couple sont alors un peu plus faibles que celles du charbon, environ 900 g/kWh. Cela peut paraître surprenant, mais cela vient du fait qu’on ne peut pas faire circuler sur un réseau électrique de grandes quantités d’électricité produites avec de grandes et rapides variations de puissance comme c’est le cas de l’éolien( la puissance délivrée varie comme le cube de la vitesse du vent !)au cours du temps sans le déstabiliser.On peut vérifier ce fait en observant que l’Allemagne et le Danemark, qui font beaucoup d’éolien, ont des émissions de CO2 par habitant qui restent bien plus importantes que la France, qui utilise le nucléaire. En ce qui concerne le rendement des cellules photovoltaïques, sans doute peut-on trouver des semiconducteurs bien plus efficaces que le silicium qui équipe nos panneaux, mais à quel prix ? La tendance est plutôt à des panneaux nettement moins efficaces mais beaucoup moins chers que les actuels. De toutes façons le problème le plus important n’est pas là:le solaire est intermittent comme l’éolien et, comme pour l’éolien, on ne peut pas en accepter de grandes quantités sur le réseau. Pour résoudre ce problème, il faut trouver des systèmes de stockage de l’électricité beaucoup plus efficaces que les actuels( batteries...)de manière à pouvoir régulariser beaucoup mieux la production d’électricité des sources intermittentes.Mais les progrès effectués dans ce domaine sont pour l’instant bien minces.

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par Le Chacal (IP:xxx.xx0.155.210) le 22 juillet 2007 à 08H00

"D’une part, les ressources d’uranium ne sont pas infinie sur la planète ; de plus elles sont située dans des pays ou la main d’oeuvre a bien du mal a défendre ses droits."

Moise, il faudrait se renseigner avant de sortir les âneries habituelles des "pauvres travailleurs étrangers incapable de se défendre tout seul".

Les principaux gisements d’uranium se trouvent au Canada et en Australie, Canada qui est par ailleurs le premier producteur mondial. Si le Canada offrait à ses ouvriers des conditions de travail tout justes dignes d’un pays émergent, ça se saurait...

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par JL (IP:xxx.xx8.23.178) le 20 juillet 2007 à 12H32

Bon rappel. Plutôt que biocarburants il vaudrait mieux parler d’agrocarburants, d’autant plus que les végétaux utilisés seront des OGM. Anti bio donc.

Cette affaire est surtout une opportunité pour les multinationales de s’approprier toute la filière agricole. Quand on sait que la vocation de ces multinationales est de faire du profit avant toutes choses, il est à craindre qu’elles défavorisent la chaîne alimentaire au profit de la chaîne carburants là où la première s’adresse à un marché non solvable comme dans les pays du Sud.

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par plop (IP:xxx.xx0.39.62) le 20 juillet 2007 à 13H53

Ne devrait-on parler de nécro-carburant plutôt que de bio-carburants ;

L’article ci-dessous le laisse entendre : http://www.kokopelli.asso.fr/actu/n...

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par bmd (IP:xxx.xx1.31.6) le 23 juillet 2007 à 17H57

La narcose mystique autour des agrocarburants dénoncée par Dominique Guillet et dont on voit les effets ravageurs trouve si je ne me trompe son origine première dans la propagande d’un certain nombre d’organisations " écologiques" qui "vendent" depuis des années à l’opinion publique les énergies renouvelables sans en avoir auparavant analysé correctement les effets pervers. C’est également une forme de mysticisme. Et cela continue à l’heure actuelle par exemple avec l’éolien, dont le développement nous conduira en France,s’il n’est pas limité à temps,aux centrales à charbon et tout leur cortège de pollution atmosphérique et d’accidents miniers ; Et on observe autour de l’éolien la même collusion politico-financière qu’autour des agrocarburants. Responsables : les écologistes allemands, Greenpeace et en France Dominique Voynet, qui a signé les décrets de rachat de l’électricité éolienne à un tarif permettant la spéculation en bourse.

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par Criticus (IP:xxx.xx2.223.126) le 20 juillet 2007 à 14H09

Bonjour,

Le chapeau de l’article n’a malheureusement pas été reproduit ici. Je le colle ci-dessous :

Cela fait longtemps que je veux aborder le sujet des biocarburants, sur lequel tout et n’importe quoi a été dit durant la campagne présidentielle sans que les conséquences réelles d’une substitution de l’éthanol ou du biodiésel au pétrole soient évoquées.

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par SERGIO (IP:xxx.xx9.133.168) le 20 juillet 2007 à 18H07

Le biocarburant ne peut représenter qu’une part minime de la consommation de carburants. En effet, pratiquement pour produire deux ou trois litres de biocarburants, il faut utiliser l’équivalent d’un litre de carburant pour la culture et le traitement. Et d’autre part toutes les terres cultivables de la terre ne seraient pas suffisantes pour fournir toute la consommation mondiale. Sans compter que s’il était plus rentable de cultiver pour produire des carburants que pour la nourriture des hommes et des animaux domestiques...C’est la famine assurée, surtout dans les pays les plus pauvres. D’ailleurs le prix du maïs a déjà doublé à cause de ce problème qui n’en n’est qu’à ces prémisses. Je suis entièrement d’accord avec cet article, la fabrication de biocarburant est une fausse bonne idée. Et encore cette appréciation est plutôt un euphémisme, mais là je risquerais de ne plus être courtois !

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par bmd (IP:xxx.xx1.31.6) le 23 juillet 2007 à 18H28

Sergio,le rapport EVEN, consultable sur www.espoir-rural.fr est éloquent sur l’intérêt énergétique et de limitation de l’effet de serre des agrocarburants actuels. Cet intérêt est en Europe très médiocre, le moins médiocre étant l’huile brute de colza utilisée dans l’exploitation agricole, et le pire l’éthanol de maïs, dont le bilan énergétique est peut-être même négatif !Aux Etats-Unis,l’énergie utilisée pour distiller l’éthanol produit à partir du maïs est du charbon( avec sa pollution !), moins cher que le pétrole, disponible en abondance ( les Etats-Unis ont les principales réserves du monde) et non soumis à l’OPEP. Cela peut avoir un certain intérêt pour diminuer la dépendance au pétrole et peser sur son cours. Au Brésil,l’énergie provient de la bagasse, c’est-à-dire des restes de canne à sucre après extraction du jus,et de coupeurs de cannes maintenus en esclavage.C’est énergétiquement rentable si ce ne l’est guère humainement. En Europe,l’énergie utilisée est du pétrole, ce qui fait de cette activité une transformation de pétrole en éthanol ou agrodiesel avec très faible récupération d’énergie et un coût très élevé pour le contribuable !Mais le bouquet, c’est que, puisque nous roulons au diesel,nous exportons une grande partie de l’essence que produisent nos raffineries ( vers les Etats-Unis qui en manquent)et nous importons du gazole de Russie car nous ne produisons pas assez de gazole. Si les agrodiesels peuvent compenser côté gazole ce déséquilibre, l’agroéthanol qui est un substitut de l’essence ne peut que l’accroître.

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par Yoann Gontier (IP:xxx.xx4.224.233) le 20 juillet 2007 à 19H30

Cet article résume parfaitement la compléxité de ce dossier qui demande une approche pragmatique.

Le rapport commandé par Bercy et rendu public il y a une quizaine de jours vient confirmer cette analyse. Il estime ainsi que l’économie de CO2 réalisée grâce aux biocarburants ne représentera qu’à peine 5 % du total des gaz à effet de serre émis par le transport routier français. C’est une petite économie, qui coûtera cinq à dix fois plus cher que les investissements nécessaires pour économiser les mêmes émissions par d’autres moyens, estime le rapport.

Ce bilan écologique devient carrément négatif lorsque l’on y intègre les retombées des stratégies des pays émergents. Pour produire du « pétrole vert » des millions d’hectares de forêts partent en fumée chaque année au Brésil et en Indonésie. Cette déforestation serait responsable de 20 % des émissions annuelles totales de CO2, soit 3 milliards de tonnes, selon un rapport publié par la Banque mondiale en octobre dernier. Or les forêts sont des « pièges » à CO2. Elles absorbent des gaz à effet de serre et sont donc plutôt à protéger.

Dernier inconvénient des biocarburants, leur développement se fait au détriment de l’alimentation humaine. Pour faire face à la demande de plantes nécessaires à la fabrication de l’éthanol de plus en plus de terres cultivables sont soustraites aux cultures alimentaires.

Aux États-Unis, 5 millions d’hectares de maïs supplémentaires ont été ensemencés l’année dernière, soit l’équivalent de la superficie de la Suisse !

Conséquence le prix des terres cultivables flambe. La hausse a atteint 35 % l’année dernière dans l’État de l’Idaho aux États-Unis.

En raison de la part grandissante de maïs consacrée à la production d’éthanol le prix de la nourriture du bétail en Chine a augmenté de 25 % l’année dernière.

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) vient de tirer la sonnette d’alarme sur ce phénomène qui s’est traduit par une hausse de 9 % cette année des dépenses globales d’importations alimentaires des pays en voie de développement.

Dans ces conditions pourquoi la production de biocarburants fait-elle l’objet d’un quasi-consensus dans la classe politique ? Essentiellement parce qu’elle va permettre d’offrir des débouchés aux agriculteurs lorsque la politique agricole commune (Pac) arrivera à son terme en 2012. « Il est logique, dans un contexte où l’agriculture française et européenne risque de connaître une crise majeure par suite de la concurrence internationale, que les biocarburants suscitent de grands espoirs, mais il convient de considérer ce débouché plus comme un complément de revenu stable face aux aléas du marché mondial que comme une solution miracle susceptible de sauver l’agriculture française », conclue le rapport du gouvernement.

Ainsi les biocarburants offrent une médiocre solution au problème des agriculteurs, mais risquent de soulever de vrais problèmes pour le prix du pétrole, l’alimentation humaine et l’environnement.

Au final, le dossier des biocarburants est plus compliqué qu’il n’y paraît et les cultures ainsi dénommés ne sont pas inoffensives pour l’environnement. C’est pourquoi Génération Ecologie, ainsi que de nombreuses associations environnementales, demande un changement de la dénomination « Biocarburants » au profit du terme « Agrocarburants ».

Dans ce dossier il faut avoir une vision globale dans le cadre du développement durable, en pesant les impacts énergétiques, économiques et écologiques de l’ensemble de la filière, et ne pas négliger la recherche portant sur les biocarburants de 2ème génération, notamment ceux issus de microalgues autotrophes, mais aussi sur les moteurs hybrides et électriques.

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par jef008 (IP:xxx.xx3.254.31) le 20 juillet 2007 à 21H52

UNE BONNE IDEE !

Le gazogène vous connaissez ? Il permettrait de supprimer des friches et de bruler les rondins envahissants....

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par plop (IP:xxx.xx6.146.167) le 21 juillet 2007 à 01H18

Moi, je ne connais pas les gazogènes..

Avez-vous un lien qui me permettrais de mieux comprendre votre commentaire ?

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par jef008 (IP:xxx.xx3.254.31) le 21 juillet 2007 à 13H20

On équipe un véhicule à essence avec une chaudière à bois.

Cette chaudière est à combustion incomplète et dégage de l’oxyde de carbone : CO.

Cet oxyde de carbone passe par le carburateur et fait tourner le moteur.

Le procédé a été utilisé entre 1940 et 45 en période de pénurie. Pourquoi ne pas le ré-étudier d’une façon moderne ?

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par christian (IP:xxx.xx3.5.185) le 21 juillet 2007 à 00H07

Pour commencer, juste un peu provoc (mais néanmoins amical(e)), si on s’intéresse à l’écologie politique ( j’ai nombres de livres,revues et autres documents du début des années 70, désolé, ,j’ai un certain age), on n’a pas le Figaro comme journal favori !!! Des groupes de paysans( pas des agromanagers qui vont produire des agrocarburants, surtout pas des biocarburants, cheval de Troie des OGM) réfléchissent à ce problème : Quelques décennies plus tôt, dans chaque ferme, une partie des surfaces agricoles servait à l’alimentation de la traction animale( entre 1/4 et 1/3). Leur réflexion porte sur les huiles végétales comme carburant( tournesol, colza,....), produites sur leurs fermes( les tourteaux, résidus des presses à huile sont très riches en protéines pour l’alimentation animale). Un problème, et de taille : autonomie énergétique des paysans, au niveau des carburants( voir la consommation de l’agriculture en pétrole, énergie de motorisation, sans parler du coût énergétique des engrais, à peu près 2 T équivalent pétrole pour produire 1 t d’azote. ET, LE PIB, QUE DEVIENT-IL ? Pas de ventes de fuel, de tourteaux, de constructions d’usines à ethanol, de transports maritimes pour faire venir du tourteau de soja produit sur la déforestation de la forêt d’Amazonie. Allez, comme avait écrit le Marquis de Sade, "encore un effort, Français, et vous deviendrez républicains". Cessez de lire le Figaro( par contre, je ne sais quel quotidien vous "conseiller"). Allez, éventuellement sur le site de la FNAB, ou autre organisation agricole non liée à l’agrochimie ou l’agrOGM (surtout pas le site de la FNSEA, qui n’a de syndicat agricole que le nom, alors que ses prises de positions sont révélatrices de ses liens avec la multinationale américaine qui produit environ 80% des OGM. Bon courage, et à bientôt.

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par M. Capello (IP:xxx.xx6.146.167) le 21 juillet 2007 à 01H33

Votre commentaire semble pertinant, mais il est trop fouilli pour n’en retenir que l’essence, trop de phrase entre parenthèse, des phrase trop longues...

bref, je suis HS*...

*(hors sujet)

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(IP:xxx.xx8.23.178) le 21 juillet 2007 à 08H33

Mr Kapelleo : ""Votre commentaire semble pertinant, mais il est trop fouilli pour n’en retenir que l’essence"".

L’essence ? Ici ce serait plutôt du fioul ! :-))

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par jef008 (IP:xxx.xx3.254.31) le 21 juillet 2007 à 13H22

Votre commentaire appuie le mien .

Bravo

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par ester (IP:xxx.xx7.188.236) le 22 juillet 2007 à 00H15

Il est évident que produire des biocarburant à partir de cultures vivrières n’est pas forcement la meilleure solution.

Une culture à visé énergétique n’a pas forcément pour vocation à être aussi alimentaire. Le rendement énergétique calculé dans l’ensemble des rapports se base sur ce qui existe actuellement : L’utilisation de culture à but alimentaire pour la production de biocarburant.

Or, ces cultures sont loin d’être les plus interessantes sur le rendement énergétique et écologique (la preuve en est).

D’autre plantes sont actuellement étudiées pour leurs potentiels. On peut citer parmi les expériences en ce sens celle menées par des chercheur de l’université du Minesota:Les cultures Low Input-High Diversity ou LIHD

Des parcelles ensemencées avec 16 espèces herbacés robustes ont atteind des rendements énergétiques supérieur de 51% à celui des cultures classiques. De plus le rendement de la sequestration à l’hectare a pu être multiplié par 13 pour cette même expérience par rapport au culture "classique".

Cette expérience parmi d’autre nous montre qu’il faut se méfier des attaques même justifiées contre les biocarburants. L’agronomie comme d’autre science fait des recherches des découverte et des progrès.

Le bruit médiatique assourdissant de cette étude a été habilement exploité dans un but de décrédibilisation alors qu’elle aurait pu être au contraire être relayé de manière plus constructive.

Elle constitue une preuve que l’on ne peut pas faire de toute culture des biocarburants efficients et que le mode de pensée "productiviste agricole" dominant devait être infléchi. L’agriculture a but énergétique n’est pas forcément compatible avec l’exploitation des espèce vivrières actuelles. Il est vain de vouloir systématiquement synthétiser du biocarburant par "transformation des surplus" ou dans le but de diversifier les exutoires des cultures actuelles.

http://www.enerzine.com/6/1858+Bioc...

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par Lechar (IP:xxx.xx3.37.48) le 22 juillet 2007 à 17H49

- les betteraves et autres produits destinés à fair edu bioéthanol utilisent peut etre beaucoup d’engrais (ensuite de transformations) mais ce n’est pas le cas du tournesol qui n’a pas besoin de beaucoup d’eau et de produits phytosanitaires !

De plus, on entend souvent parler de bio-carburants, mais vous ne cherchez pas plus loin que le bout de votre nez !! Renseignez vous sur les micro-algues :

"Des recherches ont actuellement lieu sur des algues microscopiques particulièrement riches en huiles et dont le rendement à l’hectare est bien meilleur que celui du tournesol ou du colza(30 à 60 fois supérieur). L’utilisation à l’échelle industrielle de bioréacteurs à microalgues, qui piègent le CO[2] et les NOx, est en pleine phase de développement aux États-Unis. "

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par bmd (IP:xxx.xx1.31.6) le 26 juillet 2007 à 09H52

@Lechar, le problème immédiat n’est pas de savoir si un jour il sera possible de faire des biocarburants à fort rendement énergétique et faible impact environnemental, il est que l’on fabrique déjà à grand renfort de subventions en Europe de grandes quantités d’agrocarburants à très faible rendement énergétique et fort impact environnemental. Il faut arrêter cette folie ! D’autre part, il faut se méfier des effets d’annonce:que signifie un rendement énergétique des microalgues 6O% supérieur à celui des agrocarburants actuels ? Il existe une limite à la production de biocarburants, c’est tout simplement la quantité d’énergie solaire reçue par unité de surface.Cette quantité est en moyenne en France de 13 GWh/ha/an, tandis qu’un hectare de betterave peut produire à peu près en carburant de l’ordre de 50 MWh/ha/an ( déduction non faite des quantités ( très importantes) d’énergie nécessaires à les produire),ce qui fait un rendement brut de 0,4% : autrement dit, 0,4% de l’énergie solaire se retrouve dans le carburant. Un rendement brut 60 fois plus fort nous amène donc à environ 25% de l’énergie solaire récupérée. Or les meilleurs rendements de transformation de l’énergie chimique en énergie chimique dans les végétaux habituellement cités sont de l’ordre de 2%.C’est à peu près cette valeur que l’on peut atteindre avec les agrocarburants "plante entière", où l’on utilisera la cellulose et la lignine des plantes, beaucoup plus abondantes que les substances que l’on utilise actuellement.D’autre part, les microalgues sont le constituant principal du plancton. Or la productivité à l’hectare du plancton est dans la nature à peu près la même que la productivité à l’hectare des végétaux terrestre. Donc, prudence avant de sauter aux conclusions !Comme vous le dites, renseignez-vous.

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par Lechar (IP:xxx.xx3.37.48) le 26 juillet 2007 à 22H03

@BMD ; Ok (très interessant ce que tu dis, bien que je n’ai pas fait de physique depuis un bout de temps) , mais ce que tu dis est-il applicable à ce procédé dont je te donne un lien : http://www.oliomobile.org/french/in... (les cultures se font également en batteries)

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par bmd (IP:xxx.xx1.31.6) le 27 juillet 2007 à 22H22

@ lechar, merci pour ce lien, mais vous aurez cependant observé qu’il s’agit d’un syndicat. Si vous écoutez les céréaliers, ils vous expliqueront qu’il n’y a pas de problème. Vous constatez aussi que le rendement n’est plus ici multiplié que par 30.Je ne crois pas malgré tout que cela soit possible, pour les raisons que j’ai indiquées.J’espère me tromper. D’autre part,même si le rendement est élevé, il reste à trouver les sufaces disponibles, cete fois dans l’eau et non plus sur terre.Dans ce domaine, il ne faut pas acheter chat en poche : il y a déjà eu des dizaines de végétaux terrestres ou aquatiques dont on a annoncé le caractère miraculeux !Il y a des programmes sur ces sujets en france, financés par l’Agence Nationale de la Recherche. Je n’ai pas entendu parler jusqu’à présent de miracle !

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(IP:xxx.xx4.39.175) le 1er août 2007 à 17H41

Je ne suis pas d’accord avec vous sur certains points :

- il ne s’agit pas d’un syndicat (je suis moi-même inscrit sur le forum depuis pas mal de temps), il s’agit seulement d’un site qui regroupe des personnes souhaitant aider la planete, comme econologie.com par exemple.

- les cultures de micro-algues ne se font pas dans l’eau, mais dans des bioréacteurs à microalgues, qui sont en pleine phase de développement aux États-Unis.

Maïs : 172 l/ha/an Soja : 446 l/ha/an Colza : 572 l/ha/an Tournesol : 662 l/ha/an Noix coco : 2689 l/ha/an Palme : 5950 l/ha/an Microalgues : 58700 à 136900 l/ha/an (selon la teneur en huile de l’espèce : de 30% à 70%(sources http://www.massey.ac.nz/ ychisti/Bi... ).

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par Lechar (IP:xxx.xx1.232.26) le 5 août 2007 à 18H26

Je cite "sciences et Avenir" :

Coté Diesel, tous les espoirs reposent sur les micro-algues : selon les chercheurs du programme SHAMASH qui associe 7 universités, ces organismes photosynthétiques sont capables de synthétiser 30 fois plus d’huile à l’hectare que les oléagineux classiques. Mis à barboter dans des bioréacteurs utilisant l’énergie solaire, nourris au CO² et au monoxyde d’azote (Nox) provenant de centrales voisines, les diatomées auraient même un rendement colossal en Diester selon les Américains, qui travaillent à développer ce procédé à l’échelle industrielle. Dans les laboratoires, les chercheurs stressent et stimulent les algues pour leur faire produire toujours plus de lipides.

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par avenirdenosenfants (IP:xxx.xx3.129.102) le 22 juillet 2007 à 21H38

Bien sûr qu’il ne faut pas parler de bio carburant ! c’est une aberration il vaut mieux parler d’agrocarburant. Vous devez savoir que pour produire 1 litre d’agrocarburant il faut 1 litre de pétrole !

Dommage que ROMAN B indique que l’imprécision est due aux responsables politiques écologiste. Tous les responsables "politiques écologistes" dignes d’une vrai écologie font bien la différence.

Je n’ai remarqué d’amalgames que du côté de responsables politiques se disant écologistes, mais ne prônant en réalité qu’une écologie de façade pour satisfaire les besoins productivistes des grands groupes industriels internationaux, au mépris d’une "véritable écologie" qui sera l’avenir pour nos enfants.

ROMAN B écrit : "Il est vrai que ceux-là mêmes qui promeuvent les biocarburants sont aussi ceux qui veulent "sortir du nucléaire", sans considération du fait que cette dernière source d’énergie, que la France a su exploiter, ne rejette pas de gaz à effet de serre."

Il n’est pas de militant, à ma connaissance de "sortir du nucléaire" à promouvoir les agrocarburants ou biocarburants. Il ne faut pas oublier que le nucléaire participe au réchauffement climatique et bien plus grave encore, les promoteurs du nucléaire ferment les yeux sur les déchets que jamais nous ne saurons gérer, déchets que d’une manière extrêmement lâche nous léguerons à nos enfants et petits enfants.

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par bmd (IP:xxx.xx1.31.6) le 23 juillet 2007 à 18H41

avenirdenosenfants, expliquez-nous comment le nucléaire participe au réchauffement climatique ?

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par dbe (IP:xxx.xx9.124.107) le 23 juillet 2007 à 14H08

Bonjour à tous,

A lire tous ces commentaires, Le bilan me parait bien simple : comment on fait apres le pétrole ?.. au lieu de se poser la question, on utilise (gaspille) quoi apres le pétrole, on pourrait se poser la qestion, comment anticipons nous sa fin ? Continuons nous comme cela en économisant à la marge et en cherchant de nouvelles sources sans changer nos mode de vie ou posons nous les bonnes questions pour anticiper les chocs violents que nous allons subir les 50 prochaines années... Chercher d’autres sources énergétiques est tres certainement une des anticipations mais ne me semble pas la prioritaire, elle ne reste que "scientifique" et hasardeuse... comme le prone NégaWatt dans volonté de conscientisation, la meilleure énergie est celle que l’on ne consomme pas.. Se préparer personnellement aux grands enjeux énergétiques mondiaux, c’est peut etre avant tout prendre conscience que nous devons réduire drastiquement notre empreinte énergétique ? Alors Agrocarburants ou pas, Nucleaire ou pas, nous pouvons débattre sur des sujets pour lesquels il faut bien le constater tristement notre avis n’a pas beaaucoup d’influence, ils me semblent occulter l’essentiel..Sommes nous chacun dans cette anticipation, dans nos démarches personnelles, dans nos modes de déplacements, dans notre consommation, etc.. ?

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par Totoro (IP:xxx.xx1.248.108) le 28 juillet 2007 à 02H27

Article manichéen s’il en est : "Sans compter qu’une politique de développement des biocarburants nécessiterait des investissements qui ne seraient pas réalisés dans le nucléaire." Tout ou rien... Dans le cadre d’une politique de diversification énergétique, une bonne quesion est de savoir si on peut obtenir des rendements interessants en biocarburant sans les intrants de l’agriculture intensive (engrais, produits phytosanitaires, carburant agricoles etc tous polluants et dépendants du pétrole...) ? le "biocarburant bio" est il viable ?

Qu’entends l’auteur par nécessaire modernisation de l’agriculture" ? vaste débat !

Cordialement.


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