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Avenir écologique de la planète : Ravage (de Barjavel) en « live » ?

Article publié le 16 juin 2008

Ça fait bizarre de commencer à réaliser et à prendre conscience qu’on risque très certainement de vivre, dans notre vie d’homme, la fin d’une ère. C’est troublant de se dire que tout ce qui nous à toujours paru être normal, évident et dans l’ordre des choses, dans notre vie quotidienne, va probablement changer dans des proportions dramatiques et difficilement concevables...

Avenir écologique de la planète : Ravage (de Barjavel) en « live » ?

Déjà les premiers signes visibles du changement s’accumulent... Les années 2007 et 2008, en marquent vraiment le début :

- Le baril de brut à 100 $ début janvier 2008, puis très vite 130 $, et là aussi inévitablement, ce ne peut être que le début ; bientôt 200 $ puis plus ? Encore plus ? Puis plus (du tout) ?

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2018

http://wiki.oleocene.org/index.php/Point_de_vue_de_l’IFP

- L’augmentation de prix de plus en plus rapide également de toutes les autres matières premières, métaux, énergies, mais aussi et surtout alimentaires, avec les premières émeutes de la faim (de la fin ?).

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1874

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1556

Le pétrole est en effet aussi, plus ou moins directement, à la base de notre système agricole productiviste et intensif. D’une certaine manière, on mange vraiment du pétrole.

http://grappebelgique.be/IMG/pdf/Nous_mangeons_du_petrole_texte_original.pdf

(Brrr... ça fout quand même un peu les jetons...)

- Les premiers effets palpables et visibles des dérèglements climatiques, avec en particulier la fonte des glaces en Arctique (glaces de mer et calotte groenlandaise) mais aussi maintenant, et de plus en plus vite, en Antarctique (beaucoup plus vite que les estimations les plus pessimistes d’avant hier l’avait prévue.

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1581

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2022

- La disparition de plus en plus rapide de très nombreuses espèces végétales et animales avec une érosion de la biodiversité extrêmement rapide (10 000 fois le taux d’extinction normal). En fait, nous sommes en train de vivre une crise biologique majeure, une extinction massive des espèces comme la terre n’en a pas connu depuis la crise crétacé-tertiaire (crise K/T pour les géologues) il y a 65 Millions d’année, devenue surtout célèbre pour l’extinction des dinosaures

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1989

Et tout cela est inextricablement lié, fatalement lié...

Mais c’est seulement le début.

Certes, ce début de millénaire est marqué par une certaine prise de conscience écologique de « l’opinion publique », à force de matraquages, parce c’est « à la mode », et parce que même les décideurs et les « puissants » comprennent qu’il y a comme un défaut dans leur système (ou bien une nouvelle source de profits ?).

Mais cette prise de conscience, marqué par le sceau de l’omniprésent « développement durable », paraît bien superficielle, bien hypocrite et bien aveugle face aux réels problèmes que nous aurons à affronter. En effet, trop souvent, et parfois sans même vraiment s’en cacher (voir leurs slogans en « durables ») pour les grands groupes mondiaux et pour beaucoup de ceux qui nous dirigent, ces termes de « développement durable » ne s’appliquent qu’à la croissance (exponentielle, bien sur) de leurs business, et bien sur aux profits et bénéfices qu’ils génèrent !

http://www.decroissance.org/betisier.htm

Or une croissance soutenue, et à plus forte raison exponentielle n’est tout simplement pas soutenable sur une planète aux capacités et aux ressources limitées !!

http://globalpublicmedia.com/transcripts/738

Que la fête continue et que la machine folle tourne encore, encore, encore un peu avant le mur !

Transports aux longs courts, alimentation abondante (agriculture performante), travail (dans le sens des travaux et des efforts physiques, pénibles ou répétitifs) : l’énergie (fossile) facile et à très (trop ?) bas prix nous a fait oublier la vraie valeur de toutes ces choses...

L’ère de ces énergies faciles et abondantes, déjà bien courte à l’échelle historique (1850-2020 ? 2035 ? environ, soit 8 à 10 générations, ou 3 à 4 vies d’homme !), risque donc probablement de n’apparaître, pour les éventuels historiens du futur, que comme une bien éphémère et ahurissante parenthèse sans lendemain dans l’histoire de l’Homme.

Durant cette parenthèse, tous les équilibres naturels, humains, sociaux, économiques, démographiques, etc.. auront été, d’abord assez lentement et progressivement, puis de plus en plus vite, puis exponentiellement, modifiés, perturbés, bouleversés, bafoués.

Attention cependant, contrairement à ce que nous ont fait croire les 12 000 ans de relative stabilité climatique et géographique dont nos civilisations ont jouies pour s’épanouir et se développer depuis la dernière glaciation (Würm, de son guttural prénom), les équilibres « naturels » sont tout sauf immuables.

La terre en général, et son climat en particulier, sont en perpétuelle évolution, surtout au cour de la période du quaternaire (1,5 à 2,4 derniers Millions d’années), marqué par les soubresauts des cycles glaciaires.

C’est à dire qu’on observe des périodes au climat relativement stable (froides ou chaudes), pendant lesquelles certains paramètres clés (taux de CO², taux de recouvrement des pôles par la glace, etc..) évoluent de manière progressive, jusqu’au moment où des points de « non retour », de rupture, sont atteints. A ce moment là, à la faveur d’effets pro actif et de cercle vicieux qui s’enchaînent, par exemple la modification de l’albédo de la terre, liée à la fonte des glaces, qui accélère le réchauffement (puisque les rayonnements solaires sont moins réfléchis par la terre ou l’eau que par la glace), ce qui accélère encore la fonte des glaces (on en est d’ailleurs probablement presque arrivé à ce point là aujourd’hui), tout bascule très vite, jusqu’à un autre équilibre temporaire.

Il y a 600 millions d’années, par exemple, de tels effets retro et pro actifs, ayant pour origine des relâchements massifs de CO² par des éruptions volcaniques (tiens donc ?), se sont enchaînés et ont dégénérés au point de transformer provisoirement (pendant plusieurs millions d’années tout de même) la terre en boule de neige géante (ou snow ball earth) !

http://www2.cnrs.fr/presse/communique/443.htm

A ce niveau là, on en est plus à se lamenter à propos de quelques décimètres d’augmentation du niveau de la mer (de l’amère ?)...

Toutefois, on peut noter que, d’après certains scientifiques, et dans un magnifique effet de résilience, cette congélation aurait imposée des conditions de survie tellement difficiles aux formes de vie très primitives qui existaient jusqu’auparavant, qu’elle aurait favorisée ensuite l’explosion formidable de la biodiversité qui caractérise le début de l’ère primaire, juste après le dégel (Explosion Cambrienne).

http://www.futura-sciences.com/

Ouf, tout espoir n’est pas perdu, la vie trouve toujours un chemin.

Quoi qu’il en soit et sans bien sur envisager de telles extrémités (liés également en grande partie aux conditions géographiques très particulières de l’époque, avec un immense continent unique, la Pangée, situé près du pôle), pour nos sociétés, le retour à un point d’équilibre plus normal, et plus soutenable par les ressources renouvelables limitées qu’offre notre planète, sera probablement brutal. Notre réveil (ou notre fin) sera difficile.

Dès lors, la terre et le monde vivant (virus et bactéries les premiers), que nous avons cru pouvoir, dans notre vanité, maîtriser, dominer, exploiter sans limite, puis trafiquer à notre guise (qui a parlé d’OGM ?), presque uniquement au moyen d’une énergie fossile que nous avons cru ou voulu croire inépuisable (tel Total), vont-ils, par la magie des facteurs limitant, reprendre le « contrôle » et nous remettre brutalement à notre place ?

Cela passerait, inévitablement, nécessairement, par des réajustements des plus douloureux, en particulier sur le plan démographique ! Spécialement si l’on tient compte du caractère obscur (de la force), égoïste et belliqueux de notre nature humaine en période de crise...

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1883

Qui est prêt aujourd’hui à vivre, à survivre et à s’adapter à ces épreuves et à ces bouleversements que nous aurons à affronter bientôt, beaucoup plus tôt que presque tout le monde ne le pense, si nous ne faisons rien ?

http://apres.petrole.online.fr/

Nous devons en tout cas faire beaucoup, beaucoup plus que les véritables emplâtres sur une jambe de bois que nous proposent, tout juste du bout des lèvres, les tenants du développement durable... de la croissance économique (qui en sont à s’alarmer dès que l’augmentation du taux de croissance ralentie, ou bien quand l’augmentation des bénéfices n’est pas à la hauteur de leurs attentes !).

Mais pouvons nous encore seulement faire quelque chose ?

Finalement, et dans un sens presque paradoxalement, peut-être cette envolée récente (et à coup sur réellement durable, elle, pour le coup) des prix de l’énergie en général, et du roi pétrole en particulier, est-elle la seule vrai bonne nouvelle de ce premier semestre 2008.

Pourquoi ?

Parce qu’enfin elle ne nous laisse plus le choix ! Nous devons réagir !

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Présentation de Ravage de Barjavel

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66 votes

commentaires
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par JL (IP:xxx.xx8.18.30) le 16 juin 2008 à 11H22

Bonjour, merci pour ces infos.

Vous concluez en demandant : "" Mais pouvons nous encore seulement faire quelque chose ?""

Pour ma part, je crois que oui. Vous évoquez "" Ceux qui nous dirigent ",

qui ne proposent que des "" emplâtres sur une jambe de bois""

Je dis : ces gens ne dirigent rien, et nous dirigent encore moins : ce sont des usurpateurs, il n’y a pas de pilotes dans cette "" Machine folle (qui) tourne encore, encore, encore un peu avant le mur !""

Je lis : ""Nous devons en tout cas faire beaucoup, beaucoup plus que les véritables que nous proposent, tout juste du bout des lèvres, les tenants du développement durable... de la croissance économique (qui en sont à s’alarmer dès que l’augmentation du taux de croissance ralentie, ou bien quand l’augmentation des bénéfices n’est pas à la hauteur de leurs attentes !)."" Oui : nous devons combattre ces gens.

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par alberto (IP:xxx.xx2.247.189) le 16 juin 2008 à 11H29

J’ai lu et relu "ravage" de feu Barjavel et bien d’autres ouvrages de cet auteur que j’apprécie. (Je signale notamment un roman un peu décevant malgré un titre accrocheur :"Le diable l’emporte").

Il y a-t-il analogie entre les bouleversements de civilisation que nous vivons et le roman de Barjavel ?

Je n’ose le penser !

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par elric (IP:xxx.xx3.163.196) le 16 juin 2008 à 11H34

MOi,je ne croit pas trop les scénarios à la "ravage" de barjavel,si le pétrole sert à beaucoup de choses ,il y a néamoins beaucoup de choses que l’on peut faire sans.Je ne nie pas qu’il y aura une grosse crise,c’est évident,mais je ne sous estimerai pas le système D,c’est sur que ce sera une periode dure.ET puis,si ce roman est bien écrit,je ne l’ai jamais aimé,c’est quand une apologie des idées vichyste,ça sent le "maréchal nous voila",en un mot,un roman fascisant http://www.actusf.com/spip/article-...

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par loupdesbois (IP:xxx.xx3.51.53) le 13 juillet 2008 à 20H58

Je suis d’accord avec vous sur le coté "famille travail" et brutal du héros de ravages, François, que je n’apprécie pas particulièrement sur certains aspects...

Ce que j’ai apprécié dans ce roman, c’est la description d’un monde très artificiel dans son mode de vie, totalement coupé du monde réel et de la nature, (au point de produire sa nouriture en hors sol à 100% en usine), et proche par certains aspect de notre mode de vie actuelle (plus proche en tout cas du monde de 2008 que de la société des années 40-50 et donc visionnaire en celà)

Cette société est totalement dépendante d’une source d’énergie abondante et facile d’emploi, la quintessence qui, du jour au lendemain (là, c vrai que c un peu trop brutal) ne fonctionne plus

La description de cette société qui s’écroule faute d’énergie, et du chaos (famine, épidémie, exodes..) qui s’installe est perturbante, notament quand on lit des articles comme "nous mangeons du pétrole", qui démontre assez clairement qu’un monde à 6 milliards d’individus n’est pas possible sans source d’énergie abondante (sans pétrole)

http://dlarchey.free.fr/eatingoil.pdf

Il faudra bien qu’il se poduise des réajustements.. démographiques... en tout cas dans certains pays, ce qui nous rapproche des épidémies et des famines de Ravages..

Après, je ne cautionne pas pour autant le mode de vie patriarchal et macho que met en place le héros du roman... mais il faudra bien néanmoins revenir à une vie moins artificielle que celle d’aujourd’hui, plus proche de la terre. Un seul agriculteur sans pétrole ne pourra notamment plus cultiver à lui seul 200 ou 300 hectares de terrain et nourrir 100 personnes à lui tout seul !(640 000 agriculteurs en france aujourd’hui pour 64 Millions de Français environ, contre 4 millions d’agriculteurs en 1954 pour 40 millions de français environ, soit 1 agriculteurs pour 10 personnes, au début de la mécanisation massive (révolution verte..)

http://apres.petrole.online.fr/p3.php

Cordialement

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par Le furtif (IP:xxx.xx5.130.215) le 16 juin 2008 à 14H38

Je ne connais rien de plus réactionnaire que la fin de "Ravage". Hélas combien de prétendus verts épousent le point de vue calamiteux de Barjavel.

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par elric (IP:xxx.xx3.163.149) le 16 juin 2008 à 17H25

Eh oui,c’est que beaucoup d’écologistes refusent de prendre en compte le contexte politique en france de l’époque ou ce bouquin a été écrit,alors que c’est trés important,quand on le connait,on lit ce livre diférement ,c’est pour cela que j’ai mis un lien qui vers un article qui l’explique,et d’ailleurs j’ai une opinion sur ce livre trés proche de celle de l’auteur de l’article que je cite plus haut

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par newby (IP:xxx.xx6.31.113) le 17 juin 2008 à 10H36

Votre référence à la "snow ball earth" est ambigu.

L’article du Cnrs en référence, explique la "snow ball" par une diminution du CO², "...Or, les surfaces basaltiques, quand elles s’érodent sous l’effet de l’humidité, consomment 8 fois plus de carbone qu’une même surface granitique. On observe alors une chute du CO2 atmosphérique déposé in fine sous forme de carbonates sédimentaires au fond des océans...."

Vous vous contentez de parler de relâchement massif par l’activité volcanique. Vous auriez dû développer car votre paragraphe peut porter à confusion.

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(IP:xxx.xx2.91.133) le 20 juin 2008 à 00H38

Combien de gens sont-ils capables de comprendre tout ce que vous racontez ?

Voilà une question intéressante !

Qui peut accepter l’ idée d’ avoir plus de 2 chances/3 de mourir dans les quinze prochaines années, période au cours de laquelle le sol se dérobera sous nos pieds ?

Maximum 1% de la population. Les reste, 99% ne peut pas avoir une autre attitude que celle du déni. C’est comme ça et c’est respectable après tout. Mais il n’ y a plus de communication possible.

La vrai question qu’on doit se poser c’est ce qu’on peut faire de positif avec cette vérité là.

Je crois qu’on peut faire plein de choses.

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par hydrogène (IP:xxx.xx9.65.144) le 21 juin 2008 à 01H08

Bonjour, si l’on réflèchit à l’idée d’un changement urgent dans des conditions de plus en plus irréversibles et que l’on considère la théorie de l’habitus je ne m’étonne plus de l’inertie, pire, de l’entêtement de la majorité des terriens à continuer le mode de vie actuel.

En France tout le système éducatif concourt à la soumission à une autorité supérieure, aux médias, aux élites ( enfin...les plus aptes à se servir...d’autrui pour se créer des conditions de vie que l’on ne peut se fournir par sa seule capacité de création de richesse ) tout le système est basé sur : soumets-toi et tu auras un peu du gateau, rebelle toi et tu sera anéanti. En fait les nobles ne le sont plus par hérédité mais par les élections. Or pour se faire élire il faut avoir les attributs de l’élite et donc cautionner les valeurs de l’élitisme qui est donc renforcé et continue à soumettre et prélever sur la masse des gens qui n’accèdent pas aux rangs élevés. ( allez bosser dans un fastfood et vous comprendrez !) Pour devenir puissant et/ou riche il faut prélever sur autrui ( " de nombreux autruis" car il faut qu’ils puissent survivre à ces prélèvements )une part de sa puissance, de sa richesse. Donc j’en déduit que notre système socio-économique est basé sur le déséquilibre et le prélèvement. Ce système de déséquilibre est la pierre philosophale, "la culture d’entreprise" des multinationnales jusqu’aux plus petites sociétés. Si l’on cumule l’idée de la difficulté de faire évoluer son habitus pour l’adapter aux nécessités environnementales et l’idée du ré-étayage permanent de ce système du déséquibre ( dont la croissance est l’adage...croissance pour les plus forts et décroissance pour les plus faibles par le système des vases communiquants ) par les médias, les politiques et chacun d’entre nous...alors je ne vois qu’une crise majeure pour nous forcer au changement ou disons une série de crises majeures jusqu’à ce que l’habitus soit sérieusement fragilisé et remis en cause. Les forces qui concourent au conservatisme sont très puissantes, les "prochangement" peu nombreux. Par exemple : qui a réellement besoin d’un téléphone portable ? peu de monde en fait. Pourtant la plupart des gens par chez nous en ont. Dites leur les ennuis gravent que cela fait planer sur notre santé ...et on vous rétorque qu’on ne va pas revivre comme à l’âge de pierre, que vous êtes un antiprogrèssiste. A mon humble avis un progrès est une avancée qui répond à un besoin en harmonie avec la vie. Ce n’est pas un besoin créé pour vendre de la technologie, la dépendance qui va avec sa consommation et les milliards qu’on réussit à ponctionner à la foule des salariés. Il y a de très fortes réticenses ne serait-ce que pour imaginer se passer du téléphone portable qui pourtant n’existait pas dans ma jeunesse car il s’inscrit totalement dans le système des déséquilibres. Et le pire c’est que nous y contribuons tous car... Bref, on peut être enthousiaste et espèrer que nous saurons nous affranchir un jour de la soumission à l’élite, à nos peurs, à nos conditionnements pour enfin devenir adultes, équilibrer nos populations par rapports aux milieux et cesser de croître, croître, croître par peur du néant ou de se faire manger par un ours des cavernes... Autrement, de toutes façons il n’y a pas à s’inquieter, la planète terre et la vie se passeront très bien des humains et s’en remettront assez vite. Allez, rions un peu !!!pendant qu’on le peut encore...HHC


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