Article publié le 23 août 2007
Après le retard sur son chantier finlandais, Areva rencontrerait des difficultés dans ses négociations en Chine.
Au début août, réagissant à l’annonce des pénalités de retard qu’Areva allait devoir supporter en Finlande, le Figaro consolait ses lecteurs en expliquant « le jeu en vaut la chandelle. L’EPR finlandais a en effet servi de vitrine pour vendre cette technologie aux États-Unis et en Chine. » (voir notre article du 11/08/07).
Pour ce qui est de la Chine, ce n’est peut-être pas encore gagné.
Dans un communiqué du 22/08/07, le collectif Sortir du Nucléaire annonce que la Chine aurait décidé d’annuler définitivement la construction de 2 réacteurs EPR à Yangjiang.
Pourtant l’offre faite par Areva pour ces 2 réacteurs (3,66 milliards d’euros) semblait intéressante puisqu’elle correspond grosso modo au prix de l’unique centrale EPR finlandaise.
« Même à prix cassé, les Chinois ne veulent pas de l’EPR, » constate le Réseau qui demande en conséquence, devant un tel fiasco, au gouvernement français de renoncer au projet d’EPR à Flamanville (Manche).
Il est certain que, si la nouvelle se confirme, il s’agit là d’un revers important pour le nucléaire français qui, au-delà des deux centrales en discussion, lorgne sur la trentaine de projets en gestation en Chine à l’horizon 2020 (pour un total de 50 milliards d’euros) [1].
Selon Reuters pourtant, un porte-parole d’Areva a déclaré que les discussions ’avancées’ sur la construction de centrales EPR en Chine se poursuivaient, mais a refusé de commenter les informations sur le changement éventuel de site.
Répondant au Nouvel Obs, Jean-Hervé Lorenzi, professeur à Paris Dauphine, spécialisé dans l’énergie, estime de son côté que « il ne s’agit que de spéculations » et relativise le revers éventuel en expliquant : « il faut avoir à l’esprit la stratégie d’Areva sur l’uranium. Le groupe a dans ce cadre annoncé avoir lancé une OPA sur UraMin pour 2,5 milliards de dollars. Or, ces matières premières vont devenir un enjeu fondamental. De plus, Areva gère des positions concurrentielles, il traite de l’ensemble de la filière. Et la filière électronucléaire française est unique au monde. »
Unique au monde, peut-être, mais pas toute seule. Fin juillet 2007, c’est avec Westinghouse que la Chine a signé un contrat de quelque huit milliards de dollars pour la construction de quatre centrales équipées de réacteurs réacteurs de 1,1 gigawatt chacun, issus de la technologie AP1000 (qui, aux dires de Westinghouse, constitue la base de près de la moitié des centrales nucléaires du monde).
[1] Actuellement, la Chine compte dix réacteurs en état de marche qui lui fournissent environ 2% de son électricité.
est ce que sortir du nucléaire composé d’irresponsables a idées fixes ne prend pas ses obsessions pour des réalités . ? est ce que sortir du nucléaire est composé de Français (? ? )soucieux des intéréts Français. ?.si c’est vrai , quelle joie q’Areva ait perdu un contrat ! ! !
non. oui. oui. tout à fait. (et sans sarcasme).
" Les prix spot de l’uranium sont passés de 9,50$ la livre fin 2002 à 36,25$ fin 2005 pour atteindre les 60$ à la fin de l’année 2006." http://www.enerzine.com/2/2399-p...
Le Figaro, 10 août 2007 - La France dans la course à l’uranium - " Areva cherche à sécuriser ses approvisionnements, dans un environnement mondial bousculé - VA-T-ON vers un monde sans uranium ? Le retour en grâce du nucléaire dans un nombre croissant de pays fait craindre une panne de « carburant » pour les centrales électriques. (...) l’uranium à 138 dollars la livre. (...) - http://www.lefigaro.fr/economie/200...
Le Monde, 4 août 2007 - Cher Uranium - " Il y avait déjà les "rois du pétrole", il y aura peut-être demain les "rois de l’uranium". Les tensions apparues entre le Niger, cinquième producteur mondial de ce minerai, et le groupe nucléaire français Areva, accusé de soutenir la rébellion touareg dans le Nord, ont une cause à peine avouée : le prix du fameux "yellow cake". Une fois enrichi, il alimente les centrales nucléaires. Jean-Marie Bockel, le secrétaire d’Etat à la coopération, a été dépêché à Niamey, samedi 4 août, pour détendre les relations avec un pays qui "nous tient très à coeur". C’est peu dire : il est le deuxième fournisseur d’uranium de la France et, sans son précieux minerai, EDF devrait fermer une partie de ses 58 réacteurs. (...)" http://www.lemonde.fr/web/article/0...












