contribuera à la lutte contre le réchauffement climatique,
résorbera la pollution atmosphérique,
assurera l’indépendance énergétique,
luttera contre l’augmentation tarifaire de l’eau et des matières alimentaires,
et contribuera à l’atténuation des conflits financiers et armés dus à l’énergie.
Nous allons tenter de démontrer dans cet article la nécessité et la faisabilité de l’Alternative Hydrogène.
Nous sommes heureux d’être invités à l’évènement Plantum Sénat du vendredi 6 juin 2008, (cf l’édition 2007).
Cet événement est organisé par l’association Planète Avenir, créée par Marika Prinçay.
Nous aurons le plaisir d’animer un atelier sur l’Alternative Hydorgène.
Vous trouverez une mise à jour 2008 de notre dernier article.
Cette note existe sous la forme d’un fichier de lecture .pdf, Cliquez ici
Auteurs : Julien IRONDELLE et Max STELLMACHER
« L’eau, décomposée en ses éléments par l’électricité […] sera un jour employée comme combustible […] L’Hydrogène et l’oxygène qui la constituent, utilisés isolément où simultanément, fourniront une source de chaleur et de lumière inépuisables. », Jules Vernes, l’Ile mystérieuse, 1874.
Premier film Détails sur le record de la BMW H2R (302,4 Km/h, le 30 septembre 2004, Miramas, France)
Introduction
Concilier développement durable et développement économique
Le développement d’une nouvelle économie basée non plus sur les hydrocarbures, mais sur l’Hydrogène sera un moyen de renouer avec la Croissance, la création d’entreprises et d’emplois.
L’Alternative Hydrogène est plus proche de la phase industrielle que de la recherche appliquée, mais il faut lancer un défi politique, au niveau français et européen, pour amorcer un mouvement industriel et économique.
Ce défi pourrait être lancé en perspective de la future présidence française au Conseil Européen, en juin 2008.
Si le pari est réussi, la France sera en tête du développement durable, avec l’exportation de nombreux produits et services.
En comparaison, la France est aujourd’hui parmi les leaders de l’industrie nucléaire, ferroviaire, aérienne et spatiale, grâce aux choix politiques faits dans les années 60 et 70.
L’Alternative Hydrogène :
- contribuera à la lutte contre le réchauffement climatique,
- résorbera la pollution atmosphérique,
- assurera l’indépendance énergétique,
- luttera contre l’augmentation tarifaire de l’eau et des matières alimentaires,
- et contribuera à l’atténuation des conflits financiers et armés dus à l’énergie.
Nous allons tenter de démontrer dans ce document la nécessité et la faisabilité de l’Alternative Hydrogène.
NB : Quand nous évoquons l’Hydrogène avec un H majuscule, nous évoquons la molécule d’hydrogène : le dihydrogène ou H2. Nous ne la confondons pas avec l’hydrogène, avec un h minuscule, que nous désignons comme l’atome d’hydrogène.
La fin programmée de l’économie liée aux hydrocarbures
Les réserves limitées du pétrole, hydrocarbure clé.
Par
rapport au charbon et au gaz, le pétrole est un hydrocarbure clé,
notamment par son rôle dans le transport terrestre, maritime et aérien,
dans la production agricole, dans le BTP et autres secteurs faisant
appel à des machines outils fonctionnant avec le pétrole.
Même si les réserves réelles ne sont pas exactement connues, la
fourchette entre l’estimation haute et basse du déclin de la production
de pétrole est de plus de 20 ans. Le dépassement du pic de Hubbert ( définition Wikipedia)
est définitivement prévu dans un avenir proche à l’échelle de
l’humanité , moins que le durée moyenne d’une vie. C’est-à-dire de
façon certaine notre mode de vie ne pourra pas être prolongé jusqu’à la
durée de vie de nos enfants.
Pour rappel, les réserves mondiales prouvées de pétroles sont estimées à 40 ans de consommation, celles du gaz entre 60 à 100 ans de consommation, et celles du charbon à environ 200 ans de consommation.( cf site web de Jean-Marc Jancovici )
L’impact sur la modification climatique.
De façon de plus en plus certaine, nous savons que l’utilisation d’énergie fossile, charbon, pétrole, gaz, est responsable de modifications potentiellement majeures du climat.
Ces modifications rapides peuvent avoir des résultats catastrophiques. Dans des nations modernes et urbanisées, le déplacement rapide des terres fertiles sera incompatible avec la capacité de migration des populations humaines,
Elles peuvent provoquer l’extinction en masse des espèces qui vivent dans des espaces naturels non contigus du fait l’extension des activités humaines. En effet si ces espèces se trouvent dans des poches isolées, la faune et la flore ne pourront pas toujours migrer pour suivre le déplacement des conditions favorables à leur survie.
Il est inutile de débattre pour savoir la quelle des ces deux menaces nous force à réagir car elles sont toutes les deux graves, d’une probabilité quasi certaine et imminente, moins que la durée d’une vie.
Autre inconvénient de l’énergie fossile : la dépendance énergétique
« L’Union européenne, qui consomme environ 16 % de l’énergie mondiale, est le premier importateur du monde.
De 1994 à 2004, le taux de dépendance énergétique de l’Union a considérablement augmenté, puisqu’il est passé de 43 à 50,5 % (Eurostat 2007).
Les hydrocarbures jouent un rôle primordial dans cette situation. Le pétrole et le gaz naturel, qui ont fourni 61 % de la consommation énergétique en 2004, doivent être en grande partie importés. Les seuls gisements européens importants sont ceux de la mer du Nord qui fournit actuellement la moitié du gaz et un quart du pétrole consommé en Europe. Mais les réserves sont limitées et à l’horizon 2025 les hydrocarbures de la mer du Nord seront pratiquement épuisés ; l’Europe devra alors importer la totalité du pétrole et du gaz naturel de régions plus éloignées et géopolitiquement sensibles comme la Russie, l’Asie centrale et le Moyen-Orient.
Comme par ailleurs l’Europe importe de plus en plus de charbon, la dépendance énergétique totale de l’Union Européenne pourrait atteindre 80 % en 2030. »
( cf article dans Sciences Humaines.com )
Le taux d’indépendance énergétique de la France est d’environ 50 %.
Mais elle beaucoup plus exposée sur son approvisionnement en hydrocarbures, que ses collègues européens. La France importe 100 % de sa consommation de charbon, 99 % de sa consommation de pétrole et 98 % de sa consommation de gaz.
( cf site web Ministère de l’Industrie )
Une alternative technologique existe : une économie basée sur l’Hydrogène
Devant la crise potentielle que représente la fin de l’ère du pétrole, il est urgent de développer des solutions alternatives.
Le pétrole a deux fonctions : source primaire d’énergie et vecteur d’énergie.
Face à la disparition du pétrole, il faut trouver non seulement une (des) sources d’énergie alternatives, mais aussi des vecteurs d’énergie compatibles avec les productions et l’utilisation des nouvelles sources d’énergie.
Les sources d’énergie disponibles sont :
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Sources d’énergie
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Forme
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Limitation
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Sources fossiles
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Ressources limitées
Responsables des GES
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Renouvelables issu du soleil
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· Solaire
· Eolien
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Production intermittente
Production totale limitée
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· Force des vagues
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Technologie non maîtrisée (stade maquette)
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· Hydraulique
· Biomasse
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Production totale limité (surface cultivable ou rivières aménageables)
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Autres renouvelables
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Production totale limitée à des sites naturels favorables, parfois technologie non maîtrisée (maquette), sauf géothermie profonde et haute énergie.
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Nucléaires
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Stock uranium
Déchets
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Technologie non maîtrisée (stade principe physique seulement)
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Transport & stockage de l’énergie : le problème du vecteur.
Si nous supprimons les hydrocarbures, la quasi-totalité des sources d’énergie alternative se présentent sous la forme de chaleur ou de mouvement mécanique.
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Chaleur
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Mouvement
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Solaire (ou électricité directe)
Géothermie
Fission & fusion
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Hydraulique
Force des vagues
Eolienne
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Sauf dans le cas de l’énergie solaire utilisée directement dans les habitations comme chauffage, les autres formes doivent être transformées dans une nouvelle forme d’énergie que nous appelons vecteur. Pour l’essentiel actuellement les sources alternatives au pétrole sont actuellement transformées en électricité.
Les principaux vecteurs sont :
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Vecteur
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Avantage
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Limitation
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Pétrole
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Stockable
Transportable sur longues distances (inter continentales)
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Le vecteur est directement la source d’énergie primaire dont les stocks sont limités et dont l’utilisation produit des GES
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Electricité
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Transportable sur moyenne distance
Production facile à partir de chaleur ou de mouvement
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Stockage en masse impossible (impossible de stocker 10% de la production électrique d’une journée)
Stockage faible capacité par batterie trop limité (mauvais rendement, stockage totale insuffisant pour le transport routier)
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Autre composé Carboné
(ex Ethanol ou huile)
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Stockable
Transportable sur longue distance (inter continentales)
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Production par la biomasse insuffisante pour couvrir tout notre besoin. En concurrence avec la production alimentaire
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Hydrogène H2
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Facile à produire à partir des sources alternatives au pétrole
Stockable
Transportable sur longue distance (inter continentales)
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Progrès à faire dans le stockage final.
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Quelles sources et quel vecteur si nous supprimons les énergies fossiles.
Si nous supprimons les énergies fossiles il faut trouver des sources primaires ayant déjà démontrée leur capacité réelle de fournir de l’énergie en grande quantité.
Mix énergétique de la France
Source DGEMP
Dans un horizon court terme seul le nucléaire peut garantir une production suffisante pour remplacer les sources fossiles.
Les énergies renouvelables complémentaires dont la production est déjà significative sont l’hydraulique et l’éolien
Les autres sources dont le potentiel est intéressant sont la géothermie, le solaire (en plus du chauffage local), l’utilisation de la biomasse. Mais dans l’état actuel de notre technologie, elles ne seront que des énergies d’appoint (inférieur à 20% du besoin) à court terme.
Devant l’urgence de la situation, pour remplacer le pétrole a court terme, il faut partir des solutions déjà validées pour la production de masse :
Nucléaire - hydraulique - éolien dans cet ordre
L’hydraulique en France est déjà proche du maximum de son potentiel, car les sites favorables sont limités.
Devant l’urgence de la situation il faut en premier lieu s’assurer d’un approvisionnement en Hydrogène qui existe et qui soit prêt pour répondre au besoin actuel.
Les énergies alternatives n’étant pas encore assez développées pour couvrir plus de 20% de la consommation électrique, nous ne pouvons pas a court terme, moins de 20 ans, parier sur ces énergies pour faire, en plus de 100% de la future production d’électricité, l’énergie nécessaire au remplacement du pétrole.
Il faut avoir des vecteurs compatibles avec les sources disponibles à moyen court terme.
Electricité insuffisant = problème du transport. Limitation intrinsèque de la batterie.
Il n’existe pas de rupture depuis 50 ans, même sous l’impulsion des fabricants d’électronique, PC portable, téléphone et lecteur portable) qui ont tous le problème de l’autonomie.
Seule, la combinaison de l’Hydrogène et de l’électricité représente une voie prometteuse pour assurer un vecteur exempt d’émissions nocives et basé sur une énergie durable.
L’Hydrogène peut remplacer le pétrole comme vecteur d’énergie pour le transport
1) la technologie est déjà à l’état de démonstrateur pour le transport routier.
La technologie du moteur à pile. Plusieurs technologies sont déjà disponibles (Phosphoric Acid, Proton Exchange Membrane or Solid Polymer, Molten Carbonate, Solid Oxide, Alkaline, Direct Methanol Fuel Cells, Regenerative Fuel Cells, Zinc Air Fuel Cells, Protonic Ceramic Fuel Cell)
Le principe consiste en la combustion par catalyser de l’Hydrogène qui permet de produire directement de l’électricité. Seul de la vapeur d’eau est rejetée.
Pour rappel, un moteur a combustion classique, en plus de rejet de CO2, rejette aussi de l’eau (H2O). Donc il n’y pas de problème nouveau généré par ce rejet.
Type de Moteur Vapeur d’eau par kilomètre
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Type de Moteur
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Vapeur d’eau par kilomètre
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Combustion à essence
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0,62 l.
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Pile à Hydrogène
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0,40 l
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Un grand programme de bus démonstrateurs à Hydrogène a été déployé dans neuf villes (Amsterdam, Barcelone, Hambourg, Londres, Luxembourg, Madrid, Perth, Porto, Reykjavik, Stockholm, Stuttgart… et aucune ville Française)
La démonstration utilise des Bus (Daimler Benz)
Source : DaimlerChrysler AG
Le même industriel est d’ores et déjà capable de proposer des prototypes de voitures particulières :
Necar 4 est une Mercedes avec un réservoir d’Hydrogène liquide
Source : DaimlerChrysler AG
D’autres industriels comme BMW ont développé des véhicules à moteur à explosion classique mais utilise de l’Hydrogène H2 comme combustible
Chez BMW, une première série de cent automobiles BMW série 7 à Hydrogène a été décidée. « La première livraison a été réalisée en avril 2007, à Munich, Berlin, Tokyo, Los Angeles où se trouvent des stations d’Hydrogène, et nulle part en France ( !). «
Pour le stocker cet Hydrogène, BMW a fait le choix technique de l’Hydrogène liquide.
Le plein d’Hydrogène dans une station Total
Depuis le ministre président de Bavière utilise un tel véhicule pour ses déplacements.
D’autres constructeurs concentrent aussi une partie de la leur efforts sur ce type de véhicules :
GM lance l’Hydrogène pour les particuliers — Plus de 100 familles américaines vont recevoir des Chevrolet Equinox à Hydrogène pour un test en utilisation réelle, auprès de clients finaux, Quant à Toyota, le constructeur japonais a établi un nouveau record d’autonomie pour une voiture à pile à combustible (PAC) alimentée par de l’Hydrogène.
2) Les experts de l’Europe travaillent déjà à l’économie de l’Hydrogène
Une feuille de route européenne préliminaire a été établie pour la production et la distribution de l’Hydrogène – ainsi que des systèmes de piles à combustible et d’Hydrogène – en vue de passer à une économie orientée vers l’Hydrogène d’ici 2050.
Pour cela l’Europe finance plusieurs projets connexes à l’économie de l’Hydrogène (voir la liste ci-dessous). Dans le même temps la France durant le Grenelle de l’Environnement ne mentionne même pas le sujet.
L’objectif de ce projet est de développer une pile à combustible à bas coût pour des piles directes portables à l’éthanol ou au méthanol. Le défi à relever consiste à obtenir un fonctionnement efficace à de très basses températures et à un coût très réduit. Ces dispositifs pourraient être utilisés pour des applications en micro-énergie (par ex. les téléphones mobiles, les ordinateurs portables), ou pour l’énergie portable (par ex. : les équipements de loisirs, les machines-outils, etc.).
Ce projet utilisera les plus récents matériaux et procédés de production pour développer et tester un électrolyseur à haute température innovateur pour une production d’Hydrogène efficace et à bas coût, en utilisant des technologies de conversion électrochimique à oxyde solide planaire.
BIO-H2
Ce projet analyse la possibilité de réformer le bioéthanol pour produire de l’Hydrogène à bord d‘un véhicule.
Ce réseau thématique réunit les parties prenantes pour proposer une feuille de route européenne de l’Hydrogène qui définisse des stratégies de transition qui permettront de passer des systèmes d’énergie actuels à base de combustibles fossiles aux systèmes futurs d’énergie durable, basés en grande partie sur l’électricité et l’Hydrogène. Cette initiative a mené au projet HYWAYS, qui réalise une analyse techno-socio- économique approfondie des options de production de l’Hydrogène.
Le Projet Européen d’Hydrogène Intégré est un projet de RDT prénormatif réunissant 20 partenaires et traitant de l’harmonisation mondiale des règlements de l’UE pour les véhicules alimentés à l’Hydrogène gazeux comprimé et liquide et pour l’infrastructure de rechargement du combustible nécessaire.
Ce Réseau d’Excellence réunit de grandes entreprises industrielles et d’importants organismes de recherche pour collaborer à la recherche sur toute une série de questions relatives à la sécurité de l‘Hydrogène pour les infrastructures et les véhicules utilisant de l’Hydrogène.
Ce regroupement de neuf projets fixe les critères en matière de composants et de systèmes pour les véhicules à piles à combustible. Parmi ces projets figurent des projets visant à développer des processeurs à combustible (par ex. à l’essence, au méthanol, à l’éthanol) ainsi que des composants essentiels pour les systèmes basés sur les piles à combustible.
Ce projet, mené par de grands constructeurs automobiles européens et par des fournisseurs d’Hydrogène, vise à développer des systèmes robustes, sûrs et efficaces pour le stockage de l’Hydrogène à bord de véhicules, en mesure d’être utilisés dans des véhicules équipés d’un moteur à combustion interne ou de piles à combustible alimentées à l’Hydrogène.
Il s’agit du plus grand projet de démonstration au monde. Il implique une flotte de bus alimentés aux piles à combustible. Neuf villes européennes (dont aucune en France) possèdent 27 bus de ce type qui assurent un service régulier depuis deux ans, combinant les nouveaux systèmes pour la production d’Hydrogène, le stockage et l’approvisionnement. Ce projet est complété par le projet ECTOS en Islande.
http://www.fuel-cell-bus-club.com/
3) L’Islande se prépare à basculer vers une économie basée sur l’Hydrogène
L’Islande a déjà commencé son projet de devenir complètement indépendante du pétrole à partir de 2030 en utilisant ses ressources géothermique et hydroélectrique pour la production d’Hydrogène.
Ceci se fait à travers un projet national piloté par le ministère de l’industrie qui a donné lieu à la création d’une société Icelandic New Energy Ltd (INE). En plus de l’Etat Islandais et de sa compagnie d’électricité, sont présentes au capital les sociétés Daimler et Shell. Nous remarquons à nouveau l’absence d’acteurs français comme Total ou Peugeot / Renault.
En plus sa participation dans les démonstrateurs de flotte de bus (projet CUTE & ECTOS), l’Islande prévoit des démonstrateurs pour des véhicules particuliers et sa flotte de pêche.
D’autre part, en Italie, une ville Arezzo va faire un usage urbain de l’hydrogène, pour son industrie d’orfèvrerie et ses habitants. La production d’hydrogène sera faite avec des panneaux solaires.
Pour rappel, en France jusqu’en 1970, Gaz de France utilisait un mélange d’hydrogène et de gaz naturel pour son réseau urbain de gaz.
4) La technologie Hydrogène est aussi utilisable pour le transport aérien et maritime
La technologie de pile a combustion peut être adaptée facilement au transport maritime, car la génération de courant peut aussi facilement alimenter un moteur électrique d’un bateau que celui d’une voiture.
Par contre, l’aviation présente une problématique différente.
Les avions à hélice peuvent certes eux aussi utiliser des moteurs à piles à combustion. Le centre européen de recherche et développement de Boeing situé à Madrid a réalise un prototype d’aéronefs fonctionnant avec une batterie hybride lithium-ion couplé à une pile à combustible à membrane échangeuse de proton. Boeing procèdera courant 2007 à plusieurs vols.
L’Hydrogène peut directement être utilisé comme combustible dans un moteur à réaction. De telles études ont déjà été réalisées dans les années 50 (Lockheed CL-400 Suntan), mais l’absence d’intérêt industriel à l’époque, a stoppé ces recherches.
Le groupe Safran (ex Snecma) s’est penché récemment sur la question à travers le projet Cryoplane. Les études de faisabilité ont permis de conclure que le remplacement du kérosène par l’hydrogène dans les avions de ligne pourrait donner naissance aux futurs "Cryoplanes".
Les défis technologiques sont cependant nombreux et certaines interrogations demeurent. Mais qu’il s’agisse de la technologie nécessaire à la réalisation d’un avion, des composants du moteurs, de la mise en place d’une filière hydrogène (fabrication, distribution, stockage) rien n’est véritablement hors de portée du savoir-faire actuel.
Enfin dans ses programmes exploratoires, l’Agence Spatiale Européenne étudie l’idée d’un avion hypersonique baptisé A2, propulsé par un moteur à Hydrogène, et qui pourrait voler à la vitesse incroyable de Mach 5, (voir ci-dessous la maquette comparée avec celle d’un A380)
Les centrales nucléaire de 4 ème génération pourraient produire de l’Hydrogène
Grâce à l’électrolyse haute température, entre 700°C et 1 000°, nous pourrons dissocier la molécule d’eau en Hydrogène et oxygène. Ce procédé de production massive a été particulièrement étudié en Allemagne, années 70 à 80, avant d’être mis de coté pour des raisons politiques. Depuis des avances significatives permettent d’envisager de nouveaux développements.
L’électrolyse haute température permet de fabriquer de l’Hydrogène avec une énergie moindre grâce à l’augmentation de la cinétique des réactions à haute température. Elle permet d’utiliser de forte densité de courant assurant une forte capacité de production dans un faible volume. Enfin l’apport d’une partie significative de l’énergie sous forme de chaleur au lieu de d’électricité permet de diminuer le coût de production.
Ceci est particulièrement intéressant pour la production d’Hydrogène dans une centrale nucléaire qui permet d’utiliser la chaleur des circuits de refroidissement d’une centrale à haute température, génération 4, pour co-générer de l’Hydrogène.
Des réacteurs haute température à gaz ont déjà été testés notamment en Allemagne, projet aussi stoppé pour raisons politiques. D’autres tests sont en cours de réalisation au japon.
Areva a déjà développé un concept de réacteur nucléaire à haute température utilisable pour la cogénération d’électricité et d’Hydrogène.
A court terme, le basculement de l’intégralité du secteur du transport à la technologie d’Hydrogène en France, nécessiterait de doubler le nombre de centrales nucléaires.
Si cela est certes important, cela reste néanmoins totalement dans le domaine du faisable.
Resterait la consommation pour le logement. Mais bien isolés, créant une grande partie de leur chaleur par l’énergie solaire, les bâtiments modernes n’auront besoin que d’un apport en électricité pour les appareils domestiques : Le logement peut aussi ne plus être dépendant de l’énergie fossile.
De plus le passage à la technologie de l’Hydrogène est en rien contradictoire avec une meilleure efficacité énergétique et comme nous allons le voir, le développement de sources alternatives. Ces efforts permettront de limiter le nombre de centrale à ajouter afin de remplacer totalement les énergies fossiles.
L’économie de l’Hydrogène n’est pas liée de façon indissociable au nucléaire. Au contraire l’Hydrogène comme vecteur d’énergie peut aider au développement d’énergies renouvelables
A court terme, le remplacement du pétrole par de l’Hydrogène nécessite le recours au nucléaire, seul capable de faire face en si peu de temps à une telle demande en énergie. L’Hydrogène peut être aussi produit grâce d’autres sources d’énergies
Production par électrolyse, grâce à l’électricité verte : éoliennes, centrales hydrauliques, énergie des vagues.
Grâce à l’électrolyse, nous pouvons transformer de l’électricité en Hydrogène. Si cette opération se fait au prix d’une perte d’énergie, rendement inférieur à 100%, la production d’Hydrogène permet de résoudre certains problèmes liés à ces énergies renouvelables. En effet la production de ces énergies est souvent intermittente et la production qui dépend de facteur naturel est parfois éloignée des centres de consommation.
La transformation d’une partie de l’énergie électrique en Hydrogène permet de résoudre le problème de stockage, et donc celui de la production intermittente.
Le stockage en Hydrogène permet aussi d’envisager la production dans des sites très éloignés des centres de production. Ainsi nous pouvons envisager de déployer tout le long de la crête de la cordillère des Andes des éoliennes fabriquant de l’électricité, transformée dans les vallées en Hydrogène, acheminé dans des pipelines vers les ports et les navires de transport.
Le couplage éolien-hydrogène a été prouvé, cf Le projet d’Utsira (p54).
Une carte modiale des vents, avec le potentiel éolien a été faite en 2005 par deux membres de l’Université de Stanford (Californie USA).
Des projets très intéressants sur des Hydroliennes sont aussi à l’étude, notamment en France et au Royaume Uni.
Production par électrolyse grâce à la géothermie.
Actuellement, la géothermie haute énergie est possible dans des sites favorables, poche magmatique proche de la surface. Le même problème de transport de l’énergie sera résolu par l’Hydrogène.
L’Islande projette de tirer profit de ses ressources géothermales pour devenir la première société entièrement basée sur l’Hydrogène.
La géothermie haute profondeur offre des possibilités, mais reste au niveau de la maquette.
Production à partir de la biomasse
Le bois et les déchets végétaux, comme la paille, peuvent être gazéifiés en gaz de synthèse (H 2 + CO2). Comme nous utilisons des plantes qui se renouvellent, le bilan en émissions de CO2 est neutre. La seule limite est la quantité de biomasse disponible.
Production directe par des micro-organismes
Certaines bactéries et micro - algues produisent de l’Hydrogène sous l’effet de la lumière. Mais les rendements sont très faibles. Cette méthode est encore à l’état de recherche en laboratoire. Des modifications génétiques, par exemple, pourraient permettre de les stimuler. (cf Articles de Sciences et Vie)
Autres prospections
Encore à l’état de recherche fondamentale, la photolyse de l’eau permettrait de produire de l’Hydrogène directement à partir de la lumière solaire. Cela grâce à des cellules photo - électrochimiques qui combineraient énergie photovoltaïque et électrolyse. À quand les « panneaux solaires à Hydrogène » sur les toits ?
Si avec le nucléaire un basculement rapide à une économie de l’Hydrogène, est garanti ; une fois ce basculement fait, le développement des énergies renouvelables ne sera pas bloqué bien au contraire. L’Hydrogène combiné à l’électricité permettra un déploiement plus facile de ces énergies à chaque fois que ce déploiement bute sur des problèmes le stockage ou de transport intercontinental.
Les obstacles à surmonter
La technologie de l’Hydrogène est déjà à la phase de la validation industrielle
De l’idée à sa réalisation : les différentes phases du développement d’un produit innovant.
Avant qu’une innovation vienne modifier notre mode de vie, il faut qu’elle ait franchie plusieurs étapes :
1. La validation physique
Généralement, à l’origine d’une innovation, un principe physique a été exploité.
Par exemple l’air chaud plus léger que l’air est le principe sous-jacent à la montgolfière. Le développement extraordinaire de la physique a permis de transformer de nombreuses nouvelles lois physiques en innovation : de l’électricité à l’ampoule, de la physique quantique à l’électronique, de la relativité à l’énergie nucléaire.
A contrario, au fur et à mesure que la physique a progressé, les lois nouvelles ont non seulement ouvert de nouveaux champs d’application mais aussi ont donné des limites infranchissables.
Le deuxième principe de la thermodynamique par exemple. Il n’y a pas de possibilité de dépasser les lois de la physique. Pas de moteur à d’eau et c. Ceci doit tempérer les rêves des non physiciens qui extrapolent les progrès futurs à partir des progrès passés.
A ce stade initial de développement nous retrouvons la fusion nucléaire qui sur le principe fournirait une énergie inépuisable à l’échelle de l’humanité. Mais ne nous y trompons pas l’ITER qui va être construit n’est qu’une expérience de physique fondamentale et non pas encore une maquette pour valider la deuxième étape.
2. La validation technologique
La maquette et le prototype : pour passer de l’idée à la réalisation il faut maîtriser les lois physiques mis en œuvre. Le prototype sert à démontrer que la physique a pu être maîtrisée. Si la démonstration n’est que partielle, échelle réduite, domaine d’utilisation limitée, nous parlerons de maquette.
Si comme nous l’avons dit la fusion n’a pas encore atteint ce niveau, les centrales de 4ème génération ont au moins franchies l’étape de la maquette.
3. La validation industrielle
La possibilité de produire de façon industrielle le prototype.
C’est déjà à ce niveau avancé que se situe la technologie de l’Hydrogène. Pour être sur de parvenir à ce niveau, les chercheurs ont développé des piles à combustion sans catalyseur platine ce qui aurait été un blocage pour franchir cette étape.
En résumé, l’essentiel des technologies pour basculer vers l’Alternative Hydrogène sont à l’orée de la validation industrielle.
Développement industriel : le problème de l’œuf et de la poule
Il n’y aura pas spontanément de développement industriel de véhicule à base d’Hydrogène tant qu’il n’y aura pas un marché pour cela. Nous retrouvons donc devant un problème type « œuf et poule ».
En effet :
· Pas de marché pour les véhicules à base d’Hydrogène tant qu’il n’y pas eu de développement d’une infrastructure d’approvisionnement en Hydrogène.
· Pas de développement d’une infrastructure d’approvisionnement d’Hydrogène, tant qu’il n’y a pas de marché pour les véhicules à base d’Hydrogène
Pour les industriels, se lancer trop tôt, c’est prendre un risque économique. Ils surveillent ce sujet pour être prêts à temps, et pour l’instant ils se limitent aux validations technologiques moins coûteuses. Se lancer dans une validation industrielle nécessite un investissement colossal, et le faire trop tôt c’est perdre de l’argent dans un outil qui sera longtemps en surcapacité.
A titre d’exemple la crise de 2001 qui a frappé les constructeurs télécoms, n’était pas dû au fait que nous n’aurons pas besoin de leurs infrastructures en fibre optique, mais au fait qu’ils ont déployé des capacités de débit trop vite par rapport au besoin , avant le développement généralisé de la vidéo sur Internet (légal ou pas) des partages de gros fichiers et des chats vidéo. Maintenant les sociétés Free, Neuf Cegetel, Numéricable, et France Telecom se lancent en 2007 voir plutôt en 2008 sur le déploiement de la fibre optique, soit plus de sept ans après. Quelle industrie peut survivre avec sept ans de stock ou de surcapacité sans être en crise ?
Ce risque économique est valable pour tous les types d’industrie qui seront impliqué dans la filière Hydrogène :
- Les constructeurs de véhicules, en France potentiellement Airbus, Renault et Peugeot-Citroën.
- Les fabriquant d’infrastructures pour la fabrication de l’Hydrogène, en France potentiellement : Areva et Alstom
- Ceux qui fabriqueront l’Hydrogène, en France potentiellement Total, EDF, Gaz de France, Suez et Air Liquide
- Ceux qui conditionneront et distribueront l’Hydrogène, en France potentiellement Total, Gaz de France, Suez et Air Liquide
L’Etat a donc un rôle à jouer. Comme garant de l’intérêt général, il a l’obligation de faire sortir la France au plus vite de sa dépendance aux énergies fossiles, responsables des Gaz à Effet de Serre.
Il peut, en synchronisant le basculement vers la solution Hydrogène, offrir aux industriels une garantie sur le risque d’avoir investi trop tôt. De plus en ce faisant il s’assure que les industriels Français n’investiront pas « trop tard ».
L’Etat peut forcer ce basculement grâce à la voie réglementaire et fiscale (taxe CO2). De ce fait, il peut en concertation avec les industriels concernés être celui qui synchronise le basculement et donc celui qui garanti contre les risques économiques.
Par son action transverse de maître d’ouvrage, il s’assure que tous les éléments de la chaîne se développent en phase.
Dans ce cadre, l’investissement sera partagé entre les différents acteurs et l’Etat n’aura comme rôle que celui qui amorce la pompe par des commandes garanties. Mais l’Etat Français ne supportera pas l’essentiel de l’investissement, ce qui ne peut pas être envisagé dans sa situation financière actuelle.
Une opportunité formidable
Les défis liés aux changements climatiques et la l’épuisement des réserves d’énergies fossiles, imposeront à moyen terme la fin de notre mode de vie actuel.
Devant cette menace, certains recyclerons leur antilibéralisme dans une attitude malthusianisme et anti-technologique. D’autres feront le choix de l’innovation et relégueront, si elles réussissent, les tenants du premiers choix aux rangs de pays sous développés.
N’oublions pas l’exemple de la Chine, alors en avance sur l’occident, qui a raté la révolution technologique et industrielle en se refermant sur elle-même. L’Empereur par une stricte application du « principe de précaution » condamnait à mort tous ceux qui auraient construit des bateaux de plus d’un mât capables d’aller en haute mer et de créer des contacts avec des pays étrangers inconnus. Cent ans auparavant, les chinois avait pourtant explorés la côte africaine, mais ils ont tourné le dos à l’inconnu et ont laissé les européens devenir la seule civilisation technologique qu’ils doivent maintenant rattraper.
Il est probable que les pays qui feront en premier les bons choix technologiques ; au moment du basculement OBLIGATOIRE lors de la fin de la civilisation du pétrole, auront une avance considérable qui leur garantira un développement économique non rattrapable à court terme.
Les géants industriels qui se formeront les premiers sur ces technologies de l’Hydrogène seront pour longtemps incontournables par les nouveaux arrivants. En effet il s’agira d’une industrie fortement technologique et nécessitant d’énormément de capitaux. Dans ce cas de figure l’avance des premiers est quasi irrattrapable. Nous observons ce type de situation dans l’aéronautique (Boeing et Airbus) ou la fabrication de micro - processeurs (Intel et AMD). L’avance technologique et l’investissement en capital les mettent pour longtemps à l’abri de nouveaux entrants.
Il en est de même pour des secteurs comme l’automobile, l’industrie pétrolière etc.
En faisant le bon choix la France peut trouver là les points de Croissance qui lui manque.
Par contre elle ne peut pas le manquer. Du fait de la lâcheté de ses gouvernants actuels face à la peur automatique vis-à-vis des nouvelles technologies, elle est déjà en train de rater la révolution de la biotechnologie au nom d’un principe de « précaution » mal compris qui n’a de toute façon aucun sens s’il n’est pas généralisé à l’échelle mondiale.
Notre attitude de replis vis-à-vis de l’innovation peut nous exclure de la potentielle révolution de ce secteur. Les nouvelles sociétés de biotechnologies seront près de Cambridge ou de Boston mais pas en France. Si les OGM débouchent sur des médicaments innovants, nous devrons les importer alors que nous étions au départ dans la course avec le génopôle d’Evry.
La France grâce au courage de la génération politique précédente se trouve dans une des meilleures positions pour relever le défi du basculement vers la technologie de l’Hydrogène.
Elle possède avec son savoir faire nucléaire la capacité de produire en masse de l’Hydrogène. Des grands groupes comme Total,Suez, Gaz de France ou Air liquide sont présents sur son territoire et elle possède une industrie automobile encore forte. Néanmoins l’essentiel de l’innovation sur les moteurs à Hydrogène se fait Outre Rhin. Il est donc nécessaire d’amorcer une dynamique avant que le retard ne soit trop important.
Julien IRONDELLE et Max STELLMACHER
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Documents complémentaires
Deuxième film Détails sur le record de la BMW H2R (302,4 Km/h, le 30 septembre 2004, Miramas, France)
Merci pour cet article. Vous présentez, et c’est rare, le dihydrogène comme ce qu’il est réellement, un vecteur, vous faites un inventaire intéressant des techniques pour le produire, en insistant sur les productions de l’életricité nécessaire ayant un faible impact sur l’environnement.
J’apprécie encore plus le fait de voir dans un article sur l’utilisation de l’hydrogène le fait que la quantité de matière fissible est limitée (et donc que le nucléaire tel qu’il est actuellement est une solution transitoire, en plus de tous ses désagréments).
Merci aussi de ne parler que de géothermie profonde, la géothermie la plus employée (en France en tout cas) ne l’étant pas (profonde), ne permettant pas de produire de l’électricité et surtout n’étant pas renouvelable à courte échelle de temps puisque la température des nappes impliquées était durablement diminuée (exemple des structures en Île de France).
l’article est intéressant sur l’état de la technologie existante et les projets en cours pour le reste la critique est de mise !
On peut effectivement se poser la question du pourquoi le Grenelle de l’Environnement n’a pas évoqué le sujet. C’est peut être parcequ’il faut d’abord financer le secteur automobile avec une écotaxe payée par nos impôts, injustifiée au regard des objectifs atteints en matière d’émission de polluants et encore moins justifiée dans un cadre de politique relevant du libéralisme.
"Dans un horizon court terme seul le nucléaire peut garantir une production suffisante pour remplacer les sources fossiles".
Dans un horizon court terme surement, mais le nucléaire est lui même basé sur des ressources d’uranium qui ne sont pas infinies, ce qui ne résout pas la problématique énergétique à long terme ! On reste sur du fossile !
Vous n’expliquez pas en quoi le principe de précaution est un frein au développement de la technologie de l’hydrogène alors que c’est un problème essentiellement économique et de planification comme vous en parlez !
Je ne vois pas ce que viennent faire ici les OGM ni même le pro ou anti libéralisme !!!
Le principe de précaution est un principe de responsabilité ! Il me semble que les OGM sont utilisés pour la fabrication d’insuline et personne ne s’en plaint. Concernant le principe de précaution appliqué aux OGM il ne concerne que les OGM agricole et leur menace irréversible sur la biodiversité. Expliquez moi alors pourquoi Bill Gates, Monsento, la fondation Rockfeller et Syngeta et d’autres grandes entreprises de l’agro alimentaire sont en train de construire un blockhaus aux Spitzberg pour stocker les graines des plantes amenées à disparaitre ? Le principe de précaution ne signifie pas l’arrêt des recherches scientifiques !! Son seul tord est de retarder le retour sur investissement. Quand on voit comment certains grands groupes occultent volontairement certains résultats de leur études, on peut se poser des questions sur le sens de leur responsabilités !
ha j’ai oublié d’indiquer mon pseudo pour le commentaire précédent : Geko
Cordialement
Bonjour,
La combustion de l’hydrogène produit de la vapeur d’eau qui est, rappelons le, le premier des gaz à effet de serre.
Est ce que quelqu’un s’est préoccupé de prévoir les conséquences de la diffusion massive de vapeur d’eau et du déséquilibre qui en résulterait ?
La vapeur d’eau se condense très vite : c’est la température qui pilote la quantité de vapeur d’eau admissible dans l’atmosphère, dont toute l’eau se renouvelle en 10 jours !
Ce n’est donc pas un problème, pas plus que les rejets de vapeur des centrales thermiques.
Bonjour,
Le plus difficile n’est pas de découvrir une vérité universelle, mais de trouver celui qui voudra bien l’écouter.
Depuis cinquante ans, tous nos Président de la Répuublique roulent en Citroën. Malgré ce magnifique support publicitaire ( C’est vrai, onne peut pas rèver mieux ! ), les français rèvent encore de voitures allemandes... ?
Nous avons atteint la première marche des podiums en formule 1 ( Renault ) aux vingt-quatre heures ( Peugeot ) en WRC ( Citroën ) et malgré cela, les français rèvent toujours de voitures allemandes... ?
Avant la drenière guerre, on comptait deux cent cinquante marques de motos françaises...
Pendant celle-çi, les allemands s’éclataient avec nos tractions avant sur nos réseaux routiers performants pour l’époque, ( depuis, le monde entier s’est mis à la traction ) ,nous ont copiés la marque Panhard dont ils ont fait leur Porsche, et malgré le modèle magnifique que nous représentions...les français sont toujours fascinés par les voitures allemendes... ?
C’est Renault et ses taxis de la Marne qu ont fait pencher la balance lors de la première guerre, Peugeot a longtemps été la marque fétiche des africains, et malgré cela, le français rèvent toujours de voitures allemandes... ?
Un ingénieur français a poursuibi seul ses recherches vers une technologie à air comprimé, nullement reconnue de nos Autorités, mais développée enfin en Inde.
Renault vient d’annoncer la production d’un modèle électrique bientôt diffusé sur le marché Israêlien... ?
A qui peut-on attribuer ce manque de volonté infra-national, d’entre nos dirigeants et nos citoyens ?
Nul n’est prophète en son pays.
Ouf ! Toutes mes voitures depuis que j’ai le permis sont des Citroën/Peugeot/Renault !
Et je dois dire que par rapport à WW, Audi ou BMW, elles sont autrement plus confortables !
Mais les voitures Allemandes sont des monstres qui en imposent par leurs lignes agressives et leur puissance (en ce qui concerne les modèles pour particuliers...) ! L’homme est toujours aussi incorrigible : il a toujours autant besoin de montrer qu’il en a... de la testostérone
J ai eu des renault, puis une citroen et maintenant une BMW. Difficile de comparer car elles ne sont pas de la meme generation ni du meme prix.
La ZX etait bien, la R11 pas terrible, la R9 nettement mieux (meme si elles sont quasiment bassee sur les meme pieces) et la R5 tres bien tant qu on ne vit pas dans un pays froid (impossible de la demarrer si elle etait reste 3 j au froid)
Mais dire qu une BMW c est moins bien qu une citroen faut quand meme pas exagerer !
C est des voitures plus puissantes, plus sportives. C est plus agreable a conduire (enfin si on aime conduire et pas juste aller de A a B)
J’ai 10 ans de permis et j’ai passé 5 voitures (aucun accident je precise, juste la volonté de changer).
J’ai eut : une lada, Golf2, Bmw 5.20i, Lancia Dedra, Seat Cordoba et 206.
Je peut vous garantir du confort d’une BMW ou d’une Lancia. Leurs qualité de finition. La 206 était genial mais classique et dés qu’on monte une peu trop haut en vitesse y’a un bruit d’enfer.
Arrêtons d’être chauvin. Les allemand et le Italien font des voitures d’une qualité exceptionnel, trés couteuses, mais exceptionnel.
J’oublié la lada, c’est une autre histoire. Mais bon tout le monde rêve d’avoir ce bijou sovietique.
Ce sont les acheteurs d’exotisme comme vous deux qui ont offert aux allemands les moyens d’être devenus supérieur, car vous n’avez peut-être pas connu les bm, alpha des années soixante dix. à l’époque, elles étaient encore de lourds tombereaux incontrôlables...même constatation que pendant la guerre.
Vous retrouverez peut être dans vos greniers, un numéro de l’automobile magazine, relatant de l’essai de la bx sport face à ses rivales, la 320i et l’alpha 75, datant de sa sortie sur le marché...édifiant. A puissances égales, la française, plus légère, surpassait netement ses rivales dès qu’elles quittaient l’autoroute.
Mais, le problème, aujourd’hui, est que : Tant qu’on aura pas séparé les flux tendus commerciaux, des flux simples privés, de sur le même réseau, il faudra alourdir nos berlines pour supporter les nouvelles normes imposées par les poids lourds de quarente quatre tonnes, cinq cent chevaux !
D’ailleurs, j’y pense, Pourquoi n’attache-t-on pas les camions ensembles pour les faire rouler sur deux rails... ? En ajoutant, à l’arrière un wagon salle de jeu, boisson fraiche, internet, couchette, et une hotesse bien aimable, je suis presque sûr qu’en leur demandant leur avis...il seraient tous d’accord, à l’unanimité !
Encore un article clairement orienté ...
Même lu en diagonale on y repère les erreurs classiques de ceux qui font de la promos à destination du grand public.
J’ai pas le courage de pointer tous les faits qui sont passés sous silence ou qui sont erronés : continuer donc à rêver de votre hydrogène, pendant ce temps là le pétrole brule ...
(et oui, je bosse, en partie, dessus depuis 6 ans ...)
Allez Atlantis un petit effort svp :-p ....Informez nous !
je suis pas don quichotte : les moulins à vents promoteurs de techno qui ne dépassent quasiment pas le stade du proto subventionné seront toujours plus nombreux. et le public trop crédule (pensez donc, on nous propose de ne rien à changer à nos habitudes ! ils se chargent de tout, il y a qu’à leur faire confiance ...)
google est votre ami. le temps aussi, remarque ...
Google est mon ami depuis longtemps mais je ne suis pas scientifique !
les progrès sur les moteurs à hydrogène non stockés s’accélèrent. c’est l’avenir et ça fait peur aux industriels pétroliers et nucléaires ...
Il y a blocage de ces milieux et des politiques. qui peut croire M.Bush ou M. Sarkozy quand ils déclarent leur foi dans l’hydrogène ?
La situation est très complexe, la crise actuelle de la bourse et les tensions internationales en sont le reflet... La Chine a les moyens de trouver LE combustible qui pourrait alimenter PAC et moteur à hydrogène. Peut-être que c’est déjà fait ! imaginez un combustible peu coûteux, renouvelable, non polluant et abondant et vous aurez l’exacte mesure de la révolution qui se prépare. Si le lobby pétro-militaire ne détruit pas cet espoir
Intéressant de voir à quel point notre tempérament latin nous joue des tours...
En effet, nous sommes tous frileux face aux nouvelles technologies. Il y a de quoi, on a eu des précédents ! Le nucléaire par exemple, au début c’est tout beau tout gentil et ça marche bien ! Mais un beau matin d’avril 1986 c’est le drame ! Qu’à cela ne tienne ! Nos douaniers sont des supermen qui arrêtent même le nuage radioactif Russe qui n’avait pas ses papiers...
En réalité c’est cette facilité des élites à cacher la vérité dès qu’elle peut faire un peu peur qui nous conduit à être aussi frileux...
Prenons l’Hydrogène par exemple. C’est un gaz extrêmement volatile, très léger et dont la réaction avec l’oxygène est extrêmement violente ! Il suffit que la sécurité d’un conteneur dans l’usine de production ou de stockage soit approximative (et on sait combien nos industriels font des économies sur la sécurité quand il s’agit de faire du profit) et BAOUM ! Une ville rayée de la carte en une fraction de seconde !
C’est une usine qui devra se charger de la production et du stockage, avec ses techniciens et ses ouvriers "peu qualifiés". Imaginez un ouvrier peu qualifié qui allume une cigarette à proximité d’un conteneur d’Hydrogène liquide.
Voilà pour LE GROS POINT négatif : la sécurité... Il ne faut surtout pas abandonner cette technologie pour autant ! On sait aujourd’hui maitriser le nucléaire sans trop de risque à priori, mais il aura fallu passer par un Tchernobyl pour que les patrons industriels prennent conscience des risques (économiques surtout puisque c’est ce qui leur fait mal) qu’il prenaient avec cette technologie. C’en est pas moins une source d’énergie formidable qui va nous être bien utile à la fin du pétrole et en attendant la suite...
Espérons qu’on n’aura pas de Techernobyl d’Hydrogène...
Mis à part ce point, je ne peux que militer en faveur de ce basculement vers l’Hydrogène au plus tôt ! Ne serait-ce que pour régler les problèmes de stockage et de transport des autres énergies alternatives au pétrole...
A Blaye, en Gironde, on ignorait que le blé était explosif ! Tout est explosif dans des conditions précises, tout comme la drogue, c’est la dose qui le déclare.
non, le blocage n’est clairement pas du point de vue de la sécurité (c’est exactement mon créneau). La problématique hydrogène est différente de la problématique pétrole mais les risques/impacts ne sont pas plus grands (ni moins grands d’ailleurs).
Ils sont différents mais rien d’insurmontable d’ailleurs.
Qu’on brandisse la sécurité pour "excuser" le "retard" de l’hydrogène est un énorme attrape nigaud. Regardez plutôt des cotés "performance globale, coût, matières nécessaires, durée de vie" ...
Bonjour,
pour votre information de 1900 à 1970, le gaz de ville était composé de 50 % de gaz naturel et de 50 % de dihydrogène. Les "tchernobyl" d’hydrogène seront inexistants, sauf si nous ne prenons pas soin de nos infrastructures ou ne faisons pas atttention lors de travaux. Cf divers incidents sur réseau de gaz naturel dus à la vestusté ou le manque de rigueur.
Cordialement
Julien IRONDELLE
pas un mot sur les rendement attendus. l’electrolyse de l’eau n’as actuellement pas un bon rendement : 60%dans les meilleures installations pilotes. et il faut aussi conter sur les rendement des pile a combustible.
pour moi les seules manière durable de produire de l’hydrogene sont :
le thermolyse nucleaire (avec les gegeration IV dont vous parlez et qui reste a²mettre au point. il n’ya eu que de prototype qui n’ont jamais vraiement fonctionné ou qui on ete arete pour des raison politique (on peut le comprendre un reacteur dont les parois doivent resister a des temperature de 1000°C, au radiations et a l’acide iodidrique utilisé dans les cycle de thermolyse sans jamais conaitre de défaillance apres generalisation ). il faudrait aussi maitriser sinon la surregenaration, au moins la regenération. bien que partisan d’unnucléaire pour l’electricité je ne pense pas que le jeu en vaille la chandelle.
la photolyse directe soit avec des catalyseurs chimique type TiO2, soit avec des algues artificielles (cf recherche de genome synthetique de graig venter) la photolyse a ma preference personnelle. l’incovenient : les enormes surfaces a y consacrer
toutes les autres solution ont des rendements trop riquiqui (deja limité par celui de l’electrolyse) pour etre mise un oeuvre de maniere généralisée : photovoltaique, eolien, vagues. quand a la géothermie profonde , trop de probleme de corroion des tuyauterie et des coup des forages pour avoir une reelle production d’envergure, ce qui est enviseageable en islande n’estpas forcement transposable ailleurs,
pas un mot non plus sur les progets alternatifs de stokage de l’hydrogene : methanol amoniac, qui semblent plus abordables que H2 liq ou comprimé. mais çà rajoute un autre rendement de conversion et une pollution supplémentaire !
Quoiqu’il en soit du bilan énergetique, l’article de julienwifi est interessant en ce sens qu’il présente une piste interessante pour surmonter la raréfaction imminente du pétrole.
Moi, je serais davantage partisan de moteurs électriques plutôt que thermiques ce qui ne change pas beaucoup le problème en amont : produire de l’electricité et en stocker l’énergie sous une forme où une autre...Hygrogène, air comprimé, batteries...
Merci à l’auteur, et bien à vous.
Très beau travail qui à du mérite. L’information sur ce sujet est parcellaire et circule mal. Je voudrais vous signaler le travail phénoménal et inconnu de gens très pointus sur ce sujet. Et peut être serais-vous étonnés d’apprendre que cela vient du Sénat. Et oui, comme quoi. Donc œuvrons tous ensemble à mieux faire connaitre ce sujet. Je rajouterais donc pour synthétiser :
Trois grandes questions se posent : Comment le fabriquer ? Où le fabriquer ? Comment le stocker, le transporter et le distribuer ?
La réponse de l’étude :
Au final, l’analyse de l’ensemble de la filière hydrogène permet d’aboutir aux conclusions suivantes :
l’hydrogène est l’un des vecteurs énergétiques du futur. Son potentiel est très élevé mais ni la technologie, ni son coût économique ne permettent d’envisager une large diffusion dans le moyen terme et même tout simplement à un horizon fiable ;
la technologie hybride diesel est le mode de transition énergétique le plus prometteur car il procure le meilleur rapport gain écologique/efficacité énergétique/coût économique. Cette technologie sera largement disponible dès le début de la prochaine décennie ;
si la rupture technologique annoncée en matière de batteries et de stockage de l’électricité se produit, il est très probable qu’elle réduise énormément l’intérêt d’une filière hydrogène, voire qu’elle en reporte l’apparition pour de nombreuses décennies.
Ce dernier point est essentiel à mes yeux, si par malheur, la batterie à base nanotubes de carbones venait à être commercialisable, nous revoilà partit pour 50 ans de nucléaire (ou au stockage des énergies vertes), et c’est certainement cette menace qui doit limité les ambitions d’investissement dans l’hydrogène.
Liens vers le rapport complet
L hydrogène c est super. Quasi inépuisable, Jupiter et Saturne ne contienne quasiment que du diHydrogène. Le seul soucis, est l aller retour à la station service ! Actuellement on le fabrique à partir du gaz naturelle . Comme solution ecolo on fait mieux. Le produire avec du nucléaire (90 ans de réserves) pourquoi pas. Ca va surement faire plaisir à Voynet !
Plus serieusement il vaudrait mieux commencer par moins gaspiller l énergie. plutot que de faire confiance à ce genre d utopie (qui date quand même du 19ème siècle sans progrès notable).
Attention,ce n’est pas non plus en clouant le bec aux visionnaires même si leur projet parraissent utopiques au premier abord que l’on risque de trouver des solutions pour l’aprés pétrole.Je pense que la filière hydrogène mérite d’être étudiée même si elle ne règlera pas tous les problèmes
Les puissantes industries monopolistiques, automobiles et banques, ont fait taire les utopistes et exploité leur brevets juste après expiration, tel celui de mr Diésel.
Le plus bel exemple est l’histoire du génial inventeur Preston Tucker. Il équipa le premier de ceintures de sécurité les cinquantes seuls modèles qu’il réussit à sortir de ses chaines de montage, avant d’être terrassé et ruiné par les grands.
combien d’humains sont morts, passés par leur pare brise avant de voir généralisée son idée visionnaire... ? Cent mille...deux cent mille... ?
merci cassandre bonne remarque.....
julien wf...pourquoi donner tant d’importance a l’eolien .c’est de la baudruche qui ne sert qu’a justifier la création de centrales thermiques au gaz dont les turbo réacteurs crachent du co2 comme XXX avions quand il n’y a pas de vent ou quand il y en a trop pour faire tourner les moulins.....les eoliennes sont une hérésie qui ne peut founir qu’une electricité chère, tres chère , aléatoire et a doses homéopathique....
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Chez nous, quand l’Etat, en 1981, s’est mis à soutenir un ancien coureur automobile, cela a été pour construire une espèce de tondeuse diésel pétaradante et encore aujourd’hui, un grand ami de notre président nous fait la même, mais électrique. C’est un bon début, mais, on peut donc savoir le pouvoir dont jouit l’Etat et les solutions alternatives qu’il finance.
Prenons un exemple : ITER, comme Airbus, Eurotunnel ,c’est la pratique façon qu’utilisent nos dirigeants pour produire des factures à rallonges. Celles-çi peuvent être largement multipliées en fonction de la gourmandise de ceux qui les parasitent. Ainsi, il devient difficile de vérifier comment des milliards d’euros sont détournés. Dans le cas d’ITER, 20 milliards d’euros sur 20 ans pour fabriquer une grosse cocote minute et la raccorder au réseau EDF...ça fait mille millions d’euros par an, ( six mille cinq cent soixante dix millions de francs, plus de six milliards de francs par an ! )... avec trois cent emplois ouvriers.
Pourtant, décentraliser, cela devrait dire que l’on pourrait tous produire chez soi une partie non négligeable de nos besoins en énergie. Et, pour nos transports également relocaliser...Par exemple, pourquoi ne pas doubler chaque poteau électrique, ( Il y en a encore 65000 non enterrés dans le département de la Creuse, deux cent cinquante quatre mille haute et moyenne tension, et donc plus ou moins six millions dans le pays. ), d’un semblable, mais éolien. Une hélice en proportion, débrayable, transparante, silencieuse, un relais au réseau et un accumulateur pour ceux qui sont situés en bord de route. Avec une place pour se garer, le temps d’une pause, d’un clope, on peut ainsi faire son plein en une quelques minutes, pour quelques euros avec une simple carte bancaire... ( Une batterie vide montée dans une voiture qui tourne est pleine au bout de sept km. ) Il y a trente ans, c’était impensable...aujourd’hui, ça l’est !
Et de cette façon, sans traumatique pollution visuelle.
Il nous reste 15 ans avant le renouvellement de notre parc nucléaire, et je vous laisse imaginer, vu les guerres actuelles pour le pétrole, qu’en sera-t-il pour l’uranium. D’autant plus que dans quinze ans, combien de pays ayant rattrappé leur retard revandiqueront leur part du gateau ?
C’est le transport de l’énergie qui multiplie son prix et le danger, dans certains cas. La solution la plus durable, est la plus localisable.
http://www.actu-environnement.com/a...
En France, le progrès ne vaut que s’il est partagé par les grandes entreprises nationales de ce pays et impôsé à la masse des contribuables qui, en bon bétail captif, se font un plaisir de subventionner les choix éclairés et occultément dispendieux de leurs rentiers parasitaires.
Ex : cocorico le minitel surtaxé face au vilain internet gratuit, cocorico le Rafale face à tous les autres navions pas beaux (sans oublier le pont trop court de 40 cm du portnavion atomique Ch de Gaulle), cocorico les bus ratp a gazole alors que tous ces c... de voisins se sont mis au gaz, cocorico le superphoenix et autre epr pharaoniquement inutiles, etc. etc.
le projet hydrogene aurat de l’avenir c’est certain, comme l’alternative baterie et hbryde hydrogene baterie
mais actuellement elle ne peut arriver sur le marché car la production d’essence à partie du petrole est bien moins couteuse que celle de l’hydrogene à partir de l’electricité
par exemple les energies renouvellables sont avantageuses (sauf l’eolien) maintenant du fait de l’amelioration de la technologie mais aussi de la hausse du petrole et de l’energie en generale donc au bout d’un certain temps elles sont rentables( au bout de 2-4ans) pour le particulier sauf les produits derivées de EDF comme la pompe à chaleur qu’ils ont comme comme offre
Bonjour A vous lire, l’hydrogène est seulement une façon très couteuse de stocker de l’électricité. Pour moi et pour d’autres, améliorer la capacité de stockage des batteries par au moins un facteur 10 est beaucoup plus important. Bel article quand même, merci.
s’il faut rester réaliste pas la peine non plus d’être pessimiste
C’est vraix qu’il va falloir construire plus de centrale à court terme (d’où ITER qui malgré tout est l’avenir à long terme)
c’est vraix que cette techologie pose et posera des problème (mise au point, rique d’explosion, impacte sur l’environnement...)
et malgrés tout cette solution reste la plus réalistes
maintenant gardont une chose à l’esprit : aujourd’hui il n’y a pas d’énergie propre à 100%
Si ! Il y a l’énergie que l’on ne consomme pas et de nombreux scientifiques, politiques et écologistes sont d’accord là dessus. ;-)
L’université de Hawaï ont trouvé un procédé différent pour produire de l’hydrogène... et ont réglé en partie le problème du stockage et donc du transport du combustible.
lisa S ...vous avez bouffé du lion...
d’ici 15 ans l’oeuvre néfaste de voynet sera j’espère effacée et nous aurons repris notre avance en matière de ""surgénération"" ...nous reconstiturons du combustible (mox) en brulant des dechets comme nous le ferions maintenant si creys malville n’avait pas été saboté et arrété par voynet -mittrand -jospin....
a marcoule et cadarache nous travaillons a des mises au point et , de ce fait , il faut penser que dans 15 ans nous aurons encore assez de combustible pour arriver a la fission du deuterium......
De Karva, sur l’hydrogene
Je connais bien, pour des raisons professionnelles les methodes pour faire l’article de l’hydrogene, et je trouve que le papier ci-dessus passe bien en revue tous les arguments, et il me semble tres difficile a les discuter tous.
L’hydrogene beneficie aujourd’hui d’une importante promotion au niveau europeen (idees de J. Rifkin) parce que ses promoteurs y voient un moyen de stocker l’energie episodique des eoliennes et des centrales solaires. De plus, il y a toute une ideologie de la production decentralisee d’electricite qui favorise l’hydrogene.
Je pense que l’hydrogene n’a aucun interet dans les installations de puissance, parce que l’electrolyse de l’eau avec la compression de l’hydrogene (qui est un corps qui stocke peu d’energie par unite de volume) induit une perte de 50% de l’energie initiale : gachis !
Si on veut reobtenir de l’energie electrique ou mecanique, les piles a combustibles (PAC) et les moteurs ne depassent pas 50% de rendement.
Donc le rendement electricite-hydrogene-electricite est autour de 25%. DOUBLE GACHIS !
J’ajoute que la production d’hydrogene avec des centrales nucleaires, avec par exemple le cycle iode soufre (dit cycle de Bunsen) ou autre cycle est illusoire :
Les centrales THTR (1000C) sont abandonnees par le CEA.
Les centrales generation IV etudiees serant a moins de 650C, et le rendement de ces cycles a une temperature si basse sera si marginal qu’il n’a aucune chance d’etre developpe.
Donc, la societe hydrogene, c’est du bidon, sur lequel le CEA et l’Europe depensent inutilement de l’argent !
Il vaut beaucoup mieux developper les batteries au lithium pour les voituresm mais voila, c’est en train de se faire...en Chine et au Japon !
Karva
Bonjour,
article intéressant. Cependant, il ne faut pas oublier qu’il faut fournir de l’énergie (fossile, nucléaire, solaire etc.) pour produire de l’hydrogène par électrolyse de l’eau.
Ensuite vous récupérez de l’énergie lors de la recombinaison de l’hydrogène en eau (piles à hydrogène).
Mais les lois de la physique sont telles que vous ne récupérez qu’une partie de l’énergie que vous avez fourni pour décomposer l’eau.
A cela, il n’y a aucun remède contre les lois immubles de la physique, quelle que soit l’intensité des efforts de recherche.
De plus, il ne faut pas oublier que la compression de l’hydrogène sous très haute pression demande beaucoup d’énergie, environ 30 % du cycle.
Le bilan énergétique est donc négatif et faible, au mieux 50 %.
C’est pourquoi le vecteur hydrogène ne sera qu’un moyen limité de fournir de l’énergie dans le futur.
Avec les réacteurs nucléaires de 4ième génération (au delà de 2040), c’est un peu plus favorable, mais reste négatif en terme d’énergie produite.
Bien cordialement. Pierrot
mais alors que proposé vous comme energie propre qui puisse subvenir au besoins de tous
L’hydrogene n’est pas une energie "primaire" de toutes facons, il faut la fabriquer, comme l’electricite. D’ailleurs, certains le voient comme une susbstitution/concurrence pour l’electricite.
Pour avoir l’energie dont on a besoin, il faut chercher dans ce qui n’emet pas de CO2. Je ne vois que le nucleaire pour satisfaire les besoins, en complement a l’hydraulique et quelques broutilles "renovelables". Mais il faut se battre contre le developpement du charbon !
karva
Bonjour, Article très intéréssant pour un citoyen "landa" comme moi, même si parfois je perd pied. Je ne pense pas que nous retrouverons une "bonne à tout faire" comme les énergies fossiles.Il nous faut aussi faire face aux défis environnementaux que nous avons lancés à "Dame Nature".Si nous n’y prenons pas garde, "Dame Nature" ne nous épargnera pas. Je crois donc qu’il y ait plusieurs solutions techniques complémentaires dont l’hydrogène. Je comprends les scientifiques qui cherchent la solution miracle, d’où le débat.Pourquoi ? Tout simplement, parce que la recherche en France a un budget de RMIste, alors ils n’ont pas le droit à l’erreur.Combien de ceux qui interviennent sur ce blog sont véritablement indépendants des grands industriels ? Oui, la recherche est très dépensière en capitaux. Mais les capitaux, ils existent !!! Combien partent en fumée ? Allez quelques chiffres ! 7 milliards à la Sociètè Génèrale, 180 milliards par an est le chiffre de la spéculation en France dont 46% partent l’étranger.Allez, j’arrête là !!! A+
Bel article. Un certain accent aurait pu être davantage porté sur les problèmes liés au stockage du dihydrogène, très dangeureux (gare aux explosions !).
Je n’ai pas lu tous les commentaires, mais par exemple celui de karva m’a donné envie de répondre : la transformation électricité-hydrogène-électricité n’est peut-être que de 25%, seulement qu’en est-il du rendement des moteurs essences par exemple ? 30% tout au mieux si mes souvenirs sont bons ? Et puis est-ce la seule méthode pour produire du dihydrogène ? Je crois que l’article nous donne des pistes ! Bien évidemment, les batteries au lithium semblent plus avantageuses, seulement j’aimerai bien connaitre son bilan énergétique sur son cycle de vie (combien d’énergie pour la produire ? combien pour la recycler ?) et l’impact que cela a sur l’environnement (c’est assez polluant une batterie, non ? la laisser aux inconscients qui la jetterait en pleine nature, c’est dommage quand même ?)
Je crois qu’aujourd’hui, il est indispensable de construire l’évolution de notre production d’énergie, parce que ni les hydrocarbures, ni le charbon, ni l’uranium ne nous permettront de vivre tranquillement, puisque détenus par un petit nombre d’individus.
L’avenir, c’est une énergie disponible partout, mobilisable rapidement et de manière équitable pour tous. L’hydrogène est une piste qui mérite donc d’être explorée. Ça ne sera pas pire que la situation actuelle, et les sceptiques pourront continuer à payer leur essence !
La deuxième précaution c’est tout de même l’étanchéité des conteneurs et du circuit d’H², sans oublier dans le cas des moteurs thermiques ou turbines d’obtenir la combustion COMPLETE, sinon adieu notre couche d’Ozone.

















