Article publié le 16 juillet 2008
Il ne s’agit pas de sites de stockages comme celui, expérimental, de
Bures qui ont vocation à accueillir les déchets ultimes de nos
centrales nucléaires, fortement radioactifs et de durée de vie
variable mais du tout venant, les déchets faiblement radioactifs en provenance de toutes sortes d’utilisation de produits radioactifs, de certaines centrales nucléaires
de la technologie Uranium naturel/Graphite/gaz aujourd’hui dépassée,
mais également d’utilisation diverses comme la fabrication de
composants électronique, le traitement de certains métaux ou même les
sources radioactives utilisées pour la radiologie ou d’autres
applications industrielles, pots catalytiques par exemple.
Les déchets sont classifiés en fonction de leur activité et de leur durée de vie. En l’occurrence il s’agit de ce que l’on appelle les déchets FA-VL, faible activité-vie longue, sans danger, mais qu’il faut quand même stocker quelque part si on ne veut pas les voir apparaître dans les décharges publiques.
Ils sont stockés pour l’instant à Soulaines, dans l’Aube, un centre qui est proche de la saturation, le centre pour les déchets de très faible activité se situant à Morvilliers et celui pour les déchets à haute activité étant provisoirement dans la piscine de la Hague. Où ils posent infiniment moins de problème que les déchets domestiques de Marseille ou de Naples ! Il faut donc trouver une seconde implantation pour ces déchets FA-VL.
L’Andra, Agence Nationale pour la Gestion des Déchets Radioactifs, vient donc d’adresser un appel à candidature à pas moins de 3115 communes sur Vingt départements qui possèderaient le sous sol adéquat comme montré ci-contre. Les dites communes ont jusqu’à la fin de l’année pour se prononcer. L’avantage une activité industrielle sur la commune, sans danger, et créatrice d’emplois. L’inconvénient, pour le maire, ne pas être réélu facilement, tellement nos médias et associations ont diabolisé la chose.
La condition, néanmoins, posséder un sous sol avec des formations sédimentaires ou marneuses épaisses d’une cinquantaine de mètres et située à une profondeur de 100 à 200 mètres et géologiquement stable.
La course à la candidature est partie. Un volontaire parmi les maires proches de la retraite ?
je propose que vous alliez habiter directement sur le site retenu, puisque c’est sans danger. En plus vous aurez de la place pour cher.
au fait, pourquoi ne pas parler des stockages sauvage de FA-LV comme sur le site de tricastin (et il doit y en avoir plein d’autres), par "nos champions du nucléaire" ?
correction : "de la place pour pas cher"
Petite précision technique : les sites de stockage de l’ANDRA (CSTFA et CSFMA) ne sont absolument pas saturés, puisque prévus pour environ 30 ans d’exploitation.
Un nouveau site FA-VL est nécessaire pour stocker des déchets (faiblement irradiants à vie longue) qui ne peuvent être acceptés au Centre de l’Aube, réservé au déchets à vie courte (30 ans). Il s’agit plus particulièrement des déchets graphite (Carbone 14) issus notamment du démantèlement des réacteurs UNGG, et des déchets contenant du radium.
CEDRA Collectif citoyen contre l’enfouissement des déchets radioactifs
Dommage qu’un tel article comporte moult approximations et contre-vérités
Non, malheureusement la réalité des déchets nucléaires se résume en peu de mots : ingérabilité et opacité
Un exemple, et c’est un cas d’école au niveau international : http://www.dailymotion.com/Stopdech...












