NaturaVox : partager pour préserver
ConsoSociétéAlimentationSantéBiodiversitéClimatÉnergies
1500 tonnes de skis usagés par an

Article publié le 10 avril 2007

1500 tonnes de skis usagés par an

Je ne pensais pas que c’était si important, mais chaque année chez nous, en fin de saison hivernale, on trouve 1.500 tonnes de skis et de surfs usés qui partent à la décharge. Heureusement, certains privés ont essayé de faire quelque chose là dessus, et une société savoyarde : Tri-Vallées, a commencé à valoriser ces déchets en récupérant le métal et en transformant les matériaux composites restants en combustible pour cimenteries. Pour la petite histoire, une cimenterie aujourd’hui est la seule industrie (hors incinérateur) capable "d’avaler" la plupart de nos déchets des vieilles farines animales en passant par des pneus usagés...

C’est le village d’Aime, au milieu des stations de ski savoyardes, dont les bennes de la déchetterie débordaient de skis chaque fin de saison, qui a demandé à Tri-Vallées, employant 49 salariés à la gestion des déchets à Gilly-sur-Isère (Savoie), de trouver une solution.

L’expérience débute en 2006 avec 12 tonnes de skis, surfs et chaussures de ski qui sont collectées à La Plagne. Tri-Vallées fait le tour des loueurs de la station qui renouvellent un tiers de leur matériel chaque année. La collecte est facturée au loueur 2 euros par paire de skis, surf ou luge.
Le matériel récolté est broyé par l’entreprise Sibuet située à Chamoux-sur-Gelon (Savoie), un aimant retire la ferraille qui sera vendue ; et les différentes lamelles qui composent le ski sont récupérées et intégrées à d’autres matériaux afin de fabriquer un combustible pour les cimenteries.

"On ne gagne pas beaucoup d’argent là-dessus mais on prend un pari sur l’avenir", explique Laurent Dupont, directeur de Sibuet qui facture cette prestation.

La cimenterie Vicat de Saint-Egrève, dans la banlieue grenobloise, brûle ce combustible, contre rémunération. "C’est un service à la société en terme d’environnement. On brûle à 2.000 degrés, il n’y a pas de cendre, pas de fumée et ça permet de réduire les gaz à effet de serre", affirme Grégoire Douillet, responsable des combustibles et de la valorisation des matériaux de substitution chez Vicat.

Bookmark and Share
19 votes

commentaires

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)
  • [Se connecter]

Les Auteurs deÉnergies
Sylvie Simon - 40 articles
Mijo - 29 articles
Elie KHOURY - 2 articles
rcoutouly - 47 articles
çaDérange - 283 articles
Edouard33 - 1 articles
Biosphère Blog - 44 articles
J. Yster - 5 articles