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Nouvelles précisions de l'OMS concernant la classification en “possiblement cancérigène” des radiofréquences

Article publié le 22 octobre 2012

La classification par l’OMS le 31 mai 2011 des radiofréquences a sonné comme un coup de tonnerre dans le monde de la téléphonie mobile. Les opérateurs, leurs lobbyists habituels ont tenté de limiter la portée de cette classification en arguant, notamment qu’elle ne concernait que les portables. Ceci est faux !

Et PRIARTEM apporte des précisions bien utiles...

Nouvelles précisions de l'OMS concernant la classification en “possiblement cancérigène” des radiofréquences

La classification par l’OMS le 31 mai 2011 des radiofréquences a sonné comme un coup de tonnerre dans le monde de la téléphonie mobile. Les opérateurs, leurs lobbyists habituels ont tenté de limiter la portée de cette classification en arguant, notamment qu’elle ne concernait que les portables. Ceci est faux, ce sont bien les radiofréquences qui ont été classées ainsi, et étaient donc visées toutes leurs applications. Il suffisait de relire le communiqué de l’OMS pour le vérifier. A ceux qui n’auraient pas encore réussi à s’en convaincre, le responsable de cette expertise au CIRC-OMS vient d’apporter des précisions non susceptibles d’être interprétées.

Dans un mail, en réponse à une personne qui lui demande justement la portée de la classification en 2b, soit possiblement cancérigène, des radiofréquences, voici ce qu’il écrit le 30 mars 2012.

Version anglaise

Electromagnetic Fields (RF-EMF) covers the entire radiofrequency segment of the electromagnetic spectrum (30 kHz-300 GHz). Within this spectrum, the electromagnetic fields around (or the radiation emitted by) mobile telephones represent the most intense and most wide-spread exposure situation, for which a small increase in risk for glioma and acoustic neuroma has been found in the group of ’heavy users’.

Because there were also some indications of increased cancer risks from studies on occupational exposures to different frequency-ranges (in the military, in the plasticware industry), the IARC Working Group did not want to restrict the overall evaluation to “RF-EMF from mobile phones” or to “RF-EMF from mobile phones that were used in the late 1990s” or to “RF-EMF from mobile phones that were used in the INTERPHONE study”, since many other devices emit the same type of RF radiation, e.g., base-station antennas, radio/tv antennas, WiFi stations, smart meters, etc. Therefore, all these fall under the same broad evaluation of “Radiofrequency Electromagnetic Fields”. This is what the Working Group discussed and decided last year. Of course, because the exposure levels for many of these other devices and exposure situations are so much lower than the exposure to someone who has a functioning cell phone against her/his ear, the risk will be considerably less (although the hazard still exists).

I hope this is sufficiently clear to be useful. Thank you for your interest in our work. Sincerely yours,

Robert A Baan PhD, Responsible Officer, Monograph 102 on RF-EMF The IARC Monographs IARC, Lyon, FRANCE

Traduction française

“La classification des monographies du CIRC des champs électromagnétiques de radiofréquences (RFEMF) couvre l’ensemble du segment radiofréquence du spectre électromagnétique (de 30 kHz à 300 GHz). Au sein de ce spectre, le rayonnement des champs électromagnétiques émis par les téléphones portables représente la situation d’exposition la plus intense et la plus répandue, pour laquelle une légère augmentation du risque de gliome et de neurinome de l’acoustique a été trouvée dans le groupe des ’utilisateurs intensifs’.

Parce qu’il y avait également des indications d’augmentation des risques de cancer provenant d’études sur les expositions professionnelles dans d’autres gammes de fréquences (dans l’armée ou l’industrie du plastique), le groupe de travail du CIRC n’a pas voulu restreindre l’évaluation globale aux radiofréquences émises par les téléphones portables, ou les radiofréquences des téléphones portables utilisés à la fin des années 90, ou les radiofréquences des téléphones portables utilisés dans l’étude INTERPHONE, alors que d’autres appareils émettent le même type de rayonnement, comme par exemple, les stations de base, les antennes radio/TV, les bornes Wi-Fi, les compteurs ’intelligents’, etc. Par conséquent, tous relèvent de la même évaluation des "champs électromagnétiques de radiofréquences". C’est ce que le groupe a examiné et décidé l’année dernière. Bien sûr, les niveaux d’exposition de tous ces autres dispositifs sont beaucoup moins élevés que l’exposition d’une personne avec un téléphone cellulaire en fonctionnement contre son oreille, même si le risque existe toujours.

J’espère que cela est suffisamment clair pour vous. Je vous remercie de votre intérêt pour notre travail. Cordialement,

Dr. Robert A.Baan, Responsable section des Monographies du CIRC Volume 102 sur les champs électromagnétiques des radiofréquences - CIRC, Lyon – France.

Source :

  • "Nouvelles précisions de l’OMS concernant la classification en “possiblement cancérigène” des radiofréquences"
  • Publié par : http://www.priartem.fr...
  • Le : 16 avril 2012

Source image : http://www.santeintegrative.com

Thèmes

Cancer Pollution électromagnétique