Alors qu'en Europe on abandonne peu à peu l’aspartame, ce produit chimique présent dans les produits light, Xavier Bertrand, qui décidemment n’en rate pas une, a choisi de taxer les boissons « à sucre ajouté ». Voilà qui doit satisfaire pleinement les fabricants d’édulcorants, particulièrement l’aspartame, qui eux, ne sont pas touchés par cette loi, officiellement destinée à réduire, bien modestement, le déficit de la Sécurité sociale. En effet, les sodas seraient « à la source de dépenses de santé importantes », car ils favoriseraient l'épidémie d'obésité.
Jusque là, nous ne pouvons qu’approuver, mais notre ministre a déclaré à la télévision qu'il s'était « battu pour qu'on puisse obtenir une différence entre les sodas qui sont particulièrement sucrés, et ceux qu'on appelle les sodas light ». Il aurait mieux fait de se battre pour que les consommateurs remplacent les boissons sucrées par de l'eau ! Aqua simplex devrait être la meilleure recommandation en la matière. D’ailleurs, l'Association française des diététiciens nutritionnistes, qui ne voit pas pourquoi on créerait une « taxe soda » et pas une « taxe chips » ou une « taxe mayonnaise », suggère, avec plus de sagesse, de « réduire le prix des produits sains, les fruits, les légumes, le poisson, plutôt que de taxer les produits sucrés ».
Mais, surtout, notre ministre doit ignorer que l’approbation de ce poison est due à des procédés dignes de la maffia. En effet, d’après le Rapport de 1985 des laboratoires Searle, alors que toutes les demandes d'autorisation du produit pour les boisons gazeuses et les bases de sirops étaient rejetées car la commission réclamait de nouvelles études sur les tumeurs du cerveau avait voté à l’unanimité contre sa mise sur le marché, Donald Rumsfeld, qui venait d’être engagé par Searle, fabricant du produit, comprit que si la FDA avait dit « non » cela signifiait simplement qu’il devait utiliser la politique et non la science pour obtenir l’approbation de cette neurotoxine. Malgré les protestations de l’American Soft Drink Association, il profita de ses bons rapports avec le gouvernement Reagan pour faire agréer ce poison, mais n’oublions pas que Rumsfeld a encaissé un million et demi de dollars de bonus entre 1979 et 1984, grâce à ses manigances et son acharnement. De telles sommes expliquent certaines attitudes criminelles. C’est ainsi que l’aspartame fut approuvé sur ordre présidentiel. (The Congressional record, Senate, page S 5497, May 7, l985).
C’est donc en se référant à des recherches truquées que la France a autorisé l’aspartame en 1988 et que Xavier Berttrand en fait la promotion aujourd’hui.
Heureusement, cette décision a été très critiquée. « Faire participer les industriels à la lutte contre les conséquences négatives de leurs produits, c'est sain. Mais si on s'arrête aux sodas, ça ne fait pas une vraie politique de santé publique. Aller dire que c'est mieux de consommer de l'aspartame que du sucre, ce n'est pas sûr du tout que ce soit une bonne idée », a déclaré l'eurodéputée Corinne Lepage, qui attend toujours que l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) lui prouve qu'elle fait bien d'autoriser comme DJA « dose journalière admissible » d'aspartame l'équivalent de 30 canettes de Coca Light par personne et par jour. Et « admissible » ne veut pas dire « sans danger ».
De son coté, le Réseau Environnement Santé qui a demandé l'annulation de l'actuelle DJA, en raison de la non publication et de la qualité douteuse des études ayant servi à fixer cette DJA, a reçu le 6 juillet une réponse de la Commission Européenne (Direction générale de la santé et des consommateurs-DG SANCO) qui reconnaît l'urgence d'établir une nouvelle DJA en annonçant maintenant une réévaluation complète pour septembre 2011. Rappelons que cette évaluation n'était prévue initialement qu'en 2020 et avait été avancée à juillet 2012, grâce aux courriers du RES.
Xavier Bertrand a alors demandé à l'agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) une « réponse précise » sur les éventuelles « difficultés » que poserait l'aspartame : « Si c'est le cas il faudra que, au niveau européen, on prenne des mesures draconiennes, soit de meilleures informations ou de meilleures précautions ». Souhaitons que l’information soit bien indépendante, mais le dernier rapport du Corporate Europe Observatory (CEO) montre que 11 membres sur 20 sont en situation de conflits d’intérêt, dont le président et le rapporteur, qui tous avaient omis de déclarer leurs liens avec l'Organisme de lobbying de l'industrie agroalimentaire. Cela confirme que ces études n'ont jamais été publiées dans un journal scientifique et donc validées par le jugement des pairs selon les règles de déontologie scientifique habituelle.
Encore une fois, Xavier Bertrand a agi dans la hâte, en franc-tireur, comme il l’a déjà fait pour le vaccin Gardasil, attitude qui n’est pas compatible avec celle d’un ministre de la santé.
mais bien sur le xavier bertrand na jamais ,, hélas fait rien de bon et en plus avec 30 ou 40 conseillers a quoi faire !!!!!!! regardez comment il essaye d éviter sa comparution au tribunal pour (le mediator) bertran bachelo _vous aurais bientôt fini de faire des couillonnade___je dirais gaspiller,des milliards
Merci pour cet article bien documenté qui remet les pendules à l’heure
excellent article à lire absolument !
Encore une fois notre ministre de la "Santé" ? met la charrue ( autorisation de l’aspartam) avant les boeufs (nouvelles études pour une réévaluation complète). Il permet d’utiliser la population entière pour évaluer un produit neurotoxique, "santé-attitude", vraiment ?!Comme son prédécesseur l’a fait pour le vaccin H1N1,et avant encore pour d’autres produits comme l’aluminium dans l’eau etc... On n’écoute pas les chercheurs CNRS et autres scientifiques qui n’ont pas de liens avec les grands groupes pharmaceutiques et agro-alimentaires. Merci de suivre, de dénoncer et d’informer depuis des années et inlassablement, les toxicités physiques et verbales de nos pseudo sauveurs
par Muriel74
.....Il permet d’utiliser la population entière pour évaluer un produit neurotoxique....
====> C’est très bien comme çà car çà va donner toute satisfaction aux défenseurs des animaux de laboratoire qui militent contre leur utilisation pour étudier la toxicité des produits....Les rats, souris, lapins, chiens, cobayes, etc... disent merci monsieur le ministre. Une étude de toxicité en vrai grandeur dans les conditions réelles d’utilisation du produit.
La France compte 2200000 diabétiques.
Que deviendrait ce nombre si les édulcorants étaient interdits du jour au lendemain ?
Vers quels produits de substitution se tournerait-on ?
Le Stevia. Trop cher, trop rare.
Il n’y aurait d’autre solution que le sucre.
Et la dangerosité du sucre est avérée. Addiction, diabète, risque cardio-vasculaire,..les conséquences de l’abus ne sont plus à démontrer.
Rien ne prouve par ailleurs que l’édulcorant constitue la part la plus toxique de tous les sodas, vous passez allègrement sous silence les colorants et adjuvants chimiques divers composant ces boissons.
Je vous propose donc un test permettant de clore une bonne fois le débat. Proposez au ministre pour prouver sa bonne foi, d’avaler d’un trait une boîte entière d’édulcorant.
et ne pas boire de soda ? société de merde. decidemment.











