La ligue Roc, le programme européen Natura 2000 et les parcs naturels français sont garant localement de la protection de la biodiversité. Les villes et communautés urbaines sont maintenant en passe de rendre à la nature ses droits, pour un cadre de vie plus humain.
Protéger la biodiversité ne sert pas qu’à valoriser un patrimoine pour faire de jolies fleurs, il s’agit aussi de stabiliser les écosystèmes. Un écosystème est un ensemble d’organismes vivant, d’une taille invisible à l’œil à celle d’un arbre, qui interagissent ensemble en bénéficiant des uns et des autres. Le mode le plus visible est la prédation mais il existe une infinité de partenariats possibles. L’exemple le plus simple est les plantes qui se nourrissent des déchets organiques issus de bactéries, d’insectes, de vers-de-terre et globalement de matière en décomposition.
Il faut un nombre minimal d’espèces différentes pour qu’un écosystème subsiste. Ce nombre est très difficile à évaluer – une multitude de paramètres sont en jeux. Cependant, la disparition d’une seule espèce est susceptible de rendre inopérant un écosystème. Si les ressources en biodiversité disponibles sont abondantes, l’espèce disparue sera alors remplacée par une autre, si elle remplit les même fonctions. Mais si les conditions ne sont pas optimales, cette vie et donc ces sources alimentaires s’épuiseront ou disparaîtront.
Comment un écosystème est t-il fragilisé en ville ?
Le béton, le goudron, les sols nus – entretenus avec des pesticides - ou recouverts d’écorces, au pied des arbres, sont impropres au développement de la faune et la flore. La lumière nocturne et le bruit des moteurs sont aussi des facteurs dérégulant, pour la nature et les hommes. Libérer des espaces avec de la terre et laisser la nature faire est ainsi capital. Les plantes peuvent y reprendre leur droit et jouer de multiples rôles. Les insectes reviennent et pollinisent les fleurs, débarrassent des pucerons et d’autres maladies, et nourriront oiseaux et mammifères. Le sol et la végétation seront aussi des filtres pour préserver la qualité de l’eau et de l’air, bruit compris. Cet état de la nature ne demande pas forcément un entretien énorme. Le travail principal sera d’arracher les arbustes lorsqu’ils prendront trop de place, en débordant sur les voies.
Il faut donc tout faire pour que votre ville, en partenariat avec les communes et parcs naturels alentours, préserve et ré-ouvre ses portes à toute espèce vivante – ambassadrices de la biodiversité. Une ville pleine de pots de fleurs en béton n’est pas du tout un gage de sauvegarde de la biodiversité. Au contraire, les plantes utilisées sont rarement autochtones et bénéficient peu aux écosystèmes locaux.
Pour plus d’informations sur la biodiversité, rendez-vous sur le répertoire Dmoz : biodiverté et bien sûr la Ligue Roc.
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A signaler : La bonne gestion des espaces verts à La Rochelle.
Beaucoup de fleurs, et "les gens" se plaignent...
Ah oui, Il s’agit d’une jachère fleurie. Dommage en effet que ceux qui apprécient cette initiative ne le disent pas. Peut-être aurait t-il fallu plus de communication ?








