NaturaVox : partager pour préserver
ConsoSociétéAlimentationSantéBiodiversitéClimatÉnergies
Pénurie d'eau : la Côte d'Ivoire évitera t-elle le pire ?

Article publié le 8 mars 2010

La Côte d’Ivoire est confrontée à une situation de pénurie d’eau potable.

Pénurie d'eau : la Côte d'Ivoire évitera t-elle le pire ?

La seule ville d`Abidjan qui représente 70% de la consommation d`eau potable, connaît des perturbations importantes dans l`alimentation en eau potable. Il en est de même pour certaines grandes villes de l`intérieur du pays. Le pire aurait pu se produire n’eût été l’appui de la Commission Européenne.

Plus de 8 millions de personnes (43 % de la population de Côte d’Ivoire) manquent d`installations sanitaires de base et plus de 4 millions de personnes boivent encore de l`eau provenant de sources non améliorées, particulièrement en milieu rural. Ainsi chaque jour de nombreux enfants meurent de maladies diarrhéiques et d’autres maladies transmises par l’eau, ou causées par un manque d’eau salubre, d`assainissement et d`hygiène. Le manque d`eau salubre et d`assainissement a de nombreuses autres graves répercussions sur la santé des populations. Les enfants et en particulier les filles, sont privés de leur droit à l`éducation parce qu`ils doivent passer du temps à aller chercher de l`eau ou ne vont pas à l`école du fait du manque d`installations sanitaires adéquates et séparées. Les femmes doivent passer une partie importante de leur journée à aller chercher de l`eau (85,9 % des femmes de Côte d’Ivoire sont chargées d’approvisionner leur famille en eau). Les agriculteurs et les salariés peu fortunés sont moins productifs du fait de leurs problèmes de santé, et les économies nationales en pâtissent.
Sans eau salubre et assainissement adéquat, le développement durable est impossible. C’est pour cette raison que l’approvisionnement en eau potable des populations sur l`étendue du territoire national ivoirien a constitué donc l’une des priorités de l’Union Européenne. Ainsi, les appuis de la Commission européenne dans les secteurs de l’eau ont eu pour objet d’apporter aux populations affectées par la crise, un meilleur accès aux services sociaux de base et à des conditions de salubrité satisfaisantes. L’appui à la société gestionnaire du réseau d’au potable (SODECI), à hauteur de 2947,5 millions de francs CFA, à la continuité de l’approvisionnement en eau potable des centres urbains, en zone Centre, Nord et Ouest, à la réhabilitation d’installations de production, de traitement, de distribution et les interventions en milieu rural ont été les soutiens de la Commission européenne dans le domaine de l’eau. En effet, depuis le déclenchement de la crise en Côte d’Ivoire, la pression exercée sur les finances publiques a considérablement fragilisé l’équilibre du secteur de l’eau, affectant notamment la trésorerie de l’opérateur gestionnaire. En fin 2002, les impayés de l’Etat envers la SODECI se sont accumulés et la facturation dans les zones ex-assiégées n’a repris que très timidement. L’appui apporté pour apurer une partie de ces arriérés de factures de consommation a ciblé la diminution des arriérés intérieurs de l’Etat, l’amélioration de la trésorerie de la SODECI pour le financement des coûts de production réels qu’elle a engagés, l’alimentation du Fonds de Développement de l’Eau (qui finance notamment les branchements sociaux), l’alimentation du Fonds national de l’Eau, les travaux de renforcement et de renouvellement des installations, ainsi que des travaux d’extension du réseau (développement de l’hydraulique périurbaine). S’agissant de l’appui à la continuité de l’approvisionnement des zones CNO, la Commission a participé au redéploiement des agents de l’administration.
Le renforcement de la production d’eau potable et l’extension de réseaux d’alimentation dans les principaux centres urbains, les réhabilitations d’urgence, la création de nouveaux points d’eau et de réseaux d’adduction d’eau potable, ont aussi été des actions de la Commission pour éviter à la Côte d’Ivoire une grave pénurie d’eau. En somme, les Ivoiriens et les autres habitants de la Côte d’Ivoire, qui ont encore de l’eau potable, le doivent à l’Union Européenne qui, par son partenariat avec le pays pour la sortie de crise, a apporté son appui au secteur de l’eau.
 
Bookmark and Share
0 vote

commentaires
votez :
(IP:xxx.xx5.129.251) le 21 mai 2010 à 12H02

Je ne peux m’empêcher de mettre ce que j’ai lu avec beaucoup d’attention, en écrivant dans ’recherche’ Apprendre à pêcher ’.

Apprendre à pêcher et autres mythes. « Donnez un poisson à un homme et vous le nourrirez pour un jour.Apprenez-lui à pêcher et vous le nourrirez pour toute la vie. »

J’ajoute le titre des paragraphes qui méritent bien du temps de méditation afin de ne plus éliminer son prochain en pensant bien faire. Je n’oublie pas que les habitants d’Afrique ont occupé notre terre bien avant nous. Ils l’a connaissent donc, mais semblent avoir écartés des solutions possibles afin d’y vivre. Ils doivent avoir leur raison ?

Alors, voici les titres de ce très bel article :

1. Il suppose que l’éducation est la solution au problème.

2. Il suppose que c’est l’étranger qui connaît la solution du problème.

3. Il suppose que l’homme ne peut pas vivre dans son environnement.

4. Il suppose que le stock de poisson est durable.

5. Il suppose que ceux à qui l’on apprendra à pêcher (probablement déjà les plus pauvres et lesplus défavorisés de la société) auront des droits de pêche.

6. Il suppose que les nouveaux pêcheurs ont assez de pouvoir économique pour être capables de vendre leur surplus de poissons.

7. Il suppose que la situation environnementale du lac restera constante.

8. Il suppose que leurs traditions leur permettent de pêcher.

9. Il suppose que le mâle dans la société est celui qui fournit la nourriture.

10. Il suppose que la participation n’est pas un but important.

« Sans vision, le peuple périt. » (Prov 29:18) Le mot hébreu « para », traduit ici par « périt », signifie aussi être laissé pour compte, être refusé, être découvert. Et sans participation, la formation et le développement sont sans consistance, de courte durée et non viables. Quel genre de participation ? Il y a, d’un côté, le genre de participation qui suppose d’écouter quelqu’un présenter son plan et sa leçon pour le cours « Pêche 101 ». La participation réelle, au contraire, commence dans une communauté qui se charge d’identifier ses propres besoins, d’analyser ses risques et ses ressources propres et de diriger ses programmes à elle.

La description dans votre message semble être encore une fois un copier-coller des erreurs indiquées dans ce merveilleux article sur l’éternel problème : ’« Donnez un poisson à un homme et vous le nourrirez pour un jour. Apprenez-lui à pêcher et vous le nourrirez pour toute la vie. ». En gros, il semble bien qu’il faille plus que de l’intelligence pour oser penser à aider les autres .


Un message, un commentaire ?
Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d'indiquer ci-dessous l'identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n'êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

[Connexion] [s'inscrire] [mot de passe oublié ?]

Les Auteurs deConso
BelleAuNaturel.net - 24 articles
Biosphère Blog - 37 articles
Mobilité durable - 157 articles
Littlecelt - 21 articles
Jean Claude BENARD - 10 articles
Nicolas Palangié - 7 articles
Emma - 12 articles
Stefane Guilbaud - 6 articles