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Dining and dashing !

Article publié le 17 octobre 2011

Aux États-Unis, un nouvel art de vivre se dessine dans les restaurants. Cela pourrait faire sourire, mais le sujet sera d’autant plus grave lorsqu’il finira fatalement, par arriver dans nos mœurs européennes, déjà fortement imprégnées par la culture américaine.

Dining and dashing !

Ready… Go  !!

Si l'on en croit "Le Monde Magazine N°104", le guide gastronomique américain Zagat, vient d'ajouter une nouvelle règle au code de "bonne conduite de restaurant". La n°8 : « Don't overstay tour welcome at a busy restaurant » [ ne pas abuser de l'hospitalité dans un restaurant bondé de monde.]

Cette règle semble être tout droit sortie d'un manuel d'éducation civique, afin de rendre plus agréables nos relations sociales. Avec le regret de vous décevoir, nous allons découvrir une autre facette de cette maxime à la mode.
Son seul leitmotiv est la rentabilité absolue, ramenée à l'élimination illico presto de tout consommateur rassasié.

En effet, il est évident qu'il n'y a rien de vertueux, rien de pragmatique pour vos files d'attente, rien de confortable pour les fidèles clients, mais bien au contraire un objectif clair de rotation et d'optimisation pendant les périodes de pointe.

Le patron de Zagat, Tim, n'en revient pas. Soixante pour cent des clients interrogés trouve l'idée, de fixer un temps maximal, cohérente et évidente. Les restaurateurs vont pouvoir s'en donner à cœur joie. À New York, déjà, l'expression « Dining and Dashing » [ manger et se casser ] est usuelle.
Les sauvageons du marketing ont tenté le pire et ont réussi.
Désormais, l’« Ouste  !! Dehors » sera perçu comme un art de vivre.

Si cette pratique s'installe chez nous, nous serons réduits au même titre que nos voitures, à faire le plein. Je trouvais que les restaurants « self-service » sur les aires d'autoroutes, avaient déjà fait table rase des restos routiers, de façon pitoyable, au profit d'une mécanisation déshumanisée accompagnée d'une nourriture insipide. Mais alors là, c'est le bouquet final. Pour reprendre l'expression de JP Géné, chroniqueur dans le Monde Magazine, « Protéines pour l'un, sans plomb pour l'autre  ».

Description d'une anticipation… pas si futuriste que çà :

Vous mangez ce jour dans un restaurant. Top chrono, vous respectez le rythme imposé par les clients dociles qui ont adopté et enrichi le système. En tant que client fidèle, vous avez eu droit à une carte de forfait repas. Cette carte comptabilise votre présence à table. Ce mois-ci, vous avez eu droit à un report exceptionnel, car vous avez été le « plus rapide du mois » ces jours-ci. Votre estomac est malade, votre appétit est détraqué, votre poids augmente, mais vous avez plus de points « présence » sur votre carte que de forfait sur votre téléphone.
Vous vous asseyez toujours à la même table et votre serveur vous remercie. Grâce à vous, il cumule lui aussi des points liés à la fidélisation de vos comportements et se verra remettre le diplôme de l'employé du mois.

Presque rien n'a changé dans ce restaurant me direz-vous ! Si, peut être un détail… le menu !
Lui aussi s'optimise, car vos petites manies de rongeur prennent du temps. Hors de question de vous proposer des assiettes à risques. Rogner, décortiquer c'est de l'argent.
La maison préfère servir des simili-bouillies et se rue sur les gaspachos, soupes, risottos baveux et fromages blancs pour assurer une ingestion rapide et… rentable.

Au secours, quand on sait que manger doit comporter trois actes fondamentaux :
1 • Manger calmement. Regarder sa montre n'est pas la meilleure façon.
2 • Manger lentement. Vingt minutes sont nécessaires pour déclencher le phénomène de satiété.
3 • Manger chaud/froid et dur/mou. Une étude a démontré (sur les jeunes japonaises occidentalisées), que les mangeurs de mou et chaud ne brûlent aucune calorie pour fabriquer et monter leur bol alimentaire à 37°. Du coup, ces calories non dépensées associées à une alimentation riche en calories vides, accentue l'obésité.

Fuyons le fast-food me direz vous !
Pas si évident quand on sait que Gordon Ramsay, chef britannique multiétoilés et star de l'émission « panique en cuisine » a tenté lui aussi l'expérience, dans son restaurant gastronomique de New York, en imposant deux heures. Devant le tollé de remarques, il dût se résigner à abandonner… pour l'instant.

Soyons vigilants, sachant que tout cela me rappelle un peu trop les cantines scolaires.
Qui n'a jamais entendu "Allez vite, vite, y'a du monde derrière …"


Sources :
Zagat
Le Monde Magazine N°104
Mon Blog
Lire aussi :
Un article de Laure Guilbault

Source image : http://images.travelpod.com

Thèmes

Alimentation Consommation

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commentaires
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(IP:xxx.xx4.117.7) le 17 octobre 2011 à 12H28

Ben alors, ...quoi de plus naturel que de dormir son nombre d’heures et de manger en 20 minutes maximum pour encore avoir le temps de mâcher ses aliments...enfin ce qu’on appelle encore ainsi dans ces endroits. Cela va très bien avec l’horrible civilisation des 35 heures, des congés payées par les autres ainsi que de la pourriture de saloperie de retraite OBLIGATOIRE.

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(IP:xxx.xx3.88.227) le 18 octobre 2011 à 17H54

"un nouvel art de vivre"

- Et vous avez le culot d’appeler çà "art de vivre" ? Art de chercher ce que l’on pourrait bien trouver pour pourrir chaque jour un peu plus la vie de ses contemporains oui ! Plus cons que çà tu meurs.

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(IP:xxx.xx6.161.117) le 18 octobre 2011 à 20H30

et le culot d’écrire un titre au 3e degré ? vous connaissez ?

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(IP:xxx.xx3.88.227) le 18 octobre 2011 à 20H36

(IP:xxx.xx6.161.117)

"et le culot d’écrire un titre au 3e degré ? vous connaissez ?"

- 3ème degré, eh ! ben...... Rien que çà ! Il suffit de lire la suite ( Cela pourrait faire sourire, mais le sujet sera d’autant plus grave lorsqu’il finira fatalement, par arriver ) pour s’apercevoir (en tout cas pour ceux qui veulent bien lire avant d’être convaincus d’avance) qu’il ne s’agissait ni de 3ème ni même de 2ème degré !

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(IP:xxx.xx6.161.117) le 18 octobre 2011 à 20H49

A vous écouter. on dirait que l’auteur est pour ce genre d’abus alors qu’il n’y a aucune ambiguité ! Si vous etes contre le dining an dishing, ou pour, dites-le et ne nous faites pas c...r avec votre histoire d’"art de vivre". Pour rebondir sur votre dernier message, oui, je pense aussi que cela arrivera en France tres vite. Il n’y a qu’a voir toutes les leçons que l’on était pret a donner aux americains en matiere de bouffe pour se voir manger pire qu’eux. La meilleure est que eux, ils n’ont pas a defendre le french paradox et leurs cuistos récupèrent notre savoir faire. Maintenant, 2e (et non 2eme) ou 3e … degré … on s’en fout un peu.

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(IP:xxx.xx3.88.227) le 19 octobre 2011 à 18H59

(IP:xxx.xx6.161.117)

- Vous semblez connaître les règles typographiques sur le bout des doigts. Bravo ! Vous irez loin !

"A vous écouter. on dirait que l’auteur est pour ce genre d’abus alors qu’il n’y a aucune ambiguité !"

- Par contre vous semblez avoir quelques difficultés avec la compréhension des textes. Ou bien vous les interprétez de la manière qui vous arrange. En effet, mon commentaire n’impliquait en aucune façon que je laissais entendre que l’auteur de l’article était favorable à cette nouvelle manière des restaurateurs d’être grossiers avec leurs clients. Au contraire, c’est vous-même qui avez qualifié ma remarque de "3e" degré"(j’ai retenu la leçon !)alors qu’il n’y avait aucun humour dans mon commentaire bien au contraire. "et ne nous faites pas c...r avec votre histoire d’"art de vivre".

- Je remarque que, outre vos connaissances typographiques, vous faites également dans la délicatesse et la courtoisie. Cà situe le niveau du personnage.

Pour faciliter votre lecture, je vous rappelle que les termes "d’art de vivre" sont ceux employés par l’auteur dans le chapeau de son article.

"Pour rebondir sur votre dernier message, oui, je pense aussi que cela arrivera en France tres vite."

- N’est-ce pas également ce que j’ai dit en citant la phrase même de l’auteur ("Cela pourrait faire sourire, mais le sujet sera d’autant plus grave lorsqu’il finira fatalement, par arriver"

"Maintenant, 2e (et non 2eme) ou 3e … degré … on s’en fout un peu"

- C’est vous qui avez amené cette histoire de 2e, 3e degré sur le tapis pour mettre en avant vos connaissances ou avoir l’air d’avoir quelque chose à dire ?

Pour terminer là cette intervention idiote de votre part, vous m’avez "lu" et non pas "écouté" ("A vous écouter on dirait que l’auteur")

Quand on veut se mêler de donner des leçons, mieux vaut être soi même irréprochable.

Bonjour chez vous.

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(IP:xxx.xx9.132.234) le 3 novembre 2011 à 16H59

On se demande comment ce genre de gargote a encore des clients ! Et dire qu’il existe des cinglés assez masochistes pour aller payer pour se faire maltraiter et insulter...

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par jordan cheap (IP:xxx.xx5.90.52) le 18 août 2013 à 09H09

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