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Un des dossiers majeurs du 21ème siecle : l'eau

Article publié le 24 mai 2007

Un des dossiers majeurs du 21ème siecle : l'eau
La gestion de l’eau
Sans eau il n’y a pas de vie, sans eau il n’y a pas d’homme. L’eau va constituer l’une des grandes préoccupations de ce siècle. Il est urgent de prendre conscience qu’il faut gérer nos ressources en eau comme nous gérons nos ressources en énergie, travaillant à l’échelle nationale, sur la base d’un système d’informations, d’études de simulations, d’une cartographie mise à jour périodiquement.

Et s’il le faut, pourquoi ne pas nationaliser, ou mieux, européaniser l’eau ?

Nous nous trouvons à un tournant majeur dans la politique de l’eau et nous devons nous donner les moyens financiers, règlementaires et humains d’être à la hauteur de l’objectif de bon état écologique de toutes les eaux, superficielles, souterraines, lacustres ou littorales.

La France, grâçe à la création des agences de bassin et de compétences technologiques, au service géologique national ( BRGM ), et nos grandes entreprises, a les moyens de mettre en place un tel plan.

Faut-il envisager l’élaboration d’un tel plan Eau, puis considérer que le service de l’eau est un service public que l’on donne ou non en concession, mais dont on garde le contrôle, au même titre que l’électricité, car il est tout aussi important, voir plus. Pour ma part je le souhaite, mais aurons- nous, collectivement, le courage et la lucidité politique à la hauteur de cet enjeu majeur  ?

La Police de l’eau :

Selon les rapports parlementaires et une évaluation du conseil économique et social, il apparaît trois mots essentiels  :

La dispertion des responsabilités, la multiplication des structures,

Le manque de coordination et la lenteur des procédures.

Si l’on s’en tient aux textes, l’organisation de la police de l’eau et des milieux aquatiques est claire : elle est exercée localement par la Préfet du département qui fait appel aux services extérieurs de l’Etat placés sous son autorité.

La pratique, cependant, est beaucoup moins limpide. Sur le terrain, les acteurs de l’eau savent rarement ou s’adresser dans le labyrinthe de services chargés de cette mission. La police des cours d’eau domaniaux navigables relève des services de navigation. Celle des cours d’eau non navigables est confiée aux directions départementales de l’équipement(DDE). Les directions départementales de l’agriculture et de la forêt(DDAF) s’occupent des cours d’eau non domaniaux. Les eaux littorales sont sous la surveillance des cellules qualité des eaux littorales. Les équipements et stations d’épuration sont de la compètence des D.D.E., mais le suivi de l’épandage des boues incombe à la DDAF. Enfin les directions départementales des affaires sanitaires et sociales (DDASS) contôlent la qualité des eaux brutes destinées à l’eau potable ainsi que la qualité des eaux distribuées.

Il faut aussi compter avec la direction des services vétérinaires, compétente pour les effluents d’élévage et la direction de l’industris, de la recherche et de l’environnement ( DRIRE) pour la surveillance des rejets des installations classées pour la protection de l’environnement. Qant aux brigades départementales du conseil supérieur de la pêche, elles surveillent la pêche sur les cours d’eau pendant que les services de police et de gendarmerie interviennent pour faire cesser des infractions manifestes et engager des pousuites.

En France, la police de l’eau représente plus de 500 services différents. La plupart sont à la fois contrôleurs, tuteurs et conseillers des activités qu’ils sont censés contrôler, ce qui crée une confusion particulièrement regrettable.

Cela pose, me semble t-il, un réel problème d’organisation et pour y répondre toutes les compétences devraient être réunies dans un seul service.

Thèmes

Eau Ecologie

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commentaires
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par miniTAX (IP:xxx.xx3.186.1) le 24 mai 2007 à 12H04

Le "problème" de l’eau a toujours existé parce que les problèmes de saute d’humeur du climat ont toujours existé. Les sécheresses catastrophiques ne datent pas d’aujourd’hui (le record étant en 1976). La gestion de l’eau fonctionne bien depuis plus d’un siècle avec le système de régie, invention française copiée partout dans le monde.

Alors de grâce, Messieurs les fonctionnaires, arrêtez de gonfler artificiellement les problèmes pour justifier vos fonctions. Moins l’Etat mettra son nez dans les affaires des gens, mieux on se porte. Les nationalisations à grande échelle, le monde en a fait l’expérience tout au long du 20e siècle. On sait ce que ça a donné. Non merci, sans façon.

Par contre, qu’on réorganise cette armée mexicaine sensée faire la "police de l’eau", tout à fait d’accord.

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par jako (IP:xxx.xx1.207.235) le 24 mai 2007 à 19H57

n’importe quoi minimax on dirait mon grand pére qui parle tu auras un résultat précis dès le mois de septembre

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par La mouche du coche (IP:xxx.xx6.246.164) le 25 mai 2007 à 06H27

Même l’Angleterre a envie de s’occuper de rationner l’eau. :-)) Le problème de l’eau n’est pas réel : Il est RELIGIEUX. Il sert à se désangoisser de notre vie sur cette terre. De faire quelque chose quoi !

S’il y avait un vrai problème d’eau, on s’en occuperait mieux. Les agriculteurs utilisant 80 % de l’eau, il ne sert à rien de s’énerver sur les 20 % consommée par la population.

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par alberto (IP:xxx.xx9.219.235) le 24 mai 2007 à 17H49

MiniTax : les problèmes ne viennent pas sulement des sècheresses, mais aussi de la gestion bordélique et compliquée du système décrit par Archimbaud !

De plus de nombreuses ressources aquatiques sont polluées par les produits répandus sur les terres par les agriculteurs, et là, on est face au lobby de "l’agro-alimentaire" dont la gestion du système est tout aussi bordélique que celle de l’eau, l’une et l’autre gestion organisées pour le plus grand bénéfice des rapaces qui en profitent !

Bref : il y a encore du boulot pour que notre petit monde toune mieux !

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par neuromancer (IP:xxx.xx4.147.65) le 24 mai 2007 à 19H16

miniTax : Marrant comme libéralisme primaire... D’autant plus en parlant de l’eau, quand on sait que la France est l’inventeuse et la championne des entreprises du secteur de l’eau (Véolia Eau, Suez, Saur) ! Et effectivement, la gestion privée de l’eau (concession, ou affermage) est efficace, du moins dans les pays riches. Mais la gestion publique est tout aussi bonne ! Tout n’est qu’une question de volonté politique, dans la mesure ou le coût de revient de l’eau est grosso-modo la même dans un service publique et dans un service privé, pour une qualité de service identique.

Par ailleurs, je rappelle que la gestion de l’eau est une compétence des élus de commune. Si vous n’êtes pas content de cette politique, allez vous plaindre au Maire...

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par jako (IP:xxx.xx1.207.235) le 24 mai 2007 à 19H58

oups juste merci grand à l’auteur ;-)

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par MOISE (IP:xxx.xx3.69.220) le 25 mai 2007 à 12H24

Il faudrais maintenant, écrire une suite a cet article : Penser global, agir local. Les Pbs que vous évoquez sont simplement franco-français. A mes yeux, l’eau sera le premier facteur de guerre dans la deuxième partie du 21eme siècle, juste devant les ressources énergétique comme le pétrole te le gaz. Sur le pb des agriculteurs, je suis du meme avis, il faudrais qu’ils payent le même prix, et a sa juste valeur, l’eau qu’ils consomment, et qu’ils devrait utiliser bien plus efficacement qu’aujourd’hui a travers leurs systèmes d’irrigation archaïque. De plus, une telle gestion éviterais de renvoyer vers les rivières et les fleuves, tous les poisons chimiques qu’ils utilisent. Et finalement détruisent une grande partie de la biodiversité au embouchures.

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par Maud BAZOCHE (IP:xxx.xx7.173.147) le 27 mai 2007 à 20H33

Un dictateur du Moyen-Orient disait "l’eau, c’est plus important que le pétrole". Il pourrait y avoir une guerre à cause de l’eau.

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par J-M hauth (IP:xxx.xx6.190.211) le 3 juin 2007 à 18H10

Il y a un moyen d’éviter la guerre de l’eau c’est d’appliquer la gestion globale de l’eau. L’eau n’est pas rare mais seulement mal répartie.

C’est moins compliqué de la répartir que d’aller la chercher sur la planète Mars.

Evidement, on préfère dire que c’est pas si simple que çà pour tirer profit de la situation actuelle.

Faire monter les prix pour faire croire à tout le monde que c’est normal de la payer cher alors qu’il pourrait être simple d’avoir de l’eau en abondance pure , propre et gratuite partout et tout le temps sur la planète.

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par Maud BAZOCHE (IP:xxx.xx7.173.147) le 27 mai 2007 à 20H29

Je partage le point de vue de l’auteur. La compétence "eau" est beaucoup trop dispersée entre les communes pour le ravitaillement en eau potable, les DDE et les DDA pour les problèmes techniques et également pour la police de l’eau. Il y a d’énormes difficultés pour l’approvisionnement en eau des agglomérations. La protection des captages est de plus en plus difficile à cause de la croissance de l’urbanisation. C’est lorsqu’on travaille sur le terrain qu’on se rend compte de ce problème. Dans certains secteurs des travaux énormes sont nécessaires : réfection des canalisations, nouveaux forages (les installations actuelles étant obsolètes). Il est grand temps de revoir l’organisation du ravitaillement en eau. M-B Commissaire enquêtrice

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par Mema (IP:xxx.xx4.198.233) le 29 mai 2007 à 12H56

Il est interressant de voire que l’on focalise souvent sur l’agriculteur, grand méchant loup, qui consomme presque toute l’eau (80%), qui la pollue aisement, et qui ne paye presque rien. Si le problème était aussi simple, il y a longtemps qu’il serait réglé. il y a certe le problème des loby, qui ne sont pas à négliger, mais nous autre consommateur, nous portons une large responsabilité sur nos épaules. Le principe du pollueur payeur doit aller jusqu’au bout de la chaine. Nous consommons un produit qui a demandé beaucoup d’eau à l’agriculteur, et le surcoût d’une meiulleure gestion est répercuter sur le prix du produit. Un agriculteur qui faira les investissements en terme de modernisation de son réseau d’irrigation, ou de traitement de ses effluents, va devoir investir et augmenter ses charges de fonctionement. Donc, si il veut vivre de son travail, il doit répercuter ce coût. Et c’est là que nous intervenons. Pourquoi est ce qu’une exploitation paysanne disparait toute les 20 minutes en france ? Parce que nous préférons acheter du jambon de cochons élevés en stabulation avec la problématique des lisers non résolu, mais a un prix que nous jugeons acceptable, plutôt que du jambon plus respectable -(tant en condition d’élevage qu’en pollution) mais 2 à 3 fois plus chère. Je dirais la même chôse pour les fruits et les légumes...c’est pourquoi nous consommons des produits qui viennent de pays où la législation est plus souple, et donc moins chère. Et nos petits paysans ne peuvent plus vivre honnetement, ils mettent la clé sous la porte, et ce sont les grosses firmes agricoles qui remportent la bataille...a grand coup de pollution...

Réfléchissez y la prochaine fois que vous acheterez votre salade ; vous ne connaissez pas un petit producteur près de chez vous ?(plutôt que d’acheter vos légumes en super marché). Et la prochaine fois que vous acheterez du cochon ou du poulet à moins de 8/10 euros le kilos...comment ont’ils du faire pour réduire les coût ? Et du boeuf à moins de 15 euros le kilos ?

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par J-M Hauth (IP:xxx.xx5.52.66) le 2 juin 2007 à 23H26

Tout le monde parle du Problème de l’eau mais quand on essaie d’aborder une discussion sur une solution des gestion globale de la ressource en eau , tout le monde se défile. Il n’y pas pas 36 solution pour gérer l’eau c’est de pépartir la ressource provenant des précipitations pour recharger sytématiquement les réserves souterraines et en la tranferant des zones humides vers les zones séches.

Les distributeurs d’eau ont trop intérêt à la gérer par les besoins à partir d’une ressource infinie sans se soucier des conséquences climatiques. Comme ils le font en toute connaissance de cause ils organisent la pénurie pour gagner plus en travaillant moins.

Eh Sarko il y en a qui triche......

hhttp://perso.wanadoo.fr/biefs.dupilat/

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par Maud BAZOCHE (IP:xxx.xx7.175.94) le 30 juin 2007 à 18H41

L’eau est toujours une compétence communale. Même lorsqu’elle est déléguée. La plupart des communes ont transféré leur compétence "eau" à des syndicats intercommunaux ainsi que le "traitement des eaux usées". Ce qui est grave, c’est l’absence de transparence du calcul du prix de l’eau facturé aux usagers.

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