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Simplicité volontaire : Glacier ou glaçon ?

Article publié le 11 décembre 2007

C’est devenu un truisme, on brûle la planète par tous les bouts et forcément elle se réchauffe. Faut-il attendre ou faut-il agir ? Les adeptes de la Simplicité Volontaire ont décidé d’agir. Pas par altruisme, mais parce qu’ils pensent que privilégier l’être sur l’avoir, le simple sur le complexe est une manière de vivre mieux et plus sereinement. Quelle est l’ampleur de ce mouvement ? Va-t-il empêcher les glaciers de fondre ?

Simplicité volontaire : Glacier ou glaçon ?

Jean-Pierre et Nathalie sont de nouveaux adeptes de la simplicité volontaire, la SV. 57 et 54 ans, leurs deux enfants sont maintenant autonomes financièrement. Leur maison est devenue bien trop grande pour eux. JP se dit qu’il a travaillé dur et qu’il pourrait peut être prendre du bon temps. Tant pis pour les annuités perdues et la retraite plus modeste. Ils pourraient vendre la maison et s’installer dans un appartement plus petit et confortable. Ils n’ont pas vraiment besoin d’aller chaque année en vacance dans l’hémisphère sud. Ils peuvent consommer moins... Depuis quelques temps, Nat et JP parcourent les forums de la SV. Au milieu de tous ces jeunes adeptes écolos et alter mondialistes, JP retrouve des idées enfouies depuis longtemps dans sa mémoire.

Le mouvement 

Les adeptes du mouvement pour a simplicité volontaire se proposent de réduire leur dépendance à l’argent, à la vitesse, à la compétition... pour libérer du temps. La simplicité volontaire est un style de vie choisi pour des raisons très diverses : spiritualité, santé, qualité de vie (moins de stress, temps pour la famille, les amis), convictions politiques, goût personnel... La SV n’est normalement pas un ascétisme impliquant de grands sacrifices. C’est un mouvement qui se veut tolérant : A chacun sa simplicité. La SV n’implique pas, par exemple, l’adhésion à l’idée de décroissance.

Selon ses adeptes, il faut créer un effet débond par opposition à l’effet rebond des économistes libéraux. Exemple : L’achat d’une voiture plus sobre réduit les dépenses en carburant. Si l’économie réalisée permet de réduire son temps de travail. Ceci entraîne une seconde réduction des dépenses en carburant...  

Son origine

L’origine du mouvement peut se trouver chez les philosophes grecs, Socrate, Epicure. On parle aussi de Tolstoï, Thoreau, Gandhi, Ivan Illich, Bergson ... On trouve pour la première fois l’expression "simple living" dans un article de Richard Gregg, un disciple de Gandhi. L’expression « voluntary simplicity » est connue depuis le livre éponyme publié en 1981 par Duane Elgin. Ce courant se développe depuis les années 1980 dans plusieurs pays industrialisés. Il est arrivé en France par le Québec avec des penseurs comme Serge Mongeau, les éditions Écosociété...

Comme toutes les tendances qui nous viennent de l’ouest anglo-saxon, il faut qu’elle s’adapte à nos différences. C’est peut-être ce qui est en train de se passer. 

Pratiques

Les pratiques sont très diverses. Elles vont de simples réduction de son train de vie pour pouvoir profiter du temps libre, avoir plus de loisirs, développer des activités de création artistique ou de à des engagements plus militants et idéalistes comme les SEL, les Systèmes Locaux d’Echange

Se désencombrer des papiers, des produits d’entretiens, des vêtement qu’on ne porte plus, des livres lus, avoir recours aux transports collectifs, aux piscines, aux bibliothèques...La SV peut amener à une recherche d’autosuffisance, faire soi-même au lieu d’acheter, jardiner, cuisiner, coudre. Aménager sa maison de ses mains et de préférence en favorisant les solutions écologiques... Ressortir les bonnes veilles méthodes soixante-huitardes. Bref souvent des approches simples et pragmatiques plutôt que des grandes déclarations d’intention militantes.

Est-ce que ça marche ?

Comme Staline questionnait le nombre de divisions du pape, on peut s’interroger sur le nombre de volontaires actifs en face des chaînes de distribution et de toutes les sirènes de la consommation. La période de Noël est un bon exemple du succès toujours vif de tous les excès guidés par une pub omniprésente et bien ciblée.

La critique est facile. On peut par exemple penser que la SV est un mouvement élitiste, un mouvement pour bobos qui abandonnent facilement la résidence secondaire ou le bateau.

Pourtant simple ne veut pas dire facile. Si l’idée est séduisante pour bon nombre d’entre nous, surtout en ces périodes de stress économique, il n’est pas si aisé de couper avec la routine, c’est une lutte de chaque jour. Pas simple non plus de convaincre ses enfants qu’ils doivent dédaigner les produits de marques, ne pas acheter la dernière console, le dernier jeu vidéo... Et comme on ne veut pas les désavantager alors on cède.

Une chose est sûre, même si le Grenelle de l’environnement tient ses promesses, que les députés votent des lois hardies, que d’autres pays nous suivent, ce ne sera peut-être pas suffisant. Un plus d’engagement individuel vers la simplicité ne peut pas nuire. Et il paraît qu’on prend goût à la vie simple, que c’est comme pour la cigarette, après un effort et quelque temps d’arrêt on se demande comment on a pu être pareillement accro.

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commentaires
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par JL (IP:xxx.xx3.87.192) le 11 décembre 2007 à 11H22

Les jeunes avec le génie de l’innocence ont inventé une expression : "c’est trop".

Cette année c’est la ruée sur les écrans plats, HD ready, voire, full ready.

Et ces écrans sont immeneses. Cette virtualité "trop belle" nous vole la créativité de nos enfants.

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par sam (IP:xxx.xx4.73.226) le 15 décembre 2007 à 17H49

Vous avez dit écrans plats géants ? Vous avez dit créativité des enfants ? Mais si les enfants sont devant ces écrans, qui les achètent ? Peut-être bien les parents, non ! Vive les maisons sans télé !!!!!

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par Emmanuel W (IP:xxx.xx5.135.250) le 11 décembre 2007 à 11H28

Merci d’aborder ce sujet.

Comme nous le rappelle Paul Ariès, la simplicité volontaire nous questionne sur nos valeurs et c’est une trés bonne chose, mais doit aussi s’investir dans les éxperiences collectives (par ex. AMAP) et avoir une reflexion sur les nouveaux projets politiques, pour dépasser le risque de repliement individualiste.

Conférence de Paul Ariès :

http://uplyon.free.fr/mp3_2007/decr...

Une alternative au niveau municipal :

http://jeanzin.fr/index.php?2006/10...

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par JL (IP:xxx.xx3.87.192) le 11 décembre 2007 à 11H41

""L’origine du mouvement peut se trouver chez les philosophes grecs, Socrate, Epicure. On parle aussi de Tolstoï, Thoreau, Gandhi, Ivan Illich, ""

A signaler également : Ernst Friedrich Schumacher (1911, 1977, économiste britannique. Créateur du concept de technologie intermédiaire) et auteur de :

"Good works", traduit de l’anglais pr JP Carasso, éd.Seuil, 1980.

"Small is beautiful, une société à la mesure de l’homme", Seuil, 1978, 1979.

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par parkway (IP:xxx.xx1.238.209) le 11 décembre 2007 à 12H50

signalons aussi que les chômeurs participent à la simplicité de vie, mais pas forcément volontaire...

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par JoëlP (IP:xxx.xx5.51.14) le 11 décembre 2007 à 14H08

Emmanuel W, JL, merci pour les liens et infos.

"on n’a pas besoin de s’intéresser au réchauffement climatique, à l’écologie ou à la politique pour se tourner vers la simplicité volontaire"

Exact les deux démarches philosophique et citoyenne sont, selon moi, d’égale importance mais on peut imaginer des motivations inégales suivant les personnes. Encore une fois, la SV est tolérante.

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par marcel4 (IP:xxx.xx2.206.186) le 11 décembre 2007 à 13H13

Simplicité volontaire,bonne idée, mais accompagnée par la "simplicité démographique" avec limitation de la taille des familles à 2 enfants. Voilà qui serait vraiement écologique.

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(IP:xxx.xx2.109.12) le 11 décembre 2007 à 13H27

Juste une remarque : on n’a pas besoin de s’intéresser au réchauffement climatique, à l’écologie ou à la politique pour se tourner vers la simplicité volontaire. Ca peut simplement être une démarche pour soi-même.

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par JoëlP (IP:xxx.xx5.51.14) le 11 décembre 2007 à 14H39

Oups, désolé commentaire en dessus.

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par cyp (IP:xxx.xx8.14.29) le 11 décembre 2007 à 14H16

Sur le même sujet, lisez l’excellent « Quand la misère chasse la pauvreté » de Mahjid Rahnema, aux éditions Babel / Actes Sud.

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par JoëlP (IP:xxx.xx5.51.14) le 11 décembre 2007 à 14H38

Merci Cyp

Le livre de Mahjid Rahnema est effectivement un livre important sur le sujet. Et Mahjid a un gros avantage sur les penseurs cités il est encore vivant.

http://agora.qc.ca/reftext.nsf/Docu...

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(IP:xxx.xx7.219.123) le 11 décembre 2007 à 19H24
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(IP:xxx.xx7.219.123) le 11 décembre 2007 à 19H26

Bizarre : le lien ne passe pas chez moi. C’est le premier résultat de la recherche : http://www.google.fr/search?hl=fr&a...

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(IP:xxx.xx3.178.221) le 11 décembre 2007 à 14H59

en fait j’ai le sentiment qu’on est à la croisée des chemins...c’est à dire quon a encore le choix de pouvoir organiser une simplicité volontaire globale....c’est un choix difficile car il se heurte à la léthargie de la masse et à la fuite en avant des organes de comm (médias, politiques, etc..) des élites. nous avons encore le temps pour la simplicité volontaire pour tous....avant la rustivité obligatoire et tragique pour des laissés pour compte qui ne s’y attendent pas encore, au profil d’un confort aléatoire pour les quelques centaines de millions ou dizaine de millions (l’avenir le dra..ou peut être pas) de bras nécéssaires à l’avènement d’un paradis pour des élites auto procclamée.

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(IP:xxx.xx7.219.123) le 11 décembre 2007 à 19H19

"volontaire" et "globale" me semblent un peu contradictoires. Ce que l’on peut faire à l’échelle globale, c’est peu être juste ne pas enlever à ceux qui le souhaitent les moyens de bien vivre cette simplicité volontaire.

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(IP:xxx.xx3.178.221) le 11 décembre 2007 à 21H49

oui c’est exactemment cela que je voulais dire en prononcant le mot "global"....car il s’agit bien de cela : va-t-il être possible et authorisé pour ceux qui le veulent de vivre selon les principes de vie de la simplicité volontaire ? et si oui comment va se caractériser cette scission avec les autres...il serait un peu naif de croire que les instances dirigeantes vont laisser de pareils energumènes vivre en paix sans les titiller un peu, voir plus.Ces instances n’ont pas grand chose à faire d’ailleurs, la masse sous controle fera le travil très bien à sa place. De plus y aura-il de la place pour eux ? il suffit de voir la france dont les coins tranquilles sont de plus en lus acheté par des étrangers aisés...remarqués la simplicité volontaire n’être peut être réservée pour des raison conjoncturelles qu’a ceux qui ont choisi cette voie...non sans avoir amassé un peti pécul avant pour tenir... et pour teir combein de temps ???il me semble que pour que la simplicité volontaire ne soit pas qu’un feu de paille une globalité du mouvement reste necessaire, n’en déplaise à ceux qi oensent que l’isolement suffira...et d’ailleurs internet est la pour ça.

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(IP:xxx.xx7.219.123) le 11 décembre 2007 à 23H41

Oui, il me semble bien à moi aussi que la simplicité volontaire ne fasse pas l’affaire de nos dirigeants.

Et de manière logique quelque part : un mode de vie différent implique des prises de risques différents. Les sécurités que l’on gagne ne préoccupent pas nos responsables, mais celles que l’on perd font le plus souvent l’objet de réglementations rigoureuses, et on va nous traiter d’inconscients...

Concernant le pécule, il vaut mieux à mon avis qu’il serve à bien s’installer pour subsister à moindre coût ensuite, qu’à être dépensé tout au long de son existence dans une simplicité quelque peu artificielle :-)

Concernant le feu de paille, toute vie humaine est un feu de paille à l’échelle de la planète ; on ne cherche pas forcément à participer d’un mouvement :-)

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par coyote (IP:xxx.xx4.197.20) le 11 décembre 2007 à 16H02

comme le précise l’auteur dès les premières lignes, les volontaires en question ont gagné leur autonomie financière... cest pas donné à tout le monde. et dégager du temps n’est pas propre à l’individu mais aussi à son environnement socio-professionnel. je serai bien le premier à vouloir une telle démarche mais comment je l’explique à mon patron : chef, hors de question de continuer les déplacements, je tonds la pelouse du voisin pour gagner 10 grains de sel !! cette démarche est tres ideologique et surement possible pour des personnes sédentaires, à revenu assuré (rentier, retraité, fonctionnaire), à emploi du temps cadré.

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par coyote (IP:xxx.xx4.197.20) le 11 décembre 2007 à 17H42

hervé

tt à fait d’accord avec toi pour les questions de savoir-vivre au sein de la cellule familiale. mais quant il s’agit de domaines en dehors de cette cellule, bcp de monde (et pour des raisons simplement économiques) font dejà preuve de simplicité (qui se paie des voyages exotiques, une nouvelle voiture...).

par contre, s’imaginer que coudre ses vétements est economique, celui-là ne connait ni le coût du tissu ni sa provenance (la m^me que celle des vêtements)... ce n’est qu’un exemple sur qq fausses bonnes idées écolo-éco-soixante-huitardes.

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par sam (IP:xxx.xx4.73.226) le 15 décembre 2007 à 18H04

Pas d’accord !!!! Je ne peux faire le choix au niveau de mon boulot, mais partout ailleurs où j’ai le choix, je fais celui le plus SV ou s’en rapprochant ! Les vêtements ? Cherchez bien ! Il y a des endroits comme Emmaus, Remise et autres noms, où vous trouvez des vêtements qui ont déjà été portés, certes, mais alors on s’habille pas en Nikke ou Adidas... Et ces vêtements, on peut les retravailler si on a un peu d’imagination !!! La vaisselle, les meubles, les bouquins, mais ce sont des montagnes de trésor qu’on trouve dans ces lieux !!! Et ça va dans les 2 sens, on achète, mais on donne aussi... CHERCHEZ ET VOUS TROUVEREZ !!!!

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par Hervé (IP:xxx.xx7.204.223) le 11 décembre 2007 à 16H16

Je ne vois pas en quoi ce mode de comportement est si novateur. J’ai presque 40 ans et mes parents ne m’ont jamis vetu de vetements de marque, nous n’avons pas non plus passer nos vacances dans les lieux a la mode, ni acheter immediatement les derniers bijoux technologiques. J’ai maintenant trois enfants auxquels avec mon epouse, nous aovns fait comprendre tres tot qu’ils ne se vetiraient pas tout les jours avec des marques et que la console de jeux video peut etre agreablement remplacé par un jeu de société en famille ou avec les copains.

La simplicité volontaire a mon avis est plus une autre vision de la vie, qu’un refus de la societe de consommation ou de sur-consommation. Et encore moins une vision "ecolo" des choses.

Pour un famille avec des enfants, il suffit de savoir dire et expliquer à ses enfants que l’important n’est pas le paraître mais l’être.

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par nikogil (IP:xxx.xx2.22.38) le 11 décembre 2007 à 16H28

Quand on est lance dans la masse sur l’autoroute de la vie, telle que la societe le souhaite depuis les rudiments de notre education ; il est tres difficile de prendre la prochaine sortie... Deja en avoir l’idee c’est bien, mais quand vous le faites les autres vous traitent de "fou". Pour l’avoir fait je peux dire que ce n’est pas facile, mais que ca en vaut la peine, et apres quelques temps ces memes autres vous regardent avec admiration...

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par madeinearth (IP:xxx.xx9.107.116) le 11 décembre 2007 à 16H28

A noter qu’il existe un (modeste) lieu de rassemblement de plusieurs blogs de personnes décrivant leur expérience de simplicité volontaire : la ligne simple : http://ligne.simple.free.fr/

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par JoëlP (IP:xxx.xx5.51.14) le 11 décembre 2007 à 17H11

@Coyote, nikogil,

Oui, c’est plus facile pour des gens qui ont déjà qq moyens. Ceci dit, c’est un état d’esprit. Cela implique notament une volonté d’épargne. Je pense que pas mal de gens qui ont les moyens se trouvent de bonnes excuses pour continuer de consommer sans soucis. Comme le fait remarquer nokogil, la liberté a un prix.

@Hervé,

La SV est à géométtrie variable. Projet personnel... spirituel dans certains cas... être plutôt qu’avoir ou paraître... Engagement pour l’écologie ou contre la consommation... etc...

Bien sûr l’idée n’est pas nouvelle. Socrate, c’était pas hier ;-) mais depuis que j’en parle autour de moi je suis frappé de voir à quel point une étiquette neuve sur un vieux flacon peut avoir de succès et même de pouvoir de réflexion.

@madeinearth : Jai oublié ce lien et pas mal d’autres sans doute. Merci de l’avoir ajouté.

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par milagro (IP:xxx.xx5.17.157) le 11 décembre 2007 à 18H29

Internet reserve des surprises .J’ignorais l’existence d’un tel mouvement .Je pense effectivement qu’il serait trop facile d’en rire .La generation des 50 est dans la mire du marketing, pour cela justement il est important(parmi d’autres raisons) de penser encore l’avenir que nous partagerons pour quelques annees avec nos enfants et cette planete,et de le penser avec la capacite d’une remise en cause personnelle dans nos choix de "consommation" et ce d’autant que ce "modele" a bien cru et embelli ces trentes dernieres annees disons le par et avec nous .Autre consequence moins visible du choix d’une SV est de permettre parfois (’du moins quand on a la chance d’avoir occupe une fonction assez remuneratrice ),en travaillant moins , la creation de travail . Aujourd’hui la Norvege envisage d’interdire les vehicules a essence !

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(IP:xxx.xx8.18.161) le 11 décembre 2007 à 20H31

Bonjour, Je m’interesse à la question du journalisme citoyen. J’aimerais mieux cerner les raisons qui poussent à participer, par des articles, à ce nouveau moyen d’information. POur cela, il faudrait que je puisse rentrer en contact avec des rédacteurs d’Agoravox. Voici mon adresse : carlota_zuck@hotmail.fr

Votre témoignage m’aiderait beaucoup, vous aurez juste à répondre à quelques unes de mes questions.

Merci.

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par Antigone (IP:xxx.xx1.77.169) le 11 décembre 2007 à 21H14

est on revenu au bon vieux vieux temps de la pensée unique (et communiste ..) ? Pourquoi abandonner résidence secondaire et bâteau, si ces choix sont ceux qui vous permettent justement hors de la ville et de l’agitation professionnelle de vous rapprocher de la nature, de prendre du temps pour la spiritualité et le recul nécessaire au jugement. En quoi une austérité extrême permet t elle de progresser ? Dans les idées comme dans la vie matérielle, la juste mesure s’impose

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par Antoine Diederick (IP:xxx.xx1.192.222) le 11 décembre 2007 à 21H20

Saint François en son assise fut un précurseur de la simplicité volontaire, merci pour cet article .

To be continued... :-)

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par JoëlP (IP:xxx.xx8.249.106) le 11 décembre 2007 à 21H39

coyotte, On est d’accord, si j’essaye de coudre, cela va être terrible et pas économique du tout. Pour les voyages avec les prix des low-cost et les hôtels pas trop cher, un petit WE pas trop loin et moyennement exotique j’avoue que cela me fait hésiter :-/

milagro, Je suis content de vous faire découvrir la SV.

antigone, bizarre réaction. Est-ce que mon article suggérait une quelconque contrainte. Si vous souhaitez continuer de péter dans la soie je n’y vois pas d’inconvénient. Vos enfants ou petits-enfants en verront peut-être. On verra.

Antoine, François d’Assise, oui, j’aurais pu le citer, pas de problème. J’avais envie de donner envie d’en savoir plus, alors to be continued... bien sûr.

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par Cassandre (IP:xxx.xx2.18.96) le 12 décembre 2007 à 10H10

Individuellement, pourquoi pas ? Collectivement, si la majorité s’y met, c’est une crise économique majeure garantie, avec envol du chômage : notre système économique ne connaît pas d’autre frein que la crise, personne n’a étudié sérieusement comment organiser une décroissance matérielle douce qui ne laisse pas les malchanceux sur le carreau.

Comme les crises énergétique et climatique vont, sauf miracle, nous l’imposer, il serait temps de s’y mettre. MM les économistes et sociologues, qu’attendez-vous ?

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par Aspiral (IP:xxx.xx1.154.69) le 13 décembre 2007 à 08H15

Auteur d’un autre article publié ce jour sur Agoravox, je m’interroge depuis hier sur cet article "concurrent" qui se veut "positif" par rapport à un grand nombre d’articles qui "critiquent". La nuit portant conseil, je me dis qu’il doit y avoir un pont possible entre toute cette souffrance et toute cette bonne volonté. Mais j’ai bien compris, depuis près de 60 ans que je me fais des résolutions du nouvel an, que ce n’est pas si simple que cela. Les marges de manœuvre de chacun sont de plus en plus limitées. Il y en a déjà beaucoup qui ne sont plus au stade de pouvoir faire des économies, des choix. Je suis pour la révolution passive, comme celle que vous préconisez, mais dans un contexte où il y aura assez de chaleur humaine pour compenser ce que nous cherchons confusément à compenser en consommant. Pour cela, il faudrait trouver une seule logique commune.Or notre civilisation ressemble pour moi à une circulation où chacun, selon son bon plaisir ou sa "nécessité" interprète le code de la route. Trouver le moyen de compenser les blessures quotidiennes de l’incommunicabilité actuelle est un préalable à ce que vous proposez.

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par JoëlP (IP:xxx.xx5.51.14) le 13 décembre 2007 à 18H03

@cassandre,

Merci de soulever l’argument économique. J’avoue que l’argument d’autorité des économistes libéraux à la Sylvestre m’agacent un max : Hors de la croissance pas de salut ! J’ai envie de faire la réponse de Zazie : "Pas de salut, mon cul !". Ce n’est pas parce qu’on n’a pas étudié sérieusement comment organiser une décroissance matérielle douce qu’il ne faut pas s’y attaquer dare-dare. Comme l’a dit qq ici : C’est simplicité volontaire ou rusticité obligatoire au menu.

@Aspiral

Je ne comprends pas bien le lien entre les deux articles.

OK la SV ne résous pas le problème des gens qui "ne sont plus au stade de pouvoir faire des économies, des choix." Encore que cela peut se discuter. Révolution passive, oui, pourquoi pas, le terme me convient. Chaleur humaine, sans doute. Vu la froideur de ces temps de compétition, cela devrait être facile et cela peut effectivement remplacer avantageusement les achats compulsifs dus à la frustration d’une vie sans but.

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par Laurence CHATELUS (IP:xxx.xx7.82.224) le 1er janvier 2008 à 23H02

Je vous écris pour vous signaler un livre qui va dans le même sens : "L’art de la simplicité - Simplifier sa vie, c’est l’enrichir" de Dominique LOREAU Editions Marabout.

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par Laurence CHATELUS (IP:xxx.xx7.82.224) le 1er janvier 2008 à 23H04

Un livre qui va dans ce sens : "L’art de la simplicité - Simplifier sa vie, c’est l’enrichir" de Dominique LOREAU, Ed Marabout

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par philippe lahille (IP:xxx.xx8.249.215) le 9 juillet 2009 à 21H54

Bonjour J’ai écrit l’ouvrage : Vivre simplement pour vivre mieux, le guide des décroissants, publié aux éditions Dangles. J’ai déjà recueilli de nombreux commentaires sur l’ouvrage, très positifs de la part des partisants de la simplicité volontaire, plus perplexes de la part des autres. La question qui revient le plus souvent est : comment osez vous inciter les gens à consommer moins alors qu’il faut relancer l’économie et que ça ne se fera que par la relance de la consommation.

Voilà une réflexion que je leur destine :

Réflexion sur la consommation et la crise économique

Nous connaissons actuellement l’une des pires crises économiques. De grandes banques font faillite, les bourses chutent vertigineusement, les entreprises licencient, le chômage explose. Pourtant, peu de voix s’élèvent pour remettre en question le libéralisme économique. Bien au contraire, les gouvernements s’évertuent à nous convaincre qu’il ne s’agit là que d’une crise passagère, que les fondements mêmes de l’économie libérale ne sont pas en cause et qu’il suffit, pour sortir de ce marasme, de reprendre confiance et, surtout, de consommer, encore consommer et toujours plus consommer ! Seule une relance de la consommation peut sauver l’économie, pérenniser nos emplois et nous faire oublier cette mauvaise passe. Alors tous à vos caddies, et qu’ils soient bien remplis, comme avant, comme du temps où la croissance faisait les beaux jours des places financières. Faut-il donc être un mauvais citoyen pour oser écrire un ouvrage vous invitant à moins consommer... Ai-je des scrupules ? Pas une seule minute. Voilà quarante ans que nos sociétés occidentales usent de toutes les ruses pour nous pousser à consommer plus que nécessaire. Les industriels ont inventé les produits « Kleenex ». Fini le bon vieux réfrigérateur, le téléviseur ou la chaîne hi-fi qui duraient trente ans. Pas bon pour le commerce ! Alors les ingénieurs ont concocté de nouveaux produits périssables, qui ne résistent que quelques mois de plus que la garantie constructeur. Et pas question de réparer. Les boîtiers sont sertis, inviolables ; ils ont inventé des vis que vos tournevis ne peuvent dévisser. Les SAV nous expliquent, narquois, qu’il sera plus onéreux de réparer que d’acheter du neuf. Alors, on nous propose chaque année de nouveaux modèles, toujours plus sophistiqués, toujours plus fragiles, toujours plus Kleenex. Les médias et leurs donneurs d’ordre que sont les publicitaires veillent à ce que nous soyons toujours en manque de quelque chose et usent de tous les stratagèmes pour que nous nous précipitions sur la dernière nouveauté (dont nous n’avons que faire mais qu’il semble pourtant indispensable de posséder). Les banques et les sociétés de crédits prennent le relais en nous proposant sans vergogne de nous « surendetter » au-delà du supportable. Tout cela dans un mépris total de l’écologie ! On pille les ressources naturelles de la planète. Des écologistes (pensez donc, de doux rêveurs illuminés) tirent le signal d’alarme depuis trente ans. Les lobbies se chargent de les faire taire ou de dénigrer leurs combats. Et voilà que le château de carte s’écroule. Aujourd’hui, de plus en plus de consommateurs avertis ont pris conscience de la supercherie et réagissent. Ils se tournent vers des solutions alternatives, réduisent leur consommation, redécouvrent le troc, s’affranchissent de la publicité pour retrouver enfin un peu de liberté. Et il faudrait leur jeter la pierre, leur faire porter la responsabilité de la crise et de la récession ? C’est aux gouvernements, aux financiers, aux industriels et aux grands distributeurs de revoir leur copie. Ils ont abondamment tondu la laine sur notre dos pendant des décennies, voilà qu’il n’y a plus de laine. Nous sommes les premières victimes et il faudrait que nous devenions aussi les responsables ? À eux de se remettre en question et d’imaginer un nouveau modèle économique respectueux des individus et de la planète. À nous, citoyens (et accessoirement consommateurs), de trouver nos propres solutions. Elles passent par la simplicité volontaire et la frugalité. Nous devons enfin prendre conscience que notre bonheur ne dépend pas de la quantité de ce que nous achetons, mais de la qualité de notre vie et de notre enrichissement intérieur. Retrouvons dès maintenant notre autonomie en nous affranchissant autant que possible de cette société d’hyperconsommation, et advienne que pourra… En tout cas, une chose est certaine : ce seront les décroissants les mieux préparés (matériellement et psychologiquement) à affronter une grave crise économique ou sociale.

Merci de vos commentaires

Philippe Lahille

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par Bistou (IP:xxx.xx8.123.34) le 29 septembre 2009 à 22H12

Merci Philippe Lahille pour ce commentaire. C’est vrai que nos gouvernants et nos économistes ne remettront rien en question tant que nous nous comporterons comme des pigeons à consommer toutes les m..... qu’ils nous proposent, sans le moindre esprit critique. Vous avez raison, c’est eux qui nous ont mis dans cette situation de crise, à eux de se remettre en question et à nous de prendre la tangente, de consommer moins, mieux, plus intelligemment, juste le nécessaire, l’indispensable. Vous allez voir, on va finir par nous entendre ! Bistou

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par Georges (IP:xxx.xx7.235.199) le 17 octobre 2009 à 19H05

Merci, Philippe Lahille, pour votre tirade anti société d’hyperconso. Un bon coup de gueule, des propos qu’on n’entend pas assez souvent, et pour cause, on touche là à l’intouchable par excellence, la consommation. J’ai lu votre livre, Vivre simplement pour vivre mieux, et je voulais vous féliciter pour cet excellent guide. J’y ai beaucoup appris mais j’ai surtout mis en pratique beaucoup d’idées. Merci aussi pour les conseils de lecture, grâce à vous, j’ai découvert Pierre Rabhi que je ne connaissais pas A quand un nouveau bouquin ?

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par Garance (IP:xxx.xx8.173.13) le 23 octobre 2009 à 16H38

Cher Monsieur Lahille, c’est la première fois que j’entends parler de vous, et pourtant j’ai lu à peu près tout ce qui a été publié sur le sujet. Votre ouvrage doit être récent, je vais me le procurer. Quoi qu’il en soit, j’aime bien votre ton iconoclaste... On aimerait entendre plus souvent ce son de cloche. Garance


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