La sagesse populaire (folksonomique)
nous annonce un hiver plus tranchant que ceux, mièvres il faut
l’avouer, auxquels on s’est un peu trop habitué ces dernières années.
Le grand défi du futur proche est la capture et la conservation de
l’une des plus grandes ressources de la vie, à savoir : les calories !
Non, non je ne parle pas de celles qui sont stockées de façon lipidique dans nos organismes de quadras !
Voyez-vous, on croit faussement que les tendances caniculaires et le
réchauffement climatique vont nous permettre de vivre toute l’année en
T-Shirt. On s’imagine une terre uniformément douce.
Mais il
n’en est rien ! Le climat, d’après les spécialistes, à toutes les
chances d’être chaotique et imprévisible. Ne nous mettons pas dans
l’esprit que nous bénéficierons d’une douceur méditerranéenne
généralisée. Ce n’est pas tant les moyennes qui vont beaucoup évoluer
mais les écarts types (autrement dit les extrêmes).
En Europe,
et ceci à des degrés divers, nous vivons avec le chauffage allumé
durant en moyenne six ou sept mois par an (plus ou moins de la
mi-octobre à la mi-avril).
Rendez-vous compte que nous sommes
contraints de recourir à un moyen de chauffage entre 50 et 60% de notre
temps de vie. Cela en fait de l’énergie consommée la plupart du temps
avec émission de gaz à effets de serre !
Dans certains cas on
peut réduire dans une certaine mesure le recours à des énergies
problématiques en apprenant à piéger les calories, à les attraper !
C’est ainsi que j’ai eu l’idée de mener une expérience qui vous
paraitra insignifiante mais qui permettrait d’amorcer une réflexion
plus globale.
Je dispose d’un ancien chauffage électrique avec
un corps de chauffe en pierre (terre cuite ? faïence ?, bref je ne
saurai pas vraiment vous dire).
Les anciens, qui étaient
souvent astucieux, concevaient des chauffages robustes et fonctionnels.
Bien sur, ils n’étaient pas régulés par des thermostats ni un mécanisme
électronique. Bon, ce chauffage (voir photo) n’appartient pas du tout à
ces chauffages ultra-légers de type convecteurs ou radiants. C’est un
pur chauffage massif et lourd traversé par une résistance.
Je
m’en sers dans la maison pour réchauffer un peu les combles en
attendant qu’ils soient isolés. La maison est autrement chauffée par
une cheminée. Mais vous connaissez tous bien le problème. Dés que la
dernière bûche est consumée vers trois ou quatre heures du matin, on se
réveille en grelottant.
L’expérience consiste donc à faire la
soudure entre 1) la fin de la dernière bûche dans la cheminée et 2) le
moment où le tarif de jour d’EDF redémarre vers 6h30 du matin.
Le but est donc d’emmagasiner un maximum de chaleur pour que quand on
coupe le chauffage électrique qui aura fonctionné depuis l’extinction
de la dernière bûche vers 3h00 et le moment du réveil on évite le plus
possible d’allumer les chauffages électriques en tarif EDF heures
pleines. Et bien sûr, lorsque vous vous réveillez vous courrez remettre
une bûche dans la cheminée.
C’est donc ces quelques heures qui
séparent le moment de la dernière bûche et celui du réveil qui sont
critiques. C’est à ce moment qu’il faut conserver la chaleur,
l’accumuler.
Alors, la ruse que j’ai trouvée est de piéger les
calories délivrées par le vieux chauffage électrique en le transformant
en chauffage à accumulation primitif. Pour cela, j’empile sur le
plateau en marbre plusieurs couches de briques réfractaires. Ce
matériau qui sert à la construction des cheminées et des barbecues a la
propriété de bien retenir la chaleur et de continuer à la restituer
ensuite.
Et donc, grâce à cette astuce, lorsque je coupe le
chauffage (je l’éteins donc pour qu’il ne puise plus sur le réseau
électrique), je constate que ce petit assemblage de briques
réfractaires continue à dégager de la chaleur pendant au moins une
bonne heure.
Une heure, c’est pas grand’chose et ça peut vous
paraitre relever d’une attitude de pingre. Mais c’est une heure de
moins d’EDF et donc moins cher sur la facture au final. C’est aussi un
petit geste pour la planète.
Je n’ai pas fait de calculs. Mais
on pourrait s’amuser à identifier toutes les fois où la chaleur est
tout simplement gaspillée car elle s’évacue dans l’atmosphère froide
sans servir à rien !
Certaines centrales électriques dites de cogénération
fonctionnent déjà sur ce principe. L’énergie dégagée et perdue sert à
chauffer un réseau d’eau chaude par exemple. Beaucoup d’industries
rejettent de la chaleur, et de plus en plus la récupèrent pour le
chauffage collectif.
Maintenant, il faudrait se poser la
question de savoir si au niveau individuel et domestique il n’y a pas
une optimisation calorique envisageable et des gains de calories à
réaliser. Ce type de réflexion reste bien sûr valide pour un grand
nombre d’autres sujets.
Thèmes
A vrai dire le rechauffement sera plus important l’hiver que l’été (previsions). Le recours au chauffage risque d’ètre moindre (les hivers "mievres" dont vous parlez")
Le chauffage electrique est tout sauf ecologique ni economique et meme en heure creuse il reste plus cher que le fioul, le gaz ou le bois. Un bon point , le votre fonctionne la nuit, a un moment ou finalement edf ne se pas trop quoi faire de ses kW.h nucléaire.
Mais pourquoi ne pas avoir mis la brique refractaire au dessus de la cheminée ? c’était pas plus compliqué et beaucoup plus ecolo
Bonjour Wawa, Merci pour votre avis. Je sais bien que cette astuce est d’une portée assez limitée. Et je ne suis pas un fana des énergies non renouvelables en soi, mais actuellement c’est faute de mieux. A terme j’envisage de chauffer la maison de façon autonome et naturelle si j’y arrive. Dans tous les cas, même si je n’y parviens pas à 100% ce sera toujours ça de gagné en termes d’économies et bien sûr d’impact sur le changement climatique. Ce qui m’intéresse c’est surtout la réflexion globale autour de la question : comment profiter de ce que la nature nous offre ?
Votre question ! 1) la cheminée est encastrée (mais je vais mettre au sol une épaisse plaque de fonte pour garder encore plus de chaleur, 2) la cheminée est en bas et la chambre sous les combles donc peu de bénéfice, 3) ce vieux chauffage électrique est ce que j’ai de plus efficace alors je préfère l’optimiser (les radiants sont inefficaces et je ne peux rien empiler dessus). Voili-voilou !
La brique réfractaire ne retient pas plus la chaleur qu’une brique normale ! Et les 2 retiennent 5x moins de chaleur que le même poids en eau, il suffit de consulter n’importe quelle table de capacité calorifique massique. Tant qu’on ne chauffe pas au delà de 100°C, un bidon métallique d’eau avec une soupape est donc un bien meilleur réservoir de chaleur.
Le must, c’est de stocker un bidon de parafine qui fond à 50°C (appeler un vendeur de peinture ou d’huile) et là, on multiplie par 10 la capacité de stockage de calories pour un même volume grâce à l’énorme chaleur latente de fusion. Le seul souci, c’est avec l’assurance incendie, eh oui, principe de précaution oblige. :-(
Bonsoir miniTax, Merci pour votre commentaire et vos conseils. Comme je le disais, je n’ai pas fait cette expérience sérieusement. C’était juste un moyen de poser une question sur la possibilité de récupérer et stoker de l’énergie fournie par la nature. Je suis d’accord que la brique réfractaire n’est pas forcément le meilleur matériau. Mais j’en avais à dispo alors je l’ai utilisée. Intéressant, je devrai essayer avec une sorte d’aquarium alors ! Je suis ouvert. Pour la paraffine je ne savais pas. Peut-être on peut imaginer un contenant métallique fermé hermétiquement pour écarter tout risque d’incendie. C’est rare qu’un chauffage monte jusqu’au degré d’ébullition. Merci pour ces astuces !
Cela me fait penser à une système existant, utilisé notamment pour chauffer les magnifiques "maisons de paille" (mon rêve !) et qui se nomme poele de masse, ou alsacien ou à inertie. J’ai retrouvé une page où l’on en parle mieux que moi :
http://www.lamaisonenpaille.com//10...
chez nos amis de lamaisondepaille.com !
Merci Marie-Odile pour le lien. Moi aussi j’ai déjà songé de me construire une sorte de cabanon en paille pour tester. Après coup, je vais opter plutôt pour une cabane en bois isolées avec des matériaux naturels. Cela dit ces maisons en paille ont l’air sympathiques et assurent toutes les fonctions de base d’une maison confortable. Il faudra juste voir comment ça se passe si le loup passe et qu’il essaie de souffler dessus (en référence à l’histoire des trois petits cochons) ;-) Bonne continuation.
@ l’auteur. La finalité de votre démarche est de payer le kWh le moins cher possible, et vous osez nous dire que vous faites un geste pour la planète. Quel culot...
pffff arretez on cherche tous les economies pour la planete et le porte-feuille ! tu as raison moi je cherche des briques refractaires dans le nord de la france tres dures a trouver malgres tout a un tarif convenable . Par contre pour les chauffage electrique j ai un chauffage infra blitz tres cher mais tres efficaces et economes en fait . et arretez de dire l electricité et le chauffage le plus econome mais pour des maisons bien isolées (comme tout chauffage) si on regarde l electrique juste des radiateurs a acheter par contre le reste il faut une chaudiere qui coute tres cher en plus des radiateurs !!! NON ??? alors pourquoi pas mettre cet argent dans des radiateurs performant ! une instalation a moitier prix ,on a le temps pour ratrapper les autres energies et en plus pas d entretient de chaudiere tous les ans ! alors qui dit mieux electrique performant et cheminee le plus econome et ecolo .... allez les ecolos les calculs sont ou ??? ;)










