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Plus d'abeilles, plus d'humains...

Article publié le 23 août 2007

Plus d'abeilles, plus d'humains...

Pour que les journaux financiers se mettent a relayer l’information, c’est que cela doit commencer à devenir inquiétant…

Voilà déjà un bon bout de temps que plusieurs scientifiques et biologistes ont tiré la sonnette d’alarme concernant la disparition des abeilles. Pourtant cela semblait n’inquiéter personne. Mais voilà que maintenant le journal « Les Echos » n’hésite plus à écrire dans un article daté du 20 Août :

Les abeilles s’éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l’espèce humaine. 

 

Difficile de faire plus clair… Plus d’abeille, plus d’humain !

Pour ceux qui me lisent depuis quelques temps, j’ai plusieurs fois abordé le point de vue qui consiste à dire que toutes les espèces vivantes (aussi bien végétales qu’animales) sont interdépendantes. Et qu’en jouant aux apprentis sorciers avec les OGM et les produits chimiques cela finira forcement par nous retomber dessus… Si dans la majorité des cas, cette interdépendance ne se voit pas au premier abord, dans le cas des abeilles, c’est assez trivial. Les abeilles sont responsables de la pollinisation de plus de 80% des plantes, fleurs et fruits de la planètes, sans abeilles nous perdons de fait la capacité à nous nourrir. Les trois quarts des végétaux qui nourrissent l’humanité en dépende… Pour reprendre la célèbre phrase d’Einstein, « sans abeille, l’humanité ne tiendrait pas plus de 4 ans ».

Les Etats-Unis auraient déjà perdu plus de la moitié de leurs abeilles et beaucoup d’autres pays sont touchés, y compris en Europe. Les causes de cet effondrement (car c’est le nom donné par les scientifique à ce qui est en train de se passer) restent pour l’instant mystérieuses… Si aucun agent prit individuellement peut être incriminé, il se pourrait bien que ce soit la combinaison de plusieurs traitements qui expliquerait ce phénomène. Il semblerait également que les OGM soient un des maillons de cette chaîne mortelle. Grosso-modo, les larves des pyrales ayant eu la bonne idées de toucher au maïs OGM, deviennent des organismes propices à la diffusion d’un champignon qui combinait aux autres pesticides utilisés provoquerait ce ravage chez les abeilles.

Ce qui est certain c’est que la responsabilité de l’homme dans ce massacre ne fait plus vraiment de doute pour personne, même si toutes les causes ne lui sont pas imputables.

Les pesticides et les OGM ne sont pas des solutions d’avenir, n’oublions pas que l’agriculture biologique a les moyens de nourrir l’humanité, la FAO la encore démontré récemment. Affirmer que les pesticides et les OGM sont sans danger, c’est faire preuve d’une vue étroite et bornée. C’est feindre de ne pas comprendre que le monde du vivant est interdépendant, que nous pouvons être en vie seulement parce que les autres espèces vivantes (végétales ou animales) existent, ne serait-ce que pour nous nourrir.

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commentaires
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par Olivier Daniélo (IP:xxx.xx9.23.152) le 23 août 2007 à 20H09

"Si l’abeille venait à disparaître, l’homme n’aurait plus que quelques années à vivre." - Albert Einstein

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par Dilettante (IP:xxx.xx7.219.75) le 28 août 2007 à 02H22

Bon, depuis le temps que j’entends cette citation, j’ai enfin fait ma petite recherche, et n’en ai trouvé nulle source. Les sites http://en.wikiquote.org/wiki/Einstein et http://www.snopes.com/quotes/einste... disent la même chose après des fouilles plus approfondies.

Alors qu’on arrête de faire des citations non sourcées à tort et à travers ! :-))

Par contre, je sais bien que je ne suis pas une référence en la matière, mais je pense que si l’abeille venait à disparaître, l’homme n’aurait plus que quelques années à vivre.

Bien sûr, j’autorise quiconque le souhaite à citer tout ou partie de ce commentaire à condition d’en indiquer l’auteur. :-))

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par daddybinro (IP:xxx.xx4.217.36) le 7 septembre 2007 à 17H42

Je doute aussi fortement qu’Einstein soit à l’origine d’une telle anerie puisque toute l’herbe qui nous entoure et toutes les céréales sont anémophiles, c’est à dire qu’elles se pollinisent grâce au vent et non grâce aux insectes. A quoi s’ajoutent de nombreuses autres espèces d’arbres et d’herbacées également anémophiles. De plus les espèces d’insectes autres que les abeilles participant à la pollinisation des plantes entomophiles sont légions. C’est pourquoi il est ridicule d’affirmer que l’espèce humaine s’atteindrait au bout d’un quelconque délai en cas de disparition des abeilles. J’aime les abeilles mais je ne supporte pas qu’on répande ce genre d’anerie.

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par Luciole (IP:xxx.xx8.211.178) le 24 août 2007 à 12H56

C’est vrai, mais l’inertie des gens est désespérante !

J’ai beau répéter sans cesse autour de mois que manger de la nourriture aux pesticides conduit à un suicide collectif, je ne récolte que des ricanements et des haussements d’épaules.

Pourquoi l’humanité est-elle incapable de réagir ? Peut-être finalement a-t-elle vraiment envie de disparaître ?

Mais j’ai des enfants et il est insupportable pour moi de savoir qu’ils vont payer aussi cher l’aveuglement et la bêtise de nos contemporains.

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par Actias (IP:xxx.xx1.88.40) le 24 août 2007 à 15H59

c est plus facile d’avoir tort avec tout le monde que raison tout seul.

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(IP:xxx.xx4.102.234) le 25 août 2007 à 00H00

La lutte biologique intégrée est une bonne méthode pour préserver la nature ainsi en apiculture on utilise le Bt ( Bacillius thuringiensis ) pour lutter contre la fausse teigne des ruches ( B401) depuis longtemps ( agrée en apiculture bio ) Des essais sont en cour pour utiliser Beauvéria ( un champignon) pour lutter contre la varroatose (ADARA http://www.cnda.asso.fr/adara2.htm) et semble très prometteuse pour se débarrasser les abeilles de ce redoutable acarien ( varroa ) arrivé en Europe en 1980 Actuellement les apiculteurs utilisent des acaricides pour combattre ce parasite ! Ce qu’il faut savoir c’est que deux parasites redoutables sont passé de l’abeille asiatique sur l’abeille européenne suite a l’introduction de cette dernière en Asie il y a 50 ans Varroa un acarien destructeur d’abeilles arrivé dans les années 80 Nosema céranae a été détecté en 2005 en Europe il progresse voir http://www.fortnet.org/NCBA/Nosema_... C’est suffisamment grave en soit inutile d’en rajouter Les nosema sont des maladies courantes des insectes mais en aucun cas les nosema du criquets de la pyrale ou des crevettes etc. n’affectent les abeilles !

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(IP:xxx.xx9.51.1) le 24 août 2007 à 13H27

Cet article est a rapprocher ,parlant du danger des ogm, de celui de M JP OURY concernant le meme sujet.Comment le quidam moyen dont je fais partie peut il s y retrouver ?

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(IP:xxx.xx4.102.234) le 25 août 2007 à 00H15

Les abeilles sont-elles menacées par l’utilisation de plantes transgéniques résistantes aux insectes ? S. Keil, J. Romeis, P. Fluri, F. Bigler (2002)

- Nouvelles connaissances au sujet des effets du maïs Bt transgénique sur les abeilles

D. Babendreier, J. Romeis, F. Bigler, P. Fluri (2006)

http://www.alp.admin.ch/themen/0050...

Les OGM sont un thème central en apiculture pour différentes raisons.

Dans le monde, sur plus de 60 mio d’hectares, on cultive aujourd’hui des plantes transgéniques et la tendance est à la hausse. Il s’agit en particulier de maïs, de soja, de coton et de colza. En Suisse, la culture de telles plantes n’est pas autorisée. Toutefois, la discussion de la coexistence entre OGM et plantes conventionnelles est désormais sur le devant de la scène. Tant la recherche que la politique doivent répondre à des questions très diverses et prendre des décisions cruciales pour l’avenir de notre pays. L’apiculture est au front : les abeilles ne font pas la différence entre une plante conventionnelle et une plante transgénique. Leur pollen et nectar les attirent tout autant que ceux des autres plantes. La première question tombe sous le sens : les plantes transgéniques – à savoir les substances qu’on y introduit - représentent-elles un danger pour les abeilles ?

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par mjmb (IP:xxx.xx8.114.133) le 24 août 2007 à 16H20

Voulez-vous sauver la Planète ? Pensez aux abeilles solitaires et aux bourdons :

http://balades.naturalistes.free.fr...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bourdo...)

Lointain voisin de l’Auteur, je garde un oeil sur le jardin de mes parents, près d’Auvers sur Oise, depuis 50 ans environ. Pour ce qui est des insectes butineurs, j’ai l’impression qu’après un all-time-low il y a cinq à dix ans, les choses s’améliorent un peu. Le nombre des abeilles velues et des bourdons de petite taille reste faible, mais régulier, Les très gros bourdons - amateurs de trèfle je crois - ont disparu, tandis qu’un bourdon (? ? - c’est en tout cas un butineur) noir, presque rond, énorme et puissamment motorisé qui était rarissime est devenu assez fréquent.

La fréquentation des abeilles m’a paru d’abord en hausse, mais en y regardant de plus près, elles ont des pattes arrières fines dépourvues de corbeille à pollen. Bien que très semblables, ce ne sont pas des abeilles domestiques.

Je suis tombé aussi sur un forum où un internaute se plaignait d’une invasion d’abeilles terrassières, et j’ai vu il y a deux ans un rassemblement impressionnant de ces bestioles sur près de cinq mètres, le long d’une allée du parc de la Préfecture de Cergy.

Cordialement.

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par Moyne-Saint-Pierre (IP:xxx.xx9.133.201) le 24 août 2007 à 18H32

L’abeille et la vigne : ici encore les observations au quotidien vont en ce sens. Après l’abandon définitif d’insecticides et pesticides depuis 5 ans sur les coteaux de notre vignoble,les "ruches témoins" installées à proximité prospèrent à nouveau...sauf à chaque nouvel essai des céréaliers de la plaine en contrebas ! CQFD ,hélas...

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par Daniel Prunier (IP:xxx.xx9.83.76) le 25 août 2007 à 11H46

Entomologiste mais pas apiculteur. Je trouve que les abeilles sont de bonne constitution pour supporter leurs nouvelles conditions de vie. A l’ origine forestières, elles construisaient leur ruches dans les arbres creux et butinaient chênes, merisiers, alisiers .....et de multiples fleurs des clairières. Quand aujourd’ hui, on les voit dans des cubes en bois au bord de champs de colza, on a atteint leur limite d’ adaptation. Quand de surcroit le champs est traité, c’ est de l’ assassinat. Si elles résistent, elles ont un truc. Daniel Prunier.

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(IP:xxx.xx7.219.75) le 28 août 2007 à 02H03

Pour ceux que le sujet intéresse, voyez ce documentaire d’une trentaine de minutes, sur le blog de Raffa :

Le pollen de la discorde http://raffa.over-blog.com/article-...

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par Kirikino (IP:xxx.xx0.40.93) le 30 août 2007 à 10H09

Bonjour,

Je me suis toujours posé la question de la pertinence de cette citation attribuée à Einstein, un homme ma foi qui ne manquait pas de sujets de préoccupation, et dont l’intérêt ou la simple curiosité en matière d’apiculture demanderait à être vérifié. Pourquoi quatre années et non pas cinq. Mais, j’ergote, j’ergote !

Or la situation que vous décrivez me touche au premier chef en tant que producteur d’hydromel.

Nous constatons avec effroi que nos colonies sont de plus en plus fragiles, que les essaims sauvages (à la base de mon rucher au démarrage) ont pratiquement disparu, que les peuplement d’abeilles autochtones également (et je pense que nous autres apiculteurs y sommes parties prenantes pour nous être intéressés à des races comme la caucasienne ou autres...)

Si ce rôle de pollinisateur que remplit l’abeille n’est en aucun cas contesté et connu du grand public, je m’étonne par contre qu’il n’ait jamais été quantifié par les pouvoirs publics. On assiste depuis quelques années à des estimations essentiellement réalisées par nos amis anglo-saxons, notamment le ministère de l’agriculture du Canada, et celles-ci se chiffrent en millions de dollars.

Je pense que nous devons avoir à l’esprit nous autres Européens, que sans abeilles, nos lendemains déchanteront, que la diversité de notre diète alimentaire risque de se limiter à une peau de chagrin, et que compte tenu de l’usage massif des pesticides et du recours au O.G.M qui nous pend au nez si nous n’y prenons pas garde, une des rares cartes qui nous reste encore à jouer en ce domaine demeure l’abeille.

Quant aux pays du Nouveau Monde, qui nous bombardent de leurs prétendues avancées génétiques en matière agricole, qu’ils n’oublient pas que l’abeille constitue le principal partenaire de leurs cultures industrielles.

Voilà, nous risquons nous autres Européens sur le plan de la biodiversité bien plus dans cette disparition progressive du peuplement apicole que ces pays en question. N’oublions que l’abeille actuelle dans ces contrées est une descendante de ces essaims que les premiers colons inclurent dans leurs bagages. La biodiversité dans ces régions étaient assurée et le reste toujours par des insectes pollinisateurs autochtones et adaptés. Souhaitons leur que les "petites mouches des blancs" ainsi que les Amérindiens qualifiaient les abeilles n’aient pas détruit l’équilibre. (Pour la petite anecdote, elles atteignirent la côte Ouest bien avant les premiers colons).

Une opinion parmi d’autres (et qui ne fera aucunement référence en la matière...)

Cordialement.

Kirikino (http://www.kirikino.biz/)


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