Article publié le 15 juin 2007
Les SEL ou Systèmes d’Echanges Locaux, sont des groupes de personnes qui échangent entre elles des services, des savoirs et des biens, au moyen d’une unité d’échange choisie par les membres mais sans argent.
Un SEL, qu’est-ce que c’est ?
Les SEL ou Systèmes d’Echanges Locaux, sont
des groupes de personnes qui échangent entre elles des services, des
savoirs et des biens, au moyen d’une unité d’échange choisie par les
membres mais sans argent.
Par exemple, Paul donne un cours de cuisine à Anne, qui donne un cours d’informatique à Justin, qui lui, promène le chien de Bénédicte tandis que Bénédicte garde les enfants d’Hervé et qu’Hervé va aider Pascal à déménager.
Voilà bien une initiative qui s’inscrit dans une démarche de simplicité volontaire !
A quoi ça sert ?
- De nombreuses personnes manquent d’argent pour acheter ce dont elles ont besoin. Les SEL leur permettent d’accéder à des biens et à des services sans argent, par échange de bons procédés.
- De plus en plus de gens sont à la recherche de savoir-faire et de convivialité. Les SEL sont un bon moyen pour rencontrer des gens et échanger des connaissances, des savoirs faire.
- Beaucoup de gens disposent de temps, de compétences et de produits qu’ils ne peuvent pas mettre sur le marché. Les SEL sont aussi une bonne occasion de partager ce que l’on sait faire et que l’on ne peut pas toujours exploiter dans son travail. Cela peut permettre à des gens de reprendre confiance en eux en leur montrant qu’ils sont capables d’apporter des services, de valoriser des compétences auprès d’autres gens.
Il existe de nombreux systèmes d’échanges locaux en France et à l’étranger. Ils sont ouverts à tous, riches ou pauvres (en terme d’argent) et permettent de créer plus de liens de proximité et de lutter contre la précarité et l’exclusion.
Exemples de ce qui peut être échangé :
- Cours de guitare, de piano ou de tout
autre instrument de musique
- Apprendre à faire des
confitures, du pain ou plus largement prendre des cours de cuisine.
- Cours de couture, d’informatique,
d’anglais, de photo, de comptabilité, de gymnastique, de
dessin…
- Bricolage, jardinage, réparations
diverses
- Repassage, ménage, garde
d’enfant
- Don de vêtements, de livres, de
disques, de vidéos
On peut prêter sa tente pour des vacances voire échanger son appartement, trouver quelqu’un pour vous conduire faire vos courses ou pour garder votre chat pendant les vacances. Tout est imaginable !
Comment se font les échanges ?
Les membres d’un SEL échangent grâce à une unité de mesure qu’on peut considérer comme une monnaie virtuelle et locale ou comme des reconnaissances réciproques de dettes, compensables entre adhérents du SEL.
Les échanges réalisés au sein d’un SEL ne sont pas simplement du troc. Dans le cas du troc, deux personnes échangent au même moment deux choses qui ont à peu près la même valeur. Dans le SEL, l’unité d’échange permet de transférer, entre différentes personnes et différents moments, des services, des savoirs ou des biens qui ont des valeurs différentes.
Il n’y a pas non plus de problème de travail au noir ou de TVA dans le cadre d’un SEL dans la mesure où les échanges sont basés sur de l’entraide et restent ponctuels, sans rentrer dans le cadre d’une activité professionnelle.
La monnaie d’échange correspond en général à un équivalent en temps : 60 min. = 60 grains par exemple. Ainsi 1h de repassage = 1h de cours d’informatique. Plus que les compétences requises, c’est donc le temps passé qui est pris en compte ce qui évite d’arriver à un système d’échelle de valeur. Plus généralement, le montant d’une transaction est fixé de gré à gré entre deux adhérents.
Chaque SEL édite régulièrement un catalogue rassemblant les offres et les demandes de biens et de services des adhérents. Par ce biais, les membres peuvent se rencontrer et ainsi se mettre d’accord sur l’échange (service à effectuer ou type de bien, montant en unités locales...). Une fois l’échange réalisé, les deux personnes remplissent une reconnaissance de dette (un bon d’échange). Ce papier est constitué de trois volets : l’un est envoyé aux animateurs du SEL, les deux autres sont pour la comptabilité des "échangistes". Cela permet ainsi de créditer et débiter les comptes d’unités locales des deux membres, comptes dont les soldes négatifs et positifs sont plafonnés.
Textes complémentaires sur le sujet :
- sur Wikipédia
- SEL mode d’emploi
- Monnaies locales et lien social : les systèmes d’échanges d’échange local (SEL) - Par le centre WALRAS
- Les systèmes d’échanges locaux : quelques éléments d’histoire et de sociologie - Par Smaïn Laacher
Quelques sites Internet :
Selidaire : http://selidaire.org
Cybersel : http://www.cybersel.com
Transversel : http://transversel.apinc.org/
Trouver un SEL près de chez vous :
http://transversel.apinc.org/spip/rubrique.php3?id_rubrique=58
Il y a une dizaine d’années, j’ai été exclue par un sel qui a annulé mon crédit de 3000 unités, dans une réunion ou je n’étais pas présente, pour un motif dont je n’étais pas responsable, des preuves ayant été élaborées par une autre seliste contre moi. J’ai accompagné la "deus ex machina" vers un suivi professionnel et acté mon exclusion. Cela me semble contraire à l’éthique SEL, que je me garde bien aujourd’hui d’approcher... ;Cependant je fais l’objet de demande pressantes de collaborer à la création d’un nouveau SEL...Je suis chef d’entreprise et je développe une association . Qu en pensez vous ? y a t il une instance de débat non public ? sincères salutations
Bonjour,
je vous informe que je viens d’ouvrir un site (http://www.lespepites.org) qui reprend les principes du SEL, et qui fonctionne de manière autonome. Les SEL traditionnels sont par nature locaux, à savoir un SEL par localité, d’où mon idée de mutualiser toutes les localités à travers un seul site. Le site http://www.lespepites.org est donc un SEL d’envergure nationale, dans la mesure où il permet à toute la population Française de s’y inscrire pour y proposer des activités susceptibles d’intéresser leur localité, ou leur département, où même la France entière (comme celà peut être le cas pour le télétravail). A la notion habituelle d’échange de service, ce site ajoute la possibilité de troc. Sur lespepites.org, il est donc possible, par le biais de la monnaie virtuelle "pépite", d’échanger des services contre des biens, ou bien sur, des biens contre des services.
Juridiquement, ce site s’appuie sur les statuts d’une association que j’ai créée à cet usage, et qui porte le même nom. Inutile donc de vous préciser que ma démarche n’est pas intéressée dans la mesure ou étant à but non lucratif, ce site ne brassera pas le moindre euro (l’inscription y est gratuite, pas de cotisation, pas de commission). Dans un souci de transparence, même la publicité y est bannie.
Ce site vient d’être ouvert et j’ai besoin de le faire connaitre pour qu’il se développe, d’où mon initiative de vous écrire : peut-être trouvez-vous l’idée intéressante, et peut-être pouvez-vous faire circuler l’information ?
Je vous remercie de l’attention que vous avez porté à ce mail.
Cordialement
Gérard Fouilleul (admin@lespepites.org) Fondateur et administrateur du site http://www.lespepites.org
Bonjour, Je vous invite aussi à découvrir le site www.pimservice.com pour l’échange de services et de savoirs qui lui utilise des "pim" (abréviation de possibilité d’insertion monétaire). Le Pim correspondant à environ 5-6 min de temps, soit 10 Pim pour une heure.
L’inscription est elle aussi libre et gratuite.
Le concept fondateur du site est que nous avons tous un savoir, un savoir-faire ou une expérience qui peut intéresser quelqu’un à un moment donné. Rien que l’endroit où l’on habite peut intéresser quelqu’un qui veut y voyager ou y déménager. Le site permet de valoriser ces savoirs vivants et de proposer les services qui peuvent y être associés.
Bon succès à tous dans vos projets
cordialement l’équipe Pimservice










