Article publié le 25 août 2008
On entend beaucoup parler des plantes dépolluantes en ce moment. Forcément, moi qui habite en face du boulevard circulaire de la Défense, vous imaginez bien que j’ai plus que besoin d’assainir mon intérieur !
Chez nous, il y a la VMC (ventillation mécanique contrôlée), c’est très pratique la VMC sauf que l’air qui entre par les fenêtres est bourré de gaz d’échappements, à tel point que cela fait noircir à vitesse grand V les aérations et les beaux murs blancs…
S’il n’y avait que cela … Notre construction neuve regorge de matériaux synthétiques et de polluants chimiques ! Partout, dans les murs, dans la peinture, les parquets, les colles, les jointures il y a des substances allergènes et dangereuses mélangées entre elles. Vous pensez que je suis parano ? Je vous épargne la photo de mes yeux qui pleurent et de mon nez qui goutte.
Sachant que nous passons 80% de notre temps à la maison, à l’école, au bureau, dans le métro, dans la voiture, les galeries commerciales, … il va falloir trouver une solution.
C’est un scientifique de la NASA qui s’est penché, dans les années 80, sur la dépollution naturelle, la « bio épuration ». Il semble qu’il ait découvert les vertues des plantes un peu par hasard, en cherchant à réduire les polluants dans une navette spéciale.
Comment est-ce possible ? On connaît tous la fonction émettrice d’oxygène de nos amies vertes, ce que l’on sait moins, c’est que les micro-organismes de certaines d’entre elles se nourrissent directement des polluants qui nous empoisonnent l’existence. L’échange gazeux se fait principalement par les racines qui filtrent très efficacement certaines substances et les transforment en nourriture pour le végétal.
Commençons par le commencement, contre qui se bat-on et où ça ?
- L’ammoniac : on le trouve dans les produits d’entretien, en général dans la salle de bain ou la cuisine.
- Le trichloréthylène est une substance que l’on trouve dans les peintures, dans les pièces de vie des habitats rénovés ou neufs.
- Le formaldéhyde ou formol est présent presque partout ! Des vêtements fraîchement sortis du nettoyage à sec à la mousse isolante, ou la colle à moquette …
- Le pentachlorophénol ou PCP, un produits utilisé pour le traitement du bois, se trouve donc prêt de vos meubles ou dans une pièce parquée.
- Le monoxyde de carbone, est présent dans les chauffe-eaux, chauffages et autres appareils à combustion.
- Le benzène émane des matières plastiques, des détergents, des encres …
La première chose à faire, c’est d’aérer tous les jours, au moins 5 minutes, ça change l’air, ça rafraîchit la maison et ça tue les acariens (burk !).
Ensuite, courrez chez Botanic ou équivalent et choisissez de beaux spécimens de plantes à éparpiller sans vergogne tous les 10 mètres carrés, en plus ça décore ! Choisissez des espèces à larges feuilles qui en plus d’absorber les méchantes substances vont rétablir le taux d’hygrométrie défaillant dans nos intérieurs surchauffés.
Voici une petite liste non exhaustive de plantes dépolluantes, j’en ai pris quelques une chez moi !
- Le chlorophytum ou de son nom courant la plante araignée : son feuillage vivement panaché, en touffe et de couleur claire est un très bon capteur de monoxyde de carbone et de formaldéhyde, il trouvera sa place dans le salon ou la chambre.
- Le lierre vous débarrassera du benzène et se prête parfaitement à la décoration de couloirs ou de pièces peu éclairées, c’est une plante solide qui pousse facilement.
- L’azalée aura sa place dans la cuisine ou la salle
de bain, c’est une plante qui produit de belles fleures rouges ou roses
au printemps. Elle agit sur le benzène.
- Le spathiphyllum, appelé aussi Fleur de Lune filtre le trichloréthylène, avec ses grandes feuilles persistantes. N’hésitez pas à vous en procurez une si vous venez de repeindre le salon !
- Le Philodendron est le champion de la dépollution des produits de traitement du bois (les PCP). Ses grandes feuilles larges humidifient les pièces et permettent de réguler l’humidité parfois manquante dans les pièces trop isolées.
- Le Dieffenbachia, c’est une jolie plante avec de très larges feuilles qui absorbent tout type de substances nocives. Mais faites attention ! Sa sève est toxique pour les animaux et les humains !
- Pour le formaldéhyde et le Benzène, prenez un beau Dracaena. Il existe différentes variétés, celle sauvage des Canaries est très jolie soit dit en passant !
Si vous n’avez pas la main verte (comme moi … on a beau les aimer ce n’est pas pour autant que l’on s’en occupe toujours bien), vous allez sûrement avoir affaire aux parasites … Je me permets alors de vous donner quelques trucs qui ont marché chez moi et qu’il est toujours bon de connaître.
Les cochenilles, farineuses ou pas, se déposent en général sur les tiges et en dessous des feuilles. Elles forment comme de petites taches blanches poudreuses qui se développent très vite et dont il faut à tout prix se débarrasser. Prenez de l’alcool à 70 degrès (en pharmacie), imbibé sur un coton et patience … il faut retirer chaque cocon.
Les araignées rouges sont des petits acariens
microscopiques (pas toujours rouges d’ailleurs) qui sont visibles
uniquement grâce à leur toile, en brumisant votre plante avec un vapo.
Elles arrivent quand l’atmosphère de la maison est trop sèche et
chaude. Un seul remède : l’humidité ! Vaporisez matin et soir le
feuillage et retirez les toiles.
Pour les moucherons qui eux arrivent quand la
terre est trop humide (décidément) vous pouvez nettoyer vos feuilles au
savon noir ou bien avec un peu d’eau et de liquide vaisselle écologique
(un peu !) et faire une décoction de tabac à vaporiser sur le
feuillage et sur le dessus de la terre. Avec ça chez moi ils sont
partis en 1semaine ! Ca marche aussi pour les araignées rouges j’ai
l’impression.
Voilà , avec tous ces conseils je vous souhaite un très bon jardinage.
Pour tout savoir sur la pollution intérieure, lisez le dossier spécial de NaturaVox.
pour les cochenilles, pulverisez de l’huile. pour le reste, une decoction de noix de lavage ou de savon noir ou encore de savon de marseille ...
pas mal votre article......pas assez insisté sur le role ecolo du lierre......aucun vegétal ne joue mieux que le lierre un role de dépoluant.....le ratio clhorophile sur bois du lierre est infini en hiver cad au moment où nous avons le plus grand besoin de chlorophile au moment où les sinistres platanes sont nus ..(.meme en été le ratio chlorphile sur bois du platane est ridicule...)
si toutes les clotures publiques , murs , grilles , dans les villes etaient couvertes de lierre ,la pollution serait certainement diminuée..le lierre absorbe tout , bruits ,poussières ,il est toujours vert et propre et s’entretien facilement sans grands frais....
ce serait si simple d’avoir une ville verte mais les ecolos idiots , irresponsables et nuls veulent des platanes....s’il n’y a qu’un seul arbre polluant au monde , c’est le platane providence des medecins allergologues , polluant par ses feuilles qui ne pourrissent pas et donc, ne font pas d’humus et etouffent tout , par ses boules , par son pollen ....et par ses branches qui tombent etc....
>Bonjour
Merci pour ces commentaires constructifs, je ne savez pas que le lierre avait autant de propriétés ? Voilà une bonne nouvelle, moi qui pensais que c’était dans la nature une plante somme toute assez banale, limite un peu parasite ( quand il s’agrippe à un mur, celui-ci est fragilisé il me semble ? ). Les platanes n’ont surement pas autant de vertus mais j’ai lu quelque part qu’on les plante le long des routes car c’est le seul arbre, qui avec la mue de son écorce peu absorber les gaz d’échappement sans en mourir (car il concentre les polluants dans cette écorce). Si vous avez des liens sur les bienfaits du lierre, faites passer :D
Bonne soirée Nathalie
ce n est pas un spathiphylum mais un draceana
Voilà une bonne nouvelle, moi qui pensais que c’était dans la nature une plante somme toute assez banale, limite un peu parasite ( quand il s’agrippe à un mur, celui-ci est fragilisé il me semble ? ). philips msr
Je dois avoir un parasite dans certaines orchidées je viens d’en perdre deux sur une vingtaine, avec un dépôt blanc sur les racines, est-ce la cochenille. Laiza















