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Les antiécolos

Quels sont les arguments des antiécolos résistent-ils à l’analyse ?

Article publié le 9 mars 2009

Quels sont les arguments des antiécolos et résistent-ils à l’analyse ? Un article du magazine Psychologie donne matière à réflexion...

Les antiécolos

Un article de Christilla Pellé-Douël intitulé « Qui sont les antiécolos ? » dans Psychologies magazine du mois de mars 2009.

Intéressant article qui, en donnant la parole à des « objecteurs de bobo-écologie », dresse un catalogue non exhaustif des caricatures et des excuses trop souvent utilisées pour justifier l’inaction.

« Au début des années 1970, les premiers écologistes faisaient figure de gentils allumés. Trente ans plus tard, les acharnés des énergies douces ont gagné du terrain dans les mentalités » commence l’article. Et entre les deux, rien ? Sommes-nous vraiment directement passés des doux rêveurs aux extrémistes américains de la deep ecology qui « envisagent la nécessité de la disparition de l’espèce humaine afin de préserver la Terre et les autres espèces vivantes » ?

Que dans ces circonstances Laurent Larcher, auteur de La Face cachée de l’écologie, puisse écrire « L’écologie est un antihumanisme » ne surprend guère. A écologie extrémiste raccourci extrémiste ! Mais cette affirmation n’en demeure pas moins fausse. D’abord parce qu’elle confond écologie (science) et écologisme (protection de l’environnement), ensuite parce que l’humain faisant partie du vivant, il a tout intérêt à préserver lui aussi la nature !

L’écologisme est naturellement humaniste parce que nous ne pouvons pas nous déconnecter de la nature sans en subir de graves troubles, comme le démontre la croissance exponentielle des pathologies, du stress aux cancers en passant par l’obésité ou la stérilité. Nous vivons plus longtemps, certes, mais dans quel état ? Et la tendance aux pathologies est telle que les jeunes pourraient désormais vivre moins vieux que leurs parents…

Prendre soin de notre planète est chronologiquement une question de bien-être avant d’être une question de survie. Nous pouvons fort bien vivre sans écran plat mais nous vivrons relativement mal avec un air pollué ou une nourriture à dominance industrielle.

« Au cœur du débat : notre place d’êtres humains » ? Non. Au cœur du débat : la place de l’humain dans le système ! 

Notre « capacité à se penser et à penser la nature  » nous donne une responsabilité que les autres espèces n’ont pas. Si les ours polaires avaient leurs maux à dire, voilà longtemps qu’ils nous auraient balancés leurs grosses pattes dans la figure !

De ce constat de la « transcendance humaine », Sylvie Brunel, auteur de A qui profite le développement durable ?, en arrive à la conclusion qu’ « Il n’existe pas de nature qui ne soit façonnée par l’homme ». Monsanto aurait donc déjà réussi à breveter l’intégralité du vivant ? 

Non, décidément, il n’existe pas de bêtise qui ne soit façonnée par l’homme !

L’auteur n’a sans doute pas tort de dénoncer la culpabilisation à l’écologie. Avant qu’il n’y ait de « mauvais citoyens », il y a bien évidemment d’abord de mauvais politiciens et de mauvais industriels. Mais qui vote pour les uns et achète les produits des autres ? Au final, nous ne sommes peut-être pas tous coupables mais nous sommes tous responsables !

L’auteur conclut que « les antiécologistes d’aujourd’hui seraient des écologistes raisonneurs, au sens de « faire appel à la raison » ? A suivre ce raisonnement, il y aurait donc, d’un côté, des écologistes idiots qui agissent et, de l’autre, des écologistes intelligents, qui réfléchissent mais, parce qu’ils réfléchissent, ne font rien au prétexte qu’ils n’auraient rien fait de mal ? Curieux raisonnement… « Le grand but de la vie n’est pas le savoir mais l’action » disait Thomas Huxley.

Laissons donc les intellectuels se masturber les neurones et abordons plutôt les arguments des quelques « antiécolos » dénichés par la journaliste.

Cyrille, par exemple, « refuse le discours catastrophique, la paranoïa médiatique, qu’il voit comme une tentative de détournement de la pensée, une « distraction » qui permet de rendre les esprits plus coopératifs, moins révoltés face aux grands problèmes du moment. » La baisse du pouvoir d’achat par exemple ? Il est vrai que, à l’échelle de son nombril, la fonte de la consommation est autrement plus inquiétante que la fonte des glaces, la disparition d’emplois plus grave que la disparition d’espèces…

L’écologisme cesse d’être prioritaire en temps de crise, d’où l’abandon des quelques rares mesures du Grenelle qui allaient dans le bon sens. Construisons plutôt des autoroutes et sauvons l’industrie automobile !

En matière de manipulation ou de « distraction », il ne semble pas non plus que les médias aient vraiment cessé de vanter la croissance à tout prix et les publicités d’inciter à la surconsommation. Au risque de décevoir Cyrille, il apparaît même que le pognon et la recherche du profit dictent toujours la majorité de la communication. Jamais nous n’avons autant entendu parler de finance et les milliards d’euros ont été vers les banques plutôt que les affamés. 

Cyrille a raison de rappeler « qu’une véritable politique écologique se mettrait en place si des lois étaient votées  ». En effet, pas de politique sans lois, indépendamment des effets d’annonce et des discours grandiloquents. Le Grenelle de l’environnement (version édulcorée), « véritable gisement de rigolade » comme le désigne le Canard enchaîné, n’a ainsi toujours pas été voté !

« 90% de la population n’a pas les moyens d’acheter bio ou d’avoir une voiture non polluante » continue Cyrille. « L’argument porte » écrit la journaliste. Non, en fait, l’argument ne porte pas. Il exaspère ! Il exaspère parce qu’il s’agit de l’argument le plus ressassé qui soit : l’écologisme serait un truc de nantis !

Tout d’abord, rappelons qu’une voiture non polluante, cela n’existe pas !  La Toyota Prius, avec ses deux moteurs aurait par exemple un impact écologique supérieur au monstrueux 4x4 Hummer. En effet, peu importe de consommer (un peu) moins d’essence. C’est l’empreinte écologique, de la production au recyclage du véhicule, qui compte ! De même, en matière d’économie, le plus rentable ne serait-il pas de renoncer tout simplement à sa voiture, deuxième budget des ménages après le logement et devant l’alimentation ? Pas simple à la campagne mais tellement logique en ville ! Quel citadin renonçant à la voiture n’aurait pas alors les moyens de consommer bio ? La voiture est sacrée ? Supprimer le téléphone portable ou les vêtements de marque dégagerait aussi suffisamment de budget pour s’alimenter correctement. Mais encore faut-il le vouloir…

« On est bien obligé d’aller dans les hypermarchés moins chers et plus proches » ajoute Sylvie Brunel. Les arguments de cette dame ne s’affinent décidément pas au fil des paragraphes… Des hypermarchés plus proches que les boutiques du centre ville ? Et moi qui pensais naïvement que c’étaient au contraire les hypermarchés des périphéries qui rendaient dépendants à la voiture ! Mais les économies n’ont sans doute pas de prix et justifient bien de passer une heure dans les bouchons pour avoir le privilège de pousser un caddie dans le labyrinthe des rayons des grandes surfaces. Là où, c’est bien connu, il n’y a aucune tentation et d’où chaque client ressort avec uniquement ce dont il a strictement besoin, sans succomber aux charmes des promotions (qui n’en sont pas toujours) et des offres spéciales... 

Comment, avec ses deux ou trois rayons et l’absence de section "gadgets", le petit magasin bio pourrait-il donc être plus économique ?  J’ai déjà eu le loisir de démontrer cette hérésie et ne vais donc pas recommencer ici. J’invite simplement Cyrille, qui n’aime pas être manipulé, à se méfier un tout petit peu aussi du marketing : non seulement les hypermarchés n’ont jamais permis de faire des économies mais ils sont à l’origine de la gabegie économique ! Y faire ses courses tout en se plaignant du niveau des salaires ou du chômage en France traduit une belle incohérence…

Passons maintenant à Ariane, écrivaine de 20 ans qui « ne veut pas retourner en arrière ». A son âge, ce serait effectivement dangereux ! « Beaucoup de thèses écologiques vont à l’encontre des femmes : faire son pain, laver les couches, allaiter… Qui fera cela, sinon les femmes ? »  J’ignorais que faire son pain était l’une des principales revendications écologique mais il est sûr que les hommes auraient quelques soucis du côté de l’allaitement…

A la limite, je comprendrais que de telles thèses déplaisent aux boulangers, aux fabricants de couches et aux industriels de l’agro-alimentaire mais pourquoi donc aux femmes ? A moins évidemment que les femmes considèrent, aidés en cela par la publicité, qu’allaiter soit un acte dégradant (et tant pis pour la santé de l’enfant !) et faire la cuisine une perte de temps (et tant pis pour la santé des adultes !).

« C’est par le progrès que l’on fera évoluer la protection de l’environnement » conclut la jeune femme libérée. Mais c’est pour sûr ! La technologie, après avoir détruit l’environnement, va relancer la croissance en réparant l’environnement ! Les déchets radioactifs vont dans un avenir proche aider à faire pousser les tomates ! Le rêve : le système continuera de bien tourner, les consommateurs continueront de bien CONsommer et Ariane continuera à avancer en toute insouciance. Comment d’ailleurs rebrousser chemin lorsque l’on a à ce point perdu le fil ? 

« Pour Martin, les écologistes sont à côté de la plaque » car « les mesures ne sont pas efficaces. Les solutions sont collectives, forcément. Pas individuelles. » Effectivement, s’il devenait obligatoire d’être écologiste, si une dictature du recyclage se mettait en place avec amendes à la clé pour les contrevenants, Martin n’aurait pas d’autre choix que de trier ses déchets et, globalement, au niveau collectif, les résultats seraient supérieurs ! 

« Parfois, cela rend la vie impossible » argumente-t-il. Il est vrai qu’une solution tyrannique avec absence de choix individuel rendrait la mort plus douce… Nous avons la chance d’avoir encore le choix : soit agir au niveau individuel et devenir, progressivement, en fonction de nos circonstances, plus ou moins adeptes de la « simplicité volontaire », soit ne rien faire et attendre que la tyrannie de l’écologie se mette en place. Soit nous comporter en adultes actifs et responsables, soit laisser à d’autres le soin de décider pour nous. « La pollution n’est pas un gros problème mais six milliards de petits problèmes » disait Hubert Reeves mais la pollution deviendra un gros problème, si nous ne faisons rien ! Ne rien faire parce que l’on ne peut pas tout faire ? « Qui veut faire quelque chose trouve un moyen. Qui ne veut rien faire trouve une excuse » dit un proverbe arabe.

Catherine, enfin, qui résume avec excès ce qui est peut-être le fonds du problème : « J’aime consommer, le reste, je ne veux pas le savoir ». Surtout, en effet, ne pas savoir, ne pas comprendre, rester bien confortablement allongé dans la caverne des illusions. La journaliste tient bon de préciser que Catherine, est « bientôt à la retraite et sans enfants » On l’aurait deviné ! Elle restera donc insensible au proverbe indien selon lequel « La terre n’est pas un don de nos parents, ce sont nos enfants qui nous la prêtent.  » Après moi le déluge !

Une telle irresponsabilité peut faire frémir mais n’est-ce pas à un tel comportement que nous invite sans cesse le système ?  A la limite, qu’autant de citoyens soient devenus responsables par rapport à la question de l’écologisme relève presque du miracle et est la meilleur preuve de l’intelligence humaine. Le « temps de cerveau disponible » n’a pas encore été entièrement formaté !

Comment s’y prendre vis-à-vis des "récalcitrants" ? Infantiliser sur le thème du « polluer c’est pas bien » n’est pas la solution.  « Les écolos me donnent plutôt envie de polluer davantage, avec leurs discours de bonne sœur » précise ainsi Catherine. Face à un discours moralisateur, un certain nombre d’esprits qui se croient libres ou d’intellectuels en quête de provocations, iront en effet spontanément en sens inverse, en dépit du bon sens ! Ils n’ont pas compris – et ne voudront surtout pas comprendre que – se faisant, ils suivent la logique du système et des lobbies, qu’en refusant d’être manipulés, ils restent dans la manipulation !

Selon moi, la solution passerait donc plutôt par l’information citoyenne. D’où ma modeste opération « Lib’airté » consistant à diffuser gratuitement un petit conte écologique. Aucune illusion par rapport à Catherine et consorts : il est très difficile de montrer quelque chose à quelqu’un qui éteint la lumière et se met un bandeau sur les yeux ! 

Par contre, il devrait être possible, à mesure que l’information touchera les esprits, d’éviter que des journalistes ne rendent « sexy » ou « rationnels » de tels propos. « Ceux qui remettent en cause les doctrines de l’écologie ont des interrogations qui valent d’être entendues » écrit ainsi la journaliste. Entendues, certes. Acceptées comme paroles d’évangiles, certainement pas ! Car comme nous venons de le voir, aucun des arguments évoqués ne résiste à l’analyse.

« Qui sont vraiment les antiécolos ? Des irresponsables, des égoïstes, des inconscients ? Pas forcément… » écrit la journaliste en exergue de son article. En effet, ne seraient-ce pas plutôt, tout simplement, des "désinformés" voire des "victimes" d’un système ?

Et par qui sont-ils désinformés sinon par les médias, la majorité des journalistes et nombre d’intellectuels qui, depuis des années, répètent jusqu’à plus soif qu’il n’y a pas de bonheur possible sans croissance et que, par conséquent, l’écologisme ne peut-être qu’au service de l’économie ?

Osons donc ces questions : les antiécolos ne fleurissent-ils pas d’abord sur les préjugés ? Le problème vient-il de l’écologisme ou de la manière dont on nous présente l’écologisme ? Et surtout : à part les garants du système, qui donc a intérêt à être véritablement « antiécolos » ?

Benoît Saint Girons

Ecrivain, Auteur du conte écologique De l’air ! et du conte alimentaire Bon appétit !, disponibles gratuitement sur http://www.lemendiant.fr

Thèmes

Ecologie Développement durable Société Décroissance Ecocitoyenneté Citoyenneté Simplicité volontaire

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41 votes

commentaires
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par Atlantis (IP:xxx.xx3.70.22) le 9 mars 2009 à 02H54

des lâches tout simplement. qui ont peur des questions qui dérangent et préfère les éluder en blocs sans même regarder. et ce faisant ils sont totalement esclaves de leur pulsions : ils réfléchissent plus avec la raison ni avec l’intuition mais avec l’émotion (et une seule d’entre elles : la peur), même s’ils veulent se convaincre que ce n’est pas le cas. ça a parfois son utilité mais par sur le dossier en question. :/-)

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par sobriquet (IP:xxx.xx2.55.45) le 9 mars 2009 à 15H27

Je crois qu’un certain nombre d’"anti-écolos" sont des gens qui se sentent agressés par l’enthousiasme de certains écolos de leur entourage. Pour se défendre d’échanges relationnels involontairement agressants, ils prennent un rôle d’"anti-écolo".

Être écolo, c’est savoir respecter son environnement, mais c’est aussi savoir respecter son prochain !

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par Olivier (IP:xxx.xx9.25.156) le 9 mars 2009 à 19H40

Je pense que l’idéologie de la décroissance fait beaucoup de tord à la cause écologique. Mon point de vue plus détaillé ici :

La décroissance, ou l’art de semer la confusion entre la fin et les moyens http://www.electron-economy.org/art...

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par Cupertino (IP:xxx.xx4.207.135) le 10 mars 2009 à 03H59

Nous vivons hélas dans une société ou la réflexion n’est pas prise en compte dans le problème présent. Savoir par exemple, que consommer de la viande est un désastre écologique et éthique bien plus grand que celui de rouler en voiture devrait mettre la puce à l’oreille de ceux qui défendent des principes soit-disant écologiques ; mais l’anthropocentrisme et la soif de domination démesurée des grands singes que nous sommes, auto-proclamés "civilisés" (rappelons également, la volonté négationiste qui tend à nous différencier des êtres vivants, expliquant que nous ne serions pas des animaux ce qui est totalement faux bien sûr), rendra le débat totalement stérile avant même d’avoir été posé. Car il s’agit d’une remise culturelle, chose jamais vue dans notre société.

Mais je crois en une harmonie naturelle retrouvée un jour ; par contre avec ou sans humains, là c’est une autre histoire.

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par Eco Intelligence (IP:xxx.xx7.244.120) le 10 mars 2009 à 08H47

Que ce soit l’article de Benoit ou vos post, tous très interessants, ma pratique du prosélytisme écologique se heurte systématiquement à l’information dont disposent les anti-écolos.

Et aussi à la manière dont nous - les écolos - transmettons le message :

Nous avons conscience d’une urgence, d’un mur qui arrive à la vitesse de la croissance sans fin de notre économie et que nous allons cogner et nous l’exprimons de manière peut-être trop activiste ;

Nous avons réussi à mettre dans notre vie de tous les jours des actes, des organisations qui tendent à respecter notre place dans la Nature et nous le faisons de manière si ostentatoire ;

Et peut-être aussi parlons-nous trop et trop fort de ce qui nous tient à cœur pour nous assurer que le plus de gens que nous côtoyons se rangent derrière ce que nous pensons être la vérité, la voie de l’avenir.

Mais nous oublions la panique que nous avons eu - et qui explique notre "foi" -, nous oublions le temps que nous avons passé (enfin je parle pour moi, je suis très lent) afin de comprendre, de vérifier, d’analyser et à décider ce que nous devions faire, nous devions changer, nous oublions ce que les réflexes "anciens" de consommateurs nous avaient engrammé dans notre façon de vivre, bref nous oublions notre cheminement et nous voulons absolument que "lanti-écolo" ou le "pas décidé, ni convaincu" se mette du jour au lendemain à un schéma qui est toutefois assez personnel !

Il nous manque une philosophie, la création d’un idéal qui soit atteignable, que l’on puisse désirer, qui soit peut être un peu plus sexy que ce que l’on propose. Même si celui que nous mettons en place, en tâtonnant, nous paraît-il idéal.

Alors il faut nous ouvrir, arrêter l’ostracisme écolo-anti-écolo, montrer, démontrer qu’une vie en relation avec la Nature, dans ses organisations, ses composantes, peut-être plus épanouissante. Il faut que l’on ouvre nos portes à tous, montrer ce que l’on fait et présenter, la banane (locale, la banane, hein ?) aux lèvres qu’un autre schéma est possible et qu’il ne s’agit pas d’une volonté de retour en arrière mais d’une précieuse attention à l’autre, à l’être humain, à la Nature.

Bref, donner, offrir l’information de notre compréhension pour que le chemin se fasse dans les esprits.

Je ne crois pas à la Loi ou à l’intervention de l’Etat dans la résolution de cette situation, mais dans le bon sens de chacun et la démultiplication exponentielle de nos interventions.

Eco Intelligence

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par Atlantis (IP:xxx.xx4.175.14) le 11 mars 2009 à 10H35

Réponse à éco intelligence et à d’autres avant : les gens ne sont pas anti écolos parce qu’ils sont à un stade où à un autre de leur impact écologique. Ils sont anti écolo tant qu’ils n’ont pas entamé le processus de réflexion/apprentissage (qui induit forcément une amélioration vers des pratiques plus écolos). C’est pas une photo intantanée qui permet d’attribuer l’étiquette, c’est l’évolution temporelle.

De la même façon l’ignorance c’est pas le fait de ne pas savoir, c’est le fait de refuser d’apprendre. La distinction est importante car elle conditionne tout notre schéma de pensée. Le guide peut vous apprendre à marcher (la méthode) et vous donner de vagues renseignements sur l’objectif à atteindre (que lui même mets à jour continuellement) et les raisons/motivations au périple (le pourquoi, le plus important), mais en aucun cas vous montrer le chemin et encore moins le gravir pour vous. Et l’on est tous à la fois randonneur et () guide !

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par Olivier (IP:xxx.xx9.20.141) le 11 mars 2009 à 22H59

Atlantis : "ils sont anti écolo tant qu’ils n’ont pas entamé le processus de réflexion/apprentissage"

Réponse : On peut être à la fois très engagé pour l’environnement et complètement anti-écolo si "écolo" signifie "aile ultra-gauche et/ou décroissante des verts".

Commencer par arrêter de prendre les gens qui ne supportent pas l’idéologie collectiviste et l’écologie punitive pour des demeurés égoïstes et incapables de réfléchir serait à mon sens un grand progrès.

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par Olivier (IP:xxx.xx9.23.11) le 11 mars 2009 à 02H45

"Il nous manque une philosophie, la création d’un idéal qui soit atteignable, que l’on puisse désirer, qui soit peut être un peu plus sexy que ce que l’on propose."
— - Intéressante réflexion, à mon avis. Merci Eco-Intelligence :)

Olivier

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par toma17310 (IP:xxx.xx1.25.253) le 21 décembre 2009 à 00H46

Bonjour,moi je ne suis pas anti écolos mais je pense que beaucoup d’écolos sont des moutons manipulé par les médias... Moi aussi je trie mes déchets,je fait attention à l’eau,l’électricité,etc...mais dans mon cas je fait du motocross et je peut vous dire que les écolos sont la plupart du temps des requins prêt à tout pour faire fermer un terrain ou pour mener des combats inutiles. En bref,le mouvement écologiste actuel n’est rien d’autres qu’un groupement de gens en mal d’existence qui essaye d’exister par des actions inapropriés et radicales qui sont pires que le gouvernement car ils veulent tout interdire ! Et quand je vois dans l’article dire que les animaux en voie d’exctinction sont plus importants que le chomage alors là ça me fait doucement rire !!! Parce qu’aux prochaines élections le peuple français tels des moutons (2 fois) vont voter europe écologie,j’ai peur pour mon pays...car dans leur programme à part de l’écologie tout azimut ils ont quoi d’autres ? Si leurs opinions sont les mêmes que les votres on va droit dans le mur et à l’anarchie !

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par yeti (IP:xxx.xx1.57.149) le 24 décembre 2009 à 00H18

les incinérateurs écolo a la dioxine, le photovoltaique chinois payé par le contribuable, l’eolien qui emmerde tt le monde, l’usine biomasse a mouches, les ours de luxe, les loups qui rendent la vie impossible des vrais montagnards, la grande decouverte ecolo, le feu de bois ! (on les a pas attendus) la chialerie générale marketing vert généralisé les Hulot qui ont depensé plus de kerozene que le brukina fasso les ecolos qui font du tourisme sur la banquise, le groenland au frais du contribuable, la nullité generale des politiciens ecolos (apres Dumont)

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