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Les OGM et Serge Grouard

Article publié le 15 avril 2008

Les OGM et Serge Grouard

Je trouve particulièrement déplacée, voire limite insultante, l’insinuation parue dans la presse locale selon laquelle notre député Serge Grouard n’aurait pas voté le projet de loi sur les OGM du simple fait qu’il était en vacances...
Certes, il était en vacances mais, outre que c’est parfaitement son droit de prendre quelques jours de temps à autre comme tout un chacun, ce n’est évidemment pas une raison suffisante pour s’abstenir sur un sujet aussi important. Le vote par procuration donnée à un autre député peut très bien se faire même lorsqu’on est en vacances ou malade ou pour toute autre raison, et je ne doute pas que comme bien d’autres de ses confrères, notre député-maire utilise cette facilité lorsqu’il est indisponible pour se rendre lui-même à l’Assemblée.

Si donc il n’a pas voté lors de ce premier examen, pas voté POUR à l’instar de ses collègues locaux, mais pas voté CONTRE non plus comme l’opposition l’a fait en bloc monolithique, c’est que le sujet demande davantage de réflexion.
On s’en aperçoit très bien en constatant la confusion qui règne jusqu’au niveau gouvernemental entre les déclarations, sans doute excessives mais justifiées par sa colère, de la Secrétaire d’État, Nathalie Kosciusko-Morizet dont c’est précisément la spécialité, et le reste du Gouvernement et de sa majorité UMP à propos des OGM. 
Ce projet de Loi va en effet à l’encontre des conclusions, saluées à l’époque par les observateurs, du fameux "GRENELLE de l’ENVIRONNEMENT", désormais mort et enterré.
Adieu le Moratoire sur les cultures en plain-champ ! Adieu prudence et Principe de Précaution ! La FNSEA n’en veut pas et Montsanto non plus !

Si donc, pour conserver une parcelle d’influence sur le cours des choses, Nathalie Kosciusko-Morizet a dû faire faire son Canossa à Matignon et présenter des excuses quant aux termes utilisés, elle n’en a pas faites sur le fond, et elle aura eu raison !
C’est en effet PURE LÂCHETÉ de la part du Gouvernement et du Parlement français que de céder ainsi aux pressions des lobbies agro-alimentaires !

Dans ces conditions, un homme comme Serge Grouard, aussi passionné par l’avenir de la Planète, ne pouvait agréer lui non plus une telle vilenie, même si notre département est sans doute l’un des plus directement « sous influence » de la FNSEA et des lobbies agro-alimentaires.
Les grands exploitants en Agriculture extensive de Beauce n’ont en effet aucun intérêt à ce moratoire, et tout intérêt à cultiver des Plantes Génétiquement Modifiées.
Pourquoi ? Tout simplement parce que le problème est très complexe et que chacun ne le voit que par le petit bout qui lui convient. Les OGM ont des avantages certains pour les agriculteurs, qui économiseront (au moins un temps) des tonnes de pesticides, et l’on comprend que cet aspect des choses influence la décision de leurs élus départementaux. Mais après ?

La rentabilité immédiate n’est pas, et de loin, la seule chose à prendre en compte pour voter ce texte ! Il en est d’autres qui, à moyen terme, peuvent s’avérer des dangers redoutables : L’accoutumance des parasites par exemple ...
On pourrait, à la grande rigueur, aller contre l’éthique écologiste et admettre un certaine dose de mixage entre les gènes d’espèces différentes si le résultat se trouvait garanti ad vitam aeternam, mais c’est très loin d’être le cas et il y a déjà des exemples de mutation parmi les parasites qui obligent à modifier encore les plantes OGM, tout comme il fallait déjà augmenter les doses de pesticides d’année en années pour que ces derniers restent efficaces.
En réalité nous n’avons pas suffisamment de recul pour juger de la réelle efficacité de ces croisements d’espèces.
Lorsqu’il s’agit de croiser des races de plantes d’une même espèce, la question ne se pose même plus. Depuis des millénaires, les hommes ont fait cela avec profit et sans risque avéré. Mais s’agissant de fabriquer des «  chimères  » entre espèces différentes, le problème ne se pose plus dans les mêmes termes.
Voulez-vous manger des fraises au poisson ? Voilà la vraie question !
Moi non !
De même que je ne voudrais pas demain n’avoir plus d’autre choix que de manger du bœuf se nourrissant de maïs à la souris... Déjà qu’il sont trop souvent encore pleins d’hormones malgré l’interdiction en France !
Le catastrophisme n’est pas de mise mais la prudence oui.

La Nature a bien fait les choses. La seule contrepartie qu’elle demande est qu’on accepte de faire la « part du feu » et qu’on laisse manger une certaine partie des récoltes par les milliards de bactéries naturelles et les millions d’insectes nécrophages ou petits animaux qui habitent les premiers centimètres de la terre : bousiers, musaraignes et lombrics sont des partenaires indispensables à une agriculture de bon sens. L’utilisation démesurée de pesticides en doses toujours plus importantes a fait de nos étendues agricoles des déserts écologiques, où même les oiseaux ne se hasardent plus, n’y trouvant plus rien à manger !
Il est grand temps de reconsidérer les priorités purement financières et économiques de cette agriculture extensive ! La « productivité » et la « rentabilité » ne sont pas les seuls critères admissibles !
Certes, en cinquante ans l’agriculture moderne a accru sa production dans des proportions énormes, et elle a concouru à nourrir une bonne part de la planète, mais au détriment de la QUALITÉ et de la DIVERSITÉ. Et pas seulement chez nous, car la politique agricole européenne de stocks maintenue à grands renforts de subventions en-dessous des prix mondiaux a amené de nombreux pays émergents ou sous-développés à ne plus cultiver chez eux le riz ou le manioc dont ils ont le plus grand besoin, trop chers à produire chez eux en rapport du prix mondial du blé ou du riz.
Tout est donc lié ! L’immigration elle-même, qui semble aujourd’hui tant embarrasser nos gouvernants, est à la limite une conséquence des déséquilibres créés par notre agriculture trop technologique.

Par ailleurs, et c’est là un argument massue selon moi, les OGM sont sujets à des «  brevets mondiaux  » qui mettent les pays qui les utilisent directement sous la menace de « l’arme alimentaire » des Montsanto et compagnies...
Déjà, en Inde, des milliers de paysans qui ont fait confiance à ces trust internationaux en plantant des variétés de plantes OGM se retrouvent dans la misère la plus noire car ils sont obligés de racheter chaque année les semences qu’ils réservaient auparavant d’une récolte sur l’autre. Ce n’est plus possible avec les OGM. Il faut racheter à chaque fois de nouvelles semences !
Ceci est INADMISSIBLE !
Passe encore pour les pensées ou les géraniums destinés à fleurir votre balcon... c’est déjà plus difficile à digérer lorsqu’il s’agit de remplacer le vieux rosier planté par votre grand-mère, qui refleurissait fidèlement aux mêmes dates et sans intervention supplémentaire, par une nouvelle plantation chaque année... Mais quand il s’agit de plantes nourricières...
Cela est INADMISSIBLE dans toute société LIBRE ET INDÉPENDANTE que l’on ose encore appeler une Démocratie !
Nous sommes en guerre ! Oui, en guerre écologique mais pas seulement ! Aussi en guerre alimentaire ! Et Nathalie Kosciusko-Morizet a RAISON ! C’est de la "Lâcheté" que de refuser cette Guerre ! Nous nous laissons envahir sans résistance ! À moins que ce soit par collaboration ? On peut se poser la question.

Avant d’aller plus loin encore en modifiant génétiquement les plantes, et surtout avant que de les planter en plain-champ et laisser la diffusion des pollens pourrir les cultures voisines, il est grand temps de dire : « STOP ! Prenons le temps de la réflexion ! »

Ce n’est pas la première fois que Serge Grouard se singularise par rapport à la pensée unique du Parti auquel il appartient pourtant, l’UMP. Déjà lors du débat sur les Intermittents, il avait pris des positions très nettement antinomiques de la position gouvernementale et des Ministres de la Culture d’alors, Jean-Jacques Aillagon, puis Renaud Donnedieu de Vabres. On sait avec le recul que leur loi n’a rien résolu et que de nombreuses structures artistiques n’ont pas eu d’autre choix que d’aller installer leur siège en Angleterre. Au final, nous paierons désormais leurs prestations plus cher et voilà tout !

Aujourd’hui, Serge Grouard ne vote pas ce projet de loi sur les OGM. Non pas parce qu’il était en vacances, mais parce qu’il aime à prendre le temps de la réflexion, et en la matière, là encore, il a raison. En tous cas, c’est le crédit que je lui fait, et je salue son courage de ne pas se ranger aux options partisanes préfabriquées.

lien image : http://images.google.fr/...

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commentaires
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par Ragowoh (IP:xxx.xx1.35.100) le 15 avril 2008 à 10H51

Que fait sur NaturaVox cet article qui n’est ni documenté ni argumenté mais n’est qu’une tribune à la gloire du maire d’Orléans, sans raison ou occasion particulière ?

Monsieur Grouard qui s’autoproclame écologiste, et qui s’amuse à bacler les Vélo+ pour qu’ils arrivent quelques jours avant les Vélib’ parisiens, mais n’a toujours aucune politique de pistes cyclables, qui font cruellement défaut à l’agglomération. Monsieur Grouard qui s’autoproclame écologiste, et qui préfère défendre des projets routiers et autoroutiers à Orléans tout en retardant la deuxième ligne de tramway, qui sera finalement trop courte pour être utile à l’environnement de l’agglomération...

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par Atlantis (IP:xxx.xx4.175.14) le 15 avril 2008 à 14H37

Les orléannais me feront toujours marrer.

Pas fâché d’avoir quitté la région après >4 ans passés là bas.


Ne pas voter alors qu’on sait que les bœufs vont le faire en masse c’est acquiescer en silence : merci l’intégrité et l’honnêteté ...

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par minijack (IP:xxx.xx8.117.89) le 15 avril 2008 à 15H10

@ Ragowoh et Atlantis

Cet article n’était pas directement destiné à Naturavox.
Il se voulait un billet d’humeur sur le site local "gazettedorleans.fr", en réponse à l’article d’un quotidien de la région orléanaise lui aussi.

Malgré cette connotation géographiquement restreinte, Naturavox a repris l’article sans aucun doute pour son côté polémiste à propos des OGM qui, eux, sont un sujet national. C’était peut-être une erreur, peut-être pas. En tous cas, le sujet principal n’est plus ici le Maire d’Orléans lui-même, ni même la ville d’Orléans, mais bien les OGM et le débat suscité au niveau gouvernemental entre Nathalie Kosciusco-Morizet et la Majorité parlementaire.

Merci donc d’élargir un peu le débat en ne s’arrêtant à la ville ou à la personne du maire d’Orléans, qui pour ma part me conviennent parfaitement aussi bien l’un que l’autre.

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par Atlantis (IP:xxx.xx3.70.22) le 15 avril 2008 à 21H18

minijack, t’es en train de dire que naturavox ne t’a pas demandé ton avis pour reprendre le texte ici ? t’as pas un peu clické sur "soumettre l’article" des fois ?

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par minijack (IP:xxx.xx8.117.89) le 15 avril 2008 à 23H49

@Atlantis

Pas du tout. Je suis le premier étonné de voir certains de mes articles repris sur Naturavox. Je suis inscrit comme rédacteur depuis des années sur Agoravox et Naturavox, mais je n’y envoie pas souvent grand chose.

Cette année, j’ai eu plusieurs fois la surprise de recevoir à trois ou quatre reprises un mail des admins de Naturavox m’annonçant qu’ils s’étaient permis de reprendre certains de mes articles. Je pourrais m’y opposer, ce que je ne fais pas, mais je n’ai rien demandé. Et cet article-ci, ainsi que je le disais, n’a pas été rédigé au départ pour Naturavox. Cela précisé, ça me fait plaisir d’y être repris bien évidemment, c’est flatteur car ça me laisse croire que je deviens célèbre ! ;-)

En réalité, c’est plus logique que ça. C’est tout simplement que la ville d’Orléans est l’une des trop rares villes en France à avoir développé un "AGENDA 21", et probablement, un site comme Naturavox fait de la veille sur le net pour repérer ce genre de choses.
Comme je parle de temps en temps sur mon site de ce qui se passe chez moi en ce domaine mais qui peut aussi bien concerner les autres villes, il est logique que certains articles soient repris. :-/

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(IP:xxx.xx0.85.68) le 15 avril 2008 à 15H05

J’ai demandé à Agoravox comment l’article a-t-il pu passer. C’est du n’importe quoi. ou une blague d’après le 1er avril.

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(IP:xxx.xx4.33.162) le 15 avril 2008 à 23H17

M. Serge Grouard, petit bilan. (lisez jusqu’au bout c’est trop marrant)

Une expertise en défense spatiale, plusieurs articles parus il y a fort longtemps dans un magazine "Defense Nationale". Je ne me suis pas attardé à les lire, ce n’est aucun des deux sujets de l’article posté : OGM et M. Serge Grouard (je recentre les deux termes pour faciliter la recherche par mot-clé sur le net).

Tout d’abord M. Serge Grouard s’est vu décerner de nombreux prix locaux (pantoufle d’or etc.) et ne semble pas faire l’unanimité sur Orléans. Mais surtout M. Serge Grouard a remporté un prix national : il a été classé par le journal L’Express du 28/9/2006 comme l’un des députés les moins actifs de l’Assemblée Nationale de 2004 à mai 2006 avec seulement un rapport qui plus est sur le projet de loi relatif à la protection de l’environnement en Antarctique. (wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_...).

Bon soit, ce ne serait pas le premier à briguer plusieurs mandats par pure intérêt politique. Mais ô bonheur, M. Serge Grouard laisse de bien belles traces dans son rôle majeur au sein du Grenelle de l’environnement. Une seule intervention (une seule !) : quelques minutes sublimes que l’on peut trouver sur sa fiche de député (http://www.assemblee-nationale.fr/1...)

Et c’est vraiment top :

M. le président ( :-|). La parole est à M. Serge Grouard.

M. Serge Grouard. :-/ Monsieur le président, madame, messieurs les ministres, mes chers collègues, permettez-moi d’appeler votre attention sur le fait que le développement durable ne se résume pas aux enjeux environnementaux. Pour ma part, je souhaite poser le débat sous un angle différent.

À l’évidence, l’environnement est un enjeu majeur pour notre société dans les décennies à venir. Comment poser le débat, et le décliner dans sa nécessaire dimension opérationnelle, qui lui apportera toute sa crédibilité ?

Pour ma part, je suis intimement convaincu, de par mon engagement de longue date dans le combat pour le développement durable, qu’il s’agit du thème majeur qui doit orienter le siècle dans lequel nous sommes entrés, et, peut-être le seul à même de lui donner un sens. Car il s’agit, ni plus ni moins, d’éviter une catastrophe écologique annoncée et actuellement à l’œuvre. Mais c’est beaucoup plus que cela.

Au-delà de la dimension écologique, nous devons réinventer notre façon de faire de la politique. Alors, merci, monsieur le ministre, d’avoir lancé le débat. C’est une grande innovation dont notre pays avait bien besoin et qu’il attendait depuis maintenant un certain temps.

Alors que l’enjeu du développement durable était à l’origine strictement écologique, il est aujourd’hui beaucoup plus vaste et répond à l’aspiration de prendre en compte la dimension humaine dans notre système politique, économique et social.

Il s’agit d’une vision globale qui recouvre la volonté d’aller vers un nouveau modèle : un modèle de régulation économique qui englobe l’environnement, certes, mais qui, plus largement, répond à une demande d’éthique.

Sont en gestation aujourd’hui un nouveau modèle de société et un nouveau système économique et social, lesquels proposent une alternative intéressante et nécessaire à la société post-industrielle dans laquelle nous sommes encore.

Le XVIIIe siècle a vu émerger la philosophie des Lumières, laquelle, au XIXe siècle, est entrée en conflit avec le modèle dominant de l’époque pour finalement triompher en imposant le modèle de démocratie politique et de libéralisme en économie dans lequel nous vivons toujours. Je n’hésite pas à comparer la philosophie politique du développement durable à celle des Lumières. La représentation nationale a l’impérieuse nécessité de porter le débat à ce niveau, au-delà de propositions limitées, cloisonnées, qui datent de Stockholm 1 972.

Aujourd’hui, c’est la logique du rapport Brundtland de 1987 et du sommet de Rio qui est enfin à l’œuvre. À cet égard, notre pays, de par son modèle politique, économique et social, pourrait avoir une influence déterminante, non seulement en Europe, mais dans le monde, sur un sujet majeur en matière de relations internationales. En tout cas, permettez aux quelques vieux gaullistes que nous sommes encore dans cette assemblée de le croire !

M. Patrick Ollier.. :-p Très bien !

M. Serge Grouard. :/-) Certains trouveront mon discours quelque peu « planant » : je suis le premier à en convenir.

Mme Geneviève Gaillard. :-p Pour l’instant, nous sommes plutôt au fond du trou !

M. Serge Grouard. ;-) Mais il est souvent utile de commencer par prendre de la hauteur avant de dégager des solutions concrètes, mes chers collègues.

M. Christian Jacob.. :-p Très bien !

M. Serge Grouard. :-/ C’est de cette vision politique et de cette stratégie globales que découlent une organisation opérationnelle et des méthodes qui doivent être nouvelles.

De grâce, cessons de tout complexifier, de tout réglementer, et arrêtons de décourager les initiatives dans ce pays C’est par l’incitation et l’encouragement que nous réunirons tous les acteurs de bonne volonté, et ils sont nombreux ! Ils attendent des mesures incitatives et non des mesures contraignantes et paralysantes.

M. Patrick Ollier.. :-p Très juste !

M. Serge Grouard. :/-) Ces acteurs sont à votre écoute, madame, monsieur les ministres. Ils ne demandent qu’à s’engager. Les collectivités territoriales, comme les villes veulent agir dans tous les domaines qui sont au cœur de leur action, qu’il s’agisse des transports collectifs urbains, de l’habitat ou des équipements publics. Je souhaite que nous puissions, à cet égard, envisager de nouvelles convergences et, au-delà du Grenelle, aller vers des partenariats par le biais d’un Agenda 21 national qui fasse la part aux uns et aux autres.

Je tiens à saluer votre volontarisme, monsieur le ministre, en la matière. Nous pourrons être heureux et fiers d’avoir pu contribuer à la mise enœuvre de mesures indispensables, dont les générations futures nous remercieront. (Applaudissements sur les bancs du groupe de l’Union pour un mouvement populaire.)

M. le président. :-| La parole est à Mme Geneviève Gaillard.

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(IP:xxx.xx4.33.162) le 15 avril 2008 à 23H19

désolé pour les liens : il faut les retaper sans la parenthèse à la fin

votez :
par mathieu hangue (IP:xxx.xx7.171.238) le 10 juin 2008 à 10H42

.

"Aujourd’hui, Serge Grouard ne vote pas ce projet de loi sur les OGM. Non pas parce qu’il était en vacances, mais parce qu’il aime à prendre le temps de la réflexion, et en la matière, là encore, il a raison. "

Un peu lent à la détente, votre Député.

Les OGM sont plantés commercialement depuis plus de 10 ans et si on en croit l’organisme financé par les industriels des biotechnologies, l’ISAAA, sur plus de 100 millions d’hectares en 2007.

Pour savoir ce qu’il faut voter, il suffit de faire un bilan, après 10 ans "d’expérience", ça devrait être possible.

Pour faire court : la première promesse des pro-OGM, il y a 10/ 12 ans, c’était que les OGM allaient combattre la faim et la pauvreté dans le monde. On peut voir partout dans lemonde en ce moment que c’est un franc succès !

Pendant ce temps Monsanto, Syngenta et Cargill font des bénéfices records...

Mais tout cela demande réflexion, bien entendu. Attendons donc les 100 prochains millions d’humains jetés dans la famine et la misère par ces mêmes firmes que le vote du Parlement a soutenues...

MH


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