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Le sentiment du vers

Article publié le 17 octobre 2008

Le sentiment du vers

Ça faisait longtemps que je ne prenais plus le métro quotidiennement, et encore moins aux heures de pointe… avec le changement d’emploi je suis à 9,4 km de chez moi et j’arpente les couloirs du sous sol parisien de bon matin, au milieu du troupeau.
En toutes ces années je ne me suis jamais fais à l’ambiance du métro. La première fois que j’ai eu à affronter ce monde sous-terrain, j’ai eu le sentiment d’être un rat dans les égouts, et j’exagère à peine. La RATP fait des efforts louables et nous n’avons pas à nous plaindre du service assuré, ce moyen de transport reste le plus pratique et l’un des moins polluants, mais il n’en demeure pas moins que question ambiance c’est sinistre !
Ces jours-ci j’ai plutôt la sensation d’être une termite parmi mes pâles semblables qui jamais ne voient la lumière du jour et besogne dans l’ombre, suivant en rang serré de ténébreux tunnels tortueux. Ce qui m’impressionne le plus alors, c’est la foule. Une espèce de masse de corps humains animée d’un même mouvement et qui comme un vers blanc ondule dans son trou…

Cette dimension « foule » compacte m’inquiète. Je sais bien combien il est politiquement incorrect et mal vu de poser le problème noir sur blanc mais bon sang il faut se rendre à l’évidence : 6,5milliards d’humains * teq CO2 au niveau Européen par exemple, c’est mathématiquement invivable. Ainsi, lorsque je lis dans des revues écolo un article contre le planning familial ou la limitation des naissances et la page d’après un article sur les niveaux de pollutions générés par la surpopulation je me demande si le rédacteur en chef a réfléchi deux secondes… à moins que ce ne soit une façon subtile de promouvoir une surpopulation au niveau de vie d’un pays en développement des années 30  ??? ce qui ne me donne pas plus envie…
Quoiqu’il en soit on en reste toujours au même constat : même si la prise de conscience individuelle sur la crise écologique mondiale commence à porter ses fruits, la responsabilité collective n’existe toujours pas comme le montre les politiques natalistes de certains pays ou la mode de faire des enfants dans certains milieux en France.
En faisant un enfant unique à échelle mondiale pendant deux générations, on règle la majeure partie du problème… certes des problèmes économiques majeurs émergeraient alors (retraites etc…) mais qu’est comparé aux questions écologiques qui touchent à la survie ?
Mais non, poser la question de la démographie ça ne se dit pas sans se faire taxer de malthusien ou d’eugéniste…

Alors comme le hanneton, insecte que j’affectionne beaucoup ayant des souvenirs de nuit d’été où des nuages entiers de hannetons volaient frénétiquement en tous sens autour des lampadaires, l’humanité se développe. La phase obscure dure longtemps, mais après avoir chrysalidé, le spécimen adulte révèle un potentiel bien plus raffiné. Vivement qu’on atteigne collectivement une telle étape !

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commentaires
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par zygomar (IP:xxx.xx9.235.218) le 17 octobre 2008 à 11H01

"....sensation d’être une termite ..."

On dit UN termite.

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par sobriquet (IP:xxx.xx7.219.201) le 17 octobre 2008 à 15H27

Je n’aime pas trop l’idée d’instaurer un contrôle des naissances à l’échelle mondiale.

Certes, le planning familial peut nous apporter beaucoup de choses. Mais encore faut-il qu’il soit appliqué sans heurter les cultures locales, et avec le libre consentement des personnes concernées.

En Occident, ça a été bénéfique car ce sont des Occidentaux qui ont porté aux Occidentaux des solutions occidentales à des problèmes d’Occidentaux. Le tout dans un cadre plutôt démocratique.

Mais actuellement, il me semble difficilement justifiable pour un Occidental de promouvoir un contrôle généralisé des naissances. Cela comporte une bonne part de velléités d’ingérence, puisque c’est à des pays lointains que l’on demande de fournir cet effort ; les relents de colonialisme ne sont pas très éloignés. Par ailleurs, s’il s’agit d’appliquer nos solutions à d’autres pays, cela peut facilement deviennent inacceptable : les peuples doivent être les agents de leur propre contrôle des naissance, selon les moyens qui leur conviennent. Ce genre de contraintes n’est pas très à la mode. Un minimum de démocratie dans les pays concernés est également indispensable.

Tout ça pour dire que si un contrôle des naissances est souhaitable, ce n’est pas à nous, Occidentaux, de le promouvoir, et encore moins d’en prendre l’initiative.

Parallèlement, on légitime le contrôle des naissances par le manque prochain des ressources. Mais un couple ayant un mode de vie "traditionnel" augmente bien plus sa consommation de ressources en passant à un mode de consommation occidental qu’en faisant naître 8 enfants qui atteindront l’age adulte.


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