Article publié le 7 juillet 2008
Avec le marché de la cosmétique bio, on observe un phénomène étrange ...
Le résultat en est pour le moins étonnant, voire dangereux : les marques de distributeurs investissent ce marché avant les leaders. En effet, Sephora sort 8 produits bio corps & cheveux sous la marque Sephora Green Connection. Et, au même moment, Marionnaud décide de relancer sa marque de distributeur avec 10 produits visage en bio (et développé par Phyt’s !).
Devons-nous nous réjouir ? Je ne crois pas. Depuis que je me suis lancée dans cette aventure, je suis persuadée que le bio deviendra un standard du marché et pas seulement une niche. Donc, voir le bio gagner du terrain est un signe positif. Mais, voir le bio être limité à un produit cosmétique formulé avec quelques pourcents d’ingrédients issus de l’agriculture biologique me réjouit beaucoup moins.
Le bio ne se résume pas à des produits, c’est le fruit d’une philosophie de vie. Derrière les marques de niche se cachent des fondateurs charismatiques qui vivent et portent ces valeurs. Avec l’ouverture du marché aux acteurs conventionnels, on peut s’attendre à un flétrissement de cet esprit. En parallèle, si les grands groupes investissent ce segment, ils pourraient se donner les moyens de le valoriser et de le développer, notamment d’un point de vue scientifique. Au lieu de ça, les marques de distributeurs les devancent avec un univers émotionnel pauvre et une valorisation du bio par le prix (et encore !).
Alors, chers leaders de la cosmétique, n’ayez pas froid aux yeux ! Laissez-vous pénétrer par la philosophie bio, avancez, innovez et surprenez-nous par vos engagements !
Thèmes
Merci beaucoup, Violette, pour cet encouragement !
Mais vous savez aussi combien il est important d’avancer lentement, pas à pas afin de ne pas perdre sa ligne de conduite. Les Mastodontes, eux, ne se posent pas autant de questions et leurs moyens sont démesurés. Tout cela pour quelques pourcentages d’ingrédients issus de l’agriculture biologiques, comme vous le pointez parfaitement !
Alors, persévérons ! Je crois que nous sommes sur la bonne voie et que les consommateurs le réalisent...










