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La planète « se fou » de nous

Article publié le 16 mai 2007

Il est de bon ton de dire "Sauvons la planète" et chacun au quotidien agit ou se culpabilise dans de petits gestes quotidiens, tout en continuant une existence consumériste sans rien changer de ses comportements, tout en espérant un vote salvateur.

La planète « se fou » de nous

Pour beaucoup, cela tient à la brièveté imposée à la circulation de l’information qui doit se contenir dans le laps de temps compris entre deux pubs, ou être vendeuse. Alors, nous entendons dire qu’il faut sauver la planète. Est-ce un appel au suicide collectif de l’homo consommateur pollueur ? Depuis la vulgarisation de l’histoire de la vie de la planète par les astrophysiciens les cosmologistes et tous ceux qui l’auscultent, nous savons qu’elle n’attend pas après nous pour exister, qu’elle "se fou" royalement de savoir si nous la polluons ou pas. Elle a existé avant nous et continuera probablement son existence de planète sans nous.

Par contre comme toutes espèces vivantes organiques nous interagissons avec, et notre comportement existentialiste n’est pas sans entraîner des modifications environnementales qui en retour nous affectent, et menace notre existence. Et c’est là que se trouve la distinction à faire. Ce n’est pas la planète qu’il faut sauver mais notre existence. Et le discours serait plus clair si nous disions qu’il nous faut sauvez "la peau "de l’espèce humaine. Mais voila cela ne s’explique pas entre deux pubs consuméristes et dans un article racoleur, voire au cours d’une campagne électorale dans laquelle les candidats (pour certain) prônaient la croissance économique consumériste actuelle tout en stigmatisant écologique attitude. C’est comme si vous demandiez à la guillotine de regreffer la tête qu’elle vient de couper. Nous voyons même des "Super marcher" utiliser le slogan écologiste vendeur, avoir l’écologique attitude tout en proposant les productions chinoises et autres, qui vont devenir les fossoyeurses de l’espèce humaine par la quantité de pollution générée et l’épuisement des matières premières. Je n’ai aucun arrière pensé autarcique en l’espèce si ce n’est que le bonheur promis pour tous par la possession de biens manufacturables, n’est accessible qu’à une minorité, et de plus possède un terme mesurable.

Dans son excellent ouvrage "Une histoire de l’avenir" Jacques Attali en cerne en partie les contours, tout en achevant son ouvrage sur une note optimiste avec l’avènement de l’hyper démocratie. Toutefois une évidence est observable, c’est que tous les pays industrialisés (pour rester dans des critères arbitraires financiers) voient leur population autochtone ne pas se renouveler. Il semble donc, si nous ne savons pas sauver notre espèce, que la planète se charge d’en assurer la régulation. D’autre dirons que c’est le destin, Dieu, ou la sélection naturelle. Il n’y a donc que ceux qui croient à la toute puissance du libre arbitre pour ne pas déchiffrer en cela la conséquence d’une adéquation entre l’Homme et la planète. Il ne s’agit bien sur pas d’une relation privilégié, mais nous pouvons faire un constat. Celui que, lorsque une cellule organique ne reçois rien de l’extérieur elle péri sous ses propres déchets. Donc en l’absence d’une contre idéologie économique à celle dominante d’aujourd’hui, celle-ci s’autodétruira.

Ceci indépendamment du nom que nous lui donnons qui consiste à transformer tout ce qui est possible en monnaie pour obtenir la puissance et la domination. Rien en cela de bien nouveau, sinon de dire qu’il s’agit d’une transposition du dominant Alpha, sauf qu’à son tour le dominant meurt un jour. Alors où se situe l’homme civilisé, celui sensé nous faire sortir de l’animalité barbare, dans les médias ou dans les universités, dans l’asservissement mercantiliste de ses sens ou dans son aptitude géniale à l’apprentissage, dans l’éloge de l’information peoples, les ragots médiatiques et l’avilissement du politique ou dans la connaissance de notre être.

Nous avons déjà programmé la réponse par les modifications apportées à notre environnement qui engendrent les comportements d’aujourd’hui. Voir plus loin exige de dépasser nos sens au service de l’immédiateté. Nous avons appris à vivre il va falloir apprendre à survivre. Pour cela il va falloir qu’une information éducative circule, donc repenser la place de la puissance médiatique, non pas la liberté de la presse, mais son asservissement au pouvoir financier. Il serait tout de même logique que ceux qui la financent réellement, c’est à dire le client par les pubs, puisse avoir une information pluridisciplinaire. Le sujet demeure toujours épineux mais débattre de sujet existentiel n’est pas un divertissement théâtralise devant se résumer à la reprise d’un slogan erroné. L’espèce humaine est sur le point de s’autoréguler car nous pouvons comprendre que nous ne remplirons pas l’espace terrestre et l’espace interstellaire d’Homme.

Cela c’est certainement déjà produit comme cela se produit pour les autres espèces que nous observons dans un cycle perpétuel tenant aux métamorphoses de la planète et du système stellaire. Naturellement les vivants d’aujourd’hui n’y assisteront pas car ce n’est pas par un processus guerrier que cela se fera, puisque nous avons fait que nous battre et notre population à cru. Mais très certainement par le rejet de nos déchets parce que notre existence s’inscrit dans un mécanisme universel où toute espèce par ingestion transforme la matière. En quelque sorte nous pouvons nous regarder comme un gigantesque appareil digestif sociétal qui consomme de la matière la transforme dans tous les biens et concepts par notre sens de l’apprentissage et notre capacité cérébrale à l’empilement de données. Reste les déchets (même humain par la compétition) et c’est là l’enjeu de notre survie. Pas celui de la planète.



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commentaires
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par Bob Marone (IP:xxx.xx0.75.19) le 16 mai 2007 à 13H58

La planète se fouT de nous. Non ?

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par Xavier (IP:xxx.xx9.135.110) le 16 mai 2007 à 20H17

A moins que ce ne soit un jeu de mot lacanien ?

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par Xavier (IP:xxx.xx9.135.110) le 16 mai 2007 à 20H49

 :-)) Pour tenter d’être plus sérieux, je distinguerais la planète et la bio-sphère. Autant la planète dans son entier est immune à notre existence, autant la bio-sphère peut apparaitre comme une forme de vie. En elle, chaque constituant, dont nous-mêmes interagit avec les autres, bactéries, vers de terre, oxygène. En bref on fait un grand tout, sans cesse nous modifiant les uns et les autres. Le gros bout de caillou sur lequel nous tournons fait partie de l’équation, mais finalement, ne sera pas affecté de la disparition ou non de la couche infime que représente la bio-sphère. Peut-être que si, finalement, mais pas plus que le vent sur notre épiderme génère un léger frisson.

J’aime bien me dire ça, des fois. Ca calme de plein de choses, genre débats passionnés. Ultimement futiles. Mais passionnants car futiles. Juste quelques vibrations supplémentaires de la bio-sphère. Après tout, le plus subtil que l’on ne pourra jamais faire avant notre inexorable anéantissement final.

Ouah !

Xavier

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par krop (IP:xxx.xx2.218.172) le 17 mai 2007 à 20H18

nous réapprenons la Cosmogonie amérindienne tous est un qui est divisible par l’infini ! ou l’inverse .

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par jolan (IP:xxx.xx8.181.58) le 4 juin 2007 à 03H32

le cosmos est grand,la planete beaucoup plus petite,l homme dans la biosphere minuscule. l homme de part sa rarete et aussi l ensemble biologique,se doivent de vivre le present avec merite et continuite. et pour que cela dure,il faut que l homme comprenne et accepte le sens de son existense. si l homme apprend pourquoi toutes les choses differentes sont precieuses,il est devient,alors,capable d avancer dans l unique voie de l universalite,avec respect. la biodiversite sans l hommes predateur,risque d etre boulverser autant que l inverse se ferait.


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