Le baromètre vert fait des vagues… en Flandre. Une empreinte écologique
égale, au nord et au sud du pays. L’« empreinte écologique » creuse son
sillon en Belgique. Les lecteurs du Soir ont encore été près de
5.000, la semaine écoulée, à calculer leur impact sur la planète au
moyen de cet outil qui mesure en hectares le poids de notre
consommation globale sur la biosphère (transports, chauffage,
alimentation).
Côté flamand, De Standaard
a fait fort : plus de 16.000 tests ont été réalisés pour cette première
participation. Ce qui porte à près de 100.000 le nombre de personnes
(65.000 francophones) qui ont parcouru le calculateur mis au point par
le WWF depuis le lancement de l’opération dans Le Soir, en janvier 2006. « Même si on constate une érosion côté francophone, le niveau de participation reste impressionnant, commente Geoffroy De Schutter, pilote de l’opération au WWF. La distribution des âges confirme le pic des 35-44 ans qui représentent 34 % des répondants. Le même phénomène est observé au Standaard, ce qui résulte sans doute de la combinaison d’un lectorat relativement jeune et de son usage d’internet. »
Alors que notre précédente édition montrait une empreinte écologique un peu supérieure en Flandre, cette vague-ci laisse apparaître une similitude de l’empreinte et de sa distribution parmi les classes d’âge. Inférieure à la moyenne belge en raison du profil socio-économique des lecteurs du Soir et du Standaard (voir repères), l’empreinte moyenne de ce baromètre est de 4,2 hectares (notre infographie).
La résistance au végétarien
Si le sexe, l’âge ou l’appartenance à une communauté linguistique ne jouent pas sur l’ampleur de l’empreinte, l’effet de la taille du ménage est par contre prédominant. Et pour cause : si les ressources sont davantage partagées, l’empreinte personnelle a tendance à diminuer.
Comment réduire notre impact sur la planète ? Quelque 60 % de personnes acceptent de poser au moins un geste au quotidien. En moyenne, 3,6 engagements sont pris contre 5,7 en octobre 2006. Ce serait là le double signe d’une plus grande sensibilité écologique (il y a des gestes déjà acquis ou que chacun fait désormais) voire de sérieux (on ne s’engage plus à tout faire).
Passer à l’électricité verte, réduire ses déplacements en voiture ou manger moins de viande ? Voilà trois domaines clefs où les marges sont les plus importantes pour réduire l’empreinte. Il est frappant, à cet égard, de constater l’évolution par rapport à la voiture en un an et demi. Si la majorité n’est pas encore prête à opter pour les transports publics en ce qui concerne les trajets domicile-travail, de plus en plus de personnes acceptent l’idée de laisser la voiture au garage sur de très courtes distances.
En revanche, aucune évolution n’est perceptible au plan de la consommation de viande. Le pourcentage de personnes réticentes à l’égard d’un substitut végétarien deux fois par semaine demeure identique. C’est là la plus grande résistance observée.
Vous reprendrez bien un peu de baromètre écologique ?
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Le jour où l’ECHO s’en fera le relais, on va voir la moyenne de l’échantillon grimper ?









