Article publié le 28 février 2008
Parler de pollution visuelle et de vélo en libre-accés nous fait oublier le vrai impact sur l’environnement de l’affichage publicitaire.
Lors d’un éco-forum l’an dernier dans ma petite ville, un des participants s’est offusqué de la pollution visuelle du fait des panneaux publicitaires qui inondent nos villes et campagnes.
Pollution visuelle, vraiment ?!
Certes, cela démontre que la personne en question a un sens de l’esthétique certain, et qu’elle a la possibilité de l’exercer et surtout de pouvoir ne pas la subir.
En effet, habiter à Fontvieille, à l’orée des Alpilles du côté de Arles, cela n’est pas comparable à la vision quotidienne de millions d’individus subissant la publicité de par leurs déplacements imposés. Cela est du même niveau que les écolos rigolos qui ne veulent ni éolien ni photo-olvaïque pour des raisons de préservation des paysages ! Ridicule et inutile combat de privilégiés.
Ce dont il faut réellement prendre conscience c’est la vrai pollution du fait des entreprises d’affichage.
Car pour avoir un maillage total de tout le territoire, qu’il faut bien recouvrir semaine après semaine d’affiches en 4, 8 ou 12m² pour la colle, du 2 pour les sucettes et abribus, du 2 et 8 m² pour les panneaux déroulants, il faut polluer.
Et pas qu’un peu.
Ce sont ainsi des milliers d’affiches qui sont fabriquées chaques semaines, car au niveau résultat il n’y a rien de plus efficace ni de plus rentable que les affiches papiers.
Des milliers de litres d’encres pour que les visuels soient beaux.
Des tonnes de papier à utilisation unique et d’une durée de vie très brêve, une semaine en temps normal. Comme il faut avoir de la marge, au cas où, ce sont des centaines d’affiches qui sont stockées puis jetées sans aucune utilisation.
Pour chaque nouveau millier d’affiches posé chaque semaine, c’est un millier d’affiche qui part à la poubelle.
Des kilomètres de scotch sont déployés pour assembler les affiches 8m² déroulantes.
Des kilomètres de zip (ce qui permet de fermer certains sac de gruyère rapé par exemple) sur les affiches 2 et 8 m² déroulantes.
Sur chacunes d’elles des petits stickers de 10 cm² d’aluminium-auto-collant sont ajoutés. Dix petits cm² d’aluminium sur des milliers d’affiches.
De l’éléctricité à gogo pour faire tourner et éclairer tout ces panneaux.
Eclairés avec des milliers de néons.
De la colle par 10 kilo pour 20 affiches environ.
Des croûtes de 8 affiches collées ensemble dont il faut bien se débarrasser.
Des litres d’acides pour nettoyer les moulures.
De hectolitres de détergent pour nettoyer sucettes et abribus.
Des milliers de m3 d’eau pour nettoyer ces sucettes, abribus, etc, même en cas de sècheresse, même en cas de restriction d’eau.
Mais aussi.
Aussi ce sont ces milliers de litres de gazoil brulés chaque semaine pour poser ces foutus affiches sur chaque recoin de nos contrées, et nettoyer l’emballage d’icelles. Des tonnes de CO2 , des milliers de tonnes.
Alors c’est vrai que j’aurais tendance à sauter au plafond lorsque d’aucuns parlent de pollution visuelle.
Et de m’étrangler lorsque j’entends dire que ces afficheurs mettent des vélos en libre accés.
Parce qu’en échange ils vont mettre encore plus d’affiches.
Et ils ne le feront pas à vélo.
Alors nos yeux peuvent bien souffrir.
Thèmes
ouais,mais il faut penser aux emplois que celà génère .. l’affichage ,c’est le monde de la pub,le travail pour l’industrie du papier et carton ,le travail des fabriquants de colle ,de solvants chimiques ,emplois de colleurs également ... emplois des transports ,des produits pétroliers ,de la construction de véhicules industriels également .....
Bien sur, la préservation des emplois...
Tant qu’on y est, une marée noire créé des emplois, pour le nettoyage de toute la merde, les avocats, juges, pour le volet pénal, les actions de com’, etc.
Dire qu’il faut garder le modèle actuel polluant pour préserver des emplois est un non-sens. Dans ce cas autant ne rien changer.
C’est ironique et pour mieux souligner la catastrophe vers laquelle notre système basé sur la sur concommation et la croissance nous mène, n’est-ce-pas ?
Et les affileurs de couteaux, vous y avez pensé ? A-t-on pensé a eux lorsqu’on est passé de l’acier simple au couteau denté en inox ? non, bien sur... ben les afficheurs c’est pareils. ceux qui ne travailleront plus sur les affiches feront un autre job, point !
Depuis quand faudrait il prendre une mauvaise décision pour favoriser une industrie en perte de vitesse, voire inutile ? Ah, vous ne me parlez pas de musique ?, excusez moi.... car on peut toujour mettre une taxe sur les bus, ( cause des abribus) pour financer les patrons des Girodeau et cie.
Des emplois, un bon argument pour le nucléaire, le tout bagnole, les délocalisation (ben oui, on donne un emploi à ces bons esclaves chinois) !! Mais imaginons le prix des choses sans le poids de la pub, car ce sont des milliards d’euros qui ainsi disparaissent, pour au final enrichir des riches fonds de pensions américains. Et les gentils cosommateurs, ou usagers de la pub, payent pour tout cela : la pub et le produit. Voir le succés commercial de la Logan, qui n’est pas seulement le fait du bas prix ! Sans aucune pub, bien au contraire, Renault adorerait ne pas le vendre ce véhicule.
C’est évident qu’il faut prendre conscience de la pollution engendrée par ces "maudites" pubs, mais pourquoi traiter ceux qui les trouvent inesthétiques avec autant d’agressivité ? A la télé on peut zapper, un magazine rempli de pubs, on peut simplement le refermer, celles qui envahissent nos boites au lettres, on est obligé d’en assumer la possession mais pas de les lire, tandis que les énormes panneaux criards qui sont sur votre route, il sont bon gré mal gré dans votre champs de vision ! Vous me faites un peu penser à ses Trotskistes de mes jeunes années qui méprisaient ce qu’ils nommaient le "bourgeois", simplement parce qu’ils n’avait pas le même langage qu’eux. Que ça soit pour leur pollution visuelle ou leur véritable pollution, quelle importance à partir du moment où on va dans le même sens ?
J’adhère totalement à l’article de l’auteur et je pense que son raisonnement est également valable pour la pub dans l’audiovisuel
J’apporte cependant un petit bémol quand il nous dit "Ridicule et inutile combat de privilégiés." en parlant des éoliennes et du photo voltaîque qui pollue nos sites. En effet je ne touve pas les éoliennes plus laides que les anciens pylones très hautes tension d’antan, mais pas plus belles et je me rappelle du combat (auquel j’adhérais) des écolos pour enterrer les lignes. Et je persévère : enterrons les éoliennes !!! c’est d’une mocherie et en plus pas écolo pour un sou, bien que très profitable pour les fabricants.
Vous pouvez développer ce que vous voulez dire par "pas écolo pour un sou" ? Et en profiter pour nous dire ce que vous suggérez comme alternative ?
Pour revenir sur le "ridicule combat des privilégiés" : simplement, il n’est pas donné à beaucoup de pouvoir profiter de la beauté des paysages, mais je ne pense pas que cela soit la base des problèmes. C’était une phrase, mais loin du coeur du sujet.
Par contre, si quelqu’un avait des infos sur les chauffe-eau solaire et sur lélectricité photo-olvaïque, il serait surement édifiant de savoir un peu mieux de quelle manière ces engins sont fabriqués, avec quel impact sur Dame Nature, sans oublier les produits qu’ils contiennent en état de fonctionnement, je crois savoir que cela n’est pas si écolo que cela. Idem pour les éoliennes, quel impact réel au court de leur fabrication.
réponse à xxx
Pour les sites français, une éolienne produit une puissance moyenne égale à 25 % de sa puissance nominale pour un site sur le littoral, et 10 % pour des sites intérieurs moins favorables (source ADEME). L’énergie intermittente produite par l’éolien nécessite une régulation par des centrales thermiques, dont les inconvénients doivent être pris en considération. Ainsi 1 watt d’éolien doit être compensé par l’installation d’1 watt thermique pour régulation et back-up de sécurité. Les centrales nucléaires ont un démarrage beaucoup trop lent (par mesure de sécurité) pour effectuer ce rôle de régulation. Les ressources hydro-électriques peuvent cependant également assurer ce rôle de régulateur mais en France, les sites sont saturés...source wikipédia
Où l’on s’aperçoit de l’inutilité voire l’incogruité, en France, de l’éolien. En effet qui dit éolienne dit centrale à charbon donc pollution. 1W éolien + 1W charbon polluent plus que 2W issus du nucléaire.
Par contre le photovolatïque a toute sa place, individuel ou collectif sans défigurer le paysage, hormis peut-être le coût écologique élevé de fabrication
Merci pour ces précision extraordinairement déprimantes. Et donc, quid du coût environnemental de photo-olvaïque ??










