En octobre 2007 nous vous signalions que le parlement européen se prononçait à la majorité absolue pour la fin des tests sur primates. Prise de position significative au symbole fort pour une institution représentative de la citoyenneté européenne mais encore trop dépourvue de pouvoirs décisionnels majeurs.
D’une manière exemplaire et dans un même élan de progrès scientifique, les instances officielles américaines annoncèrent par voie de presse le 14 février 2008 ( agence Reuster- Washington) que les laboratoires publiques américains passeraient dès à présent aux méthodes de tests sans animaux telles que les tests cellulaires et les banques de données pour tester l’innocuité des produits chimiques, les médicaments et les toxiques.
Ces méthodes sont plus rapides, plus précises et beaucoup moins onéreuses font savoir the National Institute of Health ( NIH) and the Environnemental Protection Agency (EPA) [l’Institut National de la Santé et l’Agence de Protection de l’environnement Américain].
Le National Institut of Environnemental Health Sciences ( NIEH) et le National Human Genome Research Institute (NHGRI),
tous deux partie intégrante du NIH ont déclaré qu’ils travailleraient
avec l’EPA pour s’assurer de la plus grande fiabilité de ces méthodes
in vitro avant d’étendre le programme.
L’expérimentation animale a été la colonne vertébrale de la recherche scientifique mais le docteur Francis Collins, directeur du NHGRI américain a confirmé qu’elle ne peut prédire correctement la réaction à un produit chimique pour un humain…Interviewé par téléphone, il ajoute : " L’expérimentation animale est lente et onéreuse. Nous ne sommes pas des rats et même pas tout à fait des primates ".
La collaboration démarre doucement par un examen contradictoire des nouveaux tests rapides à haut débit, contre les anciens tests de toxines connues.
« Vous ne pouvez abandonner les tests sur animaux demain matin », se défend le docteur Elias Zerhouni. Le docteur Samuel Elias Wilson à la tête du NIEH prévient : "Des laboratoires indépendants peuvent maintenant utiliser des méthodes
sans tests sur animaux pour évaluer 100 000 composants jusqu’à 15
concentrations en deux jours…
Or, une personne devait travailler 8 heures par jour, 7 jours par semaine pendant 6 mois pour faire la même chose ! ". "C’est tellement plus rapide", dit-il encore.
Dans le journal Science du 15 février dernier, le NIH et l’EPA font remarquer qu’entre 10 et 100 tests peuvent se faire sur un an utilisant des rongeurs comme des rats ou des souris. Des tests peuvent être faits plus rapidement à partir d’autres animaux alternatifs tels que des larves de poissons ou de mouches. Mais plus de 10 000 tests peuvent être effectués chaque jour grâce à des lignées cellulaires humaines ou des bio-puces.
lien image : http://images.google.fr/...
Bravo pour cette bonne nouvelle : il était temps d’arrêter l’expérimentation animale !
Bien à vous.
ouf enfin une bonne nouvelle...et qui vient des Etats-unis.Comme quoi...
D’ailleurs j’encourage fortement les auteurs de l’article et des premiers commentaires à aller au bout de leurs idées en étant les premiers organismes vivants et intègres à tester la dangerosité/efficacité de nouvelles molécules/médicaments.
Avez vous la moindre idée du fonctionnement de la recherche ??? Renseignez vous...
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