Article publié le 18 juin 2009
Il a fallu l’énergie, la créativité et l’effort de plusieurs générations pour donner une réalité à un objectif herculéen en pays d’Israël : faire fleurir le désert. Un temps cet objectif suscita une certaine admiration et on vint chercher en plein Néguev ce qu’on espérait être une solution pour de nombreuses régions arides du globe. Ainsi la volonté humaine devait pouvoir réaliser l’impossible : faire fleurir le désert, transformer la nature ou plutôt en dominer ses contraintes.
Ceci
passait par l’exploitation de toutes les ressources hydriques
disponibles, pluies, rivières, fleuves, nappes phréatiques, eaux
fossilisées. Il a fallu ensuite limiter au maximum les fuites, pertes
et autres évaporations de cette eau si précieuse. Ainsi, nous pouvons
voir le long des routes du désert d’étranges tuyaux sortir de terre et
qui rappellent en toutes circonstances l’obsession permanente de l’or bleu.
Les étranges trottoirs qui longent les routes au Nord de Tibériade
couvrent des canaux transportant en toute sécurité l’eau du Jourdain
jusque dans les contrées les plus reculées.
Durant un temps, la production agricole du pays dépassa toutes les espérances. Jusqu’au jour où confronté à une population en constante augmentation, population souhaitant conserver son style de vie et donc sa consommation d’eau douce, les ressources disponibles (2 milliards m3) rencontrèrent leur limite d’exploitation. On s’appliqua alors à exploiter de nouvelles « sources ». On pompa dans les eaux fossilisées et au prix d’une démesure d’énergie, on dessala l’eau de la Mer Morte. Cette mer, la plus basse du monde (-400m) continue depuis sa chute, sous l’effet conjugué de la baisse des pluviométries, des ponctions faites sur le Jourdain et du dessalement.
Le cercle vicieux semble être bien en place, augmentation de la population, amélioration de la production agricole, augmentation du niveau de vie, augmentation de la demande en eau, etc. A ce rythme, cette ressource ne tiendra pas plus d’une décennie, la situation est critique. On songe aujourd’hui à acheminer vers la Mer Morte l’eau de la Mer Rouge et de la Méditerranée ! Le cercle vicieux continue sa ronde…

La situation de stress hydrique en Israël (et ailleurs) génère des inégalités de plus en plus flagrantes et reste porteuse de conflits pour le coup insolubles. Il semble terriblement difficile pour l’espèce humaine d’accepter une quelconque « marche arrière », d’admettre qu’un style et un niveau de vie n’est tout simplement pas tenable. Il en va de même pour nos golfeurs de Palm Spring, Marrakech et Agadir ne sortent pas du triptyque « Palais – hôtel – golf », les pelouses, piscines et casinos de Las Vegas lui font tutoyer les limites d’une catastrophe hydraulique. Il faudra bien un jour faire preuve de sagesse et admettre finalement que parfois la beauté d’un rêve se confronte au cauchemar d’une réalité.
« Sources » , Webographie.
http://exact-me.org/overview/p4144.htm
http://www.mfa.gov.il/MFAFR/MFAArchive/2000_2009/2000/10/...
Thèmes
bonjour ; je suis toujours fasciné par l aveuglement de ceux qui croient que la prochaine baston génerale sera pour l or noir , je reste persuadés que si les americains n avaient pas envahis l irak nous serions actuellement les temoins d un conflit opposants la syrie l irak contre la turquie celle ci ayant multiplié les barrages de captations sur les fleuves communs a ces 3 pays .Par ailleurs les motifs de securités et stratégiques invoqués par israel pour conserver les fermes de sheeba et le plateau du golan sont caduques depuis une décénnie le seul motif reel et concret C EST L EAU !
pardon pas reussi a signer,
ASINUS
ARRETONS DE CROIRE QUE LES RESSOURCES SONT LIMITEES
DE L’EAU, il n’y a que cela sur notre planète
LES 4/5IEME DE LA SURFACE DE LA TERRE SONT DES MERS OU DES OCEANS, ON APPREND CELA EN 6IEME
DE PLUS, DES SOLUTIONS EXISTENT POUR DESSALINISER L’EAU DE MER
MAIS DE CELA PERSONNE N’EN PARLE
MEDITEZ DE PLUS LE PRINCIPE DE LAVOISIER : "RIEN NE SE PERD, RIEN NE SE CRAIT, TOUT SE TRANSFORME"
ET ALLEZ SUR MON BLOG
POUR LIRE UNE AUTRE VERSION DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE
BONNE LECTURE
Tout se transforme effectivement (surtout l’orthographe :" rien ne se crait ..."), lutter contre des faits avec des citations ne me semble pas très approprié. "Dessaliniser" (encore une faute, bravo le niveau) l’eau de mer demande une consommation d’énergie très importante. De surcroit plus la consommation d’eau est importante plus la pollutions des eaux est importante, jusqu’à la rendre impropre à la consommation (ce qui arrive même en France) La problématique de la surconsommation d’eau ne se résume pas à une question de volume ! La dilution "acceptable" des polluants finira par atteindre ses limites même dans les océans, on voit déjà le résultat sur les fleuves (ex : Rhône)
Je me sens un peu perdu : la pensée unique, c’est la nôtre ou c’est la leur ?
la connerie humaine n’a pas de limites, contrairement aux réserves d’eau accessibles...
onewaythinking peut dire ce qu’il veut.
Qui va payer pour l’eau ???
Vous devinez pas ?
on ne peiut faire fleurir un désert sur le long terme sans puits aériens.
Comparativement la dessanilisation de l’eau de mer est d’une stupidité assez rare au vu du coût en énergie et de la mauvaise qualité de l’eau récoltée.
mais on a oublié que l’air contient de l’eau comme on oublie tout ce qui est essentiel à la vie dans ce coin du monde.
"les pollutions des eaux" mes excuses
mais rassurez-vous... cela ne fait que 4000 ans que ça dure...
oui EA juste que aujourd’hui c’est la fin du match ya plus d’eau ouala ouala
Pas de panique svp...tout vient à qui sait attendre. Nous avons confié le pouvoir à des êtres que l’on qualifie d’intelligent...et bien la réaction de cet effet arrive...simplement comme nos anciens nous l’annonçait dans les années 1960. Il nous faut simplement comprendre que le cerveau humain peut aller jusqu’à oublier l’existence de l’homme et de ses besoins dans ses réflexions. C’est ce que font nos dirigeants de tous pays puisque ce sont les plus intelligents qui sont sélectionnés. Voilà l’erreur ! L’intelligence serait faite pour trouver des solutions et surtout pas pour prendre le pouvoir...alors, à suivre le feuilleton grandeur nature....
La goutte d’eau est de plus en plus chère pour les Palestiniens. Et dans le béni mois de Ramadan, ils ressentent davantage le manque de cet élément des plus vitaux.
En effet, l’occupation israélienne mène une guerre sans répit contre tous les aspects de la vie du peuple palestinien dont l’eau et ses sources. Des rapports dévoilent de plus en plus les pratiques inhumaines pratiquées contre le peuple palestinien sans arme sur tous les niveaux, dont social et économique. La "guerre de la soif" en fait partie et confirme l’existence de cette guerre contre les sources naturelles palestiniennes...
Une guerre sans merci
Cette guerre fait partie de tous ces moyens menés par l’occupation israélienne pour rendre invivable le quotidien des Palestiniens. Elle fait de l’eau une question stratégique qui la pousse à mettre la main sur toutes les sources de la région.
A remarquer que les Israéliens ont déjà saisi 95% des sources d’eau palestiniennes, aussi bien en Cisjordanie que dans la bande de Gaza. Une étape préalable pour priver les Palestiniens de leur eau.
Ainsi, les Palestiniens souffrent d’une grande carence en eau, d’une soif quotidienne. En fait, après la mainmise de l’occupation israélienne sur les sources d’eau, cent cinquante villages de la Cisjordanie endurent ce manque. En cette année 2007, ils ne sont reliés à aucun réseau. L’écrivain et journaliste israélien Jadoun Lévis, envoyé du journal Haartis, confirme cette réalité en accusant son gouvernement, le gouvernement israélien, d’empêcher l’arrivée de l’eau à ces villages.
Dans un rapport de presse, Lévis écrit : "Au moment où l’Organisation mondiale de la santé (OMS) délimite le besoin quotidien individuel en eau à 100 litres, un israélien consomme, en moyenne, 348 litres. Cependant, le gouvernement israélien délimite 70 litres au maximum à tout Palestinien" !
Aucun accord respecté
Quand bien même les accords concernant l’eau signés avec l’autorité palestinienne sont désavantageux pour les Palestiniens, le gouvernement de l’occupation israélienne ne les respecte pas, constate le même journaliste israélien.
Le village d’Aqraba et les onze villages qui l’entourent sont les témoins vivant de cette catastrophe. Ils souffrent d’une soif causée de façon préméditée. Aucun réseau d’eau ne se trouve dans leur région. Les habitants dont les fermiers sont obligés d’acheter l’eau emportée en citerne, en payant un prix exorbitant pour cela, qui pourra atteindre les cinquante dollars.
Catastrophe économique
Le fermier Abou Hossein Al-’Aqrabawi confirme que la réserve d’eau pluviale est déjà finie depuis assez longtemps et que les puits sont vides. C’est une affaire très difficile à supporter. Il attire notre attention sur la soif des animaux dont le produit en lait sera maigre. De la même façon, le nombre de ces bêtes ne se développe plus ; c’est une vraie catastrophe économique non seulement pour cette région mais également pour toute la Cisjordanie, a-t-il averti.
Dans le village de Brouqine du département de Silfit, les habitants se trouvent obligés d’acheter l’eau des colonies qui ne font que soustraire les eaux souterraines de la Cisjordanie. Chaque année, les villages Brouquine et Kfar Al-Dik souffrent d’une dure sécheresse. Et la consommation quotidienne individuelle n’y dépasse les 18 litres, ce qui est inférieur à la moyenne palestinienne, et vingt fois moins que la consommation israélienne de ces colonies installées dans le département de Silfit.
Quel déséquilibre !
Les données du terrain lèvent le voile sur l’immense lacune qui sépare la consommation palestinienne et celle des Israéliens. A l’intérieur de l’Entité sioniste, un Israélien consomme en moyenne 274 litres, contre 65 litres pour un Palestinien. En plus de ce grave manque en eau, celle consommée par les Palestiniens comporte un niveau dangereux de clore et d’autres éléments. Tout cela montre comment les Israéliens prennent la part du lion dans le bassin du Jourdain et le bassin souterrain, des sources pourtant communes entre Palestiniens et Israéliens.
Dans le même contexte, les entreprises, qui monopolisent les sources palestiniennes d’eau, pratiquent une politique discriminatoire probante contre les Palestiniens, les vrais propriétaires. En saison estivale, elles resserrent l’étau sur les Palestiniens en leur fournissant moins d’eau au moment où le besoin en eau est grand, pour en fournir davantage aux colons qui arrosent leurs espaces verts. L’eau s’envole partout, pendant qu’en face, des Palestiniens en cherchent avec une difficulté ascendante.
Enfin, afin d’aller plus loin dans son injuste politique concernant l’eau, l’Entité sioniste avait refusé de donner son assentiment à un traité de l’Assemblée Générale des Nations unies qui organise l’autorité sur l’eau et sur son utilisation de façon équitable. Heureusement, le traité a été approuvé, sans la voix d’"Israël".
Ce que font les israeliens est ignoble, c’est clair... oui, mais, si les palestiniens achetaient des tuyaux pour faire venir l’eau a la place des kalachnikov et se bougeaint un peu pour amenager leur territoire plutot que de tenir les murs, ça irait bien mieux pour eux !
Tout fait d’accord avec Ea, la civilisation que nous connaissons a vu le jour dans le croissant fertile et nous savons tous à quoi il ressemble maintenant. Le problème n’est pas simplement la quantité d’eau disponible mais aussi les dommages irréparables causés aux sols par une mauvaise irrigation. Si l’on arrive à obtenir de l’eau douce à partir de l’eau de mer à moindre coup, on n’aura résolu qu’une partie du problème. Une des questions majeure de ce siècle c’est l’exode climatique. Tout le monde regarde la mer monter alors que ce sont les régions intérieures : Pakistan, Afghanistan, Moyen-Orient, Australie, Middle West Americain et tant d’autres qui, par une action combinée de la mauvaise utilisation des terres, de l’eau et des bouleversements climatiques (le dérèglement du cycle de l’eau est largement plus dangereux que la simple élévation des températures dont il est une des conséquences) subissent et vont continuer à subir les changements les plus dramatiques. Il est plus que temps de s’assoir à la même table et de discuter long terme et cogestion des ressources naturelles, eau en tête, plus que jouer au chacun pour soi et préparer les malheurs de nos enfants.









